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vendredi 11 septembre 2026

Rafraîchir les villes : plaidoyer pour le communalisme face au réchauffement climatique.

 

Réchauffement climatique. Une étude scientifique, publiée le 29 mai dernier dans la revue Nature Climate Change, prévoit que d’ici 2100, si rien n’est fait, les 5 % des villes les plus peuplées au monde seront confrontées à des élévations de températures pouvant dépasser les 8 °C. Dans les années à venir, les communes devront composer avec des épisodes de canicule intense. Elles font aujourd’hui face à une multiplication sans précédent des aléas climatiques.

Le système capitaliste ne se contente pas de dérégler le climat, amenant à l’augmentation de la température des villes. Il détruit la biodiversité, il pollue l’eau, l’air et les sols, raréfie les ressources indispensables, menace la santé et l’alimentation. Face à un avenir imprévisible et un réchauffement climatique irréversible, les communes peuvent être à l’avant-poste de la bifurcation écologique. Ainsi, lutter pour limiter les dégâts du dérèglement climatique impose la sortie du capitalisme et la bifurcation écologique. Cela peut commencer par l’application de mesures locales concrètes avec l’avènement du communalisme insoumis.

Gratuité des piscines publiques, de l’ouverture tardive des espaces verts et d’une manière générale de la mise à disposition de lieux de fraîcheur… Les nouveaux maires insoumis se sont déjà largement illustrés dans ce domaine. Plus largement, quel rôle peut avoir le nouveau communalisme dans la planification écologique ? Notre article.

Les communes vulnérables : de la résilience à la bifurcation

Après un été placé sous le signe de la canicule permanente, conséquence parmi d’autres de décennies d’inaction climatique, il apparaît de plus en plus clairement la nécessité de répondre aux besoins immédiats et à long terme des habitant·es. Une grande agglomération, une ville de taille moyenne ou un village se doit par sa politique d’assurer à toutes et tous un droit à la fraîcheur, un accès à une eau de qualité, un air respirable, un environnement non pollué, une alimentation saine et des étés respirables à l’extérieur, c’est-à-dire dans l’espace public comme à l’intérieur, c’est-à-dire chez soi.

Cette politique doit se construire avec les citoyens. C’est bien le rôle des mairies que de faire en sorte que la participation aux Plans locaux d’urbanisme soit non seulement la plus forte possible mais, dans le contexte de crise climatique actuellement connu et subi, que ces PLU soient les plus verts possibles afin que les communes restent tout simplement viables sur le long terme.

Alors que les vacances scolaires arrivaient, le premier épisode de la canicule de l’été 2026 a dépassé en intensité la canicule de 2003 et il s’en est suivi 4 autres en juillet et en août. Les températures extrêmes ont eu, dans les villes comme partout dans le pays, des conséquences sur la santé des habitant·es notamment des plus fragiles.

Il y a eu la traversée d’un été meurtrier, le nombre de personnes décédées en France se comptant en milliers, et des feux gigantesques subis notamment dans les Landes, en Gironde et dans le Var ainsi qu’une sécheresse extrême vidant les sols de leur eau dans des proportions jamais observées jusqu’alors, il convient de se référer cette fois à des fleuves comme la Loire ou le Doubs.

Pour aller plus loin : « Stérin, Bouygues… Stoppons ces milliardaires qui font sécession en Sologne » – Contre l’accaparement par les ultra-riches d’espaces naturels pour leurs parties de braconnage

La planification écologique communale

La durée du mandat des élu·es au conseil municipal, du ou de la maire et de ses adjoint·es est de six ans. Suite aux dernières élections municipales de mars 2026, il existe deux configurations : la mairie est résolue à lutter contre le réchauffement et peut planifier en 6 ans des politiques publiques écologiques : c’est le cas notamment des mairies insoumises. Ou bien la majorité en place est dans l’inaction ou le déni climatique et il revient dans ce cas de porter les propositions écologiques dans les rues et au sein des conseils municipaux dans l’opposition lorsque la présence s’y trouve.

Les mobilisations populaires et la puissance publique peuvent permettre le changement radical des modes de production et d’échanges afin de freiner les conséquences irréversibles du dérèglement climatique.

Lors des périodes caniculaires, les nouvelles municipalités insoumises prennent de nombreuses mesures salutaires. Il peut s’agir de la gratuité des piscines publiques, de l’ouverture tardive des espaces verts et d’une manière générale de la mise à disposition de lieux de fraîcheur, du contact régulier avec les personnes les plus vulnérables souvent inscrites dans les registres des centres communaux d’action sociale (les CCAS), la multiplication des points d’eau et des îlots de fraîcheur, la végétalisation des places principales.

La mise à disposition de points d’eau se fait par l’installation des fontaines à eau potables dans l’espace public et dans les espaces municipaux climatisés (médiathèques, mairies annexes). Le passage de la minéralisation à la végétalisation partielle des places étant une première étape vers la ville de demain faite de canopées, de places et de façades entièrement végétalisées et de grands axes ombragés.

En finir avec les coupes budgétaires, renforcer les solidarités

Dans le contexte de baisse des dotations de l’État aux collectivités, les communes disposent de moins de marges de manœuvre pour mettre en place des politiques publiques ambitieuses et efficaces. Les coupes budgétaires appliquées aux communes sont l’une des nombreuses manifestations de la dureté et de l’injustice du néolibéralisme. Cette politique se traduit concrètement par la fermeture des cafés, la disparition des services publics, l’urbanisme impersonnel, l’isolement et la solitude des plus précaires parfois dans des conditions extrêmes (personnes vivant sous le seuil de pauvreté dans une bouilloire thermique).

