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vendredi 10 avril 2026

Le Rassemblement national contre le blocage des prix : protéger Total plutôt que les Français.

 

Face à la flambée des prix de l’énergie, une question simple traverse le débat public : qui doit payer la crise ? Les ménages, déjà étranglés par l’inflation, ou les multinationales qui en tirent des profits records ? Derrière cette interrogation se joue un clivage politique majeur. Et sur ce point, le Rassemblement national a fait un choix clair : refuser toute remise en cause des marges des géants de l’énergie, et notamment de TotalEnergies. Le dîner de Marine Le Pen avec les dirigeants de TotalEnergies, révélé par la presse, a confirmé cette ligne. Défendre coûte que coûte Total, et les grands groupes français, les cajoler, et obtenir leurs faveurs en échange de la protection de leurs intérêts.

Alors que les prix à la pompe dépassent les deux euros le litre, que les factures explosent et que les classes populaires voient leur pouvoir d’achat s’effondrer, une mesure s’impose pourtant comme la plus immédiate et la plus efficace : le blocage des prix. Une mesure que le RN rejette frontalement, protégeant ainsi les intérêts de ceux qui s’en mettent plein les poches, comme Total. Pas étonnant que Marine Le Pen se retrouve à des dîners secrets avec les grands patrons de ce pays, dont celui du pétrolier français, Patrick Pouyanné

Attaque contre le 1er mai : le coup de force de Gabriel Attal et du RN pour vous faire travailler davantage   

Une inflation tirée par les profits

Contrairement au récit dominant, la hausse des prix de l’énergie n’est pas seulement liée aux tensions internationales. Certes, les conflits géopolitiques jouent un rôle. Mais ils n’expliquent pas l’ampleur de la hausse. Une part significative de l’inflation actuelle provient des marges. Les carburants vendus aujourd’hui ont été raffinés à partir de pétrole acheté avant la hausse des cours.

Pourtant, les prix augmentent immédiatement. Pourquoi ? Parce que les entreprises fixent leurs prix non pas en fonction de leurs coûts, mais en fonction de ce qu’elles anticipent pouvoir faire payer. Ce mécanisme spéculatif permet des profits exceptionnels. TotalEnergies a ainsi enregistré des bénéfices records, dépassant les 20 milliards de dollars en 2022, avec des niveaux toujours très élevés depuis.

Sa filiale de trading a même profité des tensions internationales pour générer un milliard d’euros de gains en quelques jours. Plusieurs institutions internationales, dont le FMI, ont montré que les profits ont contribué de manière significative à l’inflation, parfois jusqu’à près de la moitié de la hausse des prix dans certains secteurs. L’inflation actuelle est donc aussi une inflation des marges.

Le blocage des prix, une mesure ciblée et immédiate

Face à cette situation, le blocage des prix consiste à fixer un plafond pour certains biens essentiels, notamment les carburants, afin d’empêcher les hausses abusives. Contrairement à ce qu’affirment les opposants, cette mesure ne coûte rien à l’État. Il n’est pas fait appel à une dépense publique, mais à un encadrement des marges. Comme l’a rappelé la députée Aurélie Trouvé, « le blocage des prix coûte 0 euro au contribuable. Il ne coûte qu’à Total et à ses actionnaires ». C’est précisément ce point qui cristallise l’opposition du Rassemblement national.

Le RN et le refus de toucher aux profits

Interpellé sur la question, le député RN Jean-Philippe Tanguy s’est opposé au blocage des prix en affirmant que « ces dispositions ne sont pas gratuites » et en évoquant un coût de 17 milliards d’euros, en référence à des mesures prises en Corée du Sud. Un argument immédiatement contesté, car ces dépenses ne concernaient pas un blocage des prix, mais d’autres dispositifs.

Cette confusion n’est pas anodine : elle permet d’assimiler volontairement une mesure de régulation à une dépense publique, pour mieux la disqualifier. Dans la même logique, le RN défend une baisse de la TVA sur les carburants. Une mesure présentée comme favorable aux consommateurs, mais qui pose un problème majeur : rien ne garantit qu’elle soit répercutée sur les prix.

Les entreprises peuvent en capter une partie sous forme de marges supplémentaires. Surtout, cette politique représente un coût massif pour les finances publiques, de l’ordre de 17 milliards d’euros. Autrement dit, là où le blocage des prix fait payer les multinationales, la baisse de la TVA fait payer les contribuables.

Une ligne assumée pour l’extrême droite : laisser faire les multinationales

Derrière ces prises de position, une cohérence apparaît. Il est refusé toute intervention directe sur les prix au profit de mécanismes qui préservent les marges des grandes entreprises. Le député Gaëtan Dussausaye (RN) résume cette orientation en affirmant que « la marge de manœuvre est du côté de l’État » et en plaidant pour une baisse des taxes, ajoutant que « tout le monde passe à la caisse, sauf l’État ». Cette lecture inverse complètement la réalité.

Aujourd’hui, ce ne sont pas les entreprises qui sont mises à contribution, mais les ménages et les finances publiques. Les profits restent privés, tandis que les coûts sont socialisés. Dans le même temps, toute idée de reprise de contrôle public est violemment attaquée. Lorsque certains proposent la nationalisation de TotalEnergies, des élus dénoncent des mesures « Staline-compatible », préférant caricaturer le débat plutôt que de répondre sur le fond. La question mérite a minima d’être posée.

Une sortie d’autant plus absurde que la France a pratiqué une administration des prix jusqu’en 1982, y compris sous Charles de Gaulle, durant la période des Trente Glorieuses. Faudrait-il alors considérer que cette époque, souvent érigée en modèle de prospérité, relevait elle aussi du « stalinisme » ? À force d’agiter des épouvantails idéologiques, il est surtout révélé l’absence d’arguments économiques sérieux.

