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vendredi 20 février 2026

Hausse des discriminations, sous-évaluation des victimes de racisme : les rapports implacables de la Défenseure des droits

 Racismes. Autorité administrative indépendante créée par la loi organique du 29 mars 2011, la Défenseure des droits a cinq missions : défense des droits des usagers des services publics, lutte contre les discriminations et promotion de l’égalité, défense des droits de l’enfant, contrôle de la déontologie des forces de sécurité, et orientation et protection des lanceurs d’alerte. Toutes thématiques confondues, le rapport 2025 sur l’année 2024 identifie une forte hausse des réclamations qui lui sont adressées, 141 000 (100 000 en 2020). Plus de 16 000 atteintes à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux ont été enregistrées en 2024, soit 11 % de plus qu’en 2023. La hausse est continue depuis 2016 (en moyenne + 8 % chaque année).

Face à une hausse continue des discriminations et aux différentes formes de racisme prégnantes dans la société, les Insoumis défendent la création d’un office municipal de lutte contre les discriminations. L’objectif : donner aux communes un rôle central dans la lutte contre les discriminations et toutes les formes de dominations, grâce à une meilleure connaissance des réalités locales. Notre article.

Une hausse continue des discriminations

Claire Hédon et l’équipe de l’autorité montrent une augmentation des discriminations. Le rapport se fonde notamment sur les données du service des statistiques du ministère de l’Intérieur (SSMSI), qui recense les déclarations d’infractions aux services de sécurité. Plus de 16 000 atteintes à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux ont été enregistrées en 2024, soit 11 % de plus qu’en 2023. La hausse est continue depuis 2016 (en moyenne + 8 % chaque année). Les statistiques révèlent une surreprésentation des hommes et des personnes de nationalité étrangère (16 %, alors qu’elles ne sont que 8 % de la population). Les ressortissants d’un pays d’Afrique sont les plus touchés (11 %, alors qu’ils sont 4 %).

Le racisme est donc bien ancré en France, et augmente. À Marseille, Sébastien Delogu propose 80 mesures pour combattre les discriminations : « La lutte contre les discriminations sera au cœur de notre action municipale. La mairie assumera pleinement son rôle en rompant d’abord avec le déni : reconnaître les injustices et les rendre visibles. »

Pour aller plus loin : Racisme et violences policières : les propositions de LFI pour une société de l’harmonie des êtres humains

https://twitter.com/L_insoumission/status/2024412556585034203?s=20 

Des chiffres sous-évalués, plus d’un million de victimes

L’enquête de victimation « Vécu et ressenti en matière de sécurité », du SSMSI, recense plus d’un million, en France hexagonale, de personnes majeures déclarant avoir été victimes d’au moins une atteinte à caractère raciste. Moins de 3 % des déclarants entreprennent une démarche auprès des services de sécurité par peur des représailles, l’impression qu’un signalement ne changerait rien ou encore le fait de ne pas avoir de preuves.

C’est entre autres pour cela que les candidat·es insoumis·es aux élections municipales portent la création d’un office municipal de lutte contre les discriminations. Cet office permettra de lutter contre ce non-recours en offrant, avec des permanences juridiques, un espace pour qualifier les faits, comprendre les recours possibles.

Ces offices pourront également mener des études et mieux comprendre les réalités des discriminations afin de lutter de manière concrète. Candidat à la mairie de Strasbourg, Florian Kobryn souhaite faire de la lutte contre les discriminations une priorité. À la création d’un office municipal de lutte contre les discriminations, il propose d’adosser l’organisation d’un colloque annuel consacré à la lutte contre les racismes.

Provocations, injures, diffamations

Les trois quarts des infractions enregistrées sont des provocations, des injures et des diffamations. La France insoumise, notamment par ses députés, n’a de cesse de lutter contre le racisme et les actes qu’il engendre.

En novembre 2024, le député insoumis Carlos Martens Bilongo (Val-d’Oise) interpelle le ministre des Sports sur des actes de racisme et de sexisme au sein du milieu sportif français. Il donne l’exemple de Sarah Ourahmoune, contrainte de renoncer à être candidate à la présidence de la Fédération française de boxe, car confrontée à des attaques racistes et sexistes répétées. Le député demande au gouvernement « s’il souhaite instaurer des sanctions claires et dissuasives contre les actes discriminatoires, afin de prévenir toute forme de discrimination envers les femmes et les minorités dans le sport français ». Silence gouvernemental.

Haine contre la religion

Dans son rapport sur les discriminations fondées sur la religion, la Défenseure des droits écrit que « les discours de haine en lien avec la religion se sont multipliés ». Elle parle d’une « banalisation et de l’installation d’un climat de suspicion et de stigmatisation » et précise que les discriminations concernent les individus au quotidien : école, travail, accès au logement, aux commerces, vie associative et sportive, etc.

LFI met le gouvernement face à ses responsabilités quant à ces pratiques inadmissibles. En janvier 2026, Andrée Taurinya, députée LFI de la Loire, interroge la ministre de la Santé sur les pratiques discriminatoires au sein du service public hospitalier en lien avec la religion réelle ou supposée.

« Alors même que les gouvernements successifs n’ont eu de cesse de fragiliser l’hôpital public par des coupes budgétaires, l’islamophobie mine l’institution hospitalière. Un service de pédiatrie a même dû procéder à la fermeture de lits suite au renvoi de deux soignantes pour le seul port d’un calot ». Face à cette situation à la fois «ubuesque et profondément inadmissible », elle l’interroge sur les « réponses concrètes qu’elle entend apporter afin que les personnels soignants ne soient plus menacés de licenciement en raison de leur religion réelle ou supposée découlant de leur apparence physique ».

