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lundi 30 mars 2026

Attaques racistes contre Bally Bagayoko, un grand rassemblement est prévu ce samedi 4 avril devant la mairie de Saint-Denis

La ville de Saint-Denis et Pierrefitte, et son maire Bally Bagayoko, appellent à un grand rassemblement citoyen pour manifester contre le racisme et les discriminations. Depuis son élection, l’extrême droite et ses relais médiatiques se déchaînent contre le nouveau maire insoumis de la plus grande ville d’Île-de-France après Paris. Dès le soir de sa victoire, les médias ont cultivé le racisme, et repris les mots de l’extrême droite, en déformant les propos du nouveau maire insoumis.

Sur CNEWS, le 28 mars, l’organe de propagande raciste de Bolloré est allé encore plus loin dans l’infâme. Bally Bagayoko a été comparé à un singe, puis au mâle dominant d’une tribu primitive, sans la moindre réaction du gouvernement. Ce dernier a participé de la cabale contre le nouveau maire insoumis, en critiquant les premières mesures de Bally Bagayoko, qui applique le programme sur lequel il a été élu. L’Insoumission relaye dans ses colonnes l’appel au rassemblement du samedi 4 avril à 14 h devant la mairie de Saint-Denis et Pierrefitte.

Solidarité avec Bally Bagayoko : grand rassemblement contre le racisme et toutes les formes de discriminations

Depuis plusieurs semaines désormais, le nouveau maire de Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine, Bally Bagayoko, fait face à un déferlement d’accusations mensongères et d’attaques médiatiques odieuses. Celles-ci, allant jusqu’à le comparer à un animal et à un singe, sont le fruit d’un racisme complètement débridé dans nos médias nationaux, qui n’arrivent visiblement pas à intégrer l’idée qu’un enfant de la ville, issu de nos quartiers populaires, puisse être appelé aux responsabilités pour la collectivité.

La ville de Saint-Denis et Pierrefitte et son maire appellent à un grand rassemblement citoyen pour manifester notre opposition farouche au racisme, aux discriminations et à la haine de l’autre, contre l’islamophobie, l’antisémitisme, contre l’extrême droite et la xénophobie. Il s’agit également de réaffirmer les valeurs humanistes qui nous rassemblent et notre volonté de faire vivre une véritable communauté de destin, quelles que soient nos origines, supposées, religieuses ou non.

Syndicats, organisations politiques, associations, collectifs citoyens, ainsi que toutes celles et tous ceux sensibles à ce combat y sont les bienvenus !

Ensemble, retrouvons l’espoir face aux attaques réactionnaires les plus virulentes et défendons la République et ses valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.

RDV sur le parvis de la mairie de Saint-Denis (2 place du Caquet, 93200 Saint-Denis) le samedi 4 avril à 14 h.

Sources:linsoumission.fr

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dimanche 29 mars 2026

Blocage des prix : la seule réponse juste face à la flambée inflationniste.

Face à la hausse brutale des prix de l’énergie et des biens essentiels, une question simple se pose : qui doit payer l’inflation ? Les multinationales qui spéculent sur les crises ou la population qui en subit les conséquences ? Derrière cette interrogation se dessine un clivage politique fondamental. D’un côté, le gouvernement et le Parti socialiste persistent dans une logique de laisser-faire. De l’autre, le Rassemblement national propose des mesures coûteuses et inefficaces comme la baisse de la TVA. À rebours de ces impasses, une seule solution permet de protéger immédiatement la population : le blocage des prix. Notre article.

Une inflation alimentée par la spéculation, pas par les coûts

La hausse actuelle des prix de l’énergie est souvent présentée comme une fatalité liée aux tensions géopolitiques. C’est en partie vrai : les perturbations de l’approvisionnement mondial jouent un rôle. Mais cette explication est largement insuffisante. En réalité, une part importante de la hausse des prix relève de mécanismes spéculatifs. Les

carburants vendus aujourd’hui ont été produits à partir de pétrole acheté avant la flambée des cours. Pourtant les prix à la pompe augmentent immédiatement. Pourquoi ? Parce que les acteurs du secteur anticipent les hausses futures et les répercutent sans attendre. Autrement dit, ils fixent les prix non pas en fonction de leurs coûts réels, mais en fonction de ce qu’ils pensent pouvoir faire payer demain.

Ce mécanisme permet aux grands groupes énergétiques de dégager des marges exceptionnelles. En 2022, le groupe TotalEnergies a réalisé plus de 20 milliards de dollars de profits, un record historique, et ses profits ont été multipliés par quatre en une décennie. Ces dernières années, les profits du secteur ont explosé, bien au-delà de l’évolution des coûts. Selon plusieurs études économiques, les profits ont contribué jusqu’à près de la moitié de la hausse des prix dans certains secteurs. L’inflation actuelle n’est donc pas seulement une inflation importée : c’est aussi une inflation des profits.