Pour autant, de nombreuses mesures concrètes sont applicables sans impliquer de grandes dépenses et certaines communes ont réussi parfois à maintenir leurs comptes avec des budgets excédentaires. Si les principes de libre administration des collectivités et de subsidiarité sont reconnus juridiquement aux niveaux constitutionnel et européen, une planification claire à l’échelon local implique quoi qu’il en soit des agents publics chargés de sa mise en œuvre ainsi que des moyens financiers et donc d’en finir avec le libéralisme opposé à la logique selon laquelle il faut des moyens pour répondre aux besoins.

Ne plus suffoquer dans les logements

Les canicules révèlent l’ampleur de la crise du logement. Il est cependant du ressort des mairies et des communautés d’agglomération de pouvoir réduire au minimum le nombre de passoires thermiques en augmentant les aides aux travaux d’isolation des logements en surchauffe.

Une politique municipale verte doit permettre de recenser ces logements exposés aux risques de surchauffe : derniers étages, combles aménagés, logements mal ventilés, sans volets ou avec des baies vitrées mal exposées, logements situés dans des quartiers minéralisés ou dans des îlots de chaleur urbains.

Plutôt que de s’en remettre aux climatiseurs individuels pour faire face aux canicules, les communes pourraient développer des réseaux de fraîcheur collectifs qui consomment moins d’électricité, coûtent moins cher aux particuliers et ne rejettent pas la chaleur dans l’air. Un tel réseau, sous forme embryonnaire, existe déjà à Paris (Pour un nouveau communalisme – Les livres de l’Institut La Boétie).

Face au réchauffement climatique, planifier et accélérer la rénovation thermique des écoles

À chaque canicule, les élèves et les équipes pédagogiques des écoles, des collèges et des lycées sont mis en danger et les conditions d’accueil, de travail et la qualité de l’enseignement sont dégradées. Et quand une école ferme plusieurs jours pour des raisons climatiques, des milliers de parents se retrouvent sans solutions. Afin que cette situation ne se reproduise pas continuellement, la mise en place urgente de grands plans de rénovation thermique réalisés à partir des relevés de températures effectués dans les établissements scolaires est une proposition concrète de la planification écologique communale appliquée à l’enfance.

Les plans locaux d’urbanisme reviennent aux collectivités et aux citoyens

L’augmentation de la présence de la nature en ville est un enjeu majeur. Dans l’espace public, les solutions aux hausses localisées de température peuvent être techniques, végétales et architecturales. En journée, villes et villages sont soumis au même rayonnement solaire mais la nuit venue, les espaces naturels refroidissent plus. En été, les centres des métropoles peuvent atteindre la nuit une température de 5 à 10 degrés supérieure aux zones naturelles (Villes et changement climatique – Ilots de chaleur urbains, paru aux éditions Parenthèses).

C’est parce que les îlots de chaleur se forment à très petite échelle et qu’aucune ville ne présente le même climat ni la même configuration architecturale que les solutions peuvent être locales et que des PLU verts sont aujourd’hui indispensables.

Comme outils de planification, ils peuvent comprendre la création de zones ombragées, l’enlèvement du bitume afin de désimperméabiliser les sols (5), l’augmentation d’a minima 20 % des espaces verts ou un moratoire visant à interdire toute nouvelle construction en béton. Cette liste est non exhaustive. Les municipalités peuvent soutenir les associations, les ressourceries, collectifs et régies de quartiers afin de visibiliser une écologie populaire communale.

Nouveaux risques, nouveaux droits

Lorsqu’il fait 40 degrés, travailler devient parfois impossible. Travail agricole, aides à domicile, agents d’entretien, ouvriers et ouvrières du bâtiment… derrière chaque canicule, il y a des femmes et des hommes qui continuent de travailler malgré les risques. Les travailleuses et travailleurs du secteur du bâtiment sont particulièrement exposés sur les chantiers en hauteur aux risques lors des canicules.

En France, des travaux de recherches (Epicea, Sécheresse) et des expérimentations portent spécifiquement sur les risques liés à la sécheresse, notamment en milieu urbain, où le phénomène des îlots de chaleur peut avoir des effets démultiplicateurs sur la mortalité au travail induite par la hausse des températures.

Le secteur du BTP tente cependant de s’acclimater au réchauffement. Les municipalités peuvent accompagner les entreprises à trouver les meilleures parades ou qui décalent les horaires. À contrario, dans les cas où des salarié·es du bâtiment seraient volontairement exposés aux fortes chaleurs et en seraient victimes, les municipalités pourraient se constituer partie civile.

Pour éviter l’assèchement et l’augmentation de la chaleur dans les rues, il revient aussi aux professionnels de la construction de réfléchir à la création d’îlots de chaleur en ville, notamment en créant de l’ombre afin de protéger les sols et les personnes dans l’espace public.

Un droit à la fraîcheur pour toutes et tous

À rebours de la raréfaction des lieux publics de convivialité, les communes peuvent se distinguer en ouvrant des lieux-refuges. En période de fortes chaleurs, l’ensemble des lieux publics indispensables pour se rafraîchir, à l’instar des lieux culturels (musées, médiathèques, cinémas) climatisés doivent être accessibles gratuitement. L’accès aux loisirs et à la fraîcheur pendant les épisodes caniculaires doit être garanti avec une plus grande amplitude des horaires d’ouverture de ces lieux.

Il faut localiser et rendre accessibles et sûrs, sur tout le territoire, les espaces naturels frais, renforcer la surveillance des bois et forêts communaux, proposer des moratoires pour interdire toute construction en béton, inciter par des tarifs préférentiels ou par la gratuité à se rendre dans des endroits frais comme les musées, les médiathèques, les salles de cinéma ou les musées, étendre les périodes d’ouvertures et l’amplitude horaire des bassins extérieurs devenus gratuits pour l’ensemble des habitant·es lors des périodes de vagues de chaleur.

