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lundi 19 octobre 2026

1 331 morts au travail en 2025 : le bilan accablant de Macron.

 

 En 2025, 783 salariés du privé sont morts dans un accident du travail en France. En comptant les accidents de trajet et les maladies professionnelles mortelles, le bilan des morts au travail atteint 1 331 décès. Alors que la macronie a profondément transformer les institutions de représentation des salariés depuis 2017 avec la suppression des CHSCT, le gouvernement s’attaque désormais à certaines indemnités des victimes. Pour La France insoumise, cette hécatombe n’est pas une fatalité : elle est aussi le produit de choix politiques. Ceux du néolibéralisme, du macronisme. Notre article.

1 331 morts en un an : l’hécatombe continue

Plus de deux morts au travail chaque jour. Le chiffre devrait provoquer un électrochoc. Pourtant, les drames se succèdent sans que la santé des travailleurs devienne une priorité politique. Selon les chiffres de l’Assurance maladie, 783 salariés du secteur privé sont morts dans un accident du travail en 2025.


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Le bilan s’alourdit encore lorsqu’on élargit le regard. Aux accidents du travail s’ajoutent 344 décès lors d’accidents de trajet et 204 décès liés à des maladies professionnelles. Au total, 1 331 personnes sont mortes en 2025 dans le cadre du travail. Et ce chiffre reste incomplet : les statistiques de l’Assurance maladie ne couvrent pas l’ensemble des agents publics, des travailleurs agricoles et des indépendants.

Dans son rapport publié en septembre 2026, intitulé « Accidents du travail et maladies professionnelles : s’insoumettre à 10 ans de macronisme », la députée insoumise Ségolène Amiot alerte sur une dégradation plus large de la santé au travail. Selon les données qu’elle présente, la France figure parmi les pays européens les plus touchés par les accidents du travail. Le rapport souligne également que les suicides liés au travail et certaines catégories de travailleurs échappent aux décomptes officiels.

Derrière les statistiques, il y a des vies brisées, des familles endeuillées et des salariés qui ne rentreront jamais chez eux. Ségolène Amiot décrit une « fait-diversion » : la manière dont les morts au travail sont traités comme de simples faits divers, sans que soit suffisamment interrogée la dimension collective et politique de ces drames.

Pour aller plus loin : « En 2026, le travail blesse, rend malade et tue plus qu’il y a 10 ans ! » – Le rapport accablant de la députée LFI Ségolène Amiot sur les accidents du travail

Depuis 2017, Macron a supprimé les CHSCT

Pour comprendre cette situation, il faut revenir sur les choix du premier quinquennat d’Emmanuel Macron. En 2017, les ordonnances réformant le Code du travail ont fusionné plusieurs instances représentatives du personnel au sein du comité social et économique (CSE). Parmi elles, les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), qui disposaient d’un rôle spécifique dans la prévention des risques professionnels.

Les CHSCT permettaient notamment aux représentants du personnel d’enquêter sur les accidents et les morts au travail, d’alerter sur les situations dangereuses et de contribuer à l’amélioration des conditions de travail. Leur disparition en tant qu’instance autonome a constitué un recul de cette représentation spécialisée. Des commissions santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) subsistent dans les entreprises concernées, mais leur mise en place et leurs modalités ne garantissent pas partout les mêmes moyens ni la même autonomie. Comment protéger efficacement les travailleurs lorsque les moyens de faire entendre leur voix sur leurs propres conditions de travail sont fragilisés ?

La réduction du compte pénibilité en 2017

La même année, le gouvernement d’Emmanuel Macron a également restreint le compte personnel de prévention de la pénibilité, devenu le compte professionnel de prévention (C2P). Le dispositif est passé de dix à six facteurs de risque ouvrant droit à des points, ignorant les causes directes de nombreux accidents et morts au travail. Quatre facteurs ont été retirés du compte : les manutentions manuelles de charges, les postures pénibles, les vibrations mécaniques et l’exposition à certains agents chimiques dangereux.

Le gouvernement justifiait cette réforme par la difficulté à mesurer certaines expositions. Ces risques restent soumis aux obligations de prévention des employeurs, mais les salariés qui y sont exposés ne peuvent plus acquérir de points au titre de ces quatre facteurs dans le cadre du C2P. 

Concrètement, cette réforme a réduit les possibilités pour les travailleurs concernés d’accumuler des droits liés à la pénibilité de leur métier. Pour ceux qui portent des charges lourdes, maintiennent des postures éprouvantes ou subissent des vibrations mécaniques pendant des années, la reconnaissance de l’usure professionnelle n’ouvre plus les mêmes droits dans le cadre de ce compte.

La rentabilité avant la santé des travailleurs

Le nombre tragique de morts au travail ne se réduit pas à une succession d’accidents imprévisibles. Elle oblige à examiner les conditions dans lesquelles les salariés exercent leur métier, les moyens de prévention disponibles et les responsabilités des employeurs.

Dans le bâtiment, l’industrie, le transport ou l’agriculture, les risques peuvent être aggravés par des cadences élevées, une formation insuffisante, le recours à la sous-traitance ou la précarité des contrats. Les jeunes sont particulièrement exposés : en 2025, les moins de 25 ans représentaient 11 % des salariés du régime général, mais 16 % des victimes d’accidents du travail et 23 % des victimes d’accidents de trajet.

Le rapport de Ségolène Amiot souligne également la vulnérabilité des salariés les plus âgés, des travailleurs précaires et des femmes, dont la sinistralité aurait fortement augmenté depuis le début du siècle. Il alerte sur l’ampleur de la souffrance psychologique au travail, dans un contexte où les exigences de productivité et les méthodes de management peuvent peser lourdement sur la santé.

La sous-traitance constitue un autre angle mort. Lorsque plusieurs entreprises interviennent successivement sur un même chantier, les responsabilités peuvent se diluer et les travailleurs les plus éloignés du donneur d’ordre disposer de moins de moyens pour faire valoir leurs droits. Les salariés intérimaires, détachés ou sans papiers sont également difficiles à recenser correctement dans certaines statistiques. Ce manque de visibilité statistique masque une part importante de la réalité des morts au travail chez les plus vulnérables.

À ces risques s’ajoute le changement climatique. Les épisodes de chaleur extrême, les inondations et les autres événements météorologiques dangereux imposent de nouvelles protections, notamment pour les métiers exercés en extérieur. L’absence de prévention adaptée peut alors exposer directement les travailleurs à des risques graves.

Pour aller plus loin : Protéger les salariés sous la canicule, entretien avec l’eurodéputé LFI Anthony Smith

Des inspecteurs du travail en nombre insuffisant

Face à ces dangers, les moyens de contrôle sont déterminants. Or, selon les chiffres présentés par Ségolène Amiot, la France compte environ un inspecteur du travail pour 12 500 salariés, contre une recommandation de l’Organisation internationale du travail d’un pour 10 000. La députée relève également des inégalités territoriales importantes et des moyens insuffisants pour contrôler les conditions de travail dans la fonction publique.

La prévention ne peut reposer uniquement sur la bonne volonté des entreprises. Elle nécessite des inspecteurs en nombre suffisant, capables de mener des contrôles, de constater les infractions et de faire respecter les obligations légales. Elle suppose aussi une médecine du travail disposant des moyens nécessaires et des représentants syndicaux en capacité d’alerter sans subir de pressions.

Dans leur document européen « Stop à la mort au travail », les eurodéputés insoumis Marina Mesure et Anthony Smith défendent une série de mesures pour sortir de cette impasse : renforcer les effectifs de l’inspection du travail, donner davantage de prérogatives aux syndicats, rétablir des comités spécialisés de santé et de sécurité et exclure des marchés publics les entreprises condamnées pour des manquements graves.

Ils proposent également de mieux reconnaître la responsabilité des employeurs, de renforcer les sanctions et de créer le crime d’« employicide » pour nommer les morts provoquées par des manquements graves aux obligations de sécurité. Ces propositions visent à enrayer concrètement les morts au travail et à faire de la prévention une obligation effective, plutôt qu’un principe que les contraintes économiques permettraient de contourner.

Après les accidents, le gouvernement s’attaque aux indemnités

Alors que les décès continuent d’augmenter, le gouvernement choisit de réduire certaines dépenses liées aux arrêts de travail. Un décret publié le 1er octobre 2026 abaisse le plafond de salaire retenu pour calculer les indemnités journalières versées après un accident du travail ou une maladie professionnelle. Le projet de budget pour 2027 prévoit également de rendre moins favorable la fiscalité applicable aux indemnités journalières des arrêts de travail. Sauf que réduire leur indemnisation ne prévient pas les accidents qui les ont frappées.

Le contraste est saisissant : alors que des centaines de milliers de salariés subissent chaque année un accident du travail avec arrêt ou incapacité permanente, le gouvernement cherche à limiter le coût de leur prise en charge. La maîtrise des dépenses publiques ne saurait remplacer une politique ambitieuse de prévention contre les accidents du travail, ni justifier que les victimes supportent davantage les conséquences financières des risques professionnels.

Pour aller plus loin : « En 2026, le travail blesse, rend malade et tue plus qu’il y a 10 ans ! » – Le rapport accablant de la députée LFI Ségolène Amiot sur les accidents du travail

Morts au travail : faire du zéro mort une priorité politique

L’objectif « zéro mort au travail » ne peut rester un slogan. Il suppose de rétablir une représentation collective efficace dans les entreprises, de renforcer l’inspection du travail et la médecine du travail, de mieux protéger les jeunes et les salariés précaires et de responsabiliser les donneurs d’ordre tout au long des chaînes de sous-traitance.

Il exige aussi que les victimes et leurs familles bénéficient d’un véritable accompagnement, financier, juridique et psychologique. Dans leur feuille de route européenne, Marina Mesure et Anthony Smith proposent notamment la création d’un fonds de soutien aux familles financé par les employeurs et une protection matérielle renforcée pour les enfants des victimes.


Le Lien.



Le bilan de 2025 devrait donc imposer un débat national sur les choix économiques et politiques qui organisent le travail. Depuis 2017, la macronie a transformé les institutions de représentation des salariés et restreint les droits associés à certains facteurs de pénibilité. Aujourd’hui, elle réduit certaines protections financières au nom des économies budgétaires. Dans le même temps, les drames et les morts au travail continuent de s’accumuler.

Personne ne devrait perdre sa vie en tentant de la gagner. La santé des travailleurs ne peut être une variable d’ajustement de la rentabilité des entreprises ou des budgets publics. Pour mettre fin aux accidents du travail et aux drames, il faut changer de politique : renforcer les droits des salariés, donner des moyens aux contrôles et faire enfin passer la vie humaine avant les impératifs financiers. C’est cette rupture politique que porte Jean-Luc Mélenchon : faire primer la vie sur le profit.