Les classes populaires en première ligne

Comme toujours, ce sont les ménages les plus modestes qui subissent le plus durement cette situation. L’énergie, les transports ou encore l’alimentation représentent une part bien plus importante de leur budget. Lorsque les prix augmentent, ils n’ont aucune marge d’adaptation. Cette réalité économique est connue : plus un revenu est faible, plus la part des dépenses contraintes est élevée. L’inflation agit donc comme un impôt régressif. Elle frappe davantage ceux qui ont le moins.

Les petites entreprises sont également en première ligne. Artisans, transporteurs, PME : tous subissent la hausse des coûts sans toujours pouvoir la répercuter sur leurs prix. Beaucoup se retrouvent pris en étau entre fournisseurs et clients.

Le blocage des prix : une mesure simple et efficace

Face à cette situation, le blocage des prix apparaît comme une réponse immédiate et efficace. Le principe est simple : fixer un prix maximum pour certains biens essentiels, notamment les carburants, au niveau d’avant la crise.

Contrairement à une idée reçue, cette mesure est parfaitement légale. Le droit français permet déjà, en cas de circonstances exceptionnelles, de réglementer les prix. Il ne s’agit donc pas d’une révolution, mais de l’application d’un outil existant. Surtout, le blocage des prix a déjà été utilisé à de nombreuses reprises, sans provoquer de pénuries. Que ce soit lors de crises passées (comme durant la guerre du Golfe en 1990) ou dans les territoires d’outre-mer où certains prix sont encadrés de manière permanente, les faits contredisent les discours alarmistes. Pourquoi cela fonctionne-t-il ? Parce que, à court terme, les entreprises disposent de stocks et de marges suffisantes pour absorber le choc.

Les carburants actuellement vendus ont été raffinés à partir de pétrole acheté avant la hausse, ce qui signifie que le blocage des prix ne rogne pas immédiatement les marges. Et à moyen terme, l’État peut intervenir pour empêcher les stratégies de contournement, notamment par des réquisitions ou une régulation plus stricte.

Le mythe des pénuries

L’argument principal contre le blocage des prix est toujours le même : il provoquerait des pénuries. Cet argument, largement repris dans le débat public, ne résiste pas à l’analyse. D’abord, les exemples historiques montrent le contraire. Ensuite, les pénuries ne sont pas une conséquence automatique du blocage des prix : elles dépendent du rapport de force entre l’État et les acteurs économiques. D’autant que le secteur du raffinage en France est fortement concentré : quelques grands groupes disposent d’un pouvoir de marché considérable. Face à des quasi-monopoles, le laisser-faire ne produit pas de concurrence mais des rentes.

Si des entreprises tentent de contourner la régulation en réduisant l’offre ou en exportant leur production, l’État dispose de leviers puissants : réquisitions, sanctions, voire nationalisations. L’énergie étant un secteur stratégique, il est légitime que la puissance publique intervienne pour garantir l’approvisionnement.

En réalité, l’argument des pénuries sert surtout à dissuader toute intervention publique et à préserver les marges des grandes entreprises.

Pour aller plus loin : Pourquoi il faut bloquer les prix

Le RN : une fausse solution au service des profits

Face à la crise, le Rassemblement national propose de baisser la TVA sur les carburants. Cette mesure peut sembler séduisante au premier abord. Mais elle est en réalité inefficace, injuste et coûteuse.

Inefficace, car rien ne garantit que la baisse de la TVA sera répercutée sur les prix. Les entreprises peuvent très bien en profiter pour augmenter leurs marges. L’histoire économique récente le montre : lors de la baisse de la TVA dans la restauration, l’essentiel du gain a été capté par les patrons, pas par les consommateurs.

Injuste, car cette mesure revient à subventionner indistinctement la consommation, sans cibler ceux qui en ont le plus besoin. Elle bénéficie autant aux ménages aisés qu’aux plus modestes. Coûteuse, enfin, car elle prive l’État de recettes importantes. Une baisse massive de la TVA sur l’énergie représenterait entre 17 milliards d’euros de manque à gagner pour les finances publiques selon Bercy. Autrement dit, ce sont les contribuables qui financent une mesure dont les principaux bénéficiaires risquent d’être… les multinationales de l’énergie.

La baisse de la TVA ne s’attaque pas à la racine du problème : la formation des prix et la spéculation. Elle laisse intact le pouvoir des grands groupes.

Le gouvernement et le PS : l’impuissance organisée

Du côté du gouvernement et de ses alliés, la stratégie est celle du laisser-faire, agrémentée de mesures ponctuelles. Contrôles marginaux, appels à la responsabilité des entreprises, chèques énergie : autant de dispositifs qui donnent l’impression d’agir sans jamais remettre en cause les mécanismes de marché.

Le problème des aides directes comme les chèques énergie est bien connu : elles consistent à compenser les effets de la hausse des prix sans s’attaquer à ses causes. Résultat : les entreprises continuent de réaliser des profits élevés, tandis que l’État prend en charge une partie de la facture.