Le lien entre RN et grands intérêts économiques

Cette position n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large de normalisation du RN auprès des milieux économiques. Manuel Bompard l’a rappelé en soulignant que Marine Le Pen participait mardi 7 avril à un dîner avec des dirigeants de grandes entreprises, dont ceux de TotalEnergies, posant une question simple : « pourquoi le Rassemblement national refuse de bloquer les prix des carburants et préfère protéger les profits des multinationales ? ».

La réponse tient dans les faits. Refuser le blocage des prix, c’est accepter que les entreprises continuent de fixer librement leurs marges, même en période de crise.

Le faux argument des pénuries

Pour justifier l’opposition, les adversaires du blocage des prix avancent un argument récurrent : celui du risque de pénurie. Cet argument ne résiste pas à l’analyse. D’abord parce que le blocage des prix a déjà été utilisé, notamment en France lors de la guerre du Golfe, sans provoquer de rupture d’approvisionnement. Ensuite parce qu’à court terme, les entreprises disposent de stocks et de marges suffisantes.

Enfin, l’État dispose de leviers puissants pour empêcher les stratégies de contournement : réquisitions, sanctions, régulation. Dans un secteur aussi stratégique que l’énergie, il est légitime d’intervenir pour garantir l’approvisionnement. En réalité, l’argument des pénuries sert surtout à dissuader toute remise en cause des rentes.

Une alternative claire : faire payer ceux qui profitent

Le débat sur le blocage des prix révèle une opposition fondamentale entre deux visions de l’économie. D’un côté, celle du RN et du gouvernement, qui consiste à laisser les prix augmenter puis à compenser partiellement leurs effets par des aides publiques ou des baisses de taxes. Un système coûteux et inefficace, qui revient à subventionner indirectement les profits.

De l’autre, une approche qui vise à s’attaquer directement aux mécanismes de formation des prix, en encadrant les marges et en empêchant la spéculation. Le blocage des prix s’inscrit dans cette seconde logique. Il permet de réduire immédiatement les prix, sans mobiliser d’argent public, en faisant contribuer ceux qui bénéficient de la crise.

Pour aller plus loin : Blocage des prix : démontage des fake news propagées par les macronistes, le RN et le PS

Reprendre le contrôle sur un secteur stratégique

Au-delà de la mesure elle-même, la question posée est celle du contrôle démocratique de l’économie. L’énergie n’est pas un bien comme les autres. Elle conditionne l’ensemble de l’activité économique et la vie quotidienne. La laisser aux mains de quelques multinationales revient à abandonner une part essentielle de souveraineté.

Dans ce contexte, la question de la nationalisation des grands groupes énergétiques ne peut plus être écartée. Non pas comme un slogan, mais comme une réponse à la concentration du pouvoir économique.

Face à la flambée des prix, deux choix s’opposent

Face à la flambée des prix, deux choix s’opposent. Celui du Rassemblement national, qui refuse de bloquer les prix, privilégie des mesures coûteuses pour les finances publiques et laisse intact le pouvoir des multinationales. Et celui qui consiste à intervenir directement pour protéger la population, en encadrant les marges et en mettant fin aux logiques spéculatives.

Derrière ces options, il ne s’agit pas seulement de technique économique. Il s’agit d’un choix politique fondamental. Soit il est accepté que les crises soient des opportunités pour quelques-uns. Soit il est décidé que l’économie doit répondre aux besoins du plus grand nombre.

Sources:linsoumission.fr  (Par Elias Peschier)

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jeudi 9 avril 2026

La justice confirme l’absence de drogue dans les affaires de Rima Hassan : LFI dénonce une énorme manipulation et exige des sanctions.

 La justice l’a confirmé ce 9 avril par un classement sans suite : aucune drogue n’a été détectée dans les affaires de l’eurodéputée insoumise Rima Hassan. La vérité a enfin éclaté sur ce véritable scandale d’État, mettant en cause le porte-parole du ministre de la Justice, ayant correspondu avec des journalistes lors de la garde à vue illégale subie par Rima Hassan.

Où sont désormais les chiens de garde médiatiques, notamment BFM TV, qui ont diffamé l’insoumise ? Des heures durant, sans contradiction ? Vont-ils présenter des excuses ? Toutes les personnalités qui ont contribué à cette cabale, tellement contentes de pouvoir tirer à boulets rouges sur Rima Hassan, reconnaîtront-elles leurs erreurs ? À quand des enquêtes administratives pour identifier et punir les auteurs des fuites ?

Dans un communiqué, la France insoumise demande que des sanctions soient prises contre les responsables et que des excuses soient présentées par les diffamateurs. « Ce naufrage médiatique et judiciaire démontre l’ampleur de la cabale politique et des barbouzeries judiciaires que subissent Rima Hassan et la France insoumise depuis maintenant plusieurs mois », souligne avec gravité le mouvement insoumis. L’Insoumission relaie dans ses colonnes son communiqué.

« Le gouvernement doit désormais prendre toutes les mesures nécessaires pour qu’il soit mis fin immédiatement à ces méthodes et que soient urgemment rétablies dans notre pays les règles élémentaires d’un État de droit. » – Communiqué de LFI suite à la confirmation par la justice de l’absence de drogue dans les affaires de Rima Hassan

La procédure suite aux accusations de détention de stupéfiants contre Rima Hassan a été classée sans suite. Les analyses scientifiques ne font état d’aucune trace de drogue de synthèse dans les affaires saisies sur Rima Hassan lors de la garde à vue illégale qu’elle a subie le jeudi 2 avril dernier.