Sources:linsoumission.fr  (Par Elias Peschier)


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samedi 17 octobre 2026

Mouvement social, communistes, insoumis : pourquoi les planètes s’alignent.

 

 LInsoumission et Nos Révolutions s’associent pour proposer à leurs lecteurs des analyses, des contenussur les idées communistes, et sur les luttes en cours aux quatre coins du pays. À retrouver sur tous les réseaux de L’Insoumission et de Nos Révolutions.

En règle générale, les militant·es de gauche ont le pessimisme facile. Qui s’enthousiasme un peu trop fort pour une mobilisation sociale, qui se prend à croire à une percée électorale, se verra bien souvent reprendre, à coups de références aux années 30 et de citations de Gramsci : « les gens n’en sont pas là », « on peut toujours rêver », etc…

Depuis quelques semaines, pourtant, même les observateurs les plus défaitistes s’étonnent de l’incroyable bouillonnement social et politique engendré par le mouvement lycéen.

Magie du mouvement social

Le mouvement est inédit, en effet, par son ampleur, avec des centaines d’établissements scolaires bloqués ou perturbés. Dès le 6 octobre, plusieurs secteurs professionnels ont basculé dans la grève en soutien aux lycéen·nes. Hasard du calendrier, des appels au retour des Gilets Jaunes le 17 octobre fleurissaient depuis l’été. En cette rentrée explosive, ils ont pris une toute autre dimension.

La mobilisation se distingue aussi par sa solidité politique. Chacun·e a bien vu et compris que les lycéen·nes ne se limitent pas à contester les conséquences de l’austérité, la violence de la sélection sociale et la désorganisation des enseignements. Ils expriment aussi avec force leur désir d’une autre société, d’un autre ordre politique. D’interviews presse en vidéos TikTok, de débats télévisés en conversations familiales, le pays assiste, médusé, à l’avènement de la génération la plus informée et conscientisée de son histoire récente.

Surpris par une révolte à laquelle il ne s’attendait pas, le pouvoir a tenté de l’étouffer dans l’œuf par la seule méthode qu’il pratique désormais : la force brute. Sébastien Lecornu et Laurent Nunez ont ordonné le déchaînement d’une véritable sauvagerie policière contre les lycéen·nes. Les premiers jours, le mouvement a accusé le coup. Le « maintien de l’ordre » a ses aficionados, et on trouve dans le pays des franges suffisamment déshumanisées pour applaudir au moindre coup de matraque, à la moindre tâche de sang sur un trottoir.

Mais le peuple français, dans sa masse, n’apprécie pas qu’on maltraite ses enfants. Les classes populaires, des Gilets Jaunes aux banlieues des grandes villes, ont pris l’habitude de subir ce genre de traitement. Elles se sont donc solidarisées immédiatement avec les lycéen·nes, et leur colère s’est rapidement propagée à d’importants segments du pays, parfois plus modérés.

Cerné de preuves vidéos des violences policières qu’il a commanditées, condamné par l’ONU et les défenseurs des droits humains, le gouvernement a dû rapidement modérer son ardeur guerrière. D’autant qu’a débuté le 13 octobre, à l’Assemblée nationale, l’examen de son budget d’austérité pour 2027. Un débat à hauts risques pour le macronisme finissant, à quelques mois de l’élection présidentielle.

Nouvelles percées sur le front électoral

Le mouvement lycéen exerce d’ores et déjà une forte pression sur les discussions parlementaires. Au-delà, il galvanise l’ensemble des forces de gauche, redonne du courage et des couleurs aux dirigeants politiques dont la détermination avait pu flancher dans la dernière période. Ainsi Fabien Roussel, qui n’avait pas de mots assez durs ces dernières années pour se distancer de la France insoumise, semble désormais soucieux d’affirmer sa solidarité à l’égard des mouvements sociaux et de la gauche radicale – au grand dam des éditorialistes de BTM TV. Ces évolutions positives sont à saluer, tant le retour de pratiques de solidarité inconditionnelle à gauche est nécessaire pour espérer vaincre l’extrême droite et ses idées.

Le mouvement lycéen décuple aussi l’énergie dégagée par la campagne populaire autour de Jean-Luc Mélenchon. La dynamique de la gauche radicale, en effet, a de quoi impressionner, à l’instar du grand meeting du 11 octobre à Clermont-Ferrand. Loin de se parasiter comme cela avait pu être le cas lors du mouvement des retraites en 2023, l’effervescence du mouvement social et la dynamique politique avancent de concert. Comme l’observe le sociologue Manuel Cervera-Marzal, pour la première fois depuis dix ans le « total gauche » atteint 38 à 42% dans les intentions de vote.

Pendant ce temps, du côté de la droite et du centre, on accumule les candidatures et les coups de com’ sans parvenir à produire quoi que ce soit qui ait du souffle, de l’ampleur. Philippe, Attal, Bertrand, Lisnard, Cazeneuve, désormais Glucksmann… Le quotidien, de ce côté-là de l’échiquier, n’est qu’un long râle d’agonie – celui, en fait, des classes moyennes supérieures qui portent ces candidatures et s’étaient confortablement habituées, depuis les années 90, à jouir d’un magistère exclusif sur le débat politique national.

Le RN, quant à lui, est plombé non seulement par les preuves de l’antisémitisme viscéral de Jordan Bardella, mais aussi par la mise en mouvement de la jeunesse, dans les lycées des villes comme dans ceux des campagnes. Comme à chaque fois que la lutte des classes revient au premier plan, les obsessions racistes sont reléguées à leur juste place : dans les poubelles de l’histoire. Voilà la confirmation, sous nos yeux, de cette vérité fondamentale : la meilleure manière de lutter contre l’extrême-droite est de passer à l’offensive.

Résumons, donc : la bourgeoisie française affronte une mobilisation inédite de la jeunesse, qui pourrait bien servir de point de ralliement à toutes les colères sociales, tout cela sans légitimité parlementaire ni dynamique politique, et à six mois d’une élection présidentielle à haut risque. Mais qu’attendent les révolutionnaires ?

Gauche radicale : l’union se réalise

Il y a encore un an, l’union des forces de transformation sociale relevait de tout sauf de l’évidence. Conscient·es de l’imminence du danger de l’extrême droite, les différentes composantes de la gauche radicale agissaient encore séparément et parfois en opposition, chacune étant prise dans ses propres contradictions. D’autant que les élections municipales, avec leur lot d’ambitions concurrentes et d’inimitiés locales, bouchaient encore l’horizon.

Quelques mois plus tard, pourtant, ce que nous décrivions en mai comme « la seule voie crédible et souhaitable pour vaincre l’extrême droite : une union de la gauche la plus large possible autour des anticapitalistes » est bel et bien en train de se réaliser. Par sa légitimité populaire acquise en 2012, 2017 et 2022, comme par la confiance gagnée dans les luttes (notamment en solidarité avec le peuple palestinien), la candidature de Jean-Luc Mélenchon a ouvert la voie au rassemblement. Des décisions courageuses ont suivi, avec l’engagement du NPA – L’Anticapitaliste et des Verts Populaires dans la campagne. Génération·s devrait faire de même, ainsi que de nombreuses voix écologistes, à l’instar de la députée Sandrine Rousseau.

Quant aux communistes, s’il reste encore du chemin à parcourir, on peut raisonnablement supposer que la grande majorité finira, par cohérence politique, par choisir l’union avec la gauche radicale. Malgré la décision du congrès du PCF de présenter une nouvelle fois la candidature de Fabien Roussel, on sent bien que le vote de juillet n’apparaît plus, l’automne venu, que comme une erreur embarrassante, en décalage complet avec la situation politique réelle.

Des milliers de communistes, membres ou non du PCF, ont d’ores et déjà rejoint la démarche de l’union avec la gauche radicale. De ce point de vue, l’appel lancé par 2 000 militant·es autour Alternative Communiste est une initiative précieuse. Nous nous reconnaissons pleinement dans cette démarche, exposée par le Maire de Gennevilliers Patrice Leclerc dans cette interview.

Son objectif prolonge l’une des principales propositions que Nos Révolutionslançait en mars dernier avec le texte Communisme Partout : saisir l’occasion historique d’en finir avec la Vème République et ouvrir une nouvelle page de l’histoire révolutionnaire du pays.

Ce texte, qui revendique « l’union de la gauche sous leadership radical », est devenu le manifeste de Nos Révolutions. Nous ne l’avons pas présenté tel quel au dernier congrès du PCF, car nous avons fait le pari d’une motion rassemblant l’ensemble des courants unitaires du parti. Dans notre esprit, ce « bloc unitaire » relativement hétérogène deviendrait ensuite un point d’appui pour défendre une alliance entre le mouvement communiste et le mouvement insoumis. Cette démarche a fonctionné ! Preuve que, pour avancer, clarté des idées et souplesse tactique doivent toujours aller de pair.

D’autres courants communistes et marxistes se retrouvent d’ores et déjà aux côtés ou dans la campagne insoumise, suivant leurs sensibilités respectives : c’est notamment le cas des communistes insoumis, d’acteurs culturels et du monde des médias, de groupes de tradition trotskiste comme le NPA ou le PCR, etc. Nous sommes heureux de mener cette bataille ensemble, car nous pensons que tout grand mouvement de masse a vitalement besoin de l’apport des idées communistes dans leur diversité.

La responsabilité des communistes dans cette période est d’aider à structurer ce vaste mouvement populaire, qui est à la fois social et électoral et qui, s’éveillant à la politique révolutionnaire, peut remporter de grandes victoires. Cela passe par des mots d’ordre de rupture avec l’ordre capitaliste (sécurité sociale intégrale, nationalisations, nouvelles institutions de démocratie ouvrière…). Cela passe aussi par la construction de nouveaux moyens de coordination, d’information et de dialogue entre celles et ceux qui luttent.

C’est le sens de l’activité de nos correspondants locaux, qui accompagnent l’activité sociale et politique des territoires pour leur donner le maximum d’écho. C’est aussi la raison pour laquelle nous nous efforçons de multiplier les productions, entre l’écrit, la vidéo, l’image : pour les communistes, il est urgent de prendre la parole et de s’adresser aux millions de gens qui entrent en mouvement pour changer le monde.

Au diable le pessimisme, donc : l’avenir est à nous !

Sources:linsoumission.fr.  (Par Antoine Guerreiro)


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jeudi 15 octobre 2026

Tirer les comptes publics de l’ornière libérale » – L’analyse de Jean-Luc Mélenchon après sa conférence avec Eric Coquerel sur le budget insoumis pour 2027.

