Les banques complices du génocide en Palestine
Depuis 2024, les fermetures de compte, refus de virements et contrôles renforcés se sont multipliés contre les acteurs de la solidarité avec la Palestine. Associations, ONG et particuliers témoignent de blocages ciblés, y compris pour des transferts de 30, 50 ou 400 euros. Des structures comme l’AFPS ou l’UJFP ont vu leurs opérations interrompues, certaines après vingt ans de relation bancaire. Les banques invoquent la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, mais les acteurs de la solidarité internationale dénoncent une criminalisation de fait.
Une mécanique de suspicion généralisée
Les responsables associatifs décrivent un climat qui se durcit très nettement. Ouvertures de comptes refusées, virements vers Gaza ou la Cisjordanie bloqués, conventions imposées pour chaque envoi : les procédures s’alourdissent au point de retarder des projets agricoles ou sanitaires essentiels. Même des missions humanitaires reconnues, comme celles de la Dre Lescolan en 2024, ont subi des clôtures de compte injustifiées avant d’être annulées sous pression.
Pour aller plus loin : BNP, Crédit Agricole, Société Générale, Banque populaire… Ces banques qui financent largement les entreprises faisant commerce avec les colonies illégales israéliennes en Cisjordanie
La restriction de la solidarité côtoie la complaisance du génocide
Alors que des militants pour la paix et la justice doivent justifier quelques dizaines d’euros, les grands groupes bancaires français ont accordé entre 2021 et 2024 près de 180,3 milliards d’euros à 58 entreprises impliquées dans la colonisation israélienne, auxquels s’ajoutent 156,4 milliards en actions et obligations.