À Saint-Denis (93), Bally Bagayoko créera une « ville refuge » pour lutter contre toutes les discriminations, avec entre autres la création d’un Conseil consultatif des étranger·es. En octobre 2025, face aux attaques contre la liste d’union dont il est chef de file, il déclare : « À celles et ceux qui reçoivent ces messages mensongers et racistes : ne restez pas silencieux. L’écoute passive ou le silence encouragent ces propos. Dénoncez-les pour qu’ils et elles ne puissent plus propager la haine. Saint-Denis ».

Sources:linsoumission.fr (Par Sandrine Cheikh)
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jeudi 19 février 2026

Serge Laplanche, ce candidat du Rassemblement national qui a jeté des grenades sur des forces de l’ordre, dont aucun média ne parle

 RN. Une mitraillette, environ 3 000 munitions, et plus d’une vingtaine d’armes toutes chargées et en état de fonctionnement, c’est ce qui a été découvert hier chez Serge Laplanche, militant actif et ancien candidat aux législatives du RN. L’homme s’était retranché pendant plusieurs heures dans son appartement au quartier de Beaulieu à Châteauroux, en envoyant des grenades sur les forces de l’ordre. Le RAID est intervenu sur la place, et a fini par l’interpeller, alors qu’il était retranché. Des vidéos circulent sur les réseaux sociaux, montrant la scène.

Sur les plateaux, défilent des personnalités d’extrême droite sans qu’aucune question sur ce sujet ne soit évoquée. Sébastien Chenu a ainsi bénéficié hier, sur le plateau de BFMTV, d’une interview calibrée et favorable, comme c’est le cas pour l’ensemble des passages médias des députés et candidats du RN. À ce stade, aucun journaliste sur aucun plateau n’a évoqué cette attaque à coup de grenades d’un militant RN sur les forces de l’ordre.

À l’exception de quelques médias locaux, cette attaque des forces de l’ordre par un militant historique du Rassemblement national est ainsi complètement invisibilisée par l’officialité médiatique, dont tous les efforts sont consacrés à effacer les violences d’extrême droite. Depuis la mort du jeune Quentin à Lyon, suite à une rixe dont des vidéos prouvent que l’extrême droite en est l’initiatrice, médias et politiques participent à une vaste opération visant à rendre coupable LFI de cette mort, alors que le mouvement insoumis n’en porte aucune responsabilité. L’objectif visé ? Disqualifier et détruire la France insoumise, pour l’alternative qu’elle propose face au système dominant.

Silence sur les 12 personnes assassinées par l’extrême droite depuis 2022. Silence sur les collaborateurs RN appelant aux meurtres d’insoumis. Silence sur les militants du RN jetant des grenades sur les forces de l’ordre. Pour effacer les violences de l’extrême droite, et les banaliser, médias et politiques accélèrent leurs opérations pour tenter de détruire le mouvement insoumis. 

Pour aller plus loin : « Brebis galeuses » au RN : un nettoyage en trompe-l’œil

 Sources:linsoumission.fr

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mercredi 18 février 2026

Mort de Quentin – Des vidéos démontrent que l’extrême droite a provoqué la rixe en déclenchant les violences

Mort de Quentin à Lyon. Le Canard enchaîné l’a confirmé ce jour. Les fanatiques fascistes lyonnais avaient tendu un guet-apens aux antifascistes présents en amont du meeting de Rima Hassan. « Pourquoi Laurent Nunez a-t-il laissé cette bande d’extrême droite armée déambuler dans les rues de Lyon ? Pourquoi a-t-il laissé un affrontement dégénérer jusqu’au tabassage mortel de Quentin Deranque ? », a déclaré Paul Vannier face aux révélations.

Au total, ces vidéos contredisent totalement le récit médiatico-politique en cours depuis cinq jours, tendant à faire croire que Quentin aurait été agressé par une « horde d’antifascistes ».

Ces fascistes étaient équipés de barres de fer, casques et torches inflammables. Sans attendre le résultat de l’enquête, médias et politiques poursuivent leur opération visant à rendre coupable le mouvement insoumis – qui ne porte aucune responsabilité dans la mort de Quentin – pour tenter de détruire l’alternative que le mouvement insoumis incarne face au système dominant.

Dans cette opération politicienne, l’officialité médiatique cherche à effacer les violences de l’extrême droite. Silence sur les 12 personnes assassinées par l’extrême droite depuis 2022. Silence sur les collaborateurs RN appelant aux meurtres d’insoumis. Silence sur les militants du RN jetant des grenades sur les forces de l’ordre, pas plus tard que cet après-midi. Notre brève.

Mort de Quentin – Ces vidéos démontrant que l’extrême droite a provoqué la rixe à Lyon






























Sources:linsoumission.fr



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samedi 14 février 2026

20 ans après le meurtre d’Ilan Halimi : ne jamais oublier, toujours combattre l’antisémitisme.

 Il y a 20 ans, le 13 février 2006, le corps d’Ilan Halimi, 23 ans, est retrouvé sans vie en Essonne, après trois semaines de tortures infligées par « le gang des barbares », dirigé par Youssouf Fofana. Les meurtriers visent ce jeune homme pour sa richesse supposée, car appartenant à la communauté juive. Ce crime d’une extrême brutalité se fonde sur un préjugé antisémite. La circonstance aggravante d’antisémitisme est retenue par les juges d’instruction. Le 23 février 2006, une cérémonie à la mémoire de la victime a lieu à la synagogue de la Victoire à Paris, à laquelle assistent le président de la République Jacques Chirac et le Premier ministre Dominique de Villepin.

Les 27 membres du « gang des barbares » sont jugés en 2009 devant la cour d’assises des mineurs de Paris, deux membres du gang étant mineurs au moment des faits. Youssouf Fofana est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de vingt-deux ans. Les autres peines vont de l’acquittement à dix-huit ans de prison ferme. À l’issue du procès qui a lieu à huis clos, de nombreux débats ont lieu sur la réelle et suffisante prise en compte du caractère antisémite du crime. Un procès en appel a lieu en 2010 : les peines de sept accusés sont aggravées.