Cette décision judiciaire confirme le caractère totalement infondé des lourdes accusations qui ont été largement diffusées, à partir de fuites illégales et mensongères, sur la quasi-totalité des médias français. Celles-ci ont par ailleurs donné lieu à des commentaires infamants de nos opposants politiques, comme le parti Les Républicains, le président des maires de France David Lisnard, des députés du Rassemblement National ou Caroline Fourest.

Pour aller plus loin : Scandale d’État – Les fuites mensongères contre Rima Hassan viennent du porte-parole de Gérald Darmanin

La France insoumise a d’ores et déjà saisi l’ARCOM à propos de ce traitement médiatique diffamatoire. Nous exigeons que des rectificatifs soient publiés sur l’ensemble des médias qui ont contribué à la diffusion de ces fausses informations. Nous exigeons que des excuses soient présentées et que les responsables de ces manquements déontologiques graves soient sanctionnés.

Nous avons également demandé dès vendredi 3 avril le lancement d’enquêtes administratives pour que les responsables de cette manipulation soient identifiés et sanctionnés. Nous accueillons positivement l’ouverture d’une enquête judiciaire sur les violations du secret de l’enquête ainsi que la saisine de l’inspection générale de la justice. Nous demandons également qu’une enquête soit ouverte au sein de l’IGPN pour que les responsables de ces fuites soient identifiés et punis.

Nous avons appris avec stupéfaction la révélation par le Canard enchaîné d’échanges entre le porte-parole du ministre de la Justice et des journalistes le jour de la garde à vue illégale de Rima Hassan. Toute la vérité doit être faite sur la teneur de ces échanges et le ministre de la Justice doit tirer les conséquences de ce qui s’apparente à une manipulation de la justice indigne d’une démocratie.

Ce naufrage médiatique et judiciaire démontre l’ampleur de la cabale politique et des barbouzeries judiciaires que subissent Rima Hassan et la France insoumise depuis maintenant plusieurs mois. Le gouvernement doit désormais prendre toutes les mesures nécessaires pour qu’il soit mis fin immédiatement à ces méthodes et que soient urgemment rétablies dans notre pays les règles élémentaires d’un État de droit.

Sources:linsoumission.fr

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mercredi 8 avril 2026

Scandale d’État – Les fuites mensongères contre Rima Hassan viennent du porte-parole de Gérald Darmanin.

Rima Hassan. Selon les informations du Canard enchaîné, Sacha Straub-Kahn, le porte-parole du ministère de la Justice, est à l’origine des échanges avec plusieurs journalistes pendant l’audition de Rima Hassan. Du début à la fin de cette audition, et bien après, une vague de fausses informations visant à salir la députée insoumise a déferlé dans l’appareil médiatique, précisément en raison de fuites dans les services de police et de justice. La fuite est donc confirmée, et à un niveau conséquent en raison de l’implication directe du ministère. Quelle a été la chaîne de responsabilité ? Qui était au courant ? Qui a donné l’ordre ? Le porte-parole va-t-il démissionner ? Autant de questions posées par les révélations.

« Le macronisme est un crépuscule de l’État de droit », a déclaré Jean-Luc Mélenchon sur Twitter, en réagissant à ce scandale d’État. « L’officialité médiatique va encore protéger son principal canal de ragots judiciaires anti-LFI ? Et bientôt la loi Yadan pour couronner l’abus de pouvoir permanent contre les défenseur·e·s de la cause palestinienne ? » a ajouté le leader insoumis. Notre brève.

Pour aller plus loin : Cabale contre Rima Hassan, BFMTV ment et manipule

« Donc c’est depuis le ministère de la Justice lui-même qu’ont été organisées les fuites d’infos bidons et diffamantes sur la garde à vue illégale de Rima Hassan » – Jean-Luc Mélenchon


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mardi 7 avril 2026

Loi Yadan : 5 rapporteurs spéciaux de l’ONU interpellent le gouvernement français pour la dénoncer en raison de violations des droits civils et politiques.

Loi Yadan. Les 16 et 17 avril prochains, l’Assemblée nationale examinera une proposition de loi portant restriction de la liberté d’expression au profit de la propagande génocidaire de Benjamin Netanyahu et de ses relais. Portée par la députée macroniste Caroline Yadan, cette loi entend criminaliser toute critique de la politique coloniale et raciste de l’État génocidaire israélien en l’assimilant à de l’antisémitisme. Un texte qui repose sur l’idée d’un « nouvel antisémitisme » qui se déploierait aujourd’hui à travers la dénonciation du génocide des Palestiniens.

Non seulement infâme politiquement en ce qu’elle entend légitimer le génocide des Palestiniens, la loi Yadan est également illégale au regard du droit international. En effet, 5 rapporteurs spéciaux de l’ONU, inquiets de la dérive autoritaire que représenterait l’adoption de la loi, ont transmis ce 1er avril une lettre au gouvernement français pour lui rappeler que la loi Yadan viole le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Un texte ratifié par la France.

Aussi, alors que le gouvernement a tenté de faire passer en force la loi Yadan ce mercredi 1er avril, la mobilisation des parlementaires insoumis est parvenue à repousser son examen. Néanmoins, du PS à LR en passant par la Macronie, les signataires de la loi vont tout faire pour la faire adopter. Pour s’y opposer et obtenir le retrait du texte, une pétition citoyenne a été lancée. Si elle récolte 500 000 signatures, la conférence des Présidents devra l’inscrire à l’ordre du jour de l’Assemblée. À l’heure où sont écrits ces mots, elle en a déjà récolté plus de 470 000. Signez et faites signer la pétition contre la loi Yadan. 






Le lien ici










Loi Yadan : signez et faites signer la pétition contre la criminalisation du camp de la paix !