Ce modèle a déjà été expérimenté avec le bouclier tarifaire. Son coût pour les finances publiques a été colossal (60 milliards €). Mais dans le même temps, les profits du secteur énergétique ont continué d’augmenter. Autrement dit, on socialise les pertes et on privatise les gains.

Bloquer les prix, c’est reprendre le pouvoir

Le blocage des prix ne se limite pas à une mesure technique. Il s’agit d’un choix politique fondamental : celui de reprendre le contrôle sur l’économie. Dans un contexte où des secteurs entiers sont dominés par quelques grandes entreprises, laisser les prix se fixer librement revient à abandonner une part essentielle de la souveraineté économique. L’énergie n’est pas un bien comme les autres. Elle conditionne l’ensemble de l’activité économique et la vie quotidienne. À ce titre, elle doit être traitée comme un bien stratégique.

Au-delà de l’urgence : transformer le modèle

Enfin, le blocage des prix doit s’inscrire dans une stratégie plus large. La répétition des crises énergétiques montre les limites de notre dépendance aux énergies fossiles et aux marchés internationaux.

Répondre durablement à ces enjeux suppose d’engager une bifurcation écologique : développement des énergies renouvelables, investissement massif dans les transports publics, rénovation énergétique des logements.

Cela implique également de repenser le rôle de l’État dans l’économie, notamment dans les secteurs stratégiques. La question de la nationalisation des grands groupes énergétiques ne peut plus être écartée.

Trois options face à la flambée des prix

Le laisser-faire du gouvernement, qui laisse les profits s’envoler. La baisse de la TVA du RN, qui organise un transfert massif d’argent public vers les entreprises. Et le blocage des prix, qui protège immédiatement la population en s’attaquant aux mécanismes de spéculation. Soit on accepte que les crises soient des opportunités pour quelques-uns. Soit on décide que l’économie doit répondre aux besoins du plus grand nombre.
Sources:linsoumission.fr

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jeudi 26 mars 2026

Violences policières contre Geneviève Legay : le commissaire Rabah Souchi face à la justice en appel à Lyon.

 

 Le samedi 23 mars 2019, lors d’une manifestation des Gilets jaunes à Nice, Geneviève Legay a été grièvement blessée par une charge policière. La porte-parole d’Attac avait été violemment projetée au sol. Six ans après les faits, le face-à-face judiciaire reprend pour obtenir justice.

Ce mercredi 25 février, le commissaire Rabah Souchi comparaît devant la cour d’appel de Lyon pour avoir ordonné la charge policière ayant renversé Geneviève Legay, militante d’Attac devenue le visage de la répression des Gilets jaunes. Entre une condamnation historique en première instance et un déni institutionnel persistant, ce procès dépasse le cas individuel pour devenir celui d’un système face à ses propres violences. Notre article.

Un rassemblement pour la mémoire de Geneviève Legay et la justice

​Ce mercredi 25 février, dès 8 h du matin, la place du Palais de Justice de Lyon s’est animée d’une ferveur militante. Devant les « 24 colonnes », des syndicalistes de Sud, des Gilets jaunes, des membres d’Attac ou encore des militants de La France insoumise (LFI) se sont réunis pour demander justice pour Geneviève Legay et l’ensemble des victimes de violences policières. Pour ces manifestants et manifestantes, le temps n’efface rien : ils sont venus rappeler la violence inouïe de la répression subie par les manifestants pacifistes durant le mouvement des Gilets jaunes.

Une charge qui a bien failli tuer

L’affaire remonte à mars 2019, en plein mouvement des Gilets jaunes. Geneviève Legay, alors porte-parole d’ATTAC 06, est violemment renversée au sol lors d’une charge policière à Nice ordonnée par le commissaire Rabah Souchi. Grièvement blessée, elle devient malgré elle le symbole de la répression sanglante de ce mouvement social.

​Pourtant, dans les jours qui suivent, l’institution fait bloc. Du procureur au président de la République, la version officielle nie tout contact physique avec la police. Christian Estrosi, à l’époque maire de Nice, affirme alors qu’elle a simplement « trébuché ».

Plus troublant encore, alors que son pronostic vital est engagé, la militante reçoit trois visites de policiers tentant de lui faire dire qu’elle a été bousculée par un journaliste. Emmanuel Macron avait déclaré de manière cynique et méprisante : « Quand on est fragile, on ne se rend pas dans des lieux définis comme interdits ». Comme si, lorsqu’une personne vieillit, elle n’était plus citoyenne. Geneviève Legay lui répondra publiquement dans une lettre ouverte. (1)

Une condamnation historique en première instance

​En première instance, Rabah Souchi a été condamné à six mois de prison avec sursis. Si cette peine peut paraître dérisoire, d’autant que le commissaire Souchi exerce toujours ses fonctions et a même été promu en tant que directeur adjoint de la police municipale de Nice (800 agents), elle constitue néanmoins une victoire symbolique majeure. Selon ATTAC, une telle condamnation d’un officier pour des violences policières n’était pas arrivée depuis environ 70 ans.