Rafraîchir les villes revient à protéger les arbres matures et créer des strates végétales denses telles que des canopées. Municipaliser l’eau et conserver les grands arbres existants, véritables climatiseurs naturels de ces quartiers et associer systématiquement arbres, arbustes et végétation basse pour créer des oasis de fraîcheur sont des mesures communales concrètes pour rendre effectif ce nouveau droit à la fraîcheur.

Changer les villes, préserver les espaces

Si une gestion rigoureuse de la distribution d’eau est indispensable, l’aménagement des espaces verts urbains et le choix des matériaux de construction des bâtiments afin de réfléchir au maximum le rayonnement solaire doivent désormais faire l’objet de toutes les attentions. S’agissant des sols, il est nécessaire de remplacer le bitume par des revêtements perméables ou clairs qui emmagasinent moins la chaleur diurne et permettent de l’évacuer plus facilement la nuit.

Les personnes les plus exposées doivent pouvoir être accompagnées de la meilleure façon possible lors des épisodes caniculaires. Cela se fait notamment lors de l’activation du plan canicule avec le recensement des personnes vulnérables, isolées ou âgées par les CCAS (6) afin d’assurer un suivi régulier, des appels et des visites.

Écologie planifiée et refus de la fatalité

L’écologie planifiée et populaire protège les populations des aléas climatiques. Les libéraux oscillent entre déni, inaction, mépris et condescendance envers les voix qui s’élèvent pour la porter et la mettre en œuvre. Ils peuvent parfois en approuver certaines mesures mais ne seront jamais réellement disposés à remplacer leur modèle productiviste dépassé par un collectivisme responsable.

Malgré l’influence néfaste des réactionnaires, les derniers climatosceptiques s’apercevront probablement petit à petit que la canicule de 2026 n’était pas celle de 1976. Refusant la fatalité face à la crise écologique, les communalistes sont, au sein des luttes populaires et des conseils municipaux, aux avant-postes de la planification pour sortir de l’impasse du réchauffement climatique conséquence d’un capitalisme irresponsable menant l’écosystème à sa perte. Car les mesures, les outils et les processus délibératifs proposés par le communalisme peuvent améliorer dès maintenant les conditions de vie et serviront demain à la bifurcation écologique au niveau national.

Sources:linsoumission.fr (Par Arthur Abbatucci)

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jeudi 10 septembre 2026

La maison Le Pen tangue dès le début de campagne : le RN se déchire .


C’est un début de campagne en fanfare au RN. Les faux pas de Marine Le Pen et ses fidèles se multiplient, et, pire encore, les divisions internes au parti s’étalent au grand jour. La candidature de Le Pen a fait beaucoup de déçus, à commencer par le jeune premier, frustré dans ses ambitions, Jordan Bardella.

Alors que les élus RN s’embourbent dans des affaires judiciaires, deux clans à l’intérieur du parti affûtent leurs couteaux, Bardella et ses fidèles semblent bien décidés à torpiller la candidature de Le Pen. En plein débat au MEDEF, cette dernière s’est trouvée bien isolée, d’autant que son conseiller économique, proche du patronat, a été mis à la porte par la patronne, et a choisi le débat face au patronat pour l’annoncer publiquement.

Derrière l’éviction de Durvye, c’est celle de tout le cercle de proches de Bardella qui se cache. Ce dernier est de plus en plus mis sur la touche au profit de… Marion Maréchal, nièce de Marine Le Pen. C’est une tradition au RN, qui demeure encore et toujours une boutique familiale. Notre article.

Pour aller plus loin : Le Pen – Bardella : le fossé se creuse 

Illusions perdues pour Bardella et ses fidèles

François Durvye était devenu un rouage important au RN en quelques mois : en ouvrant à Bardella et Le Pen les portes du patronat français, l’ancien bras droit de Stérin tissait sa toile et montait des passerelles entre capitalistes et extrême droite. Quitte à se mettre à dos la garde rapprochée de Le Pen (comme le député Jean-Philippe Tanguy) et à pousser pour une candidature de Jordan Bardella à la présidentielle, au cas où Le Pen aurait été jugée inéligible par la Cour d’Appel le 7 Juillet. 

Pour aller plus loin : Le RN et Le Pen : parti de voleurs d’argent public 

Première déception pour Bardella et son clan : Marine Le Pen se déclare candidate quelques heures après le verdict favorable de la Cour d’Appel. Durvye, avec le propre directeur de cabinet de la candidate, se montre clairement déçu par la situation, au point de suggérer à Bardella de doubler la patronne et de se déclarer candidat avant elle. Assistant à la scène, Nolwenn Olivier s’empresse de cafter auprès de sa tante… Marine Le Pen. La nièce sera bien récompensée en étant propulsée comme responsable de la communication de la candidate. 

Cet épisode grille complètement Durvye au RN : les fidèles de Le Pen verrouillent le parti et le conseiller économique, qui se voyait déjà ministre de l’Economie de Jordan Bardella, est mis à l’écart pendant l’été. Il se paie tout de même un ultime croche-patte contre son ex-patronne en rendant public son départ (« souhaité » par Marine Le Pen) pendant que celle-ci patauge face au MEDEF. Plus gênant encore, Bardella avait été mis au courant de cette annonce et n’en avait pas informé sa candidate, avec laquelle, claironnent les responsables RN, il aurait d’excellentes relations.

Pour aller plus loin : Marine Le Pen : Milei s’invite au débat du MEDEF

Le discours de façade de Bardella dans la presse cache mal la marginalisation du président du RN dans son propre parti. Et le patient travail mené avec Durvye auprès du patronat, pour passer pour les meilleurs gestionnaires du système après l’échec macroniste, est détricoté par la minable performance de Le Pen devant les patrons, malgré sa volonté de couper 125 milliards d’argent public, et par la mise à l’écart bruyante de Durvye. Il ne reste à Bardella que ses yeux pour pleurer et un parti en difficulté, incapable de trouver une banque pour lui prêter les fonds nécessaires pour la campagne présidentielle. 