Alors que de l’aveu de nombreux juristes, un arsenal juridique suffisant existe déjà pour lutter contre l’antisémitisme, la proposition de loi Yadan porte volontairement des notions floues qui ouvriraient la voie à la condamnation d’analyses politiques, historiques ou académiques sur les violations du droit international dont Israël se rend coupable depuis plus de 75 ans.

Évoquer la légalité de la résistance en droit international, l’histoire de la colonisation, des massacres et de l’apartheid en Palestine occupée, pourrait devenir légalement répréhensible. Cette loi qui dessert la lutte contre l’antisémitisme en assimilant toute personne de confession juive à la politique génocidaire de l’État israélien entend en somme dissuader la moindre expression de solidarité, de compassion, d’humanité ou de révolte à l’endroit du calvaire subi par le peuple palestinien depuis 1948, et plus encore depuis octobre 2023.

Pour aller plus loin : Rima Hassan placée en garde à vue – Les amis français de Netanyahu s’acharnent pour censurer les voix contre le génocide

Pour s’y opposer, une pétition contre la loi Yadan a été lancée. Si elle récolte 500 000 signatures, la Conférence des présidents devra l’inscrire à l’ordre du jour de l’Assemblée. Le sursaut populaire notamment éprouvé face à la nouvelle loi israélienne légalisant la peine de mort pour les Palestiniens, ainsi qu’à l’acharnement policier dont a été une nouvelle fois victime l’eurodéputée LFI Rima Hassan, a permis de récolter 350 000 signatures en à peine trois jours, portant à cet instant le total à plus de 470 000.

Alors que la pétition devrait bien récolter 500 000 signatures, les parlementaires insoumis demandent à ce qu’elle soit examinée avant le début des débats sur la loi Yadan. En attendant, la France insoumise organise dès ce mardi soir une émission spéciale consacrée à ce texte de loi liberticide. Une émission en présence notamment de l’eurodéputée insoumise Rima Hassan.

 Signez et faites signer la pétition contre la loi Yadan en cliquant ici !


Regarder sur X ICI











Sources:linsoumission.fr

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samedi 4 avril 2026

Cabale contre Rima Hassan, BFMTV ment et manipule.

Depuis hier, Rima Hassan est la cible d’une vicieuse opération politique initiée par des associations aux ordres de Benjamin Netanyahu et favorisée par le pouvoir macroniste cherchant, lui aussi, la destruction de LFI. Pour son combat contre le génocide, l’eurodéputée insoumise subit un acharnement judiciaire, politique et médiatique sans limite. 16 procédures ont été intentées à son encontre, dont 13 classées sans suite.

L’eurodéputée insoumise a été placée en garde-vue, son immunité parlementaire a été piétinée. Elle a été retenue 15h pendant que la boucle police-justice-médias orchestrait une cabale mensongère pour faire croire qu’elle aurait détenu de la drogue. L’ensemble a été, et est encore, relayé copieusement par l’officialité médiatique – BFMTV en tête – ainsi que par la droite et l’extrême droite. La gauche d’accompagnement, elle, se tait. L’affirmation de détention de drogue est pourtant absolument fausse. Rima Hassan détenait du CBD, une substance parfaitement légale, et utilisée à des fins médicales.

Face à la cabale mensongère, Manuel Bompard a exigé ce matin que des enquêtes administratives soient diligentées par Laurent Nunez et Gérald Darmanin “pour déterminer comment il est possible qu’une garde à vue soit suivie en direct sur la base de fuites propageant de fausses informations.”. Le coordinateur national de LFI a aussi exigé des excuses des plateaux de télévision, notamment BFMTV, qui a relayé massivement les mensonges issus de ces fuites de la police et de la justice. Rima Hassan s’exprimera à 17h ce vendredi 3 avril. Notre article. 

Les éléments donnés par Rima Hassan, en amont de la conférence de presse : 

Sur Twitter, l’eurodéputée insoumise a donné des éléments en amont de sa conférence de presse prévue à 17h ce vendredi :  

“C’est toutes les procédures pour lesquelles j’ai été auditionnée jusqu’à présent en audition libre qui ont été classées sans suite, 13 sur 16 au total en grande majorité des plaintes déposées par le lobby pro israélien en France ciblant  mes opinions politiques sur le génocide à Gaza et la Palestine. (Plainte de Bellamy classée, appel au soulèvement à Sciences po classée, légitimité de la lutte armée à Gaza et sur l’action du Hamas classée et toutes les autres qui s’y assimilent 13 sur 16 donc ). 

• Sur les 3 procédures restantes encore ouvertes 

– celle d’hier sur la citation de Kozo  Okamoto qui donnera lieu à une audience le 7 juillet  

– et les 2 auditions de ce matin (sur le one by one de l’article faisant référence aux activités du Hamas contre les milices affiliées à l’Etat islamique soutenues et financées par Israël à Gaza, plainte là aussi déposée par l’organisation juive européenne OJE et l’organisation juive française OJF, puis une plainte déposée par le collectif d’extrême droite Némésis pour un post en collab d’un collectif étudiant qui dans sa publication a relayé un tag ciblant Némésis , post qui a été supprimé par ce même collectif étudiant le même jour à ma demande). 

• Enfin sur la question de la drogue, j’avais sur moi du CBD hier en me rendant à ma garde à vue utilisé à des fins médicales, sur les 2 CBD que j’avais l’un a été testé conforme à ce qui se vend légalement, et le deuxième selon les enquêteurs contenait des traces de drogue de synthèse qui aurait été ajoutée à la résine de CBD, jai fait savoir où j’avais acheté légalement ce CBD. Des vérifications sont simplement en cours sur l’origine de ce CBD pour corroborer mes déclarations. J’ai aussi effectué un test urinaire qui a confirmé la seule présence de faible trace de THC dû à la consommation du CBD ce qui a été confirmé par le médecin. Toutes les informations qui font référence à la détention de drogues sont fausses et ont été sciemment relayées dans le seul but de me nuire dans le cadre des procédures dont je fais l’objet et je me réserve la possibilité d’engager des poursuites en ce sens. « 

Face à la cabale mensongère, la nécessité d’enquêtes administratives et d’excuses des chaînes de télévisions 

Depuis hier, plusieurs chaînes de télévision persistent et signent dans leurs mensonges à l’encontre de Rima Hassan, accusée de détenir de la drogue. Une affirmation complètement fausse, étant donné que l’eurodéputée insoumis détenait du CBD, une substance parfaitement légale et utilisée à des fins récréatives.