​C’est contre cette décision pénale que le commissaire a fait appel le 13 mars 2024. L’enjeu dépasse le cas individuel : cette condamnation doit faire jurisprudence pour les autres victimes de violences policières. Rappelons que le pronostic vital de Geneviève Legay a été engagé.

Briser le silence sur la répression du mouvement des Gilets jaunes

Au-delà du cas de Geneviève Legay, ce procès en appel vise à médiatiser une réalité souvent passée sous silence. L’objectif est de mettre en lumière l’ensemble des violences policières. Non seulement celles que subissent les manifestants, mais également les violences policières racistes subies dans les quartiers populaires quotidiennement.

L’appel à Lyon : une journée d’audience

L’audience se déroule toute la journée. Grâce aux différentes auditions et témoignages, elle permet de préciser de nombreux éléments.

Si le préfet des Alpes-Maritimes avait pris un arrêté d’interdiction de la manifestation, la dispersion devait se faire « sans mesures coercitives, ni ordre de charge ».

À Nice, place Garibaldi, une centaine de manifestants était présente. Rabah Souchi a ordonné une charge sur cette centaine de manifestants pacifistes sans proportionnalité ni nécessité. Ce même jour, 35 personnes furent placées en garde à vue. La plupart des manifestants étaient des personnes âgées. Des journalistes étaient également présents. Le dispositif policier était impressionnant puisque 165 forces de l’ordre étaient présentes pour seulement 100 manifestants.

Geneviève Legay, gilet jaune tenant à la main son drapeau de la paix, s’adresse aux forces de l’ordre : « Vous êtes des humains comme nous mais vous ne vous occupez pas des voleurs et des bandits qui mettent l’argent dans des paradis fiscaux. » Du côté du commissaire Souchi, l’ambiance n’est pas la même, il ordonna par exemple avec brutalité : « On n’est pas là pour discuter avec les gens, on est là pour triquer du manifestant ».

Les streets médics empêchés de porter secours

Alors que Geneviève Legay était au sol au milieu de son sang. Les streets medics, des personnes présentes en manifestation pour effectuer des soins si nécessaire, ont été empêchés de porter secours et de soigner. Pour qu’elle soit prise en charge, il a fallu attendre l’arrivée des pompiers 10 minutes plus tard.

Un ordre brutal et disproportionné

La fille de Geneviève Legay, qui n’était pas présente au moment des faits, témoigne de violences psychologiques que leur famille a subies suite à cette agression. Elle a par exemple été retardée de voir sa mère à l’hôpital le jour même car cette dernière était considérée comme terroriste.

Le commissaire exprime désormais certains remords, preuve que la charge qui aurait pu causer la mort n’aurait pas laissé la place à un refoulement sans violence : « J’ai de la compassion, elle aurait pu être ma maman, aujourd’hui je ferai dix fois différemment. »

Mais le mal a été fait. D’autant que l’usage de la force est encadré par le Code de procédure pénale et par le Code de sécurité intérieure. La Cour devra déterminer si l’ordre de charge était manifestement illégal, mais il devait en tous les cas être proportionné. D’autant que le Code de déontologie impose une obligation de discernement, de nécessité et de proportionnalité.

Le délibéré aura lieu fin juin

À l’issue de cette audience chargée en émotion, la justice a mis sa décision en délibéré. Le verdict de la cour d’appel de Lyon sera rendu le 29 juin, à 13 h.

Pour Geneviève Legay et ses soutiens, l’attente continue, avec l’espoir que la justice confirme la responsabilité du commandement policier et mette fin à une impunité jugée inacceptable par les organisations de défense des droits humains, et ce pour toutes les victimes de la répression aveugle du mouvement des Gilets jaunes.

Julia Pallano et Arthur Abbatucci

(1) La lettre ouverte termine le livre de Geneviève Legay intitulé Celle qui n’était pas sage

Sources:linsoumission.fr

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mercredi 25 mars 2026

« Quand comptez-vous porter la voix de la France et non celle des tyrans ? » – Face à la guerre au Moyen-Orient, Claire Lejeune dénonce la complicité de Jean-Noël Barrot et Sébastien Lecornu.

Moyen-Orient. « La France libre était au service d’un monde libre, vous servez celui de Trump et Netanyahou », a asséné ce jour l’insoumise Claire Lejeune, à l’Assemblée nationale. Dans son viseur : la complicité du gouvernement macroniste face à la guerre au Moyen-Orient lancée par Netanyahu et Trump. Complicité de longue date avec le génocide à Gaza, alignement sur le suprémacisme étasunien, aucune mesure de sanctions prise contre Israël, soutien de façade au Liban, peuple ami et allié… La liste est longue. L’insoumission relaie dans ses colonnes la question au gouvernement de l’insoumise Claire Lejeune.

« Vous êtes le visage d’une France qui s’est oubliée, car toute notre histoire s’érige fièrement contre ce type de lâchetés ! » – Claire Lejeune charge le Gouvernement et sa passivité face à la guerre au Moyen-Orient

Madame la Présidente,
Ma question s’adresse au ministre des Affaires étrangères.