Cette affaire a violemment mis en lumière la persistance de l’antisémitisme en France au début des années 2000. Les organisations antiracistes et la communauté juive française ont organisé plusieurs manifestations pour dénoncer l’antisémitisme et honorer la mémoire du jeune homme. Ce 13 février 2026, un hommage national est rendu en mémoire de la mort d’Ilan Halimi. La France insoumise s’y joint, droite dans ses bottes et fidèle à ses convictions de toujours, faisant fi des accusations infamantes d’antisémitisme qu’elle subit depuis des années. Notre article.

Les attaques contre la mémoire d’Ilan Halimi

Plusieurs actes malveillants ont été commis contre la mémoire de ce drame. En 2019, à Sainte-Geneviève-des-Bois, les arbres plantés à la mémoire d’Ilan Halimi sont coupés. En août 2025, l’olivier planté à Épinay-sur-Seine est abattu. Éric Coquerel, député LFI de la circonscription, dénonce un acte « abject » : « Face à cet acte antisémite, je tiens à exprimer ma pleine solidarité avec la famille d’Ilan Halimi, dont la mémoire doit être respectée, racontée comme témoignage des conséquences tragiques de la haine de l’Autre et du racisme, et nous rassembler. »

En octobre 2025, le même acte se répète à Menton. Pour répondre à ces malveillances, un nouvel arbre est planté dans un lycée de Sainte-Geneviève-des-Bois, circonscription de l’insoumis Antoine Léaument, qui rappelle à cette occasion que « lutter contre l’antisémitisme et contre toutes les discriminations [est] notre devoir. »


Sources


La lutte contre l’antisémitisme par LFI, faisant fi des calomnies à son encontre

La lutte contre le racisme et l’antisémitisme est un combat constant pour les élu·es et représentant·es de LFI. En mars 2025, après l’agression du rabbin d’Orléans, Mathilde Panot avait interpellé François Bayrou (alors Premier ministre) à l’Assemblée nationale : « Le racisme a encore frappé. Quand le poison de l’antisémitisme, de l’islamophobie se répand, c’est toute la République qui est attaquée. »

Pour aller plus loin : Réponse collective à une infamie : sur l’accusation d’antisémitisme portée contre LFI

En 2025, le député LFI Gabriel Amard a participé à la commission des affaires européennes portant sur la coopération européenne renforcée contre l’antisémitisme et la haine anti-juive.

À cette occasion, il déclare : « L’antisémitisme est un véritable fléau qui met en danger la vie des personnes de confession juive pour la simple et unique raison qu’elles sont juives. (…) Notre groupe ne souhaite qu’une chose : rassembler le peuple français quand tant d’autres veulent le diviser par le poison du racisme et de l’antisémitisme. (…) Les Insoumis seront toujours du côté des discriminé·es et n’accepteront jamais que quiconque soit ciblé du fait de son appartenance religieuse ou de son origine, qu’elle soit réelle ou supposée. »

En août 2025, sur France Inter, Jean-Luc Mélenchon déclarait : « Oui, il y a une montée de l’antisémitisme dans notre pays. […] Des gens sont tués à cause de leur religion, des lieux de prières sont attaqués. On oublie que la liberté de conscience repose sur la liberté du culte. Criminels, assassins, vous serez pourchassés et punis. Cela suffit ! »

Sources:linsoumission.fr

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jeudi 12 février 2026

Palestine : le 29 mars prochain, départ de la plus grande opération humanitaire jamais organisée pour Gaza.

 Palestine. Depuis le cessez-le-feu de façade du 10 octobre 2025, le génocide se poursuit à Gaza. Les bombardements font rage chaque jour. Les assassinats de civils, femmes et enfants gazaouis, les viols et la torture perpétrés par l’armée de l’État génocidaire israélien sont quotidiens. À cela s’ajoutent le blocus illégal imposé et renforcé par Israël depuis 2023, la destruction méthodique et systématique des infrastructures médicales, l’interdiction illégale par Israël de l’intervention de 37 nouvelles ONG dans la bande de Gaza depuis le 1ᵉʳ janvier 2026.

Face à l’horreur qui croît chaque jour, la plus grande opération humanitaire à destination de Gaza se prépare à s’élancer le 29 mars prochain pour tenter de briser le blocus illégal imposé par Israël. Une intervention qui suit le chemin tracé par les flottilles de la liberté parties pour Gaza depuis le début du génocide et auxquelles plusieurs parlementaires de la France insoumise ont déjà pris toute leur part. Notre article.

Le génocide en Palestine se poursuit

Depuis le prétendu cessez-le-feu et l’annonce du plan d’occupation impérialiste de Donald Trump en octobre dernier, au moins 526 Palestiniens ont été assassinés par l’armée génocidaire israélienne, soit plus de 4 par jour pour au moins 1 500 blessés. Au début du mois de février, l’armée israélienne reconnaissait elle-même le meurtre de plus de 70 000 Palestiniens depuis le début du génocide, un chiffre largement sous-estimé et probablement 2 à 3 fois supérieur. 

Pour aller plus loin : Palestine : un génocide quotidien avec le soutien actif des pays européens et de la France

Au-delà des massacres quotidiens, les derniers rapports du du Bureau des affaires humanitaires de l’ONU, en date de fin janvier, confirment l’asphyxie et les catastrophes sanitaires infligées par l’État génocidaire israélien au peuple de Gaza. Netanyahu et les siens poursuivent la destruction systématique des infrastructures de santé, bombardent des camps de réfugiés, et les témoignages de tortures dans les geôles israéliennes se multiplient, tous plus insoutenables les uns que les autres.



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Global Sumud Flotilla : la plus grande mission humanitaire pour la Palestine s’élancera le 29 mars prochain

Depuis 2007, la bande de Gaza est victime d’un blocus commercial et sanitaire illégal et illégitime imposé par Israël. Depuis cette date et à l’appel du peuple palestinien, des convois humanitaires maritimes – les flottilles de la liberté – tentent régulièrement de rejoindre Gaza pour apporter de l’aide aux Gazaouis privés de pratiquement tous les biens indispensables à leur survie et à leur dignité.