« Vous avez fait 12 bandeaux accusant Rima Hassan de détenir de la drogue alors que c’était faux ! » a rappelé Manuel Bompard ce matin sur BFMTV pour confronter cette chaîne à sa responsabilité dans la cabale mensongère contre Rima Hassan. Au même moment, la chaîne persiste et diffuse un bandeau « Rima Hassan : de la drogue retrouvée, elle dément ». De la « drogue retrouvée » : il s’agit d’une méthode bien rodée par l’officialité médiatique. Inventer un mensonge pour salir la France insoumise, faire fuiter ce mensonge par les services de police et de justice, le faire circuler massivement par l’officialité médiatique, pour qu’il s’installe dans les esprits, et effectuer un silence radio lorsque le mensonge est enfin mis à terre.


 

















Sébastien Delogu a été victime de ce procédé, comme de nombreux insoumis, pendant la campagne des élections municipales. Sur tous les plateaux, il a été accusé d’avoir commandé de la drogue à son domicile alors qu’il s’était fait livrer…des meubles. Mais trop tard, « le mal est fait », rappelait Manuel Bompard ce matin en dénonçant ce procédé, mêlant les services de police, de justice et l’officialité médiatique. Car lorsque le démenti du mensonge est établi, les mêmes chaînes émettrices de la cabale se taisent et cherchent une nouvelle polémique.








Face au torrent de mensonges et de manipulations médiatiques, Manuel Bompard a exigé des enquêtes administratives de Laurent Nunez et Gérald Darmanin pour « déterminer comment il est possible qu’une garde à vue soit suivie en direct sur la base de fuites propageant de fausses informations. »

Le coordinateur national de LFI a aussi annoncé saisir l’ARCOM, pour que « tous les médias qui ont relayé ces fausses informations s’excusent et soient sanctionnés. »

L’acharnement contre Rima Hassan : l’action de la police politique aux ordres de Netanyahu

D’où vient l’acharnement politique et judiciaire ? Ses causes sont doubles : le soComme le rappelle Rima Hassan, des associations aux ordres de Benjamin Netanyahu ont pour seul but de censurer les voix qui protestent contre le génocide à Gaza. L’Insoumission vous en parlait, il y a plus d’un an, en enquêtant sur l’Organisation Juive Européenne (OJE).

Cette association est un lobby actif du génocide à Gaza. Elle soutient également la politique d’apartheid et de colonisation. En 2024, sa présidente rencontrait il y a peu le président israélien Isaac Herzog qui considère les civils palestiniens comme « des responsables », et donc des cibles. Les convocations de Rima Hassan, Mathilde Panot, Guillaume Meurice, et bien d’autres militants de la paix, découlent directement de l’OJE, qui initie ces procédures en instrumentalisant le délit d’apologie de terrorisme.

Ce dernier a été déplacé, en 2014, dans le code pénal. Pour faire cesser les abus, et la chasse aux militants de la paix, LFI a proposé que ce délit soit replacé dans les délits de presse. Une proposition en cohérence avec les alertes de L’ONU mais aussi de l’ancien juge antiterroriste Marc Trevidic, qui dénonçent l’instrumentalisation de ce délit.

La France est-elle encore une démocratie ?

La France est-elle encore une démocratie ? C’est la question soulevée au regard du flot d’évènements inquiétants et dangereux qui se succèdent. Des manifestants néonazis autorisés à défiler dans les rues, Rima Hassan harcelée et convoquée, une officialité médiatique dont les mensonges augmentent chaque jour sans sanctions…Les exemples ne manquent pas, et les limites sont sans cesse franchies.

« La police laisse faire un traquenard à Lyon, les juges laissent des centaines de messages racistes et néonazis, mais une députée est en garde à vue et des pseudo infos sur la drogue circulent aussitôt à propos d’un produit légal sans rapport avec « la drogue ». Sommes-nous encore en démocratie en France ? La loi Yadan, on voit ce que ça donnerait. » a déclaré Jean-Luc Mélenchon.

Sources:linsoumission.fr

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jeudi 2 avril 2026

La liste des profiteurs – Ces parlementaires macronistes, PS et RN, actionnaires de Total, qui refusent le blogage des prix des carburants.

 Blocage des prix. Partout en France, le prix du litre d’essence ou de gazole dépasse aujourd’hui 2 euros à la pompe, allant parfois jusqu’à 3 euros le litre. Si la guerre en Iran déclenchée par Trump et Netanyahu en est l’une des causes, la responsabilité en incombe à la spéculation des multinationales. Les carburants vendus aujourd’hui ont été produits à partir de pétrole acheté avant la flambée des cours. À la tête des profiteurs de crise, l’entreprise Total voit ses recettes exploser. Ses profits ont été multipliés par quatre en dix ans.

Pour répondre à l’urgence et empêcher les plus grandes entreprises de se gaver encore d’avantage sur le dos des Français, la France insoumise défend le blocage des prix, à l’instar de la CGT. Le principe est simple : fixer un prix maximum pour certains biens essentiels, notamment les carburants, au niveau d’avant la crise.

