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lundi 1 juin 2026

Consulaires : LFI triple son nombre d’élus à travers le monde, une nouvelle percée historique.

 

Élections consulaires. C’est une nouvelle qui ne va pas arranger l’état de panique totale des adversaires de Jean-Luc Mélenchon. Le mouvement insoumis a triplé son nombre d’élus dans le monde lors des élections consulaires. Après la percée historique des élections municipales et un début de campagne présidentielle plus que réussi, et même salué par les anti-LFI, le mouvement insoumis a le vent en poupe.

Le leader insoumis s’est félicité de cette nouvelle avancée : « Les résultats aux élections consulaires confirment la dynamique insoumise ! Nous triplons le nombre d’élus parmi les conseillers et délégués consulaires. Bravo et merci à la mobilisation des insoumis engagés partout dans le monde ». L’Insoumission relaye dans ses colonnes le communiqué de la France insoumise.

Pour aller plus loin : « Ne laissez pas les autres décider à votre place ! » – Sophia Chikirou présente les priorités et la stratégie de LFI pour les élections consulaires fin mai

« La France insoumise se félicite des résultats obtenus lors des élections consulaires. Partout dans le monde, nos listes progressent fortement et permettent de tripler le nombre d’élu·es insoumis·es »

La France insoumise se félicite des résultats obtenus lors des élections consulaires. Partout dans le monde, nos listes progressent fortement et permettent de tripler le nombre d’élu·es insoumis·es (passant de 13 à une quarantaine) représentant les Françaises et les Français établis hors de France.

Cette progression confirme l’élargissement de notre implantation locale, y compris hors des frontières nationales. Elle montre qu’une partie croissante des Françaises et Français de l’étranger se reconnaît dans notre projet de défense des services publics, des droits sociaux et de l’égalité de traitement.

La France insoumise remercie l’ensemble des candidat·es, des soutiens et des militant·es mobilisé·es pendant cette campagne, souvent dans des conditions matérielles difficiles.

En effet, ces élections ont aussi été marquées par des conditions d’organisation préoccupantes.

Malgré la généralisation du vote électronique, la participation demeure extrêmement faible. De nombreux électeurs ont signalé des difficultés de connexion, des identifiants non reçus ou des problèmes liés aux codes de sécurité. Le gouvernement lui-même a reconnu plusieurs incidents techniques.

Dans plusieurs pays, des critiques ont également porté sur l’éloignement ou la suppression de bureaux de vote, compliquant encore l’accès au scrutin pour de nombreux électeurs.

À cela s’ajoute un manque d’information évident sur les modalités du scrutin. Beaucoup d’électeurs ont découvert tardivement les procédures de vote ou les possibilités de procuration.

Cette situation engage directement la responsabilité de la ministre chargée des Français établis hors de France, qui n’a manifestement pas pris les mesures nécessaires pour anticiper ces difficultés.

Dans ce contexte, les résultats obtenus par la France insoumise prennent une signification particulière et renforcent notre détermination à défendre les droits des Françaises et Français établis hors de France.

Sources:linsoumission.fr


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samedi 30 mai 2026

« 2,4 milliards de travailleurs exposés à des chaleurs excessives » – À l’heure de la canicule, l’euro-député LFI Anthony Smith rappelle les souffrances quotidiennes des travailleurs

 Alors que la canicule frappe de plein fouet la France et l’Europe (le continent se réchauffant le plus vite de la Terre), ceux qui en souffrent sont toujours les mêmes : les plus précaires, ceux aux conditions de travail les plus difficiles comme les ouvriers du BTP. Pourtant, les liens entre exposition à la chaleur et la hausse des accidents sont établis. Face à cette situation, le camp présidentiel patauge, ne propose rien. Pire, Emmanuel Macron et ses sbires ont fait disparaître les CHSCT, indispensables pour la sécurité des travailleurs en entreprise.

Quelle est la réalité des conditions des travailleurs par vagues de fortes chaleurs ? Quelles professions sont les plus touchées ? Quelles solutions apporteraient un gouvernement insoumis en 2027 ? L’insoumission s’est entretenue avec l’euro-député LFI Anthony Smith. Entretien.

« L’urgence est désormais de repenser profondément l’organisation du travail pendant les épisodes de canicule : pauses supplémentaires payées, horaires aménagés, renforcement des équipes, décalage des travaux aux heures les moins chaudes, télétravail lorsque cela est possible, limitation du temps d’exposition. » – Anthony Smith

Sylvain Noel, rédacteur en chef de l’Insoumission : Que dire des conditions de travail des ouvriers et des salariés pendant les vagues de chaleur ?

Anthony Smith : Aujourd’hui, ni le patronat ni le gouvernement ne prennent véritablement la mesure du danger que représentent les fortes chaleurs pour les travailleur.euse.s. Pourtant, le lien entre exposition à la chaleur et augmentation des accidents, des malaises, des atteintes cardiovasculaires ou de la mortalité est scientifiquement établi.

L’Organisation internationale du travail estime déjà que plus de 2,4 milliards de travailleur.euse.s dans le monde sont exposés à des chaleurs excessives, avec plus de 22,85 millions d’accidents du travail liés à la chaleur chaque année. L’Agence européenne Eurofound rappelle de son côté que 23 % des travailleur.euse.s européen.ne.s sont exposé.e.s à des températures élevées pendant au moins un quart de leur temps de travail, et plus de 35 % dans l’agriculture, l’industrie et la construction.

Bien sûr, il faut renforcer la prévention : accès à l’eau, information, équipements adaptés, espaces de repos. Mais cela ne suffit plus. L’urgence est désormais de repenser profondément l’organisation du travail pendant les épisodes de canicule : pauses supplémentaires payées, horaires aménagés, renforcement des équipes, décalage des travaux aux heures les moins chaudes, télétravail lorsque cela est possible, limitation du temps d’exposition.

Il faut aussi donner de vrais pouvoirs aux inspectrices et inspecteurs du travail afin qu’ils puissent suspendre immédiatement une activité dangereuse, par exemple sur un chantier, lorsque les conditions climatiques mettent en danger la santé ou la vie des travailleur.euse.s sans perte de salaire pour ces derniers.

Les députés insoumis ont déposé plusieurs propositions de loi en ce sens à l’Assemblée nationale. Au Parlement européen également, une résolution a été déposée pour permettre l’arrêt du travail en cas de fortes chaleurs et renforcer la protection des travailleur.euse.s face aux événements climatiques extrêmes.

À l’inverse, le gouvernement continue de refuser des mesures réellement contraignantes. Le décret du 27 mai 2025 relève davantage de la communication que d’une véritable protection des salariés : il ne fixe aucune température maximale de travail, ne crée aucun droit automatique à l’arrêt de l’activité et laisse encore largement les travailleur.euse.s dépendre du bon vouloir de l’employeur.

Des représentants syndicaux du secteur de la construction alertent pourtant depuis des années sur des situations extrêmes : la Fédération Construction, évoque par exemple des températures atteignant jusqu’à 75°C mesurées sur des chantiers routiers en plein été. Elle rappelle également qu’environ 50 % des accidents du travail dans le secteur de la construction sont liés à des malaises, dans un contexte où la chaleur peut fortement aggraver les risques.

L’inspection du travail rappelle également qu’au-delà de 38°C, les risques d’accidents augmentent fortement. Certaines études évoquent une hausse pouvant atteindre 10 % des accidents du travail lors de fortes chaleurs.

Pour aller plus loin : Canicule et hécatombe – Les propositions des Insoumis pour protéger le peuple

Sylvain Noel : Quels sont les professions les plus touchées ?