Depuis 2023, cinq convois d’ampleur se sont ainsi succédé pour tenter de briser un blocus qui s’est encore renforcé depuis plus de deux ans. Toutes arraisonnées en parfaite illégalité par l’armée israélienne dans les eaux internationales, ces flottilles ont compté dans leurs rangs plusieurs parlementaires de la France insoumise.

Pour aller plus loin : « Libérer les flottilles, libérer la Palestine » – Des rassemblements massifs ont eu lieu partout en France pour la libération immédiate des équipages kidnappés par Israël

Aussi, alors qu’Israël interdit désormais l’accès de la quasi-totalité des ONG dans la bande de Gaza, le mouvement citoyen de la Global Sumud Flotilla annonce le départ, le 29 mars prochain, de la plus grande opération humanitaire jamais partie pour la Palestine.


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Son objectif sera double : non seulement briser le blocus et apporter de l’aide humanitaire au peuple de Gaza martyrisé, mais également établir la présence durable à Gaza d’équipes de médecins, d’infirmier•es et de professionnel•les de santé, d’éducateur•rices, ingénieur•es et équipes de reconstruction, d’enquêteur•rices sur les crimes de guerre, d’observateur•rices juridiques en capacité de documenter les violations du droit international. Plus de 3 000 participants de plus de 100 pays s’élanceront le 29 mars à bord d’une centaine de bateaux depuis plusieurs ports de la Méditerranée, tandis qu’un convoi terrestre avancera vers Gaza depuis l’Afrique du Nord.

Alors qu’Emmanuel Macron s’est déjà distingué par son inaction lorsque plusieurs ressortissants français membres de flottilles de la liberté, dont des parlementaires de la France insoumise, ont été illégalement arrêtés et enfermés dans les geôles israéliennes, la délégation française de la Global Sumud Flotilla à l’origine de la mission du 29 mars prochain appelle le gouvernement français à assurer la protection diplomatique et consulaire de la délégation française, à garantir la sécurité de la flottille et à assurer le succès de la mission.

Sources:linsoumission.fr


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mercredi 11 février 2026

Municipales – Les 10 pires mesures mises en œuvre par le Rassemblement national dans les communes qu’il dirige.

 Rassemblement national. Depuis les dernières élections municipales de 2020, plusieurs villes sont les laboratoires des politiques de l’extrême droite. Les candidats mettent toujours en avant la lutte contre l’insécurité, la baisse de la fiscalité locale, la proximité avec les citoyens, la valorisation du patrimoine local, etc. Pourtant, dans les villes que le RN administre, la réalité est tout autre : suppression de subventions aux associations, politiques identitaires, pressions sur la vie démocratique locale et stratégie de communication victimaire sont les piliers des politiques appliquées par le RN.

Plusieurs faits ont été recensés parmi les municipalités gouvernées par l’extrême droite. Un récapitulatif utile de L’insoumission, en vue des élections municipales des 15 et 22 mars prochains. Notre article.

1) L’asphyxie du tissu associatif par les suppressions de subventions

Les associations sont des acteurs essentiels à l’échelle locale, car elles sont porteuses de transformations (notamment dans le domaine de l’environnement), réveillent la démocratie et humanisent l’économie (emploi de service civique, économie sociale et solidaire, etc.).

Dans plusieurs villes gérées par le RN, les mairies ont réduit ou supprimé les subventions à des associations qu’ils jugeaient « trop politiques » ou « communautaires » :

À Beaucaire, sous le mandat de Julien Sanchez, ce sont les clubs sportifs et associations culturelles qui ont vu leurs subventions diminuer, parfois de dizaines de milliers d’euros.
À Hénin-Beaumont, la mairie de Steeve Briois a retiré le local et le financement municipal à la Ligue des Droits de l’Homme (LDH).
À Orange, avec Jacques Bompard, ce sont le centre d’hébergement d’urgence et le syndicat CGT qui ont perdu leurs subventions.
À Hayange, Fabien Engelmann a coupé le gaz et l’électricité au Secours populaire français.

Pour aller plus loin : David Rachline, maire RN de Fréjus : corruption et fascisme

2) Des mesures culturellement identitaires et excluantes

Dans plusieurs villes RN, des mesures symboliques ont été imposées pour valoriser certaines traditions au détriment d’une culture inclusive :

À Perpignan, par exemple, le maire Louis Aliot a modifié le slogan et le blason de la ville en renforçant des symboles nationalistes et catholiques, ce qui a suscité des protestations de Catalans attachés à l’identité régionale. Ce maire, fan de l’OAS, a aussi engagé des expositions orientées sur l’histoire coloniale de la France, notamment l’exposition du 19 mars 2021 « Soixante ans après, l’histoire se répète : FLN et Hamas, mêmes méthodes, même stratégie ». Cette exposition est une réécriture de l’histoire qui vise à entretenir la nostalgie de la colonisation en la glorifiant. Il justifiait dans la presse cette exposition par le fait qu’« on ne peut pas se réconcilier si on adopte une Mémoire qui accuse la France […]. »

3) Pressions et tensions avec les médias et la liberté de la presse

Certaines administrations locales du Rassemblement National ont mené des politiques hostiles envers la presse locale indépendante. C’est notamment le cas dans les villes d’Hénin-Beaumont et de Fréjus. Les mairies du Rassemblement National ont marginalisé des journaux locaux comme La Voix du Nord, qui dénonce le harcèlement du maire d’Hénin-Beaumont. Il est notamment reproché à l’extrême droite d’être « puérile et agressive », d’user constamment d’un droit de réponse abusif, ainsi : « En moins d’un an, la direction du quotidien nordiste a dû publier pas moins de 25 textes après des articles qui n’étaient pas au goût de la mairie ».