Pour faire oublier ces tensions internes et le passage raté devant le MEDEF, les bras droits de Le Pen sortent de leur chapeau, comme depuis des années, une proposition raciste : sanctionner par des amendes les femmes portant un voile. Outre l’islamophobie et la bêtise de la proposition (comment différencier un voile islamique d’un voile qui ne l’est pas ?), les cadres du RN se sont aussi déchirés à ce sujet. 

Pour aller plus loin : Le RN promet des amendes aux femmes voilées, une nouvelle mesure islamophobe et sexiste

Les députés Tanguy et Chenu se sont de suite prononcés pour une application immédiate et sévère de leur mesure…avant de voir leurs propos tempérés par Andréa Kotarac, autre élu RN proche de Le Pen. Bardella s’enfonce dans la brèche et remet la décision à plus tard, entre les mains d’un hypothétique référendum : une combinaison de rancœurs internes et d’incompétence ! 



A regarder ici


Cet épisode en est un parmi d’autres de passes d’armes, de piques ou de silences qui en disent long, qui se diffusent publiquement depuis plusieurs mois. Dans sa vidéo sur la rentrée de septembre, Bardella préfère parler de ses thèmes racistes (interdire le regroupement familial…) plutôt que des thèmes racistes de Le Pen (voile…). 

Le verrouillage de la boutique familiale du RN par Le Pen

Une fois de plus, le fonctionnement du RN en petits clans qui se détestent éclate au grand jour : les divergences idéologiques sont superficielles. Le Pen veut passer pour plus « sociale » que Bardella et le reste de la droite, mais brosse le patronat dans le sens du poil et prône la même casse sociale. Ces contradictions programmatiques et/ou stratégiques sont surtout un prétexte à favoriser son clan plutôt que celui d’en face.

Dans ce domaine Bardella en connaît un rayon : à ses débuts au FN/RN, il était « souverainiste populaire » aux côtés de Philippot en 2015. Sentant le vent changer de sens, le jeune premier s’est vite reconverti en ultralibéral, proche de Ciotti et arpentant la Jet-set.  

Et pendant qu’il passait son été en soirée et restaurants de luxe, de plus en plus isolé selon ses proches, Marine Le Pen verrouillait tout son appareil de campagne. Elle y recycle sa famille et en faisant même le job de Bardella, comme en animant le séminaire des délégués départementaux du parti, un rôle qui est normalement celui du président du parti. De la même manière, Bardella n’a même pas participé à la préparation du débat de Le Pen au MEDEF, cette dernière restant seule avec sa garde rapprochée. 

Et Marine Le Pen elle-même ne répugne pas à planter quelques couteaux dans le dos de son ex-protégé, comme en faisant fuiter le titre de son futur livre dans la presse. Et, pour permettre au RN d’occuper un créneau ultralibéral tout en écartant Bardella, Le Pen remet au goût du jour une recette maison : sa nièce Marion Maréchal, un temps passé chez Zemmour. Sentant l’odeur âcre de son inutilité (Maréchal est au moins autant raciste et proche du patronat que lui) et de sa mise au placard programmée, Bardella s’emporte : « ce sera elle ou moi ! » a-t-il fulminé en quittant une réunion. 

Au-delà des querelles de personnes, certes des fois savoureuses à suivre, ces tensions au RN sont une cristallisation des contradictions qui traversent le FN/RN depuis des années : poursuivre la ligne « nationale, sociale et populaire » de Le Pen, ou assumer une droitisation du RN, s’inspirer de Trump, Meloni, et, plus récemment, Keir Starmer au Royaume-Uni. En fin de compte, le plus satisfaisant est de regarder à quel point les déchirements sur ces deux positions peuvent conduire le RN dans le mur. Et pendant ce temps, ce sont bien les Insoumis qui incarnent, par leur programme clair et leurs actions, l’alternative au néolibéralisme et au capitalisme. 

Sources:linsoumission.fr (Par Alexis Poyard


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mercredi 9 septembre 2026

« Fermer encore des hôpitaux ? » – Le billet d’humeur de Christophe Prudhomme.

 

Il faut fermer les hôpitaux où on est mal soigné ». Une phrase signée du député LR Philippe Juvin, rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale. Une affirmation ne reposant sur aucune donnée fiable, que de nombreuses contre-affirmations viennent contredire. Qui peut affirmer que la fermeture de maternités de proximité a amélioré la qualité du suivi des grossesses ? Comment énoncer une telle phrase, alors que les hôpitaux publics meurent à petit feu de leur sous-financement ? Christophe Prudhomme de déclarer à ce sujet : « Philippe Juvin n’a aucune légitimité de se prévaloir de sa qualité de médecin pour juger la qualité du travail de ses collègues dans les hôpitaux de proximité ». Cinglant. Son billet d’humeur de la semaine.

« Un argument ne vise pas à améliorer la qualité des hôpitaux mais uniquement à faire des économies. »

Le député LR Philippe Juvin, rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale, annonce qu’« il faut fermer les hôpitaux où on est mal soigné ». Cette phrase pose plusieurs problèmes car quelle est la définition d’un hôpital où on est mal soigné. Pour ce député, il s’agit en fait des hôpitaux de proximité et son argument est que la faiblesse de leur activité ne permettrait pas d’assurer la qualité des soins. Il s’agit d’une affirmation qui ne repose sur aucune donnée fiable et le contre-exemple est la fermeture des maternités de proximité qui n’a pas amélioré la qualité du suivi des grossesses, bien au contraire.