Le 28 février, les États-Unis et Israël lançaient une guerre au Moyen-Orient.
Une guerre impériale.
Une guerre illégale.
Qui viole éhontément le droit international.

Le peuple iranien se retrouve pris entre les frappes américaines et la terreur du régime des mollahs.
Le peuple libanais se retrouve sous les bombes, sur les routes.
1 million de déplacés. Beyrouth et le Sud-Liban ravagés.

Nous le disions : laisser faire le génocide en Palestine, c’est permettre un monde sans foi ni loi autre que celle du plus fort.
Et c’est dans l’ombre portée de ce massacre toujours en cours que les massacres présents se font, et que les massacres futurs se préfigurent.
Et voilà toute la mécanique qui se met en place pour légitimer l’agression du Liban.

Pour aller plus loin : L’Iran dans le miroir russe – L’analyse d’Alexey Sakhnin

     Les attaques d’Israël seraient donc une riposte « légitime » à celles du Hezbollah.

Pourquoi dans ce cas y a-t-il eu dix mille violations du cessez-le-feu par Israël sans que vous ne disiez rien ?
Pourquoi dans ce cas y a-t-il des soldats de l’armée libanaise tués par des frappes israéliennes, des bombardements d’habitations et de civils quotidiens ?
Pourquoi dans ce cas, le ministre Smotrich parle-t-il du Liban comme d’un « nouveau Gaza » ?

Monsieur le ministre vous nous déshonorez.
Pour vous la stabilité passe donc par le « plan de paix » du Président Trump.
Un plan colonial qui nie la souveraineté du peuple palestinien.
Un plan qui s’arrime à un « Conseil pour la paix » dont l’objectif explicite est de mettre l’ONU au rebut.

Pour vous l’annonce d’une offensive terrestre sur le Liban mérite non pas une condamnation, non pas même une opposition, mais – je cite – une « réserve ».
Une réserve. Sur l’invasion terrestre d’un pays souverain. Sur l’agression ouverte d’un peuple ami et d’un pays allié.

Vous êtes le visage d’une France qui s’est oubliée, car toute notre histoire s’érige fièrement contre ce type de lâchetés.

La France libre était au service d’un monde libre, vous servez celui de Trump et Netanyahou.

Alors avant d’engager le Charles-de-Gaulle dans une guerre qui n’est pas la nôtre, avant de nommer le porte-avion suivant, quand comptez-vous porter la voix de la France et non celle des tyrans ?

Sources:linsoumission.fr


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mardi 24 mars 2026

« Quelle autre force politique a réussi autant après 10 ans d’existence ? » – Au lendemain des municipales, l’analyse de Manuel Bompard.

 Pour ses dix ans, la France insoumise a réalisé une percée historique à ces élections municipales avec une implantation plus que réussie. Les Insoumis font leur entrée dans plus de 400 conseils municipaux, soit plus de 16 millions de Français qui auront des conseillers municipaux LFI. Elle l’emporte dans une dizaine de communes, dont 2 des 50 communes les plus peuplées de France (Roubaix et Saint-Denis).

Une percée loin d’être digérée par l’officialité médiatique et par les directions du Parti socialiste et d’EELV, lesquelles tentent de faire circuler des éléments de langage pour masquer leurs propres échecs et relativiser l’aide cruciale des insoumis, par des fusions et des reports de voix, pour sauver des mairies. Percée historique de LFI, bobards médiatiques, et perspectives pour la suite : l’Insoumission relaye dans ses colonnes l’analyse de Manuel Bompard, coordinateur de la France insoumise.

« Nous sommes le seul mouvement à avoir progressé à chacune des élections depuis 2017 […] c’est une lame de fond », analyse Manuel Bompard au lendemain des municipales

Après avoir fêté cette année ses 10 ans, la France insoumise s’engageait pour la première fois pleinement dans une campagne d’élections municipales. Cela a nécessité une mobilisation intense des insoumis partout en France pendant plusieurs mois. La constitution de listes à l’image du peuple, la construction de programmes sérieux partant des besoins des habitantes et des habitants et le déploiement dans des centaines de campagnes municipales étaient des défis immenses pour notre jeune mouvement. Il faut saluer l’engagement extraordinaire partout en France des militants de la France insoumise, épaulé et aidé par le travail formidable des équipes nationales.

À l’issue de cette campagne, le bilan est remarquable pour la France insoumise. Elle fait son entrée dans plus de 400 conseils municipaux, soit plus de 16 millions de Français·es qui auront des conseillers municipaux insoumis. Elle l’emporte dans une dizaine de communes, dont 2 des 50 communes les plus peuplées de France (Roubaix et Saint-Denis). 