Cette pratique politique traduit une volonté de réduire la visibilité des critiques et des voix indépendantes qui dénoncent les politiques et la gestion néfastes des municipalités de l’extrême droite.

4) Une hostilité assumée envers les syndicats

Le Rassemblement National ne voit pas le syndicalisme combatif comme un acteur du dialogue social, mais plutôt comme un ennemi politique.

À Hénin-Beaumont, la mairie de Steeve Briois a engagé une procédure disciplinaire lourde contre un représentant syndical SUD (Djelloul Kheris), lui reprochant son engagement associatif et ses prises de parole publiques critiques. La sanction envisagée (jusqu’à deux ans sans traitement) a été dénoncée par de nombreuses organisations syndicales, à juste titre, comme une répression antisyndicale.

5) Une surenchère sécuritaire au détriment des politiques sociales

La sécurité est le cheval de bataille du Rassemblement National ainsi que leur outil de communication principal. Renforcement massif de la police municipale, armement, vidéosurveillance généralisée : les dispositifs sécuritaires explosent sous les municipalités de l’extrême-droite.

Pendant que les politiques sociales stagnent, que la prévention est marginalisée, que les causes structurelles de la précarité organisée par les politiques néolibérales sont ignorées. Dans la ville de Perpignan, par exemple, la police municipale, qui revendique vouloir « harceler les dealers », atteint des effectifs parmi les plus élevés de France. Parallèlement, Blast révèle dans une enquête que la police de Perpignan agit comme une milice. Plusieurs vidéos choquantes ont été publiées dans lesquelles la police fait un usage abusif des gazeuses, fait des balayettes sur des jeunes, pratique des interpellations violentes et même profère des menaces de mort.

6) Discriminations institutionnelles envers certaines populations locales

Le racisme et la xénophobie étant au cœur du projet du RN, certains maires ont mis en place des mesures ou ont tenu des discours qui ont ciblé des populations spécifiques.

À Hénin-Beaumont, dès 2014, une décision municipale visant à lutter contre la « mendicité agressive » a été largement interprétée par le juge administratif comme visant des populations roms. Bien que cet arrêté ait été annulé par le tribunal administratif de Lille le 21 juillet 2014, la mesure a été célébrée politiquement et diffusée sur les réseaux sociaux municipaux.

Cette logique d’exclusion se retrouve également à Fréjus, où le maire David Rachline s’était fermement opposé au projet de construction d’une mosquée.

Plus largement, les élus du RN défendent la fermeture ou s’opposent à l’ouverture de terrains adaptés pour les communautés itinérantes, ce qui constitue une discrimination collective.

7) L’affaiblissement du débat démocratique local

Les oppositions municipales dénoncent fréquemment des conseils municipaux verrouillés, une réduction des temps de parole ainsi que des refus de salles municipales pour des réunions critiques. Des élus d’opposition à Hénin-Beaumont ont vu leurs droits de réponse limités ou ont fait l’objet de procédures.

Des constats similaires ont été formulés à Moissac. Estelle Hemmami dénonce le fait que « les agents ne peuvent pas apporter d’idées, de propositions. Même s’ils bâtissent un projet, tout doit venir du maire ».

8) Coupes dans les services publics de proximité

Les élus du Rassemblement National préfèrent privatiser des services publics plutôt que d’investir durablement en leur faveur. Ces choix ont des conséquences directes sur la qualité des services rendus et sur le coût supporté par les habitants :

À Hénin-Beaumont, la piscine et le funérarium ont été partiellement privatisés ou externalisés, ce qui crée une dégradation des services et une augmentation des coûts pour les habitants. La construction de la nouvelle piscine municipale à Hénin-Beaumont a entraîné une hausse de 60 % du prix du ticket.

À Perpignan, quand bien même certaines écoles sont vétustes, qu’il manque de livres à la bibliothèque ou encore de mobilier, Louis Aliot a préféré investir 76 000 euros pour l’expérimentation du port de l’uniforme en 2024.

9) Des mairies anti-féminisme

Dans les municipalités du Rassemblement National, des opposants politiques ou militants associatifs dénoncent des atmosphères pesantes ou des pressions implicites. À Perpignan, des militantes féministes ont décrit des tentatives d’intimidation, voire de surveillance de leurs activités.

Comme le rappelle l’article de Contretemps, le RN s’est également toujours employé à lancer des campagnes de dénigrement et de suppression des subventions du Planning Familial, une association essentielle pour faciliter l’accès à la santé ainsi qu’à la vie relationnelle et sexuelle.

10) Un racisme ambiant

Le RN est un parti xénophobe qui nourrit les discours islamophobes aussi bien au niveau national qu’au niveau local.

Les maires d’extrême droite prennent régulièrement des décisions pour interdire le port du burkini danscertaines zones municipales. Ces mesures ont été contestées en justice et annulées par les tribunaux administratifs ; cependant, les maires d’extrême droite continuent de prendre chaque été ces arrêtés. C’est un choix politique qui n’a pas d’autre objectif que celui de créer sans cesse les mêmes polémiques pour stigmatiser les femmes qui choisissent de porter le burkini. Ces pratiques s’inscrivent dans une logique plus large de discriminations mises en œuvre au niveau municipal. À Beaucaire, par exemple, le maire a fait supprimer les repas de substitution à la cantine pour les enfants ne consommant pas de porc.

Dans les municipalités du Rassemblement National règne également un climat antisémite ambiant. À Fréjus, la journaliste Camille Vigogne Le Coat rapporte que David Rachline, maire de la ville et proche de Jordan Bardella, est connu pour ses propos et comportements antisémites, allant jusqu’à effectuer régulièrement des saluts nazis. Enfin, à Moissac, le maire Romain Lopez, adorateur de Charles Maurras, a refusé d’effacer un tag antisémite « Raus » (= dehors en allemand) accompagné d’une étoile jaune, malgré les signalements de l’opposition.