Anthony Smith : On pense évidemment d’abord aux métiers physiquement pénibles exercés en extérieur : bâtiment, travaux publics, couverture, agriculture, logistique ou voirie. Les travailleur.euse.s y sont massivement exposés, parfois en plein soleil pendant plusieurs heures.

Mais les fortes chaleurs touchent en réalité une multitude de professions.

Les ouvrières et ouvriers travaillant sur des lignes de production industrielles sont exposés à des températures extrêmement élevées à proximité des machines et des « points chauds ». Les caissières et caissiers de petits commerces ou supermarchés travaillent souvent dans des locaux mal ventilés, sans climatisation ni protections adaptées. Les enseignants, les personnels scolaires et les élèves subissent également des températures parfois insupportables dans des établissements qui sont de véritables passoires thermiques.

Les secteurs directement exposés comme la construction ou l’agriculture sont évidemment parmi les plus touchés. Mais les effets des fortes chaleurs concernent aussi des secteurs « indirectement » exposés : restaurants, crèches, hôpitaux, transports ou services d’aide à la personne.

Dans les transports par exemple, certaines études montrent une hausse d’environ 7 % des accidents de la route lors des épisodes de fortes chaleurs. Dans les métiers du soin et du care, exercés majoritairement par des femmes, les effets de la chaleur sont majoritairement différés : fatigue extrême, dégradation des conditions de travail, surcharge physique et psychologique dans des établissements souvent mal adaptés aux canicules.

Les travailleur.euse.s précaires, intérimaires, saisonnier.e.s ou sous-traitant.e.s sont souvent les plus vulnérables, car ils disposent de moins de moyens pour exercer leur droit de retrait ou refuser une tâche dangereuse.

Face au dérèglement climatique, ce sont désormais l’ensemble des postes de travail qui doivent être repensés pour protéger la santé des travailleur.euse.s.

« De la même manière, un arrêt cardiaque ou un malaise survenu pendant une canicule ne sera pas systématiquement reconnu comme lié aux températures extrêmes. » – Anthony Smith

Sylvain Noel : Combien de morts ou de blessés au travail sont-ils dus chaque année à la canicule ? Quels exemples ?

Anthony Smith : Depuis peu, Santé publique France et la Direction générale du travail publient des données sur les accidents et décès liés aux fortes chaleurs. Mais ces chiffres restent très largement sous-estimés.

Pourquoi ? Parce que beaucoup de décès provoqués ou aggravés par la chaleur ne sont pas officiellement comptabilisés comme tels. Un salarié qui chute d’une toiture sous 40°C sera souvent enregistré comme victime d’une chute de hauteur, et non comme victime de la chaleur. De la même manière, un arrêt cardiaque ou un malaise survenu pendant une canicule ne sera pas systématiquement reconnu comme lié aux températures extrêmes.

Santé publique France identifie officiellement seulement entre 5 et 7 décès professionnels liés à la chaleur chaque année. Mais ces chiffres ne reflètent qu’une partie très limitée de la réalité.

Les chiffres disponibles montrent néanmoins déjà une réalité alarmante. Santé publique France a recensé plusieurs dizaines de décès au travail liés à la chaleur ces dernières années. Mais l’ampleur réelle est probablement bien supérieure.

Au niveau mondial, l’Organisation internationale du travail estime que l’exposition à des chaleurs excessives provoque chaque année plus de 22,85 millions d’accidents du travail.

Les fortes chaleurs augmentent fortement les risques de déshydratation, de perte de vigilance, de malaises, de chutes, d’accidents liés à l’utilisation de machines ou de véhicules, ainsi que les risques cardiovasculaires et rénaux.

Ces drames ne sont pas des fatalités climatiques. Ce sont aussi des conséquences directes d’une organisation du travail qui continue trop souvent à faire passer la production avant la santé des travailleur.euse.s.

Les sapeurs-pompiers eux-mêmes alertent aujourd’hui sur des conditions devenues intenables avec le dérèglement climatique : multiplication de nouveaux types de feux extrêmement difficiles à maîtriser, équipements de protection très lourds et particulièrement chauds, absence de pièces rafraîchies dans les centres de secours, et limitation du matériel et des véhicules lors des épisodes de chaleur extrême.

Contrairement à d’autres professions, les pompiers ne disposent pas d’un véritable droit de retrait. On demande donc à des travailleur.euse.s de première ligne d’intervenir dans des conditions de plus en plus dangereuses sans que les moyens matériels et humains suivent réellement. Il faut également repenser la façon dont on répond aux incendies : l’eau utilisée pour éteindre les feux est potable, dans un contexte de fortes chaleurs où les réserves d’eau sont extrêmement limitées, et alors que d’autres solutions existent (par exemple, des bâches qui permettent d’étouffer les feux dans des cas de petits incendies, comme des feux de véhicule).

Sylvain Noel : Que propose LFI pour mettre un terme à ce fléau ?

Anthony Smith : La France insoumise défend des mesures immédiates, contraignantes et protectrices pour adapter le travail au dérèglement climatique. Une proposition de loi portée par Mathilde Panot prévoit notamment :

  • l’interdiction, sauf exceptions, de soumettre un salarié à une activité professionnelle lors d’une vigilance rouge canicule ;
  • la limitation à six heures par jour du temps de travail lors d’une vigilance orange ;
  • un droit au télétravail lorsque cela est possible ;
  • des pauses régulières sans perte de salaire au-delà d’un certain seuil de température ;
  • l’obligation pour l’employeur de mettre à disposition des espaces rafraîchis, de l’eau potable, des zones ombragées ou ventilées et, lorsque nécessaire, des douches ;
  • le pouvoir pour l’inspection du travail d’arrêter temporairement une activité dangereuse ;
  • une indemnisation des salariés en cas d’arrêt du travail lié aux conditions climatiques.

Ces mesures ont été complétées par une proposition de loi déposée par Hadrien Clouet, qui fixe notamment une température maximale de 33°C dans les locaux de travail intérieurs, conformément aux recommandations de l’INRS, ainsi qu’une majoration salariale au-delà de la cinquième heure travaillée en période de forte chaleur.

Enfin, une autre proposition portée par Antoine Léaument prévoit un congé rémunéré pour les salariés vivant ou travaillant dans une zone touchée par une catastrophe naturelle ou un événement climatique extrême.

L’objectif global est simple : protéger la santé et la vie des travailleur.euse.s face à des épisodes climatiques qui vont devenir de plus en plus fréquents et violents. Aucun impératif de rentabilité ne devrait justifier qu’un salarié mette sa vie en danger pour travailler sous des températures extrêmes

Sources:linsoumission.fr

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mardi 26 mai 2026

Mélenchon sondé à 16% – Une puissante dynamique s’amplifie autour du leader insoumis.

 C’est une nouvelle qui ne va pas arranger l’état de panique de ses adversaires. Jean-Luc Mélenchon est sondé à 16% d’après un sondage Odoxa paru ce mardi 26 mai. A 16%, celui qui a déjà recueilli plus de 280 000 soutiens populaires est à la position à laquelle il était sondé quatre jours avant le premier tour, en 2022. Il avait finalement réalisé 22% des voix, à un point du second tour.

Ce sondage en confirme un autre, récent, de Cluster 17, qui indiquait que Jean-Luc Mélenchon était la personnalité de gauche qui recueille le plus de « soutien ». Cette nouvelle étude montre que le leader insoumis est loin devant Glucksmann (11%), Roussel (2,5%), et Marine Tondelier (4%).