Ces victoires ne sont pas anodines. Alors qu’environ 30 000 personnes en France vivaient dans une « mairie insoumise », elles seront désormais environ 550 000, soit une multiplication par 18. De véritables exploits ont été réalisés au Tampon, à Vaulx-en-Velin, à Vénissieux ou encore à Creil, où les candidats insoumis n’étaient pas en tête au premier tour. À Roubaix, 100 000 habitants, comme au Tampon, la victoire insoumise permet aussi de tourner la page de la droite. Ces victoires confirment la percée de la France dans les classes populaires qui étaient sorties du jeu politique et dans des villes et quartiers négligés et relégués par la vieille scène politique. Ainsi, l’intégralité des villes remportées par la France insoumise font partie des 80 communes les plus pauvres de France.

Pour aller plus loin : Municipales 2026 – À Roubaix, David Guiraud et LFI délogent la droite et soulèvent l’espoir d’une vie meilleure

Ces victoires ne doivent pas éclipser les grandes performances qui ont eu lieu ailleurs. Dans des grands centres urbains, d’abord, avec près de 47 % à Toulouse, 41 % à Limoges, 34 % à Lille malgré l’alliance contre-nature du PS avec les Verts, 25 % à Montpellier (hausse de 10 points entre les deux tours), 20 % à Rennes, 17 % à Metz, 15 % à Caen, etc. 

Contrairement à ce que le récit médiatique laisse entendre, la France insoumise est également massivement présente dans les villes petites et moyennes. À Saint-Girons, la liste insoumise gagne 6 points entre les deux tours pour arriver à 23 %. À Belfort, elle gagne plus de 5 points pour arriver à 28 %. Les listes soutenues par la France insoumise font plus de 26 % dans les communes entre 5 000 et 50 000 habitants. Cette élection a aussi reconduit de nombreux sortants insoumis dans des petits villages et de nouveaux les ont rejoints.

Comme toujours, ce qui se passe dans les territoires ultramarins est passé sous silence. Pourtant, à la Réunion par exemple, l’alliance de la France insoumise et du PLR d’Huguette Bello a engrangé les victoires et la France insoumise a remporté la victoire au Tampon, 4ème ville de la Réunion, en chassant la droite qui dirigeait la ville depuis 70 ans.

Avant même l’annonce des résultats, les éditorialistes avaient écrit le nouveau script soufflé par le Parti socialiste pour masquer ses défaites et ses fractures internes. Il fallait dire que la percée insoumise avait fait pschitt et que toutes les victoires de la gauche se faisaient grâce aux autres mais que les défaites étaient de notre faute. Ce récit ne résiste pas un seul instant à l’épreuve des faits. 

Prenons d’abord le cas des grandes villes où la France insoumise a fait l’union derrière elle, Toulouse et Limoges. Nous échouons à quelques pourcents. Il n’en fallait pas temps pour ressortir le refrain du plafond de verre et de la détestation de la France insoumise. Dans les deux cas pourtant, la gauche (que ce soit le PS ou les Verts) n’avait déjà pas réussi à l’emporter en 2014 et en 2020, sans que les insoumis ne puissent alors en être jugé responsables.

À Toulouse, le total des voix de gauche au premier tour était certes plus important que le total des voix de droite. La situation était la même en 2020 et cela n’avait pas empêché la défaite de la liste d’union à gauche dirigée à l’époque par un écologiste. Cela ne signifie pour autant pas que les voix ne se reportent pas : le total de voix de la liste d’union augmente nettement, mais la droite a réussi à mobiliser des réserves de voix conséquentes. Ce fut déjà le cas à Toulouse par le passé, où l’électorat conservateur se surmobilise systématiquement au deuxième tour. En vérité, jamais une liste de gauche n’avait obtenu autant de voix au deuxième tour des élections municipales à Toulouse. Ainsi, la liste menée par François Piquemal fait progresser la gauche de 25000 voix par rapport à 2020 et de 11000 par rapport à 2014.

À Limoges, le scénario est le même qu’en 2020. Le total gauche était similaire au premier tour et le score est semblable au second tour avec celui réuni par le candidat du PS en 2020. Là encore, le nombre de voix récoltées a augmenté au second tour et rien n’accrédite la thèse d’une fuite des électeurs ou d’un barrage contre LFI. Au contraire, ces résultats confirment que le matraquage anti-LFI ne fonctionne pas. Faut-il rappeler que c’est le PS qui, après l’avoir dirigé pendant 60 ans, a perdu la ville en 2014 sans réussir à la reprendre en 2020 ?

Bien sûr, nous aurions espéré qu’à Toulouse une plus forte mobilisation permette de réussir ce que la gauche n’avait pas réussi jusque-là, ou qu’à Lille la tête de liste écologiste respecte le choix de ses colistiers et de ses militants pour faire gagner la gauche de rupture. Mais il faut noter que, malgré les campagnes de calomnies alimentées par le PS, malgré les ingérences étrangères et les fausses informations pendant l’entre deux tours, les insoumis ont dépassé d’autres forces de gauche au premier tour dans de très grandes villes et sont parvenus à réunir au second tour 47 % des voix à Toulouse, 41 % à Limoges ou encore 35 % à Lille. Ce sont d’immenses performances : quelle autre force politique a réussi autant après 10 ans d’existence ? 