Sources:linsoumission.fr (Par CL)


 
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mardi 10 février 2026

Au Cirque d’Hiver, Sophia Chikirou et le Nouveau Paris Populaire font de la capitale une « fête des gens »

 

Avec le meeting de Sophia Chikirou ce vendredi 30 janvier dernier, il s’est produit à Paris un événement d’une importance rare. Pas seulement parce que les Insoumis du Nouveau Paris Populaire ont dû changer de salle au dernier moment au vu des 1500 personnes inscrites. Pas seulement non plus parce qu’un programme municipal sous forme de livre y a été présenté. Et ni parce que la soirée a été l’occasion d’un ralliement de plusieurs élu·es Verts. Mais parce que le Cirque d’Hiver a mis « la France insoumise de la capitale au diapason de la mobilisation autour de nos listes dans tout le pays », pour reprendre les mots de Jean-Luc Mélenchon. 

« Paris Populaire ! »

Les Insoumis ne pouvaient pas être absents de cette ville où se trouvent autant de ressources, d’opportunités, de richesses et de pouvoirs que de manques, de blocages, de pauvretés et d’injustices. Et le problème est un : les riches se réservent les privilèges de la capitale, pendant qu’ils dégradent, privatisent et suppriment les services publics collectifs. Une description à gros traits de la théorie de l’Ère du peuple de Jean-Luc Mélenchon. Car à Paris, nous sommes en plein dedans : les réseaux, leur contenu, leur contrôle et leur accès ne sont jamais plus qu’ici accaparés par les oligarques. Ils se gavent pendant qu’on crève.

Pas étonnant que la capitale soit le champ de bataille de toutes ces luttes populaires et urbaines. Pas étonnant non plus que le parti pris médiatique encense les initiatives de Grégoire et Dati pendant que le meeting du Nouveau Paris Populaire a valu des commentaires méprisants et méprisables. Pas étonnant enfin qu’un air de Commune ait plané et que les textes de Louise Michel aient résonné tout au long de la soirée.

Dans cette ville où Jean-Luc Mélenchon a récolté près de 30% des voix au premier tour de l’élection présidentielle de 2022, et où 5 députés insoumis ont été élus, la candidature de Sophia Chikirou ne doit pas être considérée à la marge : elle signale le retour sur la scène municipale des humilié·es des années PS/Macron qui se sont levés comme un seul homme pour scander « Paris populaire ! ». Voilà comment s’est entamé ce meeting.

Pour aller plus loin : Municipales 2026 – À Rennes, les Insoumis font le vœu de gagner l’hôtel de ville

Les luttes populaires à l’honneur de la soirée

La stratégie de La France insoumise, partout où elle est présente, est d’être un outil au service des combats des gens. Et c’est le cas des nombreuses luttes locales à Paris. Ainsi, la soirée a débuté avec des prises de parole d’habitant·es et de militant·es.

Lorsque Khady Mané, maman de la Banane (quartier populaire du 20e arrondissement), est montée sur scène, un hommage a été rendu à El Hacen Diarra, assassiné par la police du 20e dans la nuit du 14 au 15 janvier. En pointant les amendes abusives distribuées aux jeunes, elle dénonce un continuum de discriminations qui, du contrôle de routine au meurtre, font système. Un système dans lequel « nos enfants partent avec des boulets aux pieds ».

Au tour d’Hawa Diabaté de prendre le micro. La mère d’Ismaël, mort à 15 ans lors d’une rixe, se bat aujourd’hui pour « aller vers ces jeunes qui sont dans le noir ». Elle se rappelle d’une marche qu’elle a organisée le 31 mai : « on a été accompagné par Chikirou jusqu’à la Place de la République. Cette place révolutionnaire, elle nous appartient ».

Comprenez que les questions de discriminations, de violences policières et de rixes ont une place de choix dans l’ossature du Nouveau Paris Populaire. Elles symbolisent l’abandon des classes populaires au sein des projets de la majorité PS. Assa Traoré, membre du Comité Vérité et Justice pour Adama, témoigne : « le comité a lutté, le comité à crié, le comité a imposé ces questions aux partis politiques et à la société. Le comité a porté ces combats localement, nationalement, à travers l’Europe et le monde entier. Mais je suis fier que, 10 ans après, le combat soit porté ici à Paris auprès de Sophia Chikirou. ».

Ce sont également les questions de la paix et du droit international qui concernent l’échelon municipal. C’est ce qu’a rappelé Imen Habib, porte-parole de BDS France, qui appelle à « mettre fin à leurs partenariats avec des insitutions ou des entreprises complices de la colonisation ou de l’apartheid israélien ».

Contre le « budget Dati-Bournazel-Grégoire », « la seule liste garantie 100% censure, 100% anti-Macron, 100% antifasciste »

Alors, quel·le candidat·e va réellement défendre ce Paris populaire ? Pas l’extrême-droite de Mariani (RN) ou Knafo (R!) qui ont la peur et la division du peuple comme projet. Mais pas davantage Dati (LR), Bournazel (Horizons) ou Grégoire (PS) selon Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise. Rachida Dati est ministre, membre des gouvernements Lecornu, Bayrou, Barnier et Attal. Pierre-Yves Bournazel est un ancien député Horizons, membre du bloc macroniste Ensemble pour la République. Quant à Emmanuel Grégoire, il n’a voté aucune des 11 dernières motions de censure. Il faut noter que Sophia Chikirou en a voté 11 sur 11.

Ainsi, Manuel Bompard a clairement démontré que le budget de l’année 2026 est soutenu aussi bien par Dati, Bournazel que Grégoire. Pourtant, il inclut la suppression des aides pour les étudiants étrangers, la suppression de 3000 postes de surveillants, de 4000 postes d’enseignants, la baisse du fond vert à hauteur de 300M €, ou encore la diminution de 700M pour les rénovations énergétiques des logements. Dès lors, on ne peut pas se fondre dans la coalition gouvernementale à l’échelle nationale, puis prétendre s’opposer et proposer un autre projet à l’échelle locale.