Mais voilà, du Rassemblement national au Parti socialiste en passant par LR et les Macronistes, on se refuse à cette mesure qui permettrait pourtant de protéger des millions Français déjà plongés dans la précarité. À la place, on préfère tantôt le laisser-faire, tantôt le transfert massif d’argent public vers les profiteurs de crise. Tout plutôt que de faire payer les multinationales. Y’aurait-il un rapport entre cette obstination à protéger les profits des multinationales du pétrole, et le fait que 19 parlementaires, macronistes, du PS et du RN sont actionnaires de Total ? Parmi eux, 14 parlementaires de la majorité Lecornu, dont la présidente de l’Assemblée nationale, Yael Braun Pivet. Notre article.

Ces parlementaires actionnaires de Total qui s’opposent au blocage des prix défendu par LFI

Le prix du carburant à la pompe explose. Cette inflation n’est pas seulement due à la guerre illégale menée par Israël et les États-Unis en Iran. En réalité, son principal moteur est la spéculation sauvage menée par les multinationales de l’énergie. En effet, la hausse actuelle des prix est aujourd’hui appliquée sur des carburants fabriqués à partir de pétrole déjà acheté avant la crise. Les multinationales répercutent en fait à l’avance des hausses de prix anticipées pour le futur, et font, une fois n’est pas coutume, payer le prix de leur avidité aux consommateurs. Mais de cela, très peu de formations de politique semblent de soucier réellement. 

Ainsi, malgré la mobilisation et les appels de la France insoumise à protéger urgemment les Français des effets de la spéculation des multinationales, le gouvernement, ses soutiens macronistes, de LR et du Parti socialiste, mais également le RN et la direction des Écologistes, préfèrent tantôt le laisser-faire, tantôt des mesures de transfert du poids de l’inflation depuis les consommateurs vers l’État. Des mesures qui n’affectent pas les superprofits de multinationales telles que TotalEnergies, qui a par ailleurs multiplié ses bénéfices par 4 en une décennie.

Et l’une des raisons de cette obstination est simple : RN, LR, Macronistes et Parti socialiste protègent leurs intérêts. En effet, au moins 14 députés de la majorité de Sébastien Lecornu (7 macronistes ; 4 LR ; 3 PS) sont actionnaires de Total, de même qu’au moins un eurodéputé RN. Parmi eux se trouve la Présidente de l’Assemblée nationale elle-même, Yaël Braun-Pivet. Cette dernière s’est d’ailleurs fendue d’une justification hallucinante en rappelant que des milliers de Français sont, « comme elle », actionnaires de Total. Sans doute aura-t-elle donc oublié qu’elle occupe, à la différence de ces milliers de Français, la place de 4ème personnage de l’État et les risques de conflits d’intérêt qui l’accompagnent.

La liste des députés de Lecornu, actionnaires de Total

Majorité Lecornu (Renaissance, PS, LR)

Yael Braun Pivet
Jean-Marc Fiévet
Agnès Firmin Le Bodo
Graziella Melchior
Nicolas Ray (LR)
Sabine Thillaye (Modem)
Nicolas Turquois
Jean-Luc Brault
Christian Cambon (LR)
Agnès Canayer
Gilbert-Luc Robert Devinaz (PS)
Catherine Dumas (LR)
Sylvie Robert (PS)
Lucien Stanzione (PS)
Jean-Luc Warsmann

Rassemblement national :

Olivier Fayssat
Jordan Guitton
Jean-Philippe Tanguy
Nicolas Bay

Blocage des prix : la seule réponse juste face à la flambée inflationniste

Le blocage immédiat des prix défendu par la France insoumise est la seule mesure à même de répondre à la crise de la spéculation entretenue par les multinationales et défendues par le gouvernement et ses soutiens. Pour contrer la proposition, et protéger coûte que coûte les intérêts des multinationales, des fake-news sont diffusés dans les médias et par ces parlementaires actionnaires. Manuel Bompard les a démonté une à une. 

À la question de savoir qui doit payer l’inflation, la France insoumise répond que plutôt que d’en faire peser le poids sur la population qui en subit les conséquence, la justice sociale commande de l’imputer aux multinationales qui en profitent. Tel est le sens de la mobilisation pour le blocage des prix, mesure parfaitement légale (article L410-2 du code du commerce), déjà utilisée à plusieurs reprises dans l’histoire de France et aujourd’hui mise en place par de nombreux pays dans le monde. La Croatie, la Grèce, la Corée du Sud et d’autres pays l’ont fait.

Pour aller plus loin : Blocage des prix : la seule réponse juste face à la flambée inflationniste

Cela, bien-sûr, il est difficile de le faire entendre à celles et ceux, du Parti socialiste au Rassemblement national, qui bénéficient directement de la spéculation en tant qu’actionnaires amenés à percevoir des dividendes, ou à Marine Tondelier qui reprend aujourd’hui les plus grotesques arguments des macronistes dans le seul but de s’opposer à la France insoumise. Rappelons que la première mesure du programme du NFP, sur lequel ont été élus les députés socialites et écologistes, était précisément l’instauration du blocage des prix de l’énergie et des produits de première nécessité. Une mesure à l’époque défendue par Olivier Faure et Marine Tondelier, et désormais torpillé par eux-mêmes pour des raisons politiciennes.

Plus largement, cette situation pose la question de la consanguinité entre élites politiques et oligarchie financière, et donc celle de l’interdiction pour les parlementaires d’être actionnaires de grandes entreprises aux moyens de pression déjà démesurés.