En effet, il énonce que : « on ne fait bien que ce qu’on fait souvent » ? C’est en partie vrai, mais alors dans ce cas son argument tombe car souvent les médecins dans les petits établissements réalisent chacun souvent plus d’actes que ceux exerçant dans les très grandes structures. Ce qui est encore plus contestable est qu’en fait cet argument ne vise pas à améliorer la qualité des hôpitaux mais uniquement à faire des économies.

Pour aller plus loin : « Santé : besoins de main d’œuvre » – Le billet d’humeur de Christophe Prudhomme

Le problème avec cet élu est qu’il est aussi médecin. Il devrait donc savoir que la qualité des soins repose aussi sur leur accessibilité et, en tant qu’urgentiste, que des études ont montré qu’il était nécessaire de disposer d’un hôpital doté notamment d’un service d’urgence ouvert 24h sur 24 à moins de 30 minutes d’accès en voiture pour assurer la sécurité des patients. Il s’agit d’un préalable en termes de politique de santé avant toute considération financière.

Donc la priorité politique doit être de savoir quelle organisation est la plus adaptée pour répondre à cet objectif. Pour cela, la solution n’est pas de supprimer les hôpitaux de proximité mais de se donner les moyens d’y affecter des médecins dont les compétences seront entretenues pour certains grâce à une activité mixte dans plusieurs établissements, ce qui se fait déjà dans plusieurs pays. Ce d’autant que la gradation des prises en charge existe déjà avec les maladies courantes prises en charge en proximité et les services spécialisés concentrés dans les hôpitaux disposant de plateaux techniques importants comme les CHU.

Enfin, ce qui est le plus contestable dans les affirmations de P. Juvin est qu’il cumule son poste de député avec son emploi de chef de service des urgences d’un grand hôpital parisien et qu’il se targue de sa connaissance du système pour donner des notes aux hôpitaux. Alors je pose une question à ce monsieur pour savoir s’il est bien raisonnable pour assurer le bon fonctionnement de son service et la qualité des soins qui y sont offerts de cumuler ces deux fonctions depuis de très nombreuses années dans le contexte de crise que connaissent les urgences hospitalières ?

Pour moi la réponse est claire. Monsieur Juvin a tout à fait le droit en tant que député de proposer ses solutions pour faire des économies dans les dépenses de santé, par contre il n’a aucune légitimité de se prévaloir de sa qualité de médecin pour juger la qualité du travail de ses collègues dans les hôpitaux de proximité.

Sources:linsoumission.fr      ( Par Dr Christophe Prudhomme)

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mardi 8 septembre 2026

Explosion du prix du gaz, le blocage des prix proposé par Mélenchon convainc de plus en plus.

 

Gaz. Combat de longue date de La France insoumise, le blocage des prix permettrait de soulager immédiatement les foyers les plus modestes tout en instaurant un rapport de force avec les multinationales qui transforment chaque crise en nouvelle source de profits. Jean-Luc Mélenchon a de nouveau défendu cette mesure samedi dernier à la Braderie de Lille en l’inscrivant dans la possibilité de « décréter l’urgence sociale ». Dès 2027, ce blocage des prix pourrait ainsi s’appliquer aux produits de première nécessité pour l’alimentation, à l’énergie, et aux loyers. Une réponse d’urgence qui ouvre aussi la voie à une reprise en main collective de notre politique énergétique. Notre article.

Décréter l’urgence sociale, une proposition insoumise qui change tout

Depuis le printemps 2026, la guerre déclenchée et menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran provoque un nouveau choc énergétique mondial. Le blocage du détroit d’Ormuz, par lequel transitent près d’un quart du commerce mondial de pétrole et un cinquième du gaz naturel liquéfié, a profondément perturbé les approvisionnements. L’Agence internationale de l’énergie évoquait dès le début du conflit « la plus importante perturbation » de l’approvisionnement pétrolier de l’histoire. En quelques jours, les cours internationaux du gaz avaient bondi de 50 %, ceux du pétrole de 70 %.

Quelques mois plus tard, la crise arrive directement dans les factures. Au 1er septembre, le prix repère du gaz a encore augmenté de 5,6 %, atteignant 172 euros le mégawattheure, son plus haut niveau depuis la création de cet indicateur en 2023. Six millions de foyers disposent d’une offre indexée sur ce prix de référence et, pour un ménage se chauffant au gaz, la hausse peut représenter une centaine d’euros supplémentaires sur l’année. À la pompe aussi, le choc est brutal : depuis le début de la guerre, essence et gazole ont fortement augmenté, ce dernier ayant dépassé les deux euros le litre en moyenne.

Derrière ces chiffres, ce sont d’abord les classes populaires qui paient la crise. Pour les millions de personnes sans alternative à la voiture, la hausse du carburant signifie rogner encore sur le reste pour aller travailler ou emmener les enfants à l’école. Pour celles qui se chauffent au gaz, elle annonce un nouvel hiver à arbitrer entre les dépenses essentielles. Et le choc pourrait dépasser largement les seules factures énergétiques : transport, agriculture et industrie dépendent massivement des hydrocarbures. Une nouvelle poussée inflationniste qui rend d’autant plus urgente la question de savoir qui doit payer la crise.

La crise et ses bénéficiaires 

Mais les crises ne frappent pas tout le monde de la même manière. Dans l’énergie, elles sont même devenues de formidables accélérateurs de profits. TotalEnergies en fournit l’exemple le plus outrageux : après la crise sanitaire, puis la guerre en Ukraine, le groupe a enregistré des bénéfices historiques, dépassant les 20 milliards de dollars plusieurs années de suite. Une envolée qui ne s’explique pas seulement par la hausse des coûts. Entre 2017 et 2024, dans la branche « énergie, eau et déchets », les profits auraient ainsi contribué à près de la moitié de l’augmentation des prix de production.