A deux semaines de son meeting de lancement de campagne le 7 juin à Saint-Denis, tous les signaux sont au vert pour Jean-Luc Mélenchon. Avec une équipe nombreuse, et un programme solide – ouvert aux contributions citoyennes pour l’améliorer, le leader insoumis confirme qu’il est le seul capable de battre le RN. Est aussi confirmé la bonne circulation de ses propositions. Blocage des prix, hausse des salaires, taxation des superprofits, bifurcation écologique, référendum révocatoire en passant à la 6ème République, suspension de l’accord UE-Israel, ce sont tout autant de mesures qui convainquent, et renforcent la puissante dynamique autour de Jean-Luc Mélenchon. Vous voulez rejoindre la campagne ? Rendez-vous sur http://melenchon2027.fr. Prochain rendez-vous : le 7 juin.



 

















« Je serai au second tour de l’élection présidentielle. Et nous gagnerons, car la France n’est pas un pays fasciste ou raciste. » – Jean-Luc Mélenchon







































Sources:linsoumission.fr

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samedi 23 mai 2026

Sans surprise, les maires RN sont racistes et réactionnaires : la preuve par les faits .

 

 Deux mois après les élections municipales, les maires du Rassemblement national (RN) se sont empressés d’appliquer à l’échelle locale leur programme rétrograde et xénophobe. Dès leurs premières semaines de mandat, les mesures contre les plus précaires, les associations et la culture pleuvent et donnent un aperçu de ce à quoi ressemblerait un pays gouverné par le RN : une France plus inégalitaire que jamais, où les plus riches dorment sur leurs deux oreilles. 

Heureusement, des initiatives se font jour à gauche, non seulement pour contrer l’avancée de l’extrême droite, mais surtout pour inverser le rapport de force politique, conquérir de nouveaux droits et libertés. Le seul débouché politique crédible en est la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle.

Une autre initiative, celle de l’Observatoire national de l’extrême droite (ONED), fournit un important travail de veille des décisions catastrophiques pour le peuple que prennent les élus du RN dans le pays. Cet Observatoire des mairies RN est appelé à être un outil important dans la lutte contre l’extrême droite. Notre article. 

Pour aller plus loin : « L’urgence, c’est le blocage des prix des carburants » – L’interview de Jean-Luc Mélenchon face à La Tribune Dimanche 

Une politique de chasse aux pauvres

Dès ses premiers jours en tant que maire de Carcassonne, l’ex-député Christophe Barthès a décrété la chasse aux pauvres en signant un arrêté anti-mendicité, et en menaçant des lycéens en lutte pour leurs droits. La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) locale avait alors dénoncé cette mesure de haine des pauvres ; en réaction, le nouveau maire lui coupe des subventions. Les syndicats de travailleurs manifestent contre l’extrême droite ? L’édile leur retire leurs locaux, et ajoute tout en finesse « Ils peuvent me combattre tant qu’ils veulent, mais pas avec notre pognon. Quand on me met une gifle, je mets un marron ! »

Pour les nouveaux maires RN, la priorité affichée dans la presse locale est le désendettement de leurs communes…au risque d’y sacrifier (déjà) leurs promesses de campagne. Ainsi les baisses d’impôts locaux se font attendre dans les communes RN, de même pour les rénovations d’école. En revanche, la construction de places de parking explose ! Un sens des priorités qui en dit long, d’autant, évidemment, que les maires d’extrême droite ne prennent pas la peine de développer les transports en commun. 

Autres priorités budgétaires du RN : recruter des policiers municipaux et les armer, des assistants d’élus. Sans oublier que presque tous les maires RN se sont auto-augmentés : les indemnités de certains maires atteignent le plafond légal. Il n’y a pas de petits profits… à mille lieues des maires LFI qui, eux, changent concrètement la vie des gens. 

Pour aller plus loin : Cantine et périscolaire gratuits, taxis solidaires, aides d’urgence pour les plus précaires… Les maires LFI changent déjà la vie

Les décisions et propos racistes des maires RN : la nostalgie du temps des colonies 


Dans le Doubs, le maire de Chevroz, Franck Bernard, adhérent RN notoire, a été élu Vice-Président à l’agglomération de Besançon, avec le soutien du maire de cette dernière, Ludovic Fagaut (LR). Seul hic : F. Bernard, sur un page Facebook anonymisée, se lâche sur les propos racistes et homophobes : il y relaie la carte des QI (censée prouver que les habitants des pays du Sud sont moins intelligents que ceux du Nord), et appuie que l’homosexualité menace la famille traditionnelle. Pour l’heure, le RN n’a pas réagi.

Les propos racistes, qui hiérarchisent les peuples et les cultures, sont en effet monnaie courante à l’extrême droite. Ainsi du maire de Moissac pour qui « nos racines et notre patrimoine » sont si supérieures à la culture Papou : des propos que les chantres de la colonisation et du suprémacisme blanc n’auraient pas renié. 

Autre symbole colonial et suprémaciste, la décision de Yannick Le Roux. Le maire de Vierzon a en effet annulé la commémoration municipale de l’abolition de l’esclavage, le 10 mai, sous un prétexte fumeux d’économies budgétaires et de date de commémoration officielle. Le 10 Mai fait pourtant bien partie de ces dates officielles. Au RN, on a le sens de l’Histoire, le tortionnaire Jean-Marie Le Pen serait fier. 

A Liévin, le maire Denis Paiva a décidé de mettre en place une « priorité nationale » pour le logement : l’attribution des logements ne dépend plus de critères sociaux, mais de la nationalité des bénéficiaires. Une xénophobie à peine déguisée, qui va plonger des familles entières dans la précarité, au seul prétexte qu’ils n’ont pas les bons papiers. Avec l’annulation de la cérémonie du 1er Mai et le retrait des drapeaux des pays alliés face aux nazis au 8 Mai, on devine que M. Paiva est, comme ces derniers, très National, mais pas très Socialiste.  

Contre la culture, les maires RN sortent leurs décrets réac’ 

L’annulation des cérémonies du 1er Mai, vue dans d’autres communes RN comme Grenay, est témoin du mépris de l’extrême droite pour l’Histoire de France, et pour les masses populaires. Mais rien de surprenant quand on sait que le RN, une fois n’est pas coutume, avait soutenu le gouvernement pour voler du temps de loisir aux travailleurs le 1er Mai. 

En guise de propositions culturelles, le RN fait preuve d’un manque terrible d’imagination. En plus d’un fétichisme du drapeau tricolore paresseux, les édiles lepénistes ont des goûts musicaux d’un autre âge. Ainsi, le 8 Mai, commémoration de la capitulation des nazis, la ville de Carpentras, pour la première fois en 80 ans, a entendu résonner l’air de « Maréchal nous voilà », hymne de la dictature de Vichy et Pétain. Le maire RN (dont le parti a été fondé par d’ex cadres vichystes) a plaidé non coupable, pointant la responsabilité de la radio locale. Qui veut tuer son chien l’accuse d’avoir la rage.

L’édile d’Harnes a lui aussi envoyé un symbole historique fort, en retirant un buste de Robespierre, le révolutionnaire à qui l’on doit entre autres notre devise républicaine, le blocage des prix… Il faut se rappeler de l’historien Johann Chapoutot, pour qui les nazis avaient trois personnages historiques en horreur : Rousseau, Robespierre et Karl Marx. On peut étendre cette haine d’un des fondateurs de la République au RN. 

Mais la politique culturelle favorite des sbires de Bardella consiste à supprimer la culture. On ne compte plus le nombre de festivals annulés, de subventions à des associations culturelles annulées, de cinémas communaux menacés pour diffuser des films trop favorables à la Palestine, comme à Salernes. A La Flèche, Romain Le Moigne retire des milliers d’euros de subventions à une association qui apprend le français aux étrangers, et à une autre qui accueille les exilés : le mélange entre racisme et austérité. 