Vient ensuite le grief principal : la France insoumise ferait perdre les autres quand elle se rangerait derrière. Elle serait un « boulet pour la gauche » selon les mêmes qui, il y a une semaine, nous supplier pour une fusion. Là encore, ce récit ne résiste pas à l’épreuve des faits.

Ainsi, si l’on prend l’ensemble des fusions qui ont été faites avec d’autres forces de gauche, le score des listes fusionnées est égal au score des listes séparées. Parmi les 20 plus grandes villes, une seule est perdue par la gauche, par refus de fusionner (Bordeaux). Lyon a été sauvée par les écologistes grâce à la France insoumise mais la métropole est tombée en raison du refus de l’attelage EELV/PS/PCF de s’unir dans les circonscriptions métropolitaines. Au total, dans les villes de plus de 100 000 habitants, la moitié des fusions de LFI derrière des têtes de liste PS ou EELV (4 villes sur 8) ont permis de l’emporter (Lyon, Nantes, Tours et Grenoble). Ce n’est pas à le cas à Clermont-Ferrand, Brest ou Besançon (3 villes sur 8), ni à Strasbourg en raison de l’alliance honteuse entre le Parti Socialiste et la droite de Horizons face à la gauche.

En vérité, la défaite dans ces 3 communes provient exclusivement du désaveu cinglant rencontré par les maires sortants dans ces communesPar rapport à 2020, le PS a chuté de 8 points à Clermont-Ferrand (comme la sortante écologiste à Strasbourg) et de 7 points à Brest, deux villes qu’il dirigeait depuis plusieurs décennies. La fusion n’a en fait été effectuée par le Parti Socialiste que lorsque la situation de ses maires sortants était désespérée. Il n’est alors pas surprenant qu’elle n’est pas toujours permis de renverser la vapeur. Il faut dire qu’elle s’est faite dans de telles conditions d’opportunisme qu’elle ne pouvait produire aucune dynamique de mobilisation : comment appeler à voter pour des candidats que vous avez copieusement insulté pendant plusieurs semaines, sous les coups de butoirs de dirigeants nationaux du PS préférant passer leur entre deux-tours à s’en prendre à la France insoumise qu’à combattre la droite et l’extrême-droite ? Voilà qui furent en réalité les boulets des maires sortants socialistes en difficulté au soir du premier tour !

Et comment ne pas aussi poser la question de leur bilan, de la vague dégagiste qui les a frappés et des conséquences de la collusion des députés du Parti Socialiste avec les politiques macronistes ? Comment ne pas y voir un désaveu cinglant du vote pour le pire budget de la sécurité sociale de ces dernières années et des refus répétés de censure du gouvernement Lecornu ? Comment ne pas comprendre que ce reniement du programme du Nouveau Front Populaire a fait du PS une machine à perdre pour la gauche ? Car les dynamiques sont très claires : le bloc de la gauche traditionnel (PS/Verts) a perdu plus de 6 points au premier tour dans les villes de plus de 100 000 habitants par rapport à 2020 alors que les listes de la France insoumise ont au contraire augmenté leur résultat de 9,3 points dans ces mêmes communes. A nouveau, comme aux élections européennes, c’est la France insoumise qui fait progresser la gauche pour ces élections municipales.

Ce scrutin trace des perspectives. Un fort dégagisme s’est exprimé avec la défaite des trois quarts des sortants au deuxième tour. L’abstention continue à gangréner la vie politique même si elle a diminué là où les insoumis ont progressé. La macronie et les partis traditionnels reculent.

C’est vrai à gauche. Sur l’ensemble des villes de plus de 30 000 habitants, il n’y en a jamais eu moins dirigées par la gauche traditionnelle, qui en a perdu la moitié depuis 2008, alors même que le PS se présente désormais quasiment systématiquement dans des listes d’union. La direction du PS a donné un spectacle affligeant consistant à nous insulter pendant la campagne, nous prier de fusionner entre les deux tours puis recommencer à nous insulter à 20h01. De telles démonstrations d’incohérence et d’hypocrisie ne font que dégouter le peuple et les défaites socialistes en sont la démonstration.

Le problème de la gauche n’est donc pas la France insoumise, bien au contraire. Celle-ci a en fait hérité d’une situation complexe : l’affaiblissement historique du socle électoral de la gauche, démoli par le quinquennat Hollande qui aura fait perdre environ 16 points à la gauche entre 2012 et 2017. Dans ce contexte, la gauche traditionnelle perd 7 villes parmi les 50 plus grandes et c’est la gauche de rupture qui progresse au contraire en remportant 3 villes supplémentaires (2 pour la France Insoumise, 1 pour le PCF). C’est donc elle qui incarne aujourd’hui l’espoir de la gauche de tourner la page de la macronie et de battre l’extrême-droite.