La crise actuelle reproduit cette mécanique. Le carburant vendu dans les stations au lendemain des premiers bombardements avait été extrait, acheté et raffiné avant l’envolée des cours. Pourtant, les prix à la pompe ont immédiatement augmenté : raffineurs et distributeurs anticipent les cours futurs et les répercutent sur leurs tarifs actuels. Autrement dit, la crise permet d’appliquer aujourd’hui les prix de demain et de dégager au passage des marges supplémentaires.

Pour aller plus loin : Pourquoi il faut bloquer les prix – Fondation insoumise

C’est là que se trouve le cœur du problème : les prix ne sont pas le résultat parfaitement neutre de l’offre et de la demande. Dans des secteurs concentrés comme l’énergie, quelques multinationales disposent d’un pouvoir considérable sur leur formation et sur leurs marges. Dès lors, empêcher qu’une guerre se transforme en nouvelle machine à surprofits suppose de s’attaquer directement à cette formation des prix. C’est précisément ce que les réponses gouvernementales se refusent jusqu’ici à faire.

Des mesures cosmétiques et inefficaces 

Face à cette flambée des prix, le gouvernement multiplie pourtant les mesures qui contournent soigneusement le cœur du problème. Contrôles dans les stations-service, éventuel encadrement des marges des distributeurs ou libération de 14 millions de barils issus des stocks stratégiques français : autant de réponses qui ne résolvent rien et qui laissent intactes la spéculation et les marges réalisées en amont par les raffineurs.

Même logique avec les chèques énergie : plutôt que d’empêcher les prix de s’envoler, l’État compense après coup une partie de la facture. Et ainsi, les multinationales encaissent et ce sont les finances publiques qui trinquent, alors même que le gouvernement se refuse toujours à augmenter les recettes par l’impôt progressif et la mise à contribution des superprofits. 


Le lien









Le Rassemblement national ne rompt pas davantage avec cette logique en proposant d’abaisser la TVA sur les carburants et l’énergie de 20 % à 5,5 %. Rien ne garantit en effet qu’une baisse de taxe soit intégralement répercutée sur le prix payé par les consommateurs : sans encadrement des prix et des marges, elle peut être en partie absorbée par les entreprises. Surtout, elle ferait perdre plusieurs milliards d’euros de recettes à l’État sans toucher aux mécanismes qui permettent aux grands groupes de profiter de la crise.

La libération des stocks stratégiques, les chèques énergie, les contrôles dans les stations-service ou encore la baisse de la TVA proposée par le RN sont autant de mesures cosmétiques qui en disent long sur le logiciel politique de ces formations : ne jamais s’attaquer aux racines capitalistes du problème, car cela impliquerait d’entrer en rapport de force avec les multinationales, leurs alliés et les principaux bénéficiaires de la crise. On contrôle, on indemnise ou on baisse les taxes, mais on laisse aux acteurs privés la maîtrise de la formation des prix : c’est précisément à l’encontre de cette logique que la proposition de blocage des prix entend déplacer le débat.

Le blocage des prix : une mesure efficace largement éprouvée 

Contrairement au récit médiatique dominant et aux cris d’orfraie d’une partie de la classe politique, le blocage des prix n’a pourtant rien d’une mesure extravagante. Le droit français permet déjà de réglementer les prix en cas de circonstances exceptionnelles et l’État y a eu recours à plusieurs reprises : lors de la guerre du Golfe en 1990, après le cyclone Hugo en Guadeloupe ou, plus récemment, pendant la crise du Covid-19 pour les masques et le gel hydroalcoolique. Dans les Outre-mer, l’intervention publique est même permanente sur certains produits essentiels : à La Réunion, le prix des carburants est fixé chaque mois par la puissance publique.

Ailleurs en Europe, plusieurs gouvernements ont également encadré directement les prix ou les marges face aux poussées inflationnistes. La Croatie plafonne ainsi les prix des carburants depuis 2021, tandis que la Grèce a choisi d’encadrer les marges des entreprises afin d’empêcher qu’elles ne profitent de l’inflation pour augmenter leurs bénéfices. Des expériences qui battent en brèche l’idée selon laquelle toute intervention publique sur les prix conduirait mécaniquement à la pénurie.

Reste alors la question du rapport de force. Si les grands groupes pétroliers décidaient de contourner durablement un blocage en vendant ailleurs leur production, l’État dispose d’autres leviers : réglementation, réquisition des stocks et, à terme, maîtrise publique du secteur. La question du blocage dépasse donc celle d’une simple mesure d’urgence : elle pose celle de savoir qui, du marché ou de la puissance publique, doit décider de l’accès à un bien aussi essentiel que l’énergie.

Mesures d’urgence et vision long-termiste : le blocage et plus encore

Comme le rappelait Manuel Bompard il y a quelques mois sur le plateau de BFMTV, qui semblait avoir à cœur de défendre le bilan social et international du gouvernement sur la question énergétique, le blocage des prix reste une mesure de court terme. Elle tranche pourtant radicalement avec les réponses du gouvernement et de l’extrême droite qui, par refus d’entrer en conflit avec les grands capitalistes et les profiteurs de crise, se refusent à prendre le problème des gens ordinaires et des foyers modestes à bras-le-corps.

Mais au-delà de l’urgence, La France insoumise se distingue aussi de ses adversaires par une appréhension plus globale du problème énergétique : le blocage des prix n’est pas une fin en soi, mais la première étape d’une politique qui doit aussi s’attaquer aux causes structurelles de ces crises.

Mais bloquer les prix ne suffira pas à empêcher la prochaine crise. Guerres, tensions géopolitiques, spéculation et dépendance aux hydrocarbures rendent ces chocs de moins en moins exceptionnels. La France importe aujourd’hui la quasi-totalité du pétrole qu’elle consomme : retrouver une maîtrise collective de l’énergie suppose donc de réduire cette dépendance par la bifurcation écologique, le développement des transports publics, la rénovation thermique et la planification énergétique. À cette souveraineté énergétique doit aussi répondre une politique internationale tournée vers la paix : le cessez-le-feu et le non-alignement sont aussi des réponses à une crise dont les conséquences économiques sont payées par les populations.