Dans le Var, le maire de Seyne-sur-Mer annule un festival sur… Napoléon Bonaparte, pourtant apprécié à l’extrême droite. Pour raisons budgétaires. Mais d’autres élus RN instrumentalisent l’Histoire pour leurs idées nauséabondes. A Moissac, on s’inspire ouvertement du Puy du Fou pour une fête médiévale, et à Castres, l’ombre des Identitaires et de Pierre Edouard Stérin plane derrière les initiatives culturelles du nouveau maire. 

Pour aller plus loin : Gard : un maire RN censure un important festival de jazz et s’en vante

Comme les excuses budgétaires ne suffisent pas toujours, le maire d’extrême droite de Seyne sur Mer invoque un faux motif anti-élitiste : les événements annulés ne seraient pas assez accessibles aux milieux populaires. Quand on voit sa contre-proposition, on voit son mépris desdits milieux. Pour lui, « culture populaire » signifie la fin des manifestations artistiques, qui se voient remplacées par des événements sportifs (lutte, MMA…) financés par… RedBull ! 

Sous-traiter ainsi la culture et le sport à une marque privée, et au détriment de l’art, montre le mépris de l’extrême droite pour ses administrés : elle leur prête un désintérêt pour ces questions de culture et d’art. Le maire Dorian Munoz conforte ce cliché de classes populaires insensibles à l’art, et s’adresse à leur prétendue ignorance et manque d’ouverture d’esprit. En réalité, la culture « légitime » et dominante n’est telle que pour maintenir la distance entre dominants et dominés, pour que chacun reste à sa place : le RN confirme et renforce ce statu quo.  

Il faut se souvenir ce qu’écrivait, en 1933, le philosophe et militant révolutionnaire Antonio Gramsci. « Si le contenu populaire est exprimé par les grands artistes, ce sont ceux-là qui sont préférés [par le peuple] » (Cahiers de prison, 17, § 29), avant de citer la popularité, dès son époque, de Shakespeare, des classiques grecs, Tolstoï, Dostoïevski… lesquels reviennent eux-mêmes à la mode par les réseaux sociaux. N’en déplaise au RN et autres réactionnaires, il n’y a pas de fatalité en matière de goûts culturels et esthétiques. 

Comment les maires RN poursuivent la mise au pas de la société

L’autoritarisme est le pendant de la rétractation de la culture. La ligne est simple : couper tout ce qui dépasse, y compris les symboles LGBTI+. Comme le maire lepéniste de Tarascon qui refuse de prêter une table et un barnum à une association dont la présidente aurait été « particulièrement critique » envers le RN : aucun autre motif à cette mesquinerie politicienne n’a été avancé.  

Toujours à la pointe des sales coups, C. Barthès, à Carcassonne, non content de persécuter associations et syndicats, mène aussi la vie dure à la presse locale, en lui retirant des aides. Ces corps intermédiaires paient, selon le RN, des années d’opposition à l’extrême droite ; une fois le pouvoir pris dans la commune, le RN se lâche et se venge. 

Même son de cloche à Saint-Avold, ou Hervé Simon interdit la fête populaire de la CGT locale. Mettre fin aux subventions et aides aux associations et syndicats est l’un des leviers favoris pour museler l’opposition qui, soit se dresse ouvertement contre elle, soit a le malheur d’avoir une autre vision de la société, moins aigrie que celle de Le Pen et Bardella.

En pleine euphorie après leur victoire dans leurs communes, les maires RN s’en donnent à cœur joie pour censurer les oppositions syndicales, politiques et associatives. Leur rhétorique anti-système et anti-élites cache mal leurs règlements de comptes politiciens. Par ailleurs, la même saignée pour les associations était déjà dans le contre budget austéritaire de la maison-mère à l’automne 2025, ce qui confirme une récente déclaration de la députée RN Edwige Diaz : tout ce que font les nouveaux édiles du parti est conforme à son programme. 

Le chercheur Emmanuel Négrier note, chez ces nouveaux élus, et contrairement aux maires FN élus en 2014, l’abandon de toute image dédiabolisée : ils pensent sentir le vent souffler dans leur dos. Cette attitude inquiète y compris dans les rangs du RN : certains députés craignent que cette image bourrine nuise au candidat ou à la candidate à la présidentielle de 2027. 

Mais déjà des faiblesses apparaissent. Les candidats du RN ont fait campagne, entre autres, sur la baisse des impôts locaux. Aujourd’hui, les maires élus prennent prétexte d’un surendettement de leurs communes pour retarder ces cadeaux fiscaux, et « seulement » une commune met en place une « priorité nationale » pour le moment. Peut-être les sympathisants lepénistes se rendront compte que taper sur les « assistés » et les étrangers n’améliorera en rien leur situation. 

Ils regretteront leur suprémacisme si les nouvelles villes du RN prennent la même direction que les vieux bastions frontistes. En 12 ans de gouvernance d’extrême droite, Fréjus a vu ses impôts locaux passer de 147 à 476 euros pour les logements de 50 à 150m². Idem pour Hayange qui, sur la même période a augmenté ses impôts locaux de 6%. De quoi, à terme, mettre à mal le mythe du RN, qui veut que la pénurie serait compensée par une préférence nationale raciste et suprématiste. 

Quand une maire RN invite à condamné pour corruption de mineures

L’information a été révélée ce jeudi 21 mai par nos collègues de StreetPress. La mairie RN d’Hénin-Beaumont prévoit un concert de l’ex-star des années 80 Jean-Luc Lahaye, condamné à de multiples reprises pour corruption de mineures. Un spectacle qui ne passe pas pour l’opposition et les féministes. Voilà ce qu’est le RN lorsqu’il dirige. La solution ? Rejoindre la campagne de Jean-Luc Mélenchon pour battre les fascistes en 2027.

Sources:linsoumission.fr (Par Alexis Poyard)


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jeudi 21 mai 2026

C’est le tortionnaire des membres de la flottille pour Gaza – Portrait d’Itamar Ben-Gvir, suprémaciste juif et homophobe, principal allié de Netanyahu.

 

Hier, les membres de la flottille kidnappée par Israël dans les eaux internationales ont subi des violences et des humiliations du fasciste Itamar Ben-Gvir et de ses miliciens. Actuellement ministre israélien de la Sécurité nationale, Ben-Gvir est l’un des principaux alliés de Benjamin Netanyahu. Avocat et homme politique israélien, il croit en la suprématie de la loi divine et en celle du peuple juif sur les autres peuples. Force motrice de la droite et de l’extrême droite israélienne, « son suprémacisme juif est au cœur de la droite aujourd’hui, non plus aux franges. Il traverse le Likoud de Netanyahu, dont l’idéologie s’émousse », juge le philosophe de gauche Assaf Sharon.

Itamar Ben-Gvir a été inculpé plus de 50 fois dans sa jeunesse pour incitation à la violence ou pour des discours de haine. En 2007, il est condamné pour soutien à un groupe terroriste et incitation au racisme. Il dit être un grand admirateur de Baruch Goldstein, auteur du massacre d’Hébron, où près de 30 Palestiniens ont été tués. Ministre chargé des prisons, il durcit les conditions des prisonniers palestiniens, déjà largement documentées comme insoutenables, où règnent violences, menaces et viols. Vent debout contre le cessez-le-feu signé entre Israël et le Hamas au début de l’année 2025, il démissionne du gouvernement. Il y est réintégré dans un contexte de rupture de ce même cessez-le-feu (janvier-mars 2025).