A fortiori lorsque des tractations internes ont été dévoilés par le Président du groupe Horizons au Conseil de Paris. Ils consistent à préparer un troisième tour : une semaine après l’élection, droite et PS s’entendraient pour faire élire un maire surprise, puis se répartiraient les postes.

Au député des Bouches-du-Rhône de marteler que “la seule liste garantie 100% censure, 100% anti-Macron, 100% antifasciste, c’est la liste du Nouveau Paris Populaire conduite par Sophia Chikirou”. La seule gauche non soluble dans la droite en somme.

Le ralliement des « Verts populaires » 

C’est en tout cas le constat établi par plusieurs élu·es écologistes. Jérôme Gleizes et Emile Meunier sont de ceux qui sont venus dénoncer les choix de leur direction : « la position des Écologistes est devenue profondément ambiguë, écartelée entre le national et le municipal. Au parlement, les Écologistes votent les motions de censure contre le gouvernement Lecornu, contrairement au PS. Mais pour les municipales, les mêmes Écologistes se rangent derrière les socialistes ». Pour la première fois depuis 1977 à Paris, les Verts ont disparu de la campagne en s’alliant avec la majorité sortante dès le premier tour.

Ils font partie des premiers signataires d’un texte qui a fait grand bruit au sein des Écologistes. Cette tribune s’intitule « À la social-écologie, préférons l’écologie de rupture ». Tout y est : en privilégiant les alliances avec le PS plutôt que les Insoumis, les Verts se replient sur une écologie bourgeoise aux dépens des classes populaires.  Déjà 600 signataires et autant de personnes exclues du parti. Car cela ne correspond pas à une tambouille de coin de table entre quelques opportunistes locaux : il s’agit d’un choix national et massif, celui de défendre une union populaire sur la base d’un programme de rupture à Paris, Marseille, Toulouse, Montpellier…

Autant d’expressions de la fin d’un cycle politique à l’échelle nationale, dont les ramifications s’observent aux élections municipales avec des évolutions de la carte politique. L’heure du peuple a sonné, et cela commence à se faire savoir.

18 élections et un livre-programme

Pour défendre les aspirations des Parisiennes et Parisiens, le Nouveau Paris Populaire a dévoilé son programme sous forme de livre. Car à Paris, les municipales correspondent à 18 élections (une pour la Ville et 17 pour les arrondissements), chaque candidat·e a pu évoquer une mesure qui leur tient à cœur.

Tête de liste dans le 13e, Christophe Prudhomme a appelé à « l’ouverture de centres de santé avec des médecins salariés, pour que tout le monde à Paris puisse avoir un médecin traitant et accès à un spécialiste sans dépassements d’honoraires ».

Alors qu’Embla Fautra (9e arrondissement) se positionne « contre le surtoutisme », Sophie de la Rochefoucauld (20e arrondissement) mettra au cœur de son mandat « les violences policières que subissent nos jeunes dans les quartiers ».

La question de la jeunesse et de la petite enfance ont leur centralité dans le projet insoumis, en témoigne le candidat du 14e Rodrigo Arenas qui promet que « les enfants auront la cantine gratuite, bio et belle ». Sabrina Nouri (11e arrondissement) indique que « nous allons défendre l’éducation communale », tandis qu’Oscar Maslard (16e arrondissement) cherche à « redonner une fierté, une dignité à tous les étudiants et toutes les étudiantes qui ont été maltraité·es par les socialistes et les macronistes pendant 25 ans ».

« Si tu spécules sur nos vies, tu récoltes la Révolution ! »

Mais c’est bien la thématique du logement qui a été au centre de l’intervention attendue de Sophia Chikirou. Observez la situation des Parisien·nes : le taux d’effort, c’est-à-dire la part de revenu consacré au loyer, est passé de 24% en 1998 à 36% aujourd’hui en moyenne. Parfois cela excède les 50%. Observez les causes : la capitale est le terrain des grandes fortunes et des fonds d’investissements étrangers qui nous lèguent 270 000 logements vacants, 90 000 logements de location touristique saisonnière, et 1,3M² de bureaux vacants.

Observez les responsabilités : les politiques de spéculation entretenues par les pouvoirs politiques nationaux et communaux. Le raisonnement de la députée de Paris est clair et efficace : le problème n’est pas l’espace mais le système qui organise la pénurie et la rareté faites sur le dos du peuple.

Car les conséquences sont immédiates et désastreuses : 6 000 personnes sont à la rue, 270 000 foyers sont en attente de logement et 66 000 logements sont indignes ou insalubres. Paris nous donne un bon aperçu de la situation en France : le néolibéralisme est un échec, sa crise est totale, ses contestations sont croissantes et son effondrement est imminent. « Si tu spécules sur nos vies, tu récoltes la Révolution ! » s’exclama Sophia Chikirou. Nous vous l’avions dit, un air de 1871, ou bien de 1789, 1830, 1848, 1936, 1968, 2018 ! 

Pour faire de la capitale un laboratoire des radicalités concrètes à étendre dans toute la France lorsque le mouvement insoumis prendra le pouvoir, le Nouveau Paris Populaire propose la création d’une régie publique locative. Il s’agit ainsi de conventionner les logements privés, confiés à la Ville qui réalise la rénovation thermique, en échange de quoi ils sont loués à des prix modérés. Il s’agit aussi de geler les loyers et les charges, puis de les baisser. Et en premier lieu pour le logement social, car « la fonction première d’un bailleur social est de loger les classes populaires, pas de les mettre dehors ! ».

Voilà des mesures qui portent les revendications populaires et préfigurent la révolution citoyenne de demain. Les villes insoumises seront des points d’appui, de résistance et de démonstration de notre projet pour la VIe République.