  Le 14 octobre, lors d’une conférence de presse, Jean-Luc Mélenchon et Éric Coquerel, président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, ont détaillé la nature du budget insoumis de 2027, une fois l’élection présidentielle remportée par le leader insoumis. Annulation de la part de la dette publique détenue par la BCE, large plan d’investissements via la planification écologique, faire payer bien davantage le capital, conditionnent des aides publiques versées aux entreprises…

« Nous opposons le cercle vertueux de la relance écologique et sociale, qui tirera notre pays d’affaire, au cercle morbide créé par les budgets macronistes et la démolition de l’État et des services publics », résume le leader insoumis. L’insoumission republie dans ses colonnes sa dernière note de blog.

« Tous ceux qui sont candidats à l’élection présidentielle ont, je suppose, au moins le même espoir de gagner et donc de devoir présenter aussitôt un projet de loi de finances rectificative. Personne à part nous n’a l’air de s’en soucier. » – Jean-Luc Mélenchon

Cette année encore, les Insoumis se sont mis au défi de présenter, comme nous le faisons depuis 2017, un contre-budget pour répondre à la présentation du budget par le gouvernement. Mais cette année, il y a un contexte bien différent. L’Assemblée va délibérer au mois d’octobre, mais il y a une élection présidentielle au mois d’avril, en cours d’année d’exécution du budget. Nous savons avoir une possibilité de gagner cette élection. Par conséquent tout ce qui aura été décidé maintenant ne servira à rien. Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls dans cette perspective. Tous ceux qui sont candidats à l’élection présidentielle ont, je suppose, au moins le même espoir de gagner et donc de devoir présenter aussitôt un projet de loi de finances rectificative. Personne à part nous n’a l’air de s’en soucier.

Nous avons donc dû préparer un projet qui soit non seulement raccord avec le projet général contenu dans L’Avenir en commun, mais aussi raccord avec une séquence dans le temps. Les élections législatives suivront quasi immédiatement, et nous aurons un projet de loi de finances rectificative, avant de passer à d’autres choses, comme le démantèlement de l’empire Bolloré, pendant l’été 2027. C’est ce « raccord » qu’il s’agissait d’organiser. Si bien que le document préparé cette année par Éric Coquerel et plusieurs équipes du mouvement insoumis au travail sur ce sujet, se présente quasiment comme l’avant projet de cette loi de finances rectificative.

L’autre culture de la dette publique

Dans ce domaine, nous sommes à l’aise, parce que l’ensemble des animateurs du mouvement insoumis ont une culture économique commune. Certes, ce n’est pas la culture dominante. Cette culture s’est construite au début des années 2000, pendant toute la période de l’altermondialisme, quand on commençait à mettre en cause les bases techniques sur lesquelles fonctionnait le modèle néolibéral. Ce modèle s’achève en ce moment par une débâcle générale. Tous les pays qui l’ont appliqué sont endettés jusqu’au cou. Ils voient leurs équipements publics saccagés et leurs populations clivées entre deux extrêmes : ceux qui ont tout et ceux qui n’ont rien. Le nombre des milliardaires augmente et celui des pauvres explose. 

Dès cette époque, notre approche a porté sur ces sujets qui apparaissent aujourd’hui comme neufs. Ils ne le sont pas du tout. Beaucoup ont oublié qu’il y a eu, sur la question des dettes des États, une période d’amples discussions au niveau international, quand l’ensemble des pays d’Amérique latine ont été pris à la gorge par ce fléau. Il y avait même eu une mission décidée par l’ONU, à l’initiative de l’Afrique du Sud et de l’Équateur, dont le président était à l’époque Rafael Correa. Elle avait assumé un mandat pour discuter de la manière d’affronter le poids de la dette publique en empêchant les différentes économies nationales d’être asphyxiées. On se rappellera peut-être que j’avais été invité à témoigner à Genève devant cette commission de l’ONU, précisément sur la question des dettes et de leur annulation. Le terme utilisé à l’époque était celui de « dette odieuse ». La discussion sur ce sujet ne commence donc pas aujourd’hui. Pour nombre d’entre nous, elle a déjà une longue histoire de luttes, d’opposition, de réflexion, de travail et de mise au point. Nous ne débarquons donc pas. 

Cela nous évite de commettre des erreurs comme madame Le Pen. Tout d’un coup ils improvisent en proposant une « règle d’or ». Ils pensent s’offrir de cette façon une crédibilité des « marchés ». Ils en attendent des résultats merveilleux, en se moquant du fait qu’ils sont absolument intenables et ingérables. Et en oubliant pourquoi tous les pays qui l’avaient annoncée y ont finalement renoncé. 

Nous sommes donc dans la filiation de cette autre histoire critique qui, depuis le surgissement et la domination du néolibéralisme, a travaillé la pensée de gauche et, d’une manière générale, celle des économistes hétérodoxes.

La stratégie libérale de la dette 

La situation de la France a plusieurs particularités révélatrices de la méthode de la dette comme stratégie des libéraux. Je l’ai résumée devant le MEDEF, si vous voulez bien vous en souvenir : le total des « aides » apportées aux entreprises, c’est-à-dire en fait aux actionnaires, équivaut au déficit, et que le déficit, c’est le montant de la dette. Elle n’a pas d’autre origine que l’appauvrissement méthodiquement organisé de l’État par le macronisme, à la suite des deux précédents présidents de la République. 

Tout un temps, partout dans le monde, le néolibéralisme avait la même stratégie. Il fallait couler les comptes publics en appauvrissant l’État. Puis dénoncer la dette, et donc couper dans les dépenses publiques consacrées aux services publics. Et enfin subventionner le « marché » pour remplacer tout ce qui avait été socialisé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Rien n’est donc arrivé ensuite par hasard. Ce n’est pas que les gouvernements libéraux se soient laissés aller ou qu’ils n’aient pas compris la situation : ils l’ont voulue et organisée délibérément. C’était, en Europe, le projet allemand en particulier, celui de l’ordolibéralisme. Pour cela, la politique ne doit plus jamais se mêler d’économie. C’est ce qu’ils ont appliqué, et cela s’est terminé partout par un désastre.

Car il ne faudrait pas croire que seule la France a quatre mille ponts à réparer, des milliers d’établissements scolaires en ruine et des hôpitaux publics dans le pire des états. Les Allemands sont dans une situation comparable, et à maints égards, pire que la nôtre. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ils relancent à coup de dettes à leur tour.

Aides, déficit et dette : c’est tout un !

En attendant, la formule que j’ai utilisée devant le MEDEF était la bonne : les aides sans contreparties ont fait le déficit, et le déficit a fait la dette. C’est une stratégie, et c’est cette stratégie que nous voulons renverser. Si vous nous jugez d’après les critères du néolibéralisme, nos projets sont inacceptables. Mais nous pensons que l’histoire peut sans cesse renouveler ses formules. Et elle le fait. 

Jusqu’à présent, ce que je viens de dire, c’était en quelque sorte un slogan présenté devant le MEDEF. C’est maintenant une réalité que plus personne ne peut discuter. Quand le rapport sénatorial de Fabien Gay est sorti, il parlait de 210 milliards d’aides, et il expliquait par là le déficit et l’appauvrissement volontaire de l’État. Le président de cette commission, qui est LR, disait : « Non, ce n’est que 120 milliards. » J’avais alors répondu que je m’en contentais ! Avec cela, on réduit sérieusement le déficit, puisqu’il est de 150 milliards. Mais voici du neuf. Depuis avant-hier, Bercy a établi que les aides s’élevaient à 166 milliards, c’est-à-dire 16 milliards de plus que le déficit du budget de l’État. Il est donc établi, par ceux-là mêmes qui ont creusé le trou, que ce trou dans la caisse est exclusivement dû aux aides.

Quand on dit « les aides », ce sont les faveurs, les niches, tous ces moyens par lesquels le capital concentré de notre pays a échappé à l’impôt, échappé à toutes ses obligations, et abondé sans limite l’actionnariat. Sous cette dictature de l’actionnariat, dont le régime Macron aura été l’accélérateur irresponsable, voici nos comptes publics mis en impasse.

Mais apprécions tout de même ceci, et j’en suis un témoin, ma mémoire est donc encore fraîche sur le sujet : il doit bien rester quelques personnes en politique pour se souvenir d’avoir vécu à une époque où l’impôt sur les sociétés était de 50 %. Et à cette époque le profit réinvesti dans l’entreprise n’était pas taxé au même taux tarif que la part distribuée aux actionnaires ! Je le rappelle, ce n’était pas le communisme à l’époque en France. Au demeurant, si l’on appliquait la fiscalité qui avait cours sous le président Chirac, il n’y aurait pas de déficit aujourd’hui. Tout montre donc que notre raisonnement de base est le bon : le désastre actuel a été créé volontairement, comme une stratégie. On peut en venir à bout en inversant la méthode. 

Le capital peut payer 

Monsieur Macron a trouvé l’impôt sur les sociétés à 33 % et l’a amené à 25 %. Mais tout le monde sait que ce taux de 25 % est bidon. Les grandes multinationales paient 15 %. Seules les petites entreprises en France paient plus de 20 % ; les grands groupes et les compagnies financières, non. D’ailleurs, le taux sur lequel on s’était entendu à un moment donné pour limiter l’ampleur du scandale des différences d’imposition au niveau mondial, avant que Trump n’envoie tout balader, était de 12 %. Voilà d’où nous sommes partis, voilà où nous sommes arrivés, et voilà pourquoi il y a le gouffre, le trou, l’impasse. Il y a une cohérence de cette politique et Monsieur Macron la maintient dans les pires circonstances. Et c’est ce que continue le budget de Monsieur Lecornu, son commis actuel.

Déstabiliser la France coûterait cher 

On voudrait faire de la France une sorte d’exception calamiteuse pour justifier que nous soyons traités comme des Grecs des années passées. Les Grecs pèsent 2 % de l’économie européenne, les Français 18 %. Je redis aussi solennellement que je le peux à tous ceux qui voudraient, par leurs complots ou pour faire de bonnes et juteuses affaires, précipiter la France à terre : ils auraient eux-mêmes à en payer chèrement les conséquences. Autrement dit, il n’existe pas de « malaise français » sans malaise européen. J’utilise des formules arrondies pour que personne ne ressente une panique excessive. Mais j’appelle à méditer ce que je viens d’écrire là. Car en toute hypothèse, je rappelle aussi à tout le monde que depuis 2012, on a voté au même moment le mécanisme européen de stabilité financière. Autrement dit, si par malheur quelqu’un faisait trébucher la France, toute l’Europe paierait, à commencer par nos voisins allemands. Je rappelle : si la Grèce avait fini par une banqueroute, il y en aurait eu pour 45 milliards pour nous et 65 milliards pour les Allemands au nom de ce mécanisme.

La hausse des taux est universelle.