Le 30 mars 2026, Itamar Ben-Gvir a sabré le champagne à la suite du vote d’une loi qu’il soutient depuis des années. Cette dernière élargit l’application de la peine de mort en Israël uniquement à des Palestiniens reconnus coupables d’attaques ou d’attentats anti-israéliens. En somme, une loi d’apartheid en plus d’être une loi de peine capitale. Revenons sur le parcours d’un des ministres les plus dangereux de Benjamin Netanyahu. Portrait.

Itamar Ben-Gvir, plus radical que Netanyahu ?

Ben Gvir est dans le gouvernement de Benjamin Netanyahu par une alliance électorale. En effet, après un an et demi dans l’opposition, Netanyahu élargit son parti à d’autres partis d’extrême droite religieux comme Force Juive, le parti de Ben Gvir. Cette coalition exerce des politiques très autoritaires de contrôle. Elle veut notamment modifier le statut du juge ou encore prendre le contrôle sur la Cour suprême. 

Cependant, Ben Gvir est issu d’un parti radical Kach, qui a été un temps interdit par l’État d’Israël et qui a été classé comme organisation terroriste. Il en est devenu rapidement le porte-parole car ses fondateurs étaient en prison. Leur parti est marqué par une volonté de fonder un État juif et prône l’expulsion hors de la terre d’Israël les populations arabes. Pour lui, toute concession territoriale est une trahison. Il lutte donc contre le retrait des troupes israéliennes dans la bande de Gaza et refuse catégoriquement un quelconque cessez-le-feu.

Il avait investi dans un immeuble pour y former de jeunes hommes. L’un d’eux explique dans le reportage d’Arte « Israël, les ministres du chaos » : « j’étais très proche de Ben gvir, c’était comme mon grand frère, j’ai longtemps adhéré à ce discours », mais il a rompu avec cette idéologie et a trouvé refuge en Europe. Cependant, l’arrivée d’Itamar Ben-Gvir au gouvernement l’a poussé à prendre la parole pour montrer le danger qu’il représentait. En conclusion du reportage, on comprend que, pour Ben Gvir, il fallait lutter contre tous les arabes d’Israël même israéliens.

Pour aller plus loin : Qui est Bezalel Smotrich, ce criminel de guerre israélien invité à un « gala » des génocidaires à Paris ?

Le parti Kach, un mouvement violent, de drôles d’idoles

Au début de la première Intifada, en décembre 1987, il lui est interdit de se représenter. Son parti, Kach, est banni, puis déclaré groupe terroriste, comme aux États-Unis sa Ligue de défense juive. Ben Gvir, qui a été membre de ce parti, reste admiratif de Baruch Goldstein et a même eu pendant des années un portrait de lui accroché chez lui. Cela montre les aspirations de Ben Gvir et son projet politique. Il enlève ce portrait en 2021 dans le but de redorer son image et de pouvoir alors accéder au Parlement. Il dit se détacher de ces idées même s’il reste en réalité très proche de ces idées.

Un événement qui marque la violence des idées du parti Kach est le 25 février 1994. Baruch Goldstein, un colon israélien d’extrême droite, pénètre dans la mosquée Ibrahimi à Hébron, en Cisjordanie et allume le feu. Il tue alors 29 Palestiniens et en blesse une vingtaine. Goldstein est tué lors de cette action, mais celle-ci est un marqueur de la violence du parti.

Déjà Contre Yitzhak Rabin et un espoir de paix à la fin du 20ᵉ siècle

En 1993, les accords d’Oslo signés entre Yasser Arafat chef de l’OLP, l’Organisation de Libération de la Palestine, ndlr) et Yitzhak Rabin (Premier ministre israélien) permettent une avancée vers la paix entre les deux États avec notamment la reconnaissance mutuelle de l’État d’Israël et de la Palestine. Il y a alors un climat assez hostile envers le Premier ministre Israélien.

C’est dans ce contexte qu’Itamar Ben Gvir est remarqué par ses actions alors qu’il n’a que 18 ans. Il participe à « l’incident du Cadillac » où des militants d’extrême droite opposés aux accords d’Oslo ont arraché l’emblème de la Cadillac du Premier ministre Yitzhak Rabin, C’est une action symbolique, car selon lui quand un responsable politique fait une chose aussi grave, alors, on peut mener des actions dures envers lui.

« Nous avons eu sa voiture, et nous l’aurons lui aussi », lance-t-il aux caméras. Quelques semaines plus tard, Yitzhak Rabin est assassiné par un extrémiste juif, proche du Likoud, le parti de Netanyahu. On pense à cette phrase entendue dans le film « Le dernier jour d’Yitzhak Rabin d’Amos Gitaï », illustrant l’état d’esprit de ces extrémistes juifs : « D’après la Torah, si un juif livre sa patrie à l’ennemi, il faut le tuer. »

Ben Gvir défend corps et âme la recolonisation de Gaza et l’expulsion des Gazaouis

Itamar Ben-Gvir est nommé ministre de la Sécurité nationale en décembre 2022. Il incarne très rapidement des positions très radicales marquant une extrémisation du gouvernement. Dès janvier 2023, il se rend sur le mont du Temple à Jérusalem, site emblématique et source de tensions. Cette visite suscite une vive opposition tant en Israël qu’à l’international. Il applique également des mesures politiques répressives comme l’interdiction du drapeau palestinien dans l’espace public et mène une expulsion massive des Bédouins du Néguev, où ils sont privés des services de base.

Mais son autoritarisme se renforce avec l’appel à la création d’une « Garde nationale » et de peines lourdes envers les Palestiniens accusés de terrorisme. Et lors de manifestations contre la réforme judiciaire, il soutient la forte répression avec l’usage notamment de grenades assourdissantes.

En janvier 2023, Ben Gvir appelle à la « recolonisation » du territoire et à l’expulsion des Gazaouis, une position condamnée par le droit international. Il durcit les conditions de détention des prisonniers palestiniens. En témoignent notamment plusieurs ONG présentes sur place. Par exemple, la directrice de l’ONG israélienne Hamoked indique : « Nous n’avons jamais vu un tel niveau d’abus. Les prisonniers ne reçoivent pas assez de nourriture. Parmi ceux que nous avons rencontrés, certains ont perdu 20 kg ».

Une autre ONG Médecins pour les droits humains, témoigne du manque de soin et de ressources apportées aux prisonniers. Elle met aussi en avant les nombreux témoignages faisant état des violences et des menaces, y compris des viols que subissent les prisonnières palestiniennes.

Crédits photo : « Jewish Power party’s Itamar Ben-Gvir submitted a bill to give himself greater control over the police chief and investigations », AP, FMT, CC BY 4.0, pas de modifications apportées.

Sources:linsoumission.f

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mercredi 20 mai 2026

Ingérences israéliennes, rapport caviardé, société Blackcore : comment une puissance étrangère a tenté de façonner les élections françaises.

 Ingérences. Les municipales de mars 2026 resteront dans les annales de la République. Pour la première fois à une telle échelle, un scrutin local français a été la cible d’une opération d’ingérence numérique étrangère coordonnée, visant trois candidats de La France insoumise : Sébastien Delogu à Marseille, François Piquemal à Toulouse, David Guiraud à Roubaix. Ce 19 mai 2026, Le Canard enchaîné révèle que le rapport public sur ces ingérences a été caviardé par le président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.