Sources:linsoumission.fr

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lundi 30 mars 2026

Attaques racistes contre Bally Bagayoko, un grand rassemblement est prévu ce samedi 4 avril devant la mairie de Saint-Denis

La ville de Saint-Denis et Pierrefitte, et son maire Bally Bagayoko, appellent à un grand rassemblement citoyen pour manifester contre le racisme et les discriminations. Depuis son élection, l’extrême droite et ses relais médiatiques se déchaînent contre le nouveau maire insoumis de la plus grande ville d’Île-de-France après Paris. Dès le soir de sa victoire, les médias ont cultivé le racisme, et repris les mots de l’extrême droite, en déformant les propos du nouveau maire insoumis.

Sur CNEWS, le 28 mars, l’organe de propagande raciste de Bolloré est allé encore plus loin dans l’infâme. Bally Bagayoko a été comparé à un singe, puis au mâle dominant d’une tribu primitive, sans la moindre réaction du gouvernement. Ce dernier a participé de la cabale contre le nouveau maire insoumis, en critiquant les premières mesures de Bally Bagayoko, qui applique le programme sur lequel il a été élu. L’Insoumission relaye dans ses colonnes l’appel au rassemblement du samedi 4 avril à 14 h devant la mairie de Saint-Denis et Pierrefitte.

Solidarité avec Bally Bagayoko : grand rassemblement contre le racisme et toutes les formes de discriminations

Depuis plusieurs semaines désormais, le nouveau maire de Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine, Bally Bagayoko, fait face à un déferlement d’accusations mensongères et d’attaques médiatiques odieuses. Celles-ci, allant jusqu’à le comparer à un animal et à un singe, sont le fruit d’un racisme complètement débridé dans nos médias nationaux, qui n’arrivent visiblement pas à intégrer l’idée qu’un enfant de la ville, issu de nos quartiers populaires, puisse être appelé aux responsabilités pour la collectivité.

La ville de Saint-Denis et Pierrefitte et son maire appellent à un grand rassemblement citoyen pour manifester notre opposition farouche au racisme, aux discriminations et à la haine de l’autre, contre l’islamophobie, l’antisémitisme, contre l’extrême droite et la xénophobie. Il s’agit également de réaffirmer les valeurs humanistes qui nous rassemblent et notre volonté de faire vivre une véritable communauté de destin, quelles que soient nos origines, supposées, religieuses ou non.

Syndicats, organisations politiques, associations, collectifs citoyens, ainsi que toutes celles et tous ceux sensibles à ce combat y sont les bienvenus !

Ensemble, retrouvons l’espoir face aux attaques réactionnaires les plus virulentes et défendons la République et ses valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.

RDV sur le parvis de la mairie de Saint-Denis (2 place du Caquet, 93200 Saint-Denis) le samedi 4 avril à 14 h.

Sources:linsoumission.fr

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dimanche 29 mars 2026

Blocage des prix : la seule réponse juste face à la flambée inflationniste.

Face à la hausse brutale des prix de l’énergie et des biens essentiels, une question simple se pose : qui doit payer l’inflation ? Les multinationales qui spéculent sur les crises ou la population qui en subit les conséquences ? Derrière cette interrogation se dessine un clivage politique fondamental. D’un côté, le gouvernement et le Parti socialiste persistent dans une logique de laisser-faire. De l’autre, le Rassemblement national propose des mesures coûteuses et inefficaces comme la baisse de la TVA. À rebours de ces impasses, une seule solution permet de protéger immédiatement la population : le blocage des prix. Notre article.

Une inflation alimentée par la spéculation, pas par les coûts

La hausse actuelle des prix de l’énergie est souvent présentée comme une fatalité liée aux tensions géopolitiques. C’est en partie vrai : les perturbations de l’approvisionnement mondial jouent un rôle. Mais cette explication est largement insuffisante. En réalité, une part importante de la hausse des prix relève de mécanismes spéculatifs. Les

carburants vendus aujourd’hui ont été produits à partir de pétrole acheté avant la flambée des cours. Pourtant les prix à la pompe augmentent immédiatement. Pourquoi ? Parce que les acteurs du secteur anticipent les hausses futures et les répercutent sans attendre. Autrement dit, ils fixent les prix non pas en fonction de leurs coûts réels, mais en fonction de ce qu’ils pensent pouvoir faire payer demain.

Ce mécanisme permet aux grands groupes énergétiques de dégager des marges exceptionnelles. En 2022, le groupe TotalEnergies a réalisé plus de 20 milliards de dollars de profits, un record historique, et ses profits ont été multipliés par quatre en une décennie. Ces dernières années, les profits du secteur ont explosé, bien au-delà de l’évolution des coûts. Selon plusieurs études économiques, les profits ont contribué jusqu’à près de la moitié de la hausse des prix dans certains secteurs. L’inflation actuelle n’est donc pas seulement une inflation importée : c’est aussi une inflation des profits.

Les classes populaires en première ligne

Comme toujours, ce sont les ménages les plus modestes qui subissent le plus durement cette situation. L’énergie, les transports ou encore l’alimentation représentent une part bien plus importante de leur budget. Lorsque les prix augmentent, ils n’ont aucune marge d’adaptation. Cette réalité économique est connue : plus un revenu est faible, plus la part des dépenses contraintes est élevée. L’inflation agit donc comme un impôt régressif. Elle frappe davantage ceux qui ont le moins.

Les petites entreprises sont également en première ligne. Artisans, transporteurs, PME : tous subissent la hausse des coûts sans toujours pouvoir la répercuter sur leurs prix. Beaucoup se retrouvent pris en étau entre fournisseurs et clients.

Le blocage des prix : une mesure simple et efficace

Face à cette situation, le blocage des prix apparaît comme une réponse immédiate et efficace. Le principe est simple : fixer un prix maximum pour certains biens essentiels, notamment les carburants, au niveau d’avant la crise.