La terre entière est soumise à une augmentation des taux qui, du point de vue de l’économie capitaliste contemporaine, ne présente aucun mystère. Pourquoi ? Parce que en dépit des masses financières considérables disponibles dans le monde, il y a une compétition des investissements. D’abord aux États-Unis d’Amérique, entre l’argent investi dans le numérique et l’intelligence artificielle, et les emprunts du Trésor nord-américain, qui portent sur la somme faramineuse de 40 000 milliards. Même quand on peut fabriquer de la monnaie tous les jours, comme les Nord-Américains ont le pouvoir de le faire, cela fait une rude concurrence.

Une deuxième concurrence existe. Nos amis et voisins allemands empruntent cette année beaucoup. Vraiment beaucoup. À leur tour, ils viennent avec leur paille boire l’eau délicieuse du déficit impuni. Il justifiera ensuite l’affrontement avec la puissante organisation syndicale de leur pays et avec les niveaux de salaire allemands jugés incompatibles avec la compétition internationale, notamment avec l’Asie. L’Allemagne a besoin d’un choc social, et elle est en train de s’en offrir le terrain en empruntant pour relancer son activité avec l’économie d’armement. Cela crée une compétition qui aggrave la situation particulière en Europe. Car l’Europe est déjà placée sous le feu des États-Unis d’Amérique. Ils font tout pour l’appauvrir, la dominer, la vassaliser et la coloniser, comme sur le plan du numérique ou d’approvisionnement en carburant. 

La trahison des élites 

En France, s’y ajoute quelque chose de traditionnel dans la vie des Français : la trahison des élites. Cette méthode, c’est Monsieur Bayrou qui l’a remise au goût du jour. Avant lui, il y avait eu Fillon : « La France est en faillite ». Ces gens cherchent à provoquer des effets de panique pour ramener le troupeau vers la bonne sortie. Ce fut Monsieur Fillon, et l’artiste suprême fut Monsieur Bayrou, qui s’est tout d’un coup inventé une rigueur qu’il n’avait jamais pratiquée lorsqu’il gouvernait. Il a délibérément expliqué que la France était en faillite. Deux semaines après, toutes les agences de notation baissaient la note de la France. Et cela pour une raison que tout le monde comprend : les notes données par les agences de notation sont une référence obligée pour nombre d’acteurs financiers de toutes sortes. Dès lors, quand le Premier ministre lui-même dit que c’est la catastrophe, pourquoi voudriez-vous qu’une agence dise autre chose que lui ? Aujourd’hui, cela s’aggrave.

Ainsi, lorsque nous parlons d’abroger la dette française détenue dans les caisses de la BCE, qui est de l’argent que nous nous devons à nous-mêmes, on voit par exemple une certaine presse courir voir le banquier allemand pour lui demander ce qu’il en pense. Puis on voit se succéder dans le même sens tous les hauts personnages. Ils ne discutent ni n’argumentent : ils insultent, admonestent et travaillent ouvertement au ralliement à l’extrême droite. À commencer par Monsieur Moulin, gouverneur de la Banque de France. Je veux rappeler qu’il n’est là que parce que son prédécesseur est parti avant la fin de son mandat, pour que Monsieur Macron puisse nommer le suivant et que ce ne soit pas éventuellement à moi de le faire. Cet homme, qui n’a jamais obtenu la majorité du vote des députés, lesquels représentent pourtant le peuple français, a fini par être nommé faute d’avoir trouvé deux tiers des voix pour le repousser. Auparavant, il était directeur du Trésor, et secrétaire général de l’Élysée, c’est-à-dire personnellement responsable de la mise en place et de l’exécution de la politique calamiteuse dont nous parlons.

Il en va de même des deux anciens Premiers ministres qui se présentent à l’élection présidentielle. Car c’est sous leur gouvernement que la dette a été triplée par rapport à ce qu’elle était avant la présidence de Monsieur Sarkozy, qui lui-même a fait 600 milliards de dette. Puis Monsieur Hollande, c’est 398 milliards ! Et ensuite Macron 1 300 milliards, un peu plus. Tous ces gens-là se tiennent par la barbichette. Ils sont tous responsables. Ce n’est jamais nous qui avons gouverné ce pays. La seule éclaircie dans les malheurs des comptes publics a été l’épisode du gouvernement Jospin, où, sur la base d’une certaine politique de relance, tous les comptes sociaux ont été remis au vert. Je le rappelle pour ceux qui n’ont pas de mémoire. Moi, j’en ai une car j’y étais.

Le capital doit réparer ses dégâts 

Pour remettre en ordre les comptes publics, il faut se concentrer sur l’essentiel. Je dois résumer, et donc peut-être d’une certaine manière dessiner à gros traits, mais on comprend ce que je veux dire : il est nécessaire de mettre à contribution le capital financier, parce que c’est lui qui a profité de la dette à plein, tout le temps, sous toutes les formes : les baisses de salaires, les baisses de revenus, les faveurs fiscales de toutes sortes, jusqu’à aujourd’hui encore. Ceux qui ne veulent pas l’admettre feraient bien de démontrer leur thèse au lieu d’accuser la nôtre. Le capital financier a profité, et c’est lui qui doit maintenant prendre sa part et combler les déficits qu’il a provoqué. 

Pourquoi lui ? Parce que c’est le seul prélèvement qui n’a pas d’effet récessif. Quand on taxe un fonds financier ou une quelconque institution financière de cette nature, cela ne provoque pas de recul de l’activité. Tandis que lorsqu’on prélève sur ceux qui produisent, cela a, par la force des choses, un impact récessif. C’est le cas de l’actuel budget Lecornu. Il enfoncerait le pays dans un effet récessif plus important.

En tout cas, vous verrez que nous avons deux fers au feu concernant la dette. Et nous sommes les seuls à en avoir. Tous ceux qui, avec des airs supérieurs, nous demandent comment nous finançons ceci ou cela ne tiennent jamais aucun compte de ce que nous disons, ni des recettes supplémentaires que nous allons tirer de nos impôts sur le capital et avec lesquelles nous avons l’intention de financer les besoins.

Payer la dette ?

Sur la dette, nous actionnons deux leviers depuis le début. Premier levier : la dette française détenue par la BCE. J’insiste sur le fait qu’il s’agit purement et simplement d’un trait à tirer. Par conséquent, je ne vois pas pourquoi on va demander au président d’Euronext, c’est-à-dire président d’une Bourse qui passe sa vie à vivre de la spéculation, de venir nous donner des leçons de gestion de l’économie. Je ne vais pas vous ressortir De Gaulle pour vous dire que la politique de la France ne se fait pas à la corbeille, mais celui-là est le plus mal placé pour expliquer comment se gère la dette publique. Il ferait bien d’aller réviser ses propres comptes avant de venir me faire la leçon en disant que, soit je ne sais pas, soit je mens volontairement. C’est un spéculateur, un profiteur de crise et un exploiteur du peuple. Quel est l’intérêt du témoignage de cette personne ? Zéro. Pourtant, il a occupé toute une journée de commentaires. Et j’en passe, parce que maintenant cela défile : le gouverneur de la Banque de France, le chef de je ne sais quelle compagnie d’investissement qui termine en disant que si le capital doit choisir, quelle surprise, il préférera Le Pen à Mélenchon. On connaît toute cette musique. Ils défilent les uns derrière les autres comme des comploteurs contre notre pays. 

Voilà donc le premier fer au feu. Le deuxième, ce sont les recettes nouvelles que produit la réorientation de l’épargne de notre pays, qui est considérable. J’insiste sur le mot réorientation, que l’on considère l’assurance-vie ou la Caisse des dépôts et consignations. Comme vous pourriez être surpris et vous méprendre sur les mots, je précise : j’ai dit réorientation, pas imposition, pas taxation, pas confiscation, pas nationalisation. Réorienter veut dire que les propriétaires resteront propriétaires, mais qu’au lieu de voir un euro sur deux de l’assurance-vie partir à l’étranger, cet argent viendra s’investir en France, parce que des conditions plus favorables y seront faites. Lesquelles ? Celles qui résulteront de l’annulation de l’avantage financier accordé à l’euro qui quitte la France. Naturellement, cela ne concernera pas la totalité de cette somme disponible. Car il n’y a pas où investir 1 000 milliards séance tenante en France. Mais tout le monde a bien compris : réorientation !

Cette réorientation a pour effet de procurer des recettes supplémentaires à l’État. Comment ? Le taux moyen de la TVA est de 18 %. Dès lors que de l’argent, qui appartient toujours à l’un ou à l’autre, est investi dans des entreprises qui achètent des matières premières, louent des bâtiments et emploient des salariés, tout le monde comprend que l’ensemble de cette production est taxé à ce taux moyen. C’est ce taux moyen qui va nous aider aussi à financer le recul de la dette publique.

De manière symbolique, mais parlante, nous avons décidé que, dans le budget que nous présentons, 25 milliards seraient consacrés à la diminution de la dette. Nous sommes donc dans l’épure des quatre spécialistes qui avaient été nommés pour faire des recommandations, et qui parlaient, eux, de 125 milliards. Très bien : en voici le cinquième. À cela s’ajoutera un allègement de la charge annuelle auquel s’ajoutera l’annulation de l’effet récessif. Car l’effet récessif des budgets Macron va faire diminuer les recettes de l’État. Par conséquent, quand le budget Lecornu aura été appliqué, la situation sera pire qu’avant.

Deux visions de l’économie actuelle

Éric Coquerel a eu totalement raison de dire que mieux aurait valu une loi spéciale plutôt que ce budget. On aurait alors maintenu l’épure précédente, qui n’était déjà pas bonne, mais qu’on n’aurait pas aggravée, et on aurait laissé à la prochaine équipe, qui arrivera en avril prochain, le soin de fixer ce que sera en définitive le budget de 2027. Car, en toute hypothèse, le budget de l’année prochaine ne sera pas celui que l’on va décider cette fois-ci, quel que soit le vainqueur. Il pourra être pire si c’est Attal ou Philippe qui gagne, puisque ce sont eux qui ont déjà creusé un trou de 1 300 milliards. C’est leur spécialité, c’est ce qu’ils savent faire. Ou dément si c’est madame Le Pen et ses apprentis sorciers qui l’emporte. 

Je vais terminer en vous disant ce à quoi vous êtes confrontés : deux visions globales, chiffrées, argumentées, appuyées sur l’expérience et sur la démonstration donnée par nos voisins. Depuis que l’Espagne a adopté un budget de croissance écologique et sociale, elle connaît une croissance franche et un recul de sa dette, puisqu’elle est passée sous les 100 %. Ce que nous vous disons n’est donc pas un pur schéma idéologique : c’est quelque chose qui s’applique ailleurs et qui donne des résultats. Les Allemands, cette fois-ci, ont pris eux aussi une autre direction : ils ont compris que trois ans de récession finiraient par les tuer, et ils en étaient à la quatrième année. Eh bien, dès qu’ils se sont remis à réinvestir, cette année, en empruntant un peu plus de 60 milliards, leur économie est sortie de la récession pour entrer dans une autre phase.