Viginum a identifié l’officine Blackcore, des proches de Benjamin Nétanyahu et d’anciens agents du renseignement israélien comme auteurs de l’opération. Reuters, Libération et Haaretz en ont confirmé les ramifications. La conférence de presse du 20 mai à Paris, réunissant Piquemal, Delogu et leurs avocats, marque désormais l’entrée de cette affaire pour ce qu’elle est, un scandale d’État. Notre article

L’opération : trois candidats, trois villes, un même commanditaire

Le 10 mars 2026, Viginum publie sa première alerte : plusieurs sites et comptes sur les réseaux sociaux, « présentant des caractéristiques d’inauthenticité », ciblent des candidats LFI aux municipales. Le 9 mars, Le Monde avait déjà documenté le dispositif : un faux média local toulousain dénigrant François Piquemal, un « Blog de Sophie » visant Sébastien Delogu à Marseille, et un troisième site, intitulé « L’alternative 2026 », se présentant frauduleusement comme une consigne de vote islamiste favorable aux candidats insoumis.

Les trois sites partagent le même thème WordPress, des images générées par intelligence artificielle via Gemini, et des noms de domaine enregistrés auprès du même fournisseur situé aux Bahamas. Un cluster de faux comptes amplificateurs, dont une partie localisée en Asie, a relayé ces contenus. À Marseille, l’opération prend aussi une dimension physique : des affiches dotées de QR codes renvoyant au « Blog de Sophie » sont placardées dans les rues de la ville, mêlant désinformation analogique et numérique.

Le 20 mars, une deuxième alerte Viginum signale qu’une nouvelle opération vise David Guiraud à Roubaix, arrivé largement en tête du premier tour avec 46,64 % des voix. Deux pages Facebook aux contenus falsifiés, présentant des « marqueurs techniques étrangers », diffusent des accusations contre le député du Nord avant le second tour.

Les trois candidats ciblés, Delogu, Piquemal et Guiraud, partagent un profil commun : ce sont des figures de proue de l’opposition aux opérations militaires israéliennes à Gaza. Jean-Luc Mélenchon déclare sur X : « Les services de renseignement de notre pays soupçonnent l’entreprise israélienne BlackCore d’ingérences contre nous pendant la campagne municipale. Trois candidats LFI ont été visés : Sébastien Delogu, François Piquemal et David Guiraud. Résultat : des milliers de messages diffusés pour mentir, les traîner dans la boue. Nous demandons au gouvernement une loi permettant de combattre les ingérences étrangères. »

Le 19 mars à Toulouse : le traquenard de la cérémonie Merah

Dans ce contexte saturé d’opérations numériques, la journée du 19 mars 2026 constitue un moment à part. Ce jour-là, square Charles-de-Gaulle, à deux pas du Capitole, Toulouse commémore comme chaque année les sept victimes des attentats terroristes islamistes du 19 mars 2012 : Imad Ibn Ziaten, Abel Chennouf, Mohamed Legouad, Jonathan Sandler, ses fils Gabriel et Arié, et Myriam Monsonégo. Une cérémonie de mémoire et de recueillement républicain. Cette année, elle se transforme en séquence de violence.

À peine François Piquemal, candidat LFI en campagne pour le second tour prévu le 22 mars, s’avance-t-il pour déposer une gerbe aux côtés des députés insoumis Hadrien Clouet et Anne Stambach-Terrenoir que les insultes fusent : « Dehors, LFI ! », « Antijuif ! », « Vous n’avez rien à faire ici, honte à vous, le parti de l’islamisme ! ». Le candidat et ses colistiers sont menacés de mort. Un ancien élève du collège-lycée Ozar Hatorah présent aux côtés de la délégation de gauche est lui aussi menacé de mort. Des insultes homophobes et des menaces de viol sont proférées. C’est « la première fois que ça se passe comme ça », confirme à l’AFP l’attachée de presse de François Piquemal, Inès Djelida.

Ce qui s’est passé en coulisses aggrave les soupçons. Le protocole de la cérémonie avait été modifié cette année pour isoler physiquement les élus de gauche. Quand Piquemal et ses collègues s’avancent pour le dépôt de gerbe, plusieurs adjoints au maire de Toulouse (Nicole Yaderni, Cécile Dufraisse, Bertrand Serp) ainsi que le président du CESER Jean-Louis Chauzy leur tournent ostensiblement le dos. Jean-Luc Moudenc, maire sortant et organisateur de la cérémonie, n’intervient pas pour rétablir le calme. « Rien n’empêchait Jean-Luc Moudenc, dès les premiers sifflets, de prendre le micro, d’appeler au calme et à la dignité : il ne l’a pas fait », dénonce François Briançon, colistier socialiste de Piquemal, contraint de quitter les lieux sous escorte de la police municipale, le visage marqué.

François Piquemal parle d’un « traquenard ». Le SNJ de France Télévisions, dans un communiqué du 21 avril, estime que l’événement « a été instrumentalisé pour en faire un traquenard politique prémédité et organisé » et exige que France Télévisions s’explique sur son traitement de l’information après le 19 mars. Piquemal, Clouet et Stambach-Terrenoir déposent plainte. Cette cérémonie se tient quatre jours après le premier tour, au cœur d’une campagne de l’entre-deux-tours rendue explosive par deux semaines de faux sites, de faux comptes et de dénigrement numérique coordonné.


Le lien

    
















Blackcore, Galacticos, SNI Digital : les rouages d’une officine de guerre informationnelle

L’enquête publiée par Libération en partenariat avec le journal israélien Haaretz, et confirmée par une source informée du dossier auprès de l’AFP, permet de nommer les structures impliquées. Viginum a identifié l’officine Blackcore, liée à des proches de Benyamin Netanyahou et à d’anciens membres des services de renseignement israéliens, comme étant à l’origine de l’opération.

Blackcore se présente comme une « entreprise d’élite spécialisée dans l’influence, le cyber et les technologies, conçue pour l’ère moderne de la guerre de l’information ». Son site Internet est désormais hors ligne. Son nom de domaine n’a été enregistré qu’en août 2025, mais elle se prévaut de quinze ans d’expérience. Elle ne figure pas dans le registre israélien des entreprises. Libération et Haaretz, en étudiant les sous-domaines Internet liés à Blackcore, les font remonter vers deux sociétés israéliennes : Galacticos Ltd. et SNI Digital, toutes deux placées sous la direction du même homme, Doron Afik.

Cette entité n’est cependant que « la porte d’entrée d’une entreprise beaucoup plus complexe », selon une source sécuritaire citée par l’AFP. L’écosystème de faux comptes amplificateurs utilisé pour diffuser les attaques est par ailleurs lié au lobby pro-israélien Elnet, enregistré en France et en Europe, dont le directeur exécutif parisien est Arié Bensemhoun. Ce cluster de comptes « a, par le passé, rendu visible des publications d’Elnet sur les réseaux sociaux », selon l’enquête initiale du Monde.

François Piquemal note : « Ce n’est pas la première fois que l’on a des menaces, du harcèlement en ligne de la part d’officines d’extrême droite israélienne ». Manuel Bompard, coordinateur national de LFI, cite les responsables et exige des comptes des autorités : « Si, comme l’envisage l’enquête du Monde, le gouvernement israélien est à l’initiative de cette opération, les autorités françaises doivent condamner cette ingérence. Les élections ne sont pas un terrain de jeu pour les agents des gouvernements étrangers, ni pour les barbouzes et autres agences d’influence ».

21 mars, veille du second tour : la publicité illégale en pleine période de réserve

L’opération atteint son paroxysme le 21 mars 2026, veille du second tour toulousain, en pleine période de réserve électorale. Des encarts publicitaires mensongers, associant François Piquemal à la mouvance islamiste, sont diffusés pendant plusieurs heures sur le site de La Dépêche du Midi, mais aussi sur les applications Vinted, Candy Crush, et sur un site de paris en ligne. Ces publications violent le code électoral, qui interdit toute communication à caractère électoral la veille d’un scrutin.