Contrairement à une idée reçue, cette mesure est parfaitement légale. Le droit français permet déjà, en cas de circonstances exceptionnelles, de réglementer les prix. Il ne s’agit donc pas d’une révolution, mais de l’application d’un outil existant. Surtout, le blocage des prix a déjà été utilisé à de nombreuses reprises, sans provoquer de pénuries. Que ce soit lors de crises passées (comme durant la guerre du Golfe en 1990) ou dans les territoires d’outre-mer où certains prix sont encadrés de manière permanente, les faits contredisent les discours alarmistes. Pourquoi cela fonctionne-t-il ? Parce que, à court terme, les entreprises disposent de stocks et de marges suffisantes pour absorber le choc.

Les carburants actuellement vendus ont été raffinés à partir de pétrole acheté avant la hausse, ce qui signifie que le blocage des prix ne rogne pas immédiatement les marges. Et à moyen terme, l’État peut intervenir pour empêcher les stratégies de contournement, notamment par des réquisitions ou une régulation plus stricte.

Le mythe des pénuries

L’argument principal contre le blocage des prix est toujours le même : il provoquerait des pénuries. Cet argument, largement repris dans le débat public, ne résiste pas à l’analyse. D’abord, les exemples historiques montrent le contraire. Ensuite, les pénuries ne sont pas une conséquence automatique du blocage des prix : elles dépendent du rapport de force entre l’État et les acteurs économiques. D’autant que le secteur du raffinage en France est fortement concentré : quelques grands groupes disposent d’un pouvoir de marché considérable. Face à des quasi-monopoles, le laisser-faire ne produit pas de concurrence mais des rentes.

Si des entreprises tentent de contourner la régulation en réduisant l’offre ou en exportant leur production, l’État dispose de leviers puissants : réquisitions, sanctions, voire nationalisations. L’énergie étant un secteur stratégique, il est légitime que la puissance publique intervienne pour garantir l’approvisionnement.

En réalité, l’argument des pénuries sert surtout à dissuader toute intervention publique et à préserver les marges des grandes entreprises.

Pour aller plus loin : Pourquoi il faut bloquer les prix

Le RN : une fausse solution au service des profits

Face à la crise, le Rassemblement national propose de baisser la TVA sur les carburants. Cette mesure peut sembler séduisante au premier abord. Mais elle est en réalité inefficace, injuste et coûteuse.

Inefficace, car rien ne garantit que la baisse de la TVA sera répercutée sur les prix. Les entreprises peuvent très bien en profiter pour augmenter leurs marges. L’histoire économique récente le montre : lors de la baisse de la TVA dans la restauration, l’essentiel du gain a été capté par les patrons, pas par les consommateurs.

Injuste, car cette mesure revient à subventionner indistinctement la consommation, sans cibler ceux qui en ont le plus besoin. Elle bénéficie autant aux ménages aisés qu’aux plus modestes. Coûteuse, enfin, car elle prive l’État de recettes importantes. Une baisse massive de la TVA sur l’énergie représenterait entre 17 milliards d’euros de manque à gagner pour les finances publiques selon Bercy. Autrement dit, ce sont les contribuables qui financent une mesure dont les principaux bénéficiaires risquent d’être… les multinationales de l’énergie.

La baisse de la TVA ne s’attaque pas à la racine du problème : la formation des prix et la spéculation. Elle laisse intact le pouvoir des grands groupes.

Le gouvernement et le PS : l’impuissance organisée

Du côté du gouvernement et de ses alliés, la stratégie est celle du laisser-faire, agrémentée de mesures ponctuelles. Contrôles marginaux, appels à la responsabilité des entreprises, chèques énergie : autant de dispositifs qui donnent l’impression d’agir sans jamais remettre en cause les mécanismes de marché.

Le problème des aides directes comme les chèques énergie est bien connu : elles consistent à compenser les effets de la hausse des prix sans s’attaquer à ses causes. Résultat : les entreprises continuent de réaliser des profits élevés, tandis que l’État prend en charge une partie de la facture.

Ce modèle a déjà été expérimenté avec le bouclier tarifaire. Son coût pour les finances publiques a été colossal (60 milliards €). Mais dans le même temps, les profits du secteur énergétique ont continué d’augmenter. Autrement dit, on socialise les pertes et on privatise les gains.

Bloquer les prix, c’est reprendre le pouvoir

Le blocage des prix ne se limite pas à une mesure technique. Il s’agit d’un choix politique fondamental : celui de reprendre le contrôle sur l’économie. Dans un contexte où des secteurs entiers sont dominés par quelques grandes entreprises, laisser les prix se fixer librement revient à abandonner une part essentielle de la souveraineté économique. L’énergie n’est pas un bien comme les autres. Elle conditionne l’ensemble de l’activité économique et la vie quotidienne. À ce titre, elle doit être traitée comme un bien stratégique.

Au-delà de l’urgence : transformer le modèle

Enfin, le blocage des prix doit s’inscrire dans une stratégie plus large. La répétition des crises énergétiques montre les limites de notre dépendance aux énergies fossiles et aux marchés internationaux.

Répondre durablement à ces enjeux suppose d’engager une bifurcation écologique : développement des énergies renouvelables, investissement massif dans les transports publics, rénovation énergétique des logements.

Cela implique également de repenser le rôle de l’État dans l’économie, notamment dans les secteurs stratégiques. La question de la nationalisation des grands groupes énergétiques ne peut plus être écartée.

Trois options face à la flambée des prix

Le laisser-faire du gouvernement, qui laisse les profits s’envoler. La baisse de la TVA du RN, qui organise un transfert massif d’argent public vers les entreprises. Et le blocage des prix, qui protège immédiatement la population en s’attaquant aux mécanismes de spéculation. Soit on accepte que les crises soient des opportunités pour quelques-uns. Soit on décide que l’économie doit répondre aux besoins du plus grand nombre.
Sources:linsoumission.fr

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