Notre budget injecte au compte-gouttes de l’argent qui se remet en circulation. J’insiste sur ces deux termes : injecter au compte-gouttes, et de l’argent qui se remet en circulation. C’est par exemple l’allocation jeunes, qui, après déduction des autres allocations, leur donne 1 300 euros par mois. C’est le même schéma appliqué sous Lionel Jospin, avec l’embauche de 350 000 emplois jeunes au SMIC, et j’ai rappelé tout à l’heure le résultat. Il y a ensuite le point d’indice des fonctionnaires, et toute une série d’autres mesures. Et il y a la politique de réorientation de l’épargne : comme il s’agit de 100 milliards dans le premier budget, cela fait 18 milliards qui reviennent dans la poche de l’Etat.

Et la BCE ? Elle doit agir !

Je termine sur la BCE. Nous sommes en droit de demander aux euro-enthousiastes à quoi sert l’Europe dans les circonstances que nous vivons ? Elle ne fait strictement rien, et le banquier central de chez nous dit que le rôle de la Banque centrale européenne n’est pas de venir au secours du budget de la France. Personne ne lui a donc dit que la Banque centrale européenne est déjà venue au secours du budget de l’Espagne et du Portugal quand elle a baissé ses taux ? Personne ne lui a dit qu’à plusieurs reprises déjà, la BCE a mené des politiques de relance, assorties de conditions qui n’ont jamais fonctionné, jusqu’au jour où elle a donné de l’argent gratuit et sans condition à toutes les banques qui voulaient bien lui en demander ou lui vendre des titres de dette d’État ? La Banque centrale européenne a déjà fait tout cela, en particulier en 2008, pour tirer d’affaire le système bancaire mondial qui menaçait de s’effondrer. Elle peut donc encore le faire. Si elle ne le fait pas, elle ferait payer à toute l’Europe le prix des dégâts.

Car la France n’est pas la seule à dépasser les 100 % selon cette règle absurde qui veut que 100 % du PIB égale la catastrophe. Ce à quoi nous ne croyons pas, parce que des étudiants en économie ont démontré que le calcul du brillant économiste qui a inventé cela était faux. D’autres pays sont dans la même situation, à des degrés divers: la Grèce, l’Italie, la Belgique, la France bien sûr, l’Espagne. Ces pays représentent 50 % du PIB de la zone euro. Si la doctrine absurde de Monsieur Moulin, selon laquelle la BCE ne s’occupe que de la stabilité des prix, s’appliquait, la catastrophe serait assurée, garantie. Car à ce stade, tout le monde paiera plus de 4 %. C’est un taux monstrueux. On peut toujours dire que 4,80 % est encore plus monstrueux, mais 4,18 actuels % l’est déjà, Tous ces pays sont mis en situation de fragilité.

Notre démarche n’est pas idéologique. C’est une démarche de rationalité économique. Nous opposons le cercle vertueux de la relance écologique et sociale, qui tirera notre pays d’affaire, au cercle morbide créé par les budgets macronistes et la démolition de l’État et des services publics. 

Sources:linsoumission.fr

 

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lundi 12 octobre 2026

Sondage – Mélenchon à 19 % et au second tour dans tous les scénarios, la puissante dynamique insoumise s’amplifie.

 Mélenchon. Personne n’est de trop, rappelait Jean-Luc Mélenchon hier dans son meeting à Clermont-Ferrand. Le message semble être bien passé au vu des plus de 10 000 participants, dont une partie a dû rester dehors puisque la salle débordait. Au lendemain de cette nouvelle démonstration de force, que ses concurrents sont incapables de surpasser, le leader insoumis est qualifié au second tour dans tous les scénarios d’après un sondage Harris paru aujourd’hui.

C’est donc un nouvel événement heureux qui s’ajoute à la pile des insoumis. Il y a deux semaines, un autre sondage, de Cluster17, donnait l’insoumis à 20 % dans les sondages. Les étoiles continuent d’être alignées. Pour rappel, à la même période, en septembre 2021, le leader insoumis était testé entre 8% et 10 % dans les sondages avant de réaliser 22 % à l’élection présidentielle de 2022, à un point du second tour.

Ces sondages, que chacun sait biaisés et manipulés par leur sous-estimation permanente de LFI, ne parviennent plus à cacher la puissante dynamique autour de Jean-Luc Mélenchon. Au-delà des estimations et des pronostics de cette machine sondagière, d’autres indicateurs plus sérieux et fiables décrivent une réalité unanime. La barre des 400 000 soutiens populaires à Jean-Luc Mélenchon a été franchie le jeudi 8 octobre.

Ces deux dernières semaines, 20 000 personnes supplémentaires ont apporté leur soutien, dont 30 % de 18-24 ans et 30 % de 25-34 ans. Cet afflux de la jeunesse ne tombe pas du ciel. Il est le résultat de l’identification des jeunes lycéens et étudiants à Jean-Luc Mélenchon et aux Insoumis, pour leur soutien aux revendications et leur présence physique en protection face aux sauvageries de la police. Sur le fond, le leader insoumis a déroulé hier ce que feront les insoumis dès 2027 : abolition de Parcoursup, droit de vote à 16 ans, respect pour la filière professionnelle et tant d’autres horizons pour que « demain soit entre nos mains ».

Au total, des dizaines de milliers de personnes rejoignent la campagne de Jean-Luc Mélenchon pour en devenir acteurs et militants : 26 000 personnes au meeting du 7 juin à Saint-Denis, 10 000 aux AMFIS, 12 000 à la braderie de Lille, la Fête de l’Humanité, et depuis hier les plus de 10 000 participants au meeting de Clermont-Ferrand.

D’autres chiffres ont été rappelés par Manuel Bompard, en conférence de presse il y a deux semaines : 140 000 personnes sont membres d’un groupe d’action, 800 nouveaux groupes d’action se sont constitués, 17 millions de tracts ont déjà été distribués et plus d’un million d’affiches ont été collées. Notre brève.

« Je serai au second tour de l’élection présidentielle. Et nous gagnerons, car la France n’est pas un pays fasciste ou raciste. » – Jean-Luc Mélenchon

Qui sont les nouveaux partisans de l’insoumission ? Sur les blocus et dans les assemblées générales, l’écoute des interventions et la lecture des pancartes montrent à quel point l’osmose entre le mouvement en cours et l’insoumission est bien perceptible. « Ce n’est pas LFI qui nous commande. On votera Mélenchon car c’est le seul qui nous soutient, et comprend nos revendications », témoignaient des élèves du lycée Jean-Jaurès à notre micro.

Comment s’en étonner lorsque, sur l’échiquier politique, seul Mélenchon considère les jeunes pour ce qu’ils font, des adultes capables de réfléchir et d’exprimer des idées et des revendications qu’il faut respecter ? Il est aussi le seul dirigeant à ne pas avoir eu la main qui tremble pour dénoncer la répression sauvage et totale, planifiée par Nunez. Sa consigne de « ne donner aucune consigne de retenue » devra être retenue car elle le rend responsable des mutilations et des violences en série.

Le lien


La tonalité est la même dans les établissements à Paris, qui ont suivi le mouvement parti des banlieues. « On votera Mélenchon car on veut du changement ! C’est le seul qui nous soutient et a des propositions concrètes pour les jeunes ! On est le gouvernement de demain ! » déclarait une étudiante de l’université Paris Panthéon-Assas, établissement réputé pour être rarement du côté de la barricade, prompt à l’insoumission. Les contours du changement sont connus : Parcoursup, ce système mis en place par une loi dont Attal était le rapporteur, doit être aboli. Le droit de vote sera abaissé à 16 ans. L’Éducation nationale sera reconstruite.

Et lorsqu’on prête attention aux évènements organisés par LFI, les équipes de l’Insoumission ont recueilli des témoignages, qui montrent la grande diversité des raisons amenant à rejoindre et à militer pour faire gagner Jean-Luc Mélenchon et transformer la société. « Je vais voter Mélenchon car je n’en peux plus, tout est plus cher. On est à bout. On a toutes les raisons de se révolter », témoignaient deux jeunes devant le stand LFI à la Fête de l’Humanité. Dans les cortèges contre la loi Permis de tuer, la même exaspération s’exprimait : « Il n’y a plus de démocratie en France. On ne nous écoute pas. Tout est plus cher. Je vais voter Mélenchon en 2027 pour que ça change ».

Dans les groupes d’action insoumis, ces nouveaux insoumis sont déjà passés à l’action, forts de nouveaux soutiens liés à la révolte en cours. Les porte-à-porte géants pour convaincre s’enchaînent encore en cadence pour augmenter le niveau de participation, faire inscrire sur les listes électorales et convaincre qu’un autre monde est possible. Sur les blocus, les mentions de « Mélenchon 2027 » sont fréquentes. Opération téléguidée ? Non, simplement, une jeunesse politisée, qui comprend que son intérêt de classe est du côté de l’insoumission.

Dans les groupes d’action et assemblées générales insoumises, déjà aussi, des discussions s’amorcent sur les suites de la victoire, et la façon de transformer la société en maintenant un haut niveau de mobilisation face aux forces anti-insoumises. Dépassés par cette campagne puissante de l’avis général ou agacés par l’incompétence de leurs candidats, des éditorialistes anti-LFI reconnaissent à intervalles réguliers la force et l’efficacité du mouvement insoumis et de son leader.

Sur les plateaux, plus une semaine ne passe sans que les mêmes mots reviennent : « Jean-Luc Mélenchon fait une très bonne campagne. Il est très puissant. Il rassemble sur des sujets. Il sait faire. », ou des éloges sur la capacité de l’insoumis à imposer des thèmes dans le débat public : les écorégions, reprises par l’absurde en écocontinents par Gabriel Attal, mettre la « dette au frigo », qui a fait réagir jusqu’au FMI, ou encore le blocage des prix pour que cesse le racket de Total à la pompe. Autant de thèmes qui élèvent le débat, la discussion sur le fond des sujets avant que le programme retravaillé par Clémence Guetté et Hadrien Clouet soit rendu public le 6 novembre, la veille de la grande convention insoumise prévue le 7 novembre.

C’est là aussi une autre démonstration de force et d’organisation de LFI. Déjà, de nombreuses propositions sont connues et circulent à la vitesse de la lumière. Abrogation de Parcoursup, droit de vote à 16 ans, blocage des prix à 1,70 euro le litre d’essence, blocage des marges des raffineurs, hausse du SMIC à 1700 euros net, hausse des salaires, taxation des superprofits, écorégions pour la planification écologique, référendum révocatoire en passant à la 6ᵉ République, suspension de l’accord UE-Israël. Ce sont autant de mesures qui convainquent et permettront de transformer la société, de fond en comble. Vous voulez rejoindre la campagne ? Rendez-vous sur http://melenchon2027.fr.