La Dépêche du Midi, précisant qu’elle avait confié la gestion de ses espaces publicitaires à une régie tierce, dénonce une « publication haineuse qui nuit au bon déroulement de la démocratie » et dépose plainte. Viginum est alerté. Une enquête judiciaire pour diffamation est ouverte. François Piquemal dépose plainte sur le fondement du code électoral.

Le lendemain, le 22 mars, Jean-Luc Moudenc est réélu avec 53,87 % des voix contre 46,13 % pour la liste d’union de la gauche. Le 28 mars, les avocats de François Piquemal (Marion Ogier, Clara Gandin, Lionel Crusoé et Xavier Sauvignet) déposent un recours en annulation devant le tribunal administratif. Leur communiqué l’affirme : « Pour la première fois à une telle échelle, les élections municipales en France ont été marquées par des ingérences numériques étrangères, documentées par le nouvellement créé Réseau de coordination et de protection des élections ».

Le rapport caviardé : quand le gouvernement étouffe les alertes de ses propres services 

La révélation du Canard enchaîné du 19 mai 2026 fait franchir à l’affaire un nouveau seuil. Selon l’hebdomadaire, le rapport public sur les ingérences israéliennes a été caviardé par le Président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP). François Piquemal l’annonce sur Twitter à 18h12 : « Nouvelles révélations aujourd’hui : selon Le Canard enchaîné, le rapport public sur les ingérences israéliennes a été caviardé par le Président de la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des financements politiques ».

Pour aller plus loin : « Peur de servir de tremplin à LFI » – Le pouvoir macroniste tente d’enterrer les ingérences israéliennes contre les insoumis

Il ne s’agit plus seulement d’une opération étrangère contre des élus français. Un responsable d’une institution indépendante de la République aurait délibérément amputé un rapport officiel pour en effacer les conclusions les plus compromettantes. Clémence Guette, députée LFI, formule la question que la démocratie impose : « Rappelons que dans cette affaire, Viginum a déjà identifié la société Blackcore, des proches de Netanyahou, et des anciens membres des renseignements israéliens comme à l’origine de l’attaque. Pourquoi cette omerta ? Pourquoi tenter d’étouffer cette affaire ? »

Un arsenal législatif sous-dimensionné face à une menace systémique qui va croître

La loi du 25 juin 2024, issue de la proposition de Sacha Houlié (Renaissance), votée sans La France insoumise, crée un registre des représentants d’intérêts étrangers tenu par la HATVP. Ses lacunes sont aujourd’hui mesurables à l’aune des faits : elle ne couvre ni les sociétés de conseil en influence numérique comme Blackcore, ni les lobbies de type Elnet, ni les prestataires de campagnes coordonnées. Loin de l’ambition du Foreign Agents Registration Act américain de 1938, elle ne prévoit aucune obligation d’enregistrement pour les acteurs qui ont opéré contre les candidats insoumis.

Viginum dispose de 60 personnels effectifs pour 2026, après une rallonge obtenue en cours d’exercice, alors que l’objectif de 65 ETPT (équivalent temps plein annuel travaillé) inscrit dans la loi de programmation militaire n’est toujours pas atteint. Le rapport sénatorial sur le PLF 2025 jugeait cette stagnation « inquiétante alors que les manipulations de l’information continuent de croître quantitativement et qualitativement du fait également de l’intelligence artificielle ». À l’échelle européenne, la première amende DSA infligée à Twiter par la Commission européenne, 120 millions d’euros le 5 décembre 2025, n’a pas empêché le réseau de servir de caisse de résonance aux opérations d’amplification liées à Elnet.

Les exigences insoumises : restaurer la souveraineté du scrutin, protéger la démocratie 

La conférence de presse du 20 mai place sur l’agenda de la présidentielle 2027 ce sujet. La France insoumise l’affirme avec fermeté : aucun compromis ne sera acceptable avec les puissances qui tentent de dicter les élections. La transparence doit remplacer le secret d’État utilisé comme paravent de l’impunité. Les services chargés de défendre la démocratie doivent être indépendants du gouvernement et placés sous contrôle démocratique. Les agents étrangers d’influence doivent être nommés, enregistrés, sanctionnés. François Piquemal l’a rappelé lors d’une question orale au gouvernement ce mercredi 20 mai : « Que fait le gouvernement ? Allez-vous convoquer l’ambassadeur israélien pour demander des explications ? Allez-vous déposer un projet de loi pour assurer notre souveraineté démocratique ? »

Les institutions qui caviardent les rapports d’ingérence doivent rendre des comptes. Les ingérences documentées exigent une riposte diplomatique immédiate, sans calcul politicien. Les mots de Clémence Guette valent programme : « Demande est faite de vérité et de justice. Il est demandé que toutes les mesures soient prises contre les ingérences étrangères. Aucune exception. »


 


2027 : garantir l’intégrité du scrutin présidentiel

L’affaire Delogu-Piquemal-Guiraud a dépassé l’histoire de trois élus pris pour cibles. Elle est le laboratoire grandeur nature des menaces qui pèsent sur le scrutin présidentiel de 2027, moins de dix mois après les révélations du 19 mai 2026.

La question n’est plus académique. Elle est opérationnelle : comment la France peut-elle garantir que les urnes de 2027 ne seront pas contaminées par des opérations de désinformation coordonnées, des faux sites d’information, des comptes inauthentiques amplificateurs, des publicités illégales et des ingérences géopolitiques visant à modifier le comportement électoral ?

Le scrutin présidentiel de 2027 sera le premier test grandeur réelle d’une démocratie libérale face à l’arsenal numérique de puissances étrangères. La République française doit y répondre non par la censure ou la répression, mais par la transparence, la traçabilité, la responsabilité et la poursuite des auteurs. Trois candidats LFI ont porté plainte, des journaux internationaux ont enquêté, Le Canard enchaîné a révélé un caviardage institutionnel. La balle est dans le camp de l’État. La question posée est aussi simple que fondamentale : un gouvernement qui caviarde ses propres rapports d’ingérence étrangère est-il capable de défendre la souveraineté du peuple lors du scrutin qui le jugera ?

Pour en savoir plus, retrouvez la conférence de presse retransmise sur YouTube de ce mercredi 20 mai : https://www.youtube.com/watch?v=2FEF_RVpO9A&feature=youtu.be

Sources:linsoumission.fr (Par Kayser Léolo)


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mardi 19 mai 2026

« Peur de servir de tremplin à LFI » – Le pouvoir macroniste tente d’enterrer les ingérences israéliennes contre les insoumis.

 

Le pouvoir macroniste souhaiterait cacher un rapport édifiant sur les ingérences israéliennes contre LFI ? Les dernières révélations à ce sujet du Canard enchaîné sont tout bonnement invraisemblables. Le 5 mai dernier, une réunion des membres du Réseau de coordination et de protection des élections devait valider la publication de son premier rapport public, traitant notamment des ingérences étrangères lors des dernières municipales. Pendant cette réunion, « Christian Charpy, le président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques − a exigé que des passages entiers soient caviardés », selon le journal. Un charcutage d’un rapport… « par peur de servir de tremplin à LFI ». Rien que ça !

Pendant les élections municipales, 3 candidats LFI ont en effet été visés par des campagnes de diffamation violentes : Sébastien Delogu à Marseille, François Piquemal à Toulouse et David Guiraud à Roubaix. Résultat : des milliers de messages diffusés par des faux comptes sur les réseaux sociaux pour mentir, les traîner dans la boue. Dans le viseur des autorités françaises : l’entreprise israélienne BlackCore. Parmi les profils gravitant autour de BlackCore, on trouve un proche du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. Mais parce que LFI serait la première victime de ces ingérences, il ne faudrait pas faire trop de bruit à ce sujet selon certains ?