À plus long terme se pose enfin la question de la propriété des grands groupes énergétiques eux-mêmes. Car si TotalEnergies peut décider de ses investissements, de l’utilisation de ses profits ou de la destination des carburants raffinés en France, la puissance publique reste dépendante des choix d’un groupe guidé par les intérêts de ses actionnaires.

Sa nationalisation permettrait au contraire de reprendre la maîtrise d’une partie de la chaîne énergétique et d’orienter ses milliards de profits vers l’investissement, la bifurcation et les besoins de la population. Une perspective qui n’a d’ailleurs rien d’étrangère à l’histoire de l’entreprise : l’ancêtre de TotalEnergies, la Compagnie française des pétroles, avait été créé en 1924 à l’initiative de l’État précisément pour garantir l’indépendance énergétique française.

Bloquer les prix aujourd’hui, sortir de la dépendance aux hydrocarbures demain et reprendre collectivement la maîtrise de l’énergie : l’urgence sociale ouvre ainsi sur une question plus profonde, celle de savoir qui doit décider de nos besoins essentiels : les marchés et leurs actionnaires, ou la puissance publique et la population.

Sources:linsoumission.fr (Par Victor G)

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lundi 7 septembre 2026

BRÛLER LA DETTE : POURQUOI ILS VOUS MENTENT ?

                                                                                       

Comprendre pourquoi et comment brûler la dette.







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dimanche 6 septembre 2026

Une majorité de Français d’accord avec Mélenchon pour annuler la dette due à la Banque centrale européenne.

Mélenchon. Un sondage pour le Huffington Post paru ce samedi 5 septembre va donner des sueurs froides aux adversaires de LFI. D’après cette étude, une majorité de Français (58%) est favorable à la proposition de Jean-Luc Mélenchon d’annuler la dette de la France due à la Banque centrale européenne. « Une idée qui fait son chemin » et « réussi à convaincre » indique le journal. A noter, seuls 31% des Français s’y opposent et 27% n’ont pas d’avis, ce qui laisse une large part de progression aux insoumis au regard des huit mois de campagne à venir. Autre élément qui mérite d’être relevé : 42% des sympathisants du « bloc central » (Renaissance, MoDem et Horizons) sont…en soutien de l’idée !

Les partisans de Gabriel Attal et Edouard Philippe ne prennent donc pas au sérieux les formules grandiloquentes et alarmistes de leurs candidats qui se déchainent contre le leader insoumis et sa proposition. Pour le favori macroniste, Gabriel Attal, « cela condamnerait la France à la plus grave crise qu’elle a jamais connue ». Mais sans doute que les sympathisants du « bloc central » n’ont-ils pas apprécié les 1000 milliards de dette publique supplémentaire généré par l’ex premier ministre et les siens, depuis 2017.

La proposition de Jean-Luc Mélenchon bénéficiait déjà d’une assise technique par les plus de 50 économistes rejoignant la proposition insoumise. Elle est désormais majoritaire dans le pays. L’objectif est désormais connu, et sa compréhension explique que l’idée gagne du terrain.

Mettre la dette au frigo, c’est sortir de la dépendance aux marchés financiers et retrouver une capacité à investir. Et retrouver cette capacité est un objectif partagé par de nombreux pays européens, tels que l’Italie, l’Espagne, la Belgique, la Grèce. Et même les Allemands, comme l’a rappelé Jean-Luc Mélenchon lors de son moment politique, ceux là même « qui ont 4000 ponts et 2000 écoles à rénover et qui prévoient déjà 4,6 % de déficit pour l’année 2028 ont besoin de réduire la pression sur la dette pour investir. »

La proposition de Jean-Luc Mélenchon bénéficiait déjà d’une assise technique par les plus de 50 économistes rejoignant la proposition insoumise dans une tribune récente. Elle est désormais majoritaire dans le pays et pourra être appliqué dès 2027 car elle est une cause commune de nombreux Etats européens. En France, elle permettra d’accéder la construction d’une nouvelle économie, au service des besoins, et à la hauteur des urgences sociales et écologistes.

Sources:linsoumission.fr (Par Sylvain Noël,rédacteur en chef) 

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samedi 8 août 2026

La dynamique de Mélenchon s’amplifie, l’insoumis talonne Le Pen et devance tous ses concurrents.

 

 Quelques jours après la fin de la tournée massive de leurs caravanes populaires, une bonne nouvelle s’ajoute au tableau des insoumis en vue de 2027. D’après un sondage Cluster 17 paru le 6 aout, Jean-Luc Mélenchon est la personnalité la plus soutenue et la plus populaire, hors Rassemblement national, avec 15,8%. Derrière lui, on trouve Edouard Philippe à 11%, Raphael Glucksmann à 7,6%, et loin derrière ses autres concurrents largement dépassés par les évènements. Gabriel Attal est à 3,2%, François Hollande est à 2,7%, Marine Tondelier à 1,1% et Olivier Faure 0,2%.

Ainsi, même les sondages, biaisés et manipulés, peinent à cacher la progression constante du candidat insoumis dont le début de campagne a été, de l’avis général, un sans-faute. Celui qui était à un point du second tour en 2022, confirme qu’il est le mieux préparé pour « battre à plate couture » l’extrême droite, selon ses termes. Déjà plébiscité par plus 338 000 soutiens populaires, le leader insoumis est fort d’une équipe nombreuse, d’un programme, et d’une organisation structurée que lui jalousent ses concurrents.