Sources:linsoumission.fr  (Par Sylvain Noel, directeur des publication)

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vendredi 9 octobre 2026

L’ONU inquiète de la répression des jeunes en France, plus de 6 800 jeunes placés en garde à vue depuis le début du mouvement.

 Jeunes. Lors d’une conférence de presse ce vendredi 9 octobre, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a dit suivre avec « inquiétude » la répression du mouvement lycéen et étudiant en France. Il a appelé à ce qu’il n’y ait « pas de recours disproportionné à la force de la part des forces de l’ordre », rajoutant que « le droit de réunion pacifique doit être respecté ».


Cette déclaration des Nations unies, organe chargé de la sécurité collective et garante du droit international, confirme que les images de la répression sauvage des lycéens et étudiants ont parcouru et choqué le monde entier. Main et avant-bras arrachés par une grenade, œil éborgné par LBD, étranglement, tabassage, la consigne de Laurent Nuñez aura été bien appliquée. « Aucune consigne de retenue », avait-il déclaré le 2 octobre. Depuis, pas un jour de blocus et de manifestation ne passe sans une nouvelle violence insupportable. Hier, un jeune a eu le visage en sang suite à un coup de genou porté par un policier.

L’ONU n’est pas la seule organisation internationale à s’inquiéter de cette répression. Dans un communiqué, l’UNICEF a rappelé à Emmanuel Macron que « les adolescents ont le droit d’être entendus, de participer aux décisions qui les concernent et de manifester pacifiquement », avec des revendications qui « mettent en lumière des enjeux essentiels pour leurs droits : la qualité de l’éducation, leur participation à la vie publique et leur protection lorsqu’ils prennent part à un rassemblement ». Sur l’échiquier politique français, Jean-Luc Mélenchon et les insoumis se sont distingués comme seuls soutiens à aider, et protéger les lycéens et les étudiants.

Pour exiger satisfaction de ces revendications, et rompre avec le système macroniste qui les oppresse, le mouvement lycéen et étudiant continue de s’amplifier partout. Une nouvelle grande date de mobilisation est prévue ce mardi 13 octobre à l’appel des organisations de jeunesse et de salariés. Notre brève.

Pour aller plus loin : « Le 6 octobre, jour de mémoire et de leçons politiques » – L’analyse de Jean-Luc Mélenchon

« Nous suivons avec inquiétude les incidents liés aux manifestations étudiantes et aux blocages de lycées en France, dont certains ont dégénéré en violences » – porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, sur la répression des jeunes en France

Pour aller plus loin
Sources:linsoumission.fr

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jeudi 8 octobre 2026

« Le 6 octobre, jour de mémoire et de leçons politiques » – L’analyse de Jean-Luc Mélenchon.

 

Mélenchon. « Nous venons de vivre une journée mémorable. C’est-à-dire une journée qui restera dans nos mémoires par son caractère absolument hors du commun, au regard de ce que nous avons pu connaître jusqu’à ce jour en matière de mobilisation de la jeunesse », écrit Jean-Luc Mélenchon dans sa dernière note de blog, au lendemain de la journée de mobilisation historique de la jeunesse le 6 octobre 2026. À ses côtés, les organisations syndicales, professionnelles, des associations, les élus insoumis.

Ainsi hier, 90 % des universités du pays étaient bloquées, et 1600 lycées mobilisés. La mobilisation se poursuit cette semaine. Une nouvelle journée de mobilisation se prépare pour demain, jeudi 8 octobre. L’Insoumission publie dans ses colonnes la dernière note de blog publiée par le tribun insoumis.

« Au total, c’est une situation sans aucun précédent : l’entrée dans une crise politique globale » – Jean-Luc Mélenchon

Ce mardi 6 octobre, nous venons de vivre une journée mémorable. C’est-à-dire une journée qui restera dans nos mémoires par son caractère absolument hors du commun, au regard de ce que nous avons pu connaître jusqu’à ce jour en matière de mobilisation de la jeunesse. Mais aussi, plus spécialement, de mobilisation sous l’ère de la macronie. Déjà, il y aura dans la mémoire collective de plusieurs générations de jeunes d’aujourd’hui, et pour toute une vie, le souvenir de ces journées qui font trembler le territoire politique et ses routines. 

Il y a des décennies que l’on n’avait pas vu, comme cette fois-ci, les jeunes des lycées se mettre en mouvement, d’abord dans les quartiers populaires. Puis seulement après dans le reste des secteurs urbains. Autre nouveauté : d’abord la banlieue parisienne, puis l’ensemble du pays dans sa diversité géographique et sociale. Puis ce mouvement a été rejoint par celui des étudiants. Spontanément et immédiatement, il a été massif au point que, pour le 6 octobre, on a constaté 90 % de campus bloqués. Tout cela a déjà été au total, tout à fait extraordinaire par comparaison avec l’expérience des 40 dernières années.

Mais s’y est très rapidement ajoutée encore la magnifique mobilisation des confédérations syndicales de salariés. Et de l’ensemble des organisations syndicales d’enseignants. À ce moment-là, un seuil a été franchi.

Alors, on ne voyait que plus évidemment combien le pouvoir, déjà totalement pris par surprise, déjà incapable de formuler une stratégie de réponse qui permette le dialogue et de faire « atterrir » le mouvement et ses revendications, s’est retrouvé pris dans une impasse destructrice qu’il a lui-même laissé se constituer. Car il est enfermé désormais dans la conjonction du cycle des événements du mouvement et, de l’autre, dans le calendrier de la discussion budgétaire. Et comme si ce n’était pas déjà bien suffisant, il est à présent surplombé par la bienveillante et glaciale complaisance pour les violences policières du ministre de l’Intérieur. Mutilations, brutalités de toutes sortes, démonstrations de force écœurantes entre gaz lacrymogènes et charges à cheval, en voiture ou au pas de course, matraques au vent, sont désormais le seul visage visible du pouvoir et de la macronie.

Pour aller plus loin : « Le 6 octobre avec et en protection de la jeunesse » – L’analyse de Jean-Luc 




Et du Palais arrivent d’absurdes provocations sous forme de coupes dans les budgets, imaginées dans un autre contexte. Tout cela laisse entrevoir une censure politique et sociale complète. Et, cette fois-ci, il est peu probable que le PS vienne au secours de la macronie comme il l’a déjà fait quinze fois dans un passé récent. Et de l’autre côté, comment et pourquoi le RN le tirerait-il de là ?

Au total, c’est une situation sans aucun précédent : l’entrée dans une crise politique globale. Mais si l’on veut y réfléchir, quoi de moins étonnant ? Au pays des gilets jaunes, des élections au résultat nié, des gouvernements bidons et des budgets tous passés en force, comment pouvait-on croire qu’il suffirait de se moquer du monde et de toute critique pour que cela passe ?

Nous, LFI avions compris cela dès le début du nouveau mandat législatif après la dissolution en nous positionnant pour la destitution de Macron. Dans les discussions entre nous, il était pour nous évident que la réplique au viol de la démocratie viendrait comme ce fut le cas après 2005 et le viol du non transformé en « oui » en 2008. Mais comment cela viendrait-il et quand ? Évidemment, personne ne le savait. Il fut décidé d’approfondir notre ancrage dans les secteurs qui penchaient déjà nettement de notre côté : jeunesse et quartiers populaires. Nous savions que là se trouve la puissance d’action antisystème. La réalité nous a confirmés.

Une activité contestataire et revendicative dans les entreprises s’observe aussi. Les salariés, pris à la gorge par la vie chère, les tarifs pétroliers confiscatoires, cherchent une issue concrète, une issue politique. L’affluence à nos réunions en atteste. Il est raisonnable d’envisager que cette onde se concrétise. La réaction populaire aux rires des patrons du MEDEF illustre un état d’esprit en miroir : celui de la lutte de classe dans une formulation finalement assez basique. Avec Patrick Martin et le MEDEF rieur, le choc risque d’être frontal et sans nuance.

Après avoir joué la musique de « c’est la faute à LFI », les commentateurs de plateaux ont remballé leur camelote en vitesse au vu des images de la journée du 6 octobre. Trop tard. Le refrain est dans les mémoires. Il agit pour centraliser LFI dans l’affection de la partie adverse, c’est-à-dire les jeunes. Mais il agit surtout pour rappeler la dose de mépris qu’il contient pour l’intelligence des jeunes ! À quoi s’ajoute la rancune contre cette tentative d’invisibilisation de leurs revendications dans une manœuvre bassement politicienne. Cette partie se joue dans son couloir. Elle est décisive. Désormais, existe une plateforme de revendications. Elle est chiffrée. Le gouvernement avait prévu un autre budget pour l’Éducation. Exactement à l’inverse. Ça va piquer. Alors, le calendrier des jeunes s’organise avec des rendez-vous de manifestations et de journées d’action. La protection syndicale et politique de gauche se maintient. Un cadre cohérent se met ainsi en place. L’adversaire gouvernemental peut perdre pied et devoir céder.

Une autre partie se joue, mais très importante pour la formation de l’esprit public même si elle est de moindre niveau. C’est l’identification du rôle de la police. Le président s’en est ému, nous dit Le Parisien : « Il a beaucoup gueulé ces derniers jours parce qu’il considère que la réponse policière était trop dure, sans empathie ». Cette fuite des propos du palais est organisée. Elle montre que l’alerte est arrivée au sommet de la pyramide. Et alors ? Pour six mois avant l’élection présidentielle, plus personne n’est fidèle à personne. Chacun joue son projet perso dans une équipe de gens de moins de 50 ans qui se préoccupe de la prochaine décennie. Une équipe qui n’en est plus une, faute de chef de guerre, faute de candidat confirmé, faute de projet commun, fût-il de court terme. 

La police est loin. Hors de portée. Mais elle est la vitrine du pouvoir qu’il le veuille ou non. Celui de la honte et de l’indignation des gens décents. En si peu de temps, les pires comportements se sont vus et ont été officiellement confirmés. Les policiers provocateurs qui jettent des pierres sur leurs collègues et un procureur qui le confirme. Des policiers qui mutilent : dents, œil, mâchoire, main amputée. Un autre tripoteur de professeure. Un policier qui tire sur un lycée un mortier d’artifice. Un policier qui enfonce la tête d’un jeune dans l’eau et un procureur qui l’admet, mais trouve cela normal. Des policiers qui battent des jeunes dans les gardes à vue arbitraires et les violentent vicieusement. J’en passe ! Ils me donnent la nausée. Et avec ça, il y a ce que tout le monde a vu partout, à Paris et en province : quand il n’y a pas de police visible, tout se passe dans le calme. Quand la police arrive, ce sont tout de suite les charges et les gazages tous azimuts provoquant panique et courses de tout côté cavalcades. Au sens propre, avec même des charges à cheval. Les propos du ministre de l’Intérieur ont été à deux reprises absolument glaçants. La première fois en annonçant qu’il ne demandait aucune retenue dans la répression ni aucune limite dans l’usage des armements disponibles.