Face aux premières révélations du Canard enchainé, Jean-Luc Mélenchon avait solennellement demandé au camp présidentiel un projet de loi afin de combattre ces ingérences étrangères. Les dernières et édifiantes révélations du palmipède posent plusieurs questions. Pourquoi organiser une telle omerta au plus haut sommet de l’État ? Les macronistes sont-ils prêts à laisser la France, portes et fenêtres ouvertes à toutes les ingérences, par « peur de servir de tremplin à LFI » ? Les ministres du gouvernement et surtout le premier d’entre eux, vont-ils dénoncer les comportements de membres de leur administration, prêts à accepter des atteintes à la démocratie comme celles-ci ? 

Par Nadim Février

« Le rapport qui démontre des ingérences israéliennes contre LFI existe. Il a été présenté à huis clos le 5 mai. […] Pourquoi cette omerta ? Pourquoi tenter d’étouffer cette affaire ? » – Clémence Guetté


Sources:linsoumission.fr.  (Par Nadim Février)


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lundi 18 mai 2026

« On nous vole notre salaire ! » – Le blocage des prix défendu par Jean-Luc Mélenchon et LFI plébiscité partout dans le pays.

 

Mélenchon/blocage des prix. Alors que les prix des carburants atteignent des records, Sébastien Lecornu prévoit d’annoncer jeudi 21 mai 2026 de nouvelles aides « ciblées ». Un nouvel écran de fumée qui se profile. Les équipes autour du Premier ministre le disent elles-mêmes en déclarant que « ce nouveau paquet s’inscrit dans la continuité de l’action menée depuis le début du conflit pour protéger les Français et les secteurs économiques les plus touchés des effets de la hausse des prix du pétrole et des produits dérivés ».

Le PDG de Total, Patrick Pouyanné – l’ami de Marine Le Pen et d’Emmanuel Macron – peut dormir sur ses deux oreilles. Le gouvernement n’entend en aucune façon mettre en place un blocage des prix en réduisant les marges des multinationales, à commencer par Total et ses 5,8 milliards de dollars de bénéfices réalisés en un trimestre, sur le dos du peuple. Le blocage des prix, proposition avancée par le candidat Jean-Luc Mélenchon, a déjà pourtant été appliqué en France en 1989, 1990 et 2020.

Il est aussi devenu une réalité dans de nombreux pays comme la Grèce, la Croatie et la Corée du Sud. Pour les conducteurs, c’est une mesure plébiscitée car elle permettrait une baisse immédiate du prix de l’essence à 1,70 euro. L’Insoumission relaie ici le témoignage de citoyennes et de citoyens dont le salaire est volé par la spéculation des multinationales, et leur conviction que le blocage des prix défendu par Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise est la solution qui s’impose pour faire face à l’urgence. Notre article.

« Il faut absolument bloquer les prix de l’essence. C’est intolérable que Total s’enrichisse sur le dos des travailleurs et des travailleuses ! »

Depuis plusieurs semaines, les équipes de l’Insoumission sillonnent le pays pour recueillir les témoignages de celles et ceux directement frappés par l’explosion des prix du carburant. Partout en France, les personnes rencontrées s’indignent de voir leurs salaires volés par la spéculation sauvage des multinationales de l’énergie qui vont jusqu’à répercuter à l’avance des hausses de prix anticipées pour le futur.

« Ma compagne fait 90 km de route par jour pour aller au travail, pour gagner le SMIC toute sa vie. Il faut absolument bloquer les prix de l’essence. C’est intolérable que Total s’enrichisse sur le dos des travailleurs et des travailleuses », dénonce par exemple un habitant de Laval au micro de L’Insoumission.

Même son de cloche à Clermont-Ferrand où une mère de trois enfants pointe clairement la responsabilité des multinationales du pétrole dans ses difficultés quotidiennes : « Avec l’augmentation des prix de l’essence, on se prive encore plus qu’avant et Macron ne fait rien, il laisse faire comme d’habitude. Pendant ce temps-là, Total et les autres se gavent et ils profitent. Ils nous volent notre salaire, tout simplement. » Pour rappel, TotalEnergies a vu ses profits augmenter de 51 % au premier trimestre 2026 par rapport à l’année dernière : des profits de guerre, ni plus, ni moins.


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« On doit choisir entre manger et conduire… Mélenchon a raison de vouloir bloquer les prix. Vivement 2027 ! »

Pour faire face à l’urgence, Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise défendent une solution claire : bloquer les prix pour stopper la spéculation entretenue par les multinationales, le gouvernement et ses soutiens.

Déjà appliquée en France en 1989, 1990 et 2020, cette solution est déjà à l’œuvre dans de nombreux pays dont la Grèce, la Croatie et la Corée du Sud. Elle permettrait, par exemple, de baisser immédiatement le prix de l’essence à 1,70 € le litre en prenant directement sur les marges et les dividendes indécents des groupes pétroliers, plutôt qu’en imputant leur avidité aux caisses de l’État par la distribution ponctuelle de « chèques énergie ».

Cette solution est par ailleurs largement plébiscitée dans le pays, comme à Dijon où Christine confie à L’Insoumission qu’elle adhère « totalement au programme de Jean-Luc Mélenchon notamment pour le blocage des prix et pour la paix. ».

Le lien

 Des témoignages similaires ont été récoltés à Chambéry où un automobiliste, s’inquiétant de devoir « choisir entre manger et conduire », déclare que « Mélenchon a raison de vouloir bloquer les prix ». 

Même constat de la part d’un jeune Marseillais rencontré par L’Insoumission, pour qui « Jean-Luc Mélenchon est le candidat le plus armé pour affronter les défis à venir. Il pourra réduire le chômage et la pauvreté. C’est le candidat le plus antiraciste et le plus à même de pouvoir augmenter le pouvoir d’achat. ».

Pour aller plus loin : « L’urgence, c’est le blocage des prix des carburants » – L’interview de Jean-Luc Mélenchon face à La Tribune Dimanche







Le Lien


« La grande leçon du moment est qu’il faut sortir au plus vite de la civilisation du pétrole dont les USA sont le centre au péril de toute l’humanité » – Jean-Luc Mélenchon .



Le blocage des prix défendu par Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise est une mesure nécessaire, mise en œuvre à plusieurs reprises en France et dans le monde, et défendue par de nombreux économistes pour faire face à la spéculation prédatrice des multinationales du pétrole.

Cela, bien sûr, il est difficile de le faire entendre à celles et ceux, du Parti socialiste au Rassemblement national, qui bénéficient directement de la spéculation en tant qu’actionnaires amenés à percevoir des dividendes, ou à Marine Tondelier qui se perd à reprendre les plus grotesques arguments du patronat dans le seul but de s’opposer à la France insoumise.

Pour autant, le blocage des prix ne pourra être qu’une mesure   d’urgence. Ainsi que l’ont martelé de nombreux citoyens rencontrés par L’Insoumission, la hausse des salaires et une plus juste répartition des richesses s’imposent pour faire face à la crise. Concernant le cas de TotalEnergies, entreprise parasite parmi les parasites qui ponctionne les salaires des travailleuses et des travailleurs sans payer aucun impôt sur les sociétés, sa nationalisation serait rentable dès la première année.

Mais plus largement et ainsi que l’a rappelé Jean-Luc Mélenchon dans une récente interview à la Tribune Dimanche, « la grande leçon du moment est qu’il faut sortir au plus vite de la civilisation du pétrole dont les USA sont le centre au péril de toute l’humanité. » À cette tâche s’attellera sans attendre un pouvoir insoumis en 2027.


Le lien










Sources:linsoumission.fr

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