« Paris est une fête » ?

Mais avant de parler de victoire, la route est longue et intense. Les insoumis ont partout en France les officialités politiques, médiatiques et économiques contre eux. Leurs arguments sont de moins en moins crédibles et leur propagande de plus en plus grossière. Les gens le comprennent.

Notre tâche consiste donc à mener une campagne de terrain, rencontrer les habitant·es et expliquer nos propositions. Car notre force est le nombre, la présence et la clarté. A preuve, ce sont plus de 1000 actions qui ont été menées et 500 000 tracts qui ont été distribués depuis 2 mois et demi que Sophia Chikirou s’est portée candidate. Les Parisien·nes commencent à percevoir le courage et la détermination qui caractérisent si bien nos têtes de liste dans chaque arrondissement.

Et il en faut pour administrer une capitale et la mettre au service du peuple. « Paris est une fête » s’exclame Sophia Chikirou, citant l’écrivain Ernest Hemingway. Mais pas celle des inconscients de la crise écologique, ni celle des nantis qui se gavent, ou des indifférents aux crimes contre l’Humanité. C’est « la fête des gens, de ceux qui luttent et qui battent le pavé depuis des siècles ». Voici en résumé ce à quoi vous contribuerez en mettant le bulletin de vote du Nouveau Paris Populaire les 15 et 22 mars prochains.

Sources:linsoumission.fr (Par Lilian Davy)

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lundi 9 février 2026

Guillaume Kasbarian, grand promoteur des mises à la rue

 Kasbarian. Le 3 février 2026, la Fondation pour le logement publie son 31ᵉ apport sur l’état du mal-logement. Des chiffres jamais vus depuis trente ans : 4,2 millions de personnes non ou mal logées, 12,2 millions de personnes fragilisées par la crise du logement, plus d’un million de personnes en habitat indigne, 643 000 personnes hébergées chez des tiers, 350 000 personnes sans domicile fixe en France, plus de 2 000 enfants à la rue chaque soir.

Voilà un homme qui, sur les plateaux TV, assume ce bilan : c’est Guillaume Kasbarian, député Renaissance, ex-ministre délégué chargé du Logement dans le gouvernement Attal et rapporteur du projet de loi dit « anti-squatteurs ». Cette loi, promulguée en juillet 2023, précarise depuis des dizaines de milliers de Français chaque année. Alors que les élections municipales approchent et que le Logement est au cœur des préoccupations des citoyens, piqure de rappel sur ce qu’est le macronisme. Notre article.

Que prévoit la loi Kasbarian-Bergé ?

La loi Kasbarian permet tout d’abord aux propriétaires, par une série de mesures, d’obtenir plus rapidement une décision exécutoire ouvrant la voie à l’expulsion de locataires ne réglant pas leur loyer. Cette accélération des procédures d’expulsion est liée à des délais judiciaires et administratifs réduits, ceux-ci ne permettant pas aux locataires d’obtenir des délais, soit pour payer leur loyer, soit pour quitter leur logement. Ce constat alarmant est partagé par 77 % des associations du réseau ADLH (Accompagnement aux droits liés à l’habitat).

Ensuite, la loi prévoit un renforcement des sanctions. Des peines plus lourdes sont prononcées par les tribunaux pour l’occupation illicite d’un logement et de nouveaux délits sont créés. Ainsi, les situations de squat peuvent condamner les occupants d’un lieu à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. Le maintien en violation d’une décision de justice exécutoire peut quant à lui donner lieu à une condamnation de 7 500 euros d’amende. Enfin, la loi Kasbarian octroie un pouvoir accru aux autorités.

Les préfectures, notamment, peuvent ordonner des mesures visant à exécuter des expulsions selon des procédures simplifiées. Les conséquences sont terribles. Le 21 octobre 2025, un homme âgé de 76 ans s’est suicidé à Fécamp (Seine-Maritime) en présence de policiers et d’huissiers venus l’expulser de son logement. Ce drame ne fait que souligner la détresse des plus précaires, menacés chaque jour de se voir jeter à la rue sans proposition de relogement.

Pour aller plus loin : Logement : l’ONU démolit la loi anti-squat de la macronie


 

Les conséquences terribles de la loi Kasbarian

La loi Kasbarian vient compléter un arsenal politique de plus en plus répressif à l’encontre des Français dans un contexte d’inflation et de baisse drastique du pouvoir d’achat. Tandis que le logement pèse de plus en plus lourd dans le budget des familles, les expulsions, souvent illégales, battent leur plein. Selon la Fondation pour le logement, en 2024, « ce sont 24 556 ménages qui ont été expulsés de leur logement avec le concours de la force publique, soit une hausse de 29 % en un an et de 223 % en vingt ans ».

Ce constat est par ailleurs majoré par la difficulté d’obtenir, pour les familles concernées, un accompagnement social et juridique. La Fondation pour le logement rappelle en outre que les conséquences d’une expulsion locative sont nombreuses, graves et durables : difficulté à se reloger ensuite, à maintenir une vie professionnelle ou à trouver un emploi, impact sur la santé physique et mentale, mise en danger des enfants à la rue…

Pour aller plus loin : Brigade du logement : cette mesure de LFI pour faire respecter les droits des locataires et mettre au pas les spéculateurs

Précariser toujours plus reste le mot d’ordre des gouvernements Macron. Dernière idée en date : comptabiliser les cellules de prison comme du logement social au titre de la loi qui impose aux communes de compter au moins 25 % de logements sociaux.

De son côté, la France insoumise a placé le Logement au cœur de son programme pour les élections municipales des 15 et 22 mars prochains. Arrêtés anti-expulsions, brigades du Logement, baisse des loyers dans les communes, transparence dans l’attribution des logements sociaux, créer un organisme de foncier solidaire… Un programme en rupture avec les politiques liées au logement menées ces dernières décennies.

Sources:linsoumission.fr


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