Même cet été, les insoumis sont parvenus à réaliser une nouvelle démonstration de force par leur campagne hyperactive de caravanes populaires, un dispositif visant à présenter le programme de Jean-Luc Mélenchon et faire inscrire un maximum d’habitants sur les listes électorales. Une séquence réussie, remarquée, et qui distingue le mouvement insoumis de ses concurrents par son sens de l’organisation et ses objectifs d’élargissement.

Pour l’organisation insoumise, le prochain rendez-vous est déjà fixé et visible. Du jeudi 20 aout au dimanche 23 aout, les AMFIS d’été de LFI se tiendront à Valence, avec des cycles de débats, de formations et de rencontres. Les premières annonces révèlent une programmation déjà exceptionnelle, qui permet chaque année aux insoumis de prendre la tête de la rentrée politique et d’imposer dans le débat leurs propositions pour transformer la société, avec en leur coeur la révolution citoyenne.

Sylvain Noel, rédacteur en chef

Pour en savoir plus : L’État et la révolution citoyenne : le nouveau livre de l’Institut La Boétie !

« Je serai au second tour de l’élection présidentielle. Et nous gagnerons, car la France n’est pas un pays fasciste ou raciste. » – Jean-Luc Mélenchon

Sources:linsoumission.fr

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vendredi 31 juillet 2026

Immigration en Espagne : l’extrême droite joue à fond sa partition raciste, la macronie court derrière.

  Immigration. Sur le dos de milliers de vies humaines, une vaste opération de manipulation est en cours, initié et coordonné par l’extrême droite européenne, et derrière laquelle court la macronie. Dans la ville espagnole de Ceuta, en Afrique du Nord, le vestige de l’empire colonial espagnol voit entrer en son sein près de 60 000 migrants venus du Maroc voisin. Prétextant un soi-disant appel d’air provoqué par des régularisations de sans-papiers par le gouvernement, l’extrême droite espagnole suivie de ses complices européennes dénonce une « invasion migratoire », une « déferlante » sur l’Europe. Seul hic : le plan de régularisation a pris fin il y a un mois.  

Au mépris total des milliers de réfugiés à Ceuta, et des 57 malheureux morts noyés – bilan qui s’alourdit d’heure en heure – en tentant de traverser le détroit de Gibraltar, l’extrême droite de toute l’Europe, avide de sang frais, se jette sur l’occasion. La Première ministre italienne, d’extrême droite, et son homologue danoise, sociale-démocrate (!) ont demandé la suspension de l’Espagne de l’espace Schengen, qui garantit la libre circulation des personnes dans ses limites. Elles sont reprises sans hésiter par Le Pen et Bardella, trop heureux de déverser leur haine raciste comme on vide ses poubelles. 

Problème : Ceuta est exclue de l’accord de de Schengen pour la libre circulation des personnes. Alors que 40 000 migrants sont déjà repassés au Maroc, le RN dénonce tout de même une « invasion migratoire », jusqu’à reprendre le pire du complotisme raciste contre l’immigration. Notre article.

Pour aller plus loin : Impérialisme américain : les États-Unis, un Empire fondé sur la violence et le racisme

La fumisterie du RN et l’opportunisme des macronistes sur l’immigration 

En bons nationalistes, le RN prend ses consignes…à Washington, puisque leurs éléments de langage sont ceux de Donald Trump, un véritable copier-coller. Mais Jordan Bardella, si surprenant que cela puisse paraître, mobilise aussi des références plus « littéraires », en dénonçant un « changement de peuple » en cours à Ceuta. Il aura lu les fiches écrites par ses assistants, ou bien le temps libre qu’il passe à ne pas travailler lui auront permis de lire Renaud Camus, chantre de la théorie du complot raciste du Grand Remplacement : le « changement de peuple » est le titre d’un de ses livres. Du suprémacisme blanc bon teint. 

Le président du RN reste dans le complotisme en dénonçant une action « coordonnée » (par qui ? le mystère demeure…) « d’invasion du territoire européen ». Marginalisé au RN depuis l’annonce de candidature de Le Pen, Bardella ressort du bois pour se distinguer de la patronne en étalant son racisme et la dépasser sur sa droite sur l’immigration et le racisme. Il faut le faire !      

Jamais en manque de politiques xénophobes, le gouvernement, Macron et le ministre de l’Intérieur Nunez en tête, déploie des efforts considérables pour courir après l’extrême droite. Même si 1000 km séparent Ceuta de la France, Nunez a annoncé renforcer les contrôles aux frontières…alors que 25 000 réfugiés sont déjà repassés au Maroc. 

Pire encore, Macron propose de mettre Frontex, l’agence européenne spécialisée dans la chasse aux migrants, à contribution pour faire ce qu’elle sait faire de mieux : traquer des êtres humains qui risquent leur vie à des milliers de km de chez eux. Pas étonnant que son ancien directeur, Fabrice Leggeri, soit actuellement eurodéputé RN, et visé par une enquête pour complicité de crimes contre l’humanité.

Extrême droite et extrême centre sont bonnet blanc et blanc bonnet : même racisme, même inhumanité au coeur de crises humanitaires. Leur panique à la seule pensée d’accueillir 60 000 réfugiés trahit leur xénophobie. La seule idée d’accueillir une personne pas assez blanche pour eux leur est insupportable, alors que la France se grandirait à prendre sa part dans l’accueil de ces migrants. 

Comme l’a rappelé Jean-Luc Mélenchon, « Le problème concret à régler est de discuter avec le Maroc de la protection de la frontière entre lui et Ceuta. Et d’assurer le retour ou la suite maîtrisée du trajet pour les autres ». La politique française sur l’immigration doit être centrée sur le sauvetage et non la persécution des réfugiés et en l’occurrence, se porter aux côtés de l’Espagne et organiser l’aide humanitaire.

Sources:linsoumission.fr  (Par:Alexis Poyard)


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