Puis sur France Inter, refusant toute parole de compassion pour les jeunes mutilés et leur famille sous les prétextes les plus fallacieux, dont il ne reste rien sinon son embarras. Oui : son embarras. Cet homme ne parle pas librement. Ses protestations de soutien aux « forces de sécurité intérieure » sonnent un peu bizarres. On dirait qu’il a peur. On dirait qu’il sait qu’il ne contrôle plus la troupe. Il sait, comme nombre de préfets, que les détachements de la BAC par exemple n’obéissent pas aux commissaires qui les reçoivent en renfort et n’hésitent pas à le déplorer à haute voix. Il sait que maints policiers, restés républicains, désapprouvent l’envoi de policiers provocateurs. Désapprouvent les charges « dans le tas » et le disent à haute voix aux élus. La réforme de la cave au grenier de ce corps de fonctionnaires est désormais une idée approuvée et saluée par beaucoup de monde, parmi lesquels maints policiers de tout grade. Dans ces jours que nous vivons, mûrissent les idées et l’adhésion au programme de rupture. L’osmose qui nous lie à notre milieu de lutte n’est pas une sympathie de simple circonstance.

Sources:linsoumission.f

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mercredi 7 octobre 2026

Education, santé : même combat.

 

 Éducation. Le mouvement lycéen est motivé par un défaut de moyens, tant en enseignants que pour les locaux. Cette situation est clairement organisée depuis des années avec un sous-investissement de l’État dans les établissements publics, ce qui permet le développement d’un secteur privé lucratif qui scolarise un nombre croissant d’élèves. Le mouvement actuel est concomitant des annonces budgétaires du gouvernement, caractérisées par des coupes sombres dans les budgets publics, notamment ceux de l’éducation et de la santé. Le billet d’humeur de Christophe Prudhomme.

« Les néolibéraux qui n’ont jamais accepté que l’éducation et la santé échappent au marché et mobilisent d’importants budgets publics »

Ce qu’il faut bien comprendre est qu’il s’agit d’une stratégie très structurée depuis des décennies par les néolibéraux qui n’ont jamais accepté que l’éducation et la santé échappent au marché et mobilisent d’importants budgets publics. Ainsi, ils se sont constamment mobilisés au fil du 20ᵉ siècle pour maintenir des écoles privées avec un financement public et un secteur privé d’hospitalisation, largement financé par la Sécurité sociale. Nous sommes confrontés aujourd’hui à une accélération du processus, avec la volonté de faire basculer vers le secteur marchand l’essentiel des activités pour ne conserver qu’un service public dégradé pour les plus pauvres.

Deux caractéristiques majeures de cette stratégie doivent être décryptées. Il s’agit d’une part d’annoncer des mesures d’économie brutales pour provoquer des réactions qu’il s’agit de calmer en faisant mine de reculer. C’est ce qui s’est passé dans le domaine de la santé avec la proposition de doublement des franchises pour finalement faire passer une augmentation de 40 %. Ces derniers jours, le gouvernement annonce l’instauration de droits d’inscription pour les BTS et les classes préparatoires et retire cette mesure 24 heures plus tard face à la révolte lycéenne.


Le lien

Pour aller plus loin : « Le 6 octobre avec et en protection de la jeunesse » – L’analyse de Jean-Luc Mélenchon

L’autre constante est celle de la répression, en invoquant des débordements pour focaliser le débat sur les questions sécuritaires et évacuer celui sur les revendications. Nous en avons clairement l’illustration lors de l’actuel mouvement lycéen. La même technique est utilisée contre les personnels de santé, comme cela a été le cas lors de la manifestation nationale des soignants du 16 juin 2020. Par ailleurs, les directions hospitalières multiplient les sanctions et entravent très fréquemment le droit de grève.

De fait, à chaque fois qu’un mouvement social devient suffisamment important, l’objectif des néolibéraux est de déplacer rapidement le débat des revendications vers les incidents qui peuvent survenir lors des mobilisations. Cela permet aux médias serviles de consacrer très majoritairement le temps d’antenne aux violences et aux dégradations.

Et pendant que l’on parle d’une poubelle brûlée, d’un projectile lancé ou d’une interpellation, on ne parle pas des heures perdues faute d’enseignants, des locaux dégradés ou des fermetures de lits et des services d’urgence saturés. Il faut comprendre que cette focalisation organisée autour de la question de l’ordre public permet d’empêcher le débat sur les raisons de la dégradation des services publics

Sources:linsoumission.fr (Par Dr Christophe Pruddhomme)

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lundi 5 octobre 2026

« Communistes, nous appelons à voter pour Jean-Luc Mélenchon le 18 avril 2027 ! » – Plus de 300 communistes signent une tribune pour se rassembler autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon

  Ce vendredi 2 octobre, plus de 300 communistes appellent à voter pour Jean-Luc Mélenchon. « Nous souhaitons le rassemblement le plus large de la gauche autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon » écrivent-ils dans une tribune que l’Insoumission relaye dans ses colonnes. Vous voulez signer ou faire signer ? Vous pouvez le faire sur ce lien.

« Nous souhaitons le rassemblement le plus large de la gauche autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon »

« Nous sommes communistes, quels que soient les lieux de notre engagement.

Nous considérons qu’il faut rompre avec le système capitaliste qui produit misère, précarité, exploitation, génère la guerre et détruit la planète.
Il crée de l’injustice, multiplie les discriminations et oppose les individus entre eux dans une concurrence mortifère.

Cette société est bloquée. Elle brise tous les imaginaires, elle met en cause la première des libertés, celle de penser et de créer.

Il est temps de construire ensemble une société juste et fraternelle, dans laquelle les êtres humains vivent en harmonie entre eux et avec la nature. Il est temps qu’une France non-alignée, œuvre à la paix et à la coopération mondiale en respectant le droit international, la souveraineté des peuples et leur droit à l’auto-détermination en Outre-mer comme partout dans le monde.  

Il est temps de combattre sans répit le patriarcat et le racisme.

L’élection présidentielle sera décisive.

Dans la situation politique actuelle à gauche, la candidature de Jean-Luc Mélenchon est celle qui peut accéder au second tour et l’emporter.

Plusieurs générations n’ont connu que des gouvernements appliquant les règles du néolibéralisme. Ces règles ont conduit la France au bord du gouffre.
Notre peuple, de façon majoritaire, a pris conscience de la nécessité d’une rupture avec ce système. Aujourd’hui il sait que toute compromission avec le capitalisme est une impasse, il a choisi la radicalité.

Le programme porté par Jean-Luc Mélenchon propose ce choix. Nous pensons indispensable de rassembler dès le premier tour celles et ceux qui croient en un projet radical de changement. La victoire contre l’extrême droite, comme en 2024, passe par cet espoir qu’une autre voie est possible.

Nous souhaitons le rassemblement le plus large de la gauche autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon dès le premier tour des présidentielles et pour les législatives.

Et comme individus communistes, dès maintenant, nous faisons le choix de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour donner à notre peuple la force de tout changer. »

Les 300 premiers signataires de soutien à Jean-Luc Mélenchon

AMRANI Farida, députée de l’Essonne (91), CERNON Bérenger, député de l’Essonne (91), COUTURIER Catherine, députée de la Creuse, 2022-2024 (23), ERODI Karen, députée du Tarn (81), ETIENNE Martine, députée de Meurthe et Moselle, 2022-2024 adjointe au maire de Longwy (54), BAGAYOKO Bally, maire de Saint-Denis (93)

AUDOUIN Christian ancien Secrétaire départemental PCF 87 et 19, BASTIANINI Jean Pierre, 1er adjoint au Maire de Soues (65), BENINGER Richard, ancien Directeur général de l’Humanité (71), BESSE Pierre militant POI (92), BRET Robert, ancien secrétaire départemental PCF, ancien sénateur (13), CAPANEMA Silvia, conseillère départementale et maire adjointe  de Saint-Denis (93), CHRISTODOULOU Alexis, conseiller municipal de Chalettes sur Loing (45), CROUZET Jean-Paul Maire adjoint de Vénissieux (69), DANGLOT Jean Claude, ancien Secrétaire départemental PCF (62), DECAN Françoise, ancienne Secrétaire départementale PCF Haute Vienne (87), DEGOY Lucien ancien journaliste à l’humanité (93), DOUCOURE Mama, militante associative ancienne conseillère déléguée de Montreuil (93), ESPINOSA José, ancien Conseiller de Paris PCF et maire adjoint 12e (75, GENEVEE Frederick historien (94), GUILLAUMIN Pierre, conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes (03), GREDER Joelle ancienne dirigeante du PCF (82), INJEY Bob ancien dirigeant du PCF (06), JAMES Claude ancien journaliste de l’Humanité (93), KOLEBACKI Patrick conseiller municipal et communautaire de Lille (59), LAPORTE Pierre, conseiller départemental (93), LEBLAN-FALZONE Thierry, conseiller municipal de Bressuire (79), LORAND Isabelle chirurgienne conseillère municipale de Vitry (94),MARQUISET Jean-Charles (58), MONNET Pierrick, paysan, maire de Chevillard (01), NOEL Sylvain, directeur de l’Insoumission, conseiller municipal de Montreuil (93), NORMAND Jean-Pierre ancien vice-président PCF de Limoges Métropole, PARNY Francis coordinateur des Insoumis communistes 

ALCOCK Nathaniel (06), BENEDETTI Christian, metteur en scène (94), BERNARD Nicole (75), BERNARD Paul (92), BLOCH Serge (67), BONIN Bruno (79), CANUT Dominique (83), CATROU Rémy (17), CELIK Alice Elman conseillère France travail (31) (83), CHABOUNI Saïd, syndicaliste CGT (13), COLLEMINE Pascal syndicaliste CGT Chimie (93), COLLIN Daniel (73), DELALONDRE Clarisse (75), DESBOIS Christian, syndicaliste CGT presse (32), DESHAYES Michel (17), DUGUDUS, affichiste (75), FERRARIO Roberto, animateur internet et du site « Bellaciao » (94), FOIX Alain écrivain philosophe (93), GUEDIGUIAN Robert cinéaste (13),  GOUIRAND Alain, syndicaliste FSU (13), GOUTMANN Isabelle, directrice de publication (34), GRUT Elouan, étudiant (35), HERODY Sylvie agent comptable Lycée retraitée (71), HERVY Patrick, militant de la cause palestinienne (94), HOUPIN Christian, retraité cheminot (60), KLAJNBAUM Laurent, militant culturel (93), KOUVELAKIS Stathis, philosophe, universitaire (75), LAMBERT Nicolas, metteur en scène (75), LAMBOLEZ Pascal, retraité CGT Mines Énergies (91), LAVAULT Maya, syndicaliste Sud Éducation (93), LE FLOCH Lenny, étudiant (22), LÉGER Nina, graphiste (75), MARIAN Silvano (64), MATHEVON Jean-Claude, ex-CFDT métallurgie (91), MAURAN Stéphane, militant syndical et politique (79), MAURIERES Patrick, communicant (81), NAVARRO José, Militant syndical CGT (65), PELLICER David, enseignant (82), PERNET Patrick, militant SNJ-CGT (32), PIGACHE Arnaud (92), QUAINQUARD Françoise (22 et 91), RENARD Christian (22), ROGE Henri, militant SNEP/FSU (27), SAKHNINE Alexeï, réfugié russe accueilli par LFI (93), SANNA Éric, artisan maçon (05), SARRI Martine, chanteuse comédienne (13), SERVEL Franck (83), SMIRNOVA Liza, réfugiée russe accueillie par LFI (93), SOLAÏL Théo, coordonnateur d’un réseau d’habitat écologique (35), SOREL Jean-Marc, retraité de la pétrochimie, syndicaliste CGT (05), TENDA Malik (29), TRICHINE Ida, retraitée EDF (64), VALADE Françoise enseignante LP (87), VERZELETTI Celine, militante syndicale Fonction publique (75), YU Jean Christophe, cinéaste (Liège), ZENTIL Liliane, infirmière psy 

ABAD Robert (34), ABAD Ghislaine (34), ADAMOU Saïtek, réalisateur comédien (93), AFNAI Smael, Lycéen (93), AGHION Jacques, professeur d’université (Liège), AÏT ATMANE LECERVOISIER Florence (94), AROUALI Alima (24), AUFERIL Alain (92), BAIBARAC Laurent (34), BARREAU-MAINSON Claude (79), BARTKOWIAK Daniel (54), BASTARD-ROSSET Valentine (74), BATTINI Guy, ancien journaliste de la Marseillaise (13), BENOIT Laurence cheffe costumière (93), BERNARD Jocelyne (79), BERGER Sandrine (95), BERGONSO Maxime (35), BERIDEBAT Alain, Militant associatif (64), BERNARDEAU Guillaume, militant syndical (79), BERRAUD Michel, notaire (37), BINARD Jeanne Costumiere habilleuse (75),

BOISSONADE Fabien (34), BONNET Olivier, gestionnaire d’assurance (79), BOUMEDIENNE Fouad, militant syndical (59), BRU Monique (47), BURGER Jean-Charles ouvrier agricole (87), BUSTAMANTE Didier (24), CAJAL, Anne Marie (64), CALLO Benjamin (05), CAMELIN Daniele, retraitée Fonction Publique (91), CAMELIN Lionel, graphiste (91), CAMELIN Michel, retraité Fonction Publique (91), CAYATTE Jacques, chirurgien-dentiste (13), CAYATTE Marie-Claire (13), CAZAMAYOU Monique (64), CHAGNON Jacqueline, retraitée Fonction Publique (91), CHALAD Othman, militant syndical (33), CHAPELAIN Rozenn, enseignante retraitée (56), CHAPOTIN Siegfried (44), CHAPPE Dominique (05), CHARRON François, militant syndical (79), CLERC Philippe, Haute-Corse, COLLEMINE Corinne (93), COLLEMINE Marine, professeur (94), COLLET Didier (17), COMAT Michel, manutentionnaire retraité (71), CONEJERO Vincent, ingénieur (75), CONTAUX Bernard, COSTARELLA Pascal (38), COTANCE Cyril, développeur informaticien (87), CUREAU François (02), DANIEL Cécile (93) , DANIEL Claude (93) , DAVID Sylvain, militant syndical et poète (79), DECAN Flavie artisan (40), DE LUCA Sylvia, militante syndicale, DE VITA Jean Claude, retraité SNCF (40), DE VITA Marie Claude, enseignante retraitée (40), DELACOUR Charlène, responsable de la rubrique « Féminisme » de l’Insoumission (93), DELMONT Pascal (93), DEPROW Olivier, militant syndical (93),

DESBOIS Nicole, peintre en lettres (32),DESCHAMPS Jean-Marc, enseignant retraité (36), DIAZ Jocelyne, militante syndical (79), DIAZ Johnny, militant syndical (79), DOLTER Dominique (48), DOTTO Aline (38), DOUBLET François (79), DOUR Sophie (92), DUBRAC Jacqueline (87), DUBRAC Patrick, artiste peintre (87), DUMAND Claudine, ECHENE Clément (59), EGEA Antoine (17), ELYAAKABI Mohamed (95), FAUCHER Anne, militante syndical (79), FAUCHER, Dominique, militant syndical (79), FAVREAU-HASSI Nadine, médecin (79), FÉLICES Nadia (34), FIALHO Bruno, syndicaliste UGICT (75), FIASCHI Marcel (13), FOUQUEAU, Mireille (13), FOVET Marie-France, FRANCHETEAU Michel, militant associatif (79), GALATAUD Elsa, AESH (31), GALLAIS Estelle (79), GAULTHIER Arthur, archéologue (32), GAUTHIER Jules (06), GAZEAU Claude (79), GEORGES Jean-Michel, GERMAIN Robert (71), GODEFROY Pierre, documentaliste (93), GOUTY Michel, enseignant, syndiqué FSU (44), GRANGIER Emmanuelle, chorégraphe (93), GRAU Catherine (95), GROSSETTI Frédéric (05), GUERANDEL Hervé, militant syndical (79), GUILBERT Roméo Guilbert, vidéaste (75), GUIOT René, HAASAN Henri (69), HERELLE Mick (13), HIBERT Mathilde, professeure des écoles (75), ISAPOFF Cyril (94), JACQUET Maria (03), JADEAU Andy, charpentier en reconversion (87), JOSSO Joël (94), JOURNÉ Ewen (35), KASPERECK Jean-Pierre (83), KERMAGORET Joelle (35), KERMAGORET René (35), KERVELLA Maelys, étudiante (91), KLAJNBAUM Macha (38), KOCHENBURGER Dolorès (54), LAFFITE Claude (64), LAFFITE Mireille (64), LAFFARGE Stéphane, militant syndical (87), LAPLACE Patrice (79), LARREGOLA Daniel (65), LASSERRE Jean-Pierre (31), LASSERRE Nicole (31), LATRILLE Luc (92), LAVOINE-PINAULT Simon, étudiant en Hôtellerie-Restauration (45), LELIÈVRE Jean-Marc, LE PIVERT François (22), LERAY Georges, militant CGT (44), LEROUX Jerôme (45), LOEUILLIETTE Gérard, (92), LORIETTE Monique, retraitée Fonction Publique (94), LORIETTE Yves, opticien (94), LUIGGI Gérard (83), MAQUART Cathy (79), MARCHAL Philippe, artiste peintre (38), MARTELLO-HILLMEYER Eliot, responsable rubrique «Critiques des médias» de L’Insoumission (13), MARTINET Remy (02), MATHEVON Cyril, bibliothécaire (75), MATHIAS Antoine (93), MAUREL Solange (31), MAURET MUGUERCIA David (35), MEGUERDITCHIAN Antoine, jardinier (93), MICHALIK Julien, aide-soignant (64), MONDON Pauline (87), MONZIER Christian, ingénieur agronome (75), MORANDI Laure (32), NADAL Marie, fonctionnaire (82), NAVARRE Christian (32), NÉBAS Anne-Clemence, orthophoniste (79), NOBREGA Ludovic, cheminot CGT retraité (32), NOIROT Maxime, assistant d’éducation (86), NONY Ethaniel, éducateur spécialisé (87), NORMAN Henri (64) NOSTRIANO Jean-Paul (13) PADOVAN Serge, (32), PAINT Jean-Pierre (56), PAPP Olga, cheffe costumière (93), PARTOUCHE Bernard (47), PARTOUCHE Daniele (47), PAULOU Nelly (64), PÉRÉ Joelle (64), PÉRÉ Yves, militant syndical (64), PEREIRA-OSTANEL Sandra, militante syndicale (64), PHILIPPE Daniel (91), PIALAT Pierre Édouard (19), PIN Jean-François (95), PINAUD David (79), PLEE Clément, musicologue (93), PONTAIS Catherine (13), POYARD Alexis, responsable de la rubrique « Lutte contre l’extrême droite » de L’Insoumission (25), PROENCA MILHEIRO BORDE Sara, photographe (93), QUAINQUARD-VANDAME Ingrid, secrétaire commerciale (91), QUAINQUARD Stéphane, imprimeur (91), QUÉVAL Martin, artiste lyrique (87), RAMIS Sophie, graphiste, (92), RAVET Charlie, metteuse en scène autrice (93), RAVET Tom, étudiant (93), ROME Gerard (19), ROME Pascale (19), ROMÉO Marie José (64), ROULIN Denis, (79), ROURE Samuel, webmaster (93), RUIZ Olga, militante associative (93), SALSE Annie (34), SAMOYAU Franck (79), SANCHEZ Henri (38), SAURET Marie Jean (31), SÉGUÉLA-TOURNIL Roseline, retraitée Éducation Nationale (66), SERRA Sonia (13), SHAHZADA Isabeau, travailleuse du spectacle (93), SOJAC Julien (93), SOUROUSSE Pascale (34), SOZEDDE Jean Paul ancien communiste prochinois (06), SPARFEL Jean Pierre (34), STEFANINI Paloma, metteuse en scène, autrice. (93), TALIBART Jean-Christophe (78), THEOBALD Pascale, Infirmière scolaire (95), THOMAS Marcel (17), THORANGE Jean-Paul (78), TRICOCHE-ESPINOSA Danielle (93), TROVEL Jackie (56), VERZENI Thierry, militant syndical (79), VIGIER Rudy (13), VILA Pierre (93), VINAY Dominique (83), VINCENT Françoise (91), WARSZAWSKI Jean-Marc, Musicologue (75), WIDIEZ Jean Luc (38), WIERZBINSKI Benjamin, responsable administratif (91), WIERZBINSKI Dominique, plombier retraité (91), WIERZBINSKI Guillaume, ostéopathe (69), WURTZ Diane, DJ plasticienne (75)

Pour aller plus loin : Mélenchon à 20 % : ce sondage fait trembler ses adversaires

 Sources:linsoumission.fr

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