C’est possible d’y parvenir. Ainsi, la France insoumise a pris à nouveau sa part dans la bataille face à l’extrême droite lors de ces élections : 

  • Dans 42 villes, nous faisons baisser le score du Rassemblement National par rapport aux précédentes élections grâce à notre hausse. 
  • Dans 56 communes où nous sommes présents, le Rassemblement National a renoncé à se présenter alors qu’il était auparavant présent. 
  • Dans 34 villes où nous présentons une liste après avoir été absents en 2020, nous faisons baisser le Rassemblement National. 

Celui-ci recule dans les banlieues populaires et ne présente souvent plus de candidats. Dans de nombreuses de petites communes où il tentait de s’implanter pour la première fois, fort de résultats nationaux importants, le barrage a tenu au deuxième tour. 

Il progresse néanmoins en nombre de voix, mais moins qu’attendu. Il gagne environ 250 000 voix sur l’ensemble du pays au premier tour par rapport à 2014 alors que nous en gagnons 500 000 depuis 2014, où nous étions systématiquement allié avec le PCF. Mais le Rassemblement National a échoué, malgré des victoires dans des villes moyennes et petites (principalement dans ses zones de forces), à remporter la plupart de ses cibles. Il faut rappeler d’ailleurs que le RN avait déjà gagné d’assez nombreuses mairies en 2014 et que la progression par rapport à cette référence est plus faible que par rapport à 2020. Le RN stagne dans les communes avec plus de 50 000 habitants alors que nous progressons partout.

Dans cette situation, il faut désormais que la gauche accélère sa progression portée par la gauche de rupture pour l’emporter en 2027. Nous avons fait regagner 4 points à la gauche après le désastre Hollande. Nous sommes le seul mouvement à avoir progressé à chacune des élections depuis 2017 : nous sommes passés de 11 à 22 % aux présidentielles, de 6 à 10 % aux européennes, de 0 à 6 villes de plus 50 000 habitants, de 17 députés au plus gros groupe de l’alliance remportant les législatives. Une progression dans tous les types d’élections depuis 10 ans n’est pas un hasard, c’est une lame de fond.

Le travail est loin d’être terminé. Pour l’emporter, nous devons renforcer encore la mobilisation des jeunes, des catégories populaires ou des exploités du capitalisme. C’est toujours dans l’abstention que se trouvent nos marges de progression. Car c’est là que nous pouvons effacer le différentiel de vote avec les franges plus conservatrices qui est aujourd’hui le plafond de verre de l’intégralité de la gauche pour pouvoir gouverner le pays.

Il faut poursuivre le travail de dévoilement de l’extrême droite sur son caractère intrinsèquement raciste et antisocial. La transformation progressive du RN en parti ultralibéral pourrait contribuer à l’affaiblir. La France insoumise possède déjà le plus haut potentiel électoral hors du RN selon les études d’opinion. La campagne présidentielle devrait permettre de le faire croître encore quand la confrontation des projets prendra le dessus sur le bashing médiatique incessant qui s’use de jour en jour. Cette campagne des élections municipales aura été une formidable démonstration de la neutralisation des calomnies médiatiques, agissant davantage comme un levier de mobilisation populaire plutôt que comme un instrument de délégitimation.

Pour cette grande bataille qui s’annonce, la France insoumise sort de ses municipales avec des milliers d’élus locaux de combat ainsi qu’avec plus de 10 000 militants supplémentaires. Ces forces seront essentielles dans la bataille. Il nous reste un an pour, comme le disait Jaurès, « fatiguer le doute du peuple par la persévérance de notre dévouement ». Rejoignez-nous !

Sources:linsoumission.fr

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lundi 23 mars 2026

Soir d’élection, tour d’horizon à chaud.

 Ceci est un tour d’horizon sur le deuxième tour des élections municipales.

Cette journée de vote auraconfirmé et amplifié la percée au premier tour des listes présentées par le Mouvement insoumis. Manuel Bompard résume bien notre résultat.

« D’ores et déjà, après Saint-Denis (150 000 habitants) la semaine dernière, les listes présentées par la France insoumise l’emportent d’ores et déjà à Creil (36 000 habitants), à Roubaix (100 000 habitants), à Vénissieux (66 000 habitants), à Saint-Fons (20 000 habitants), au Tampon (82 000 habitants), à La Courneuve (47 000 habitants) Vaux-en-Velin (52 000) ou à Sarcelles (59 000 habitants – liste citoyenne soutenue par LFI).

Ailleurs, la France insoumise permet la victoire de la gauche à Lyon, à Nantes, à Grenoble ou à Tours. À Bordeaux ou à Cherbourg, le refus d’EELV ou du PS de fusionner leur liste avec les insoumis conduit à la victoire de la droite. Malheureusement, à Toulouse, à Besançon, à Clermont-Ferrand ou à Limoges, les discours de division du Parti socialiste empêchent de conserver ces villes ou de les faire basculer à gauche. Pire encore, à Angoulême, le maintien d’une liste Place Publique empêche la reprise de la ville par la gauche insoumise et communiste et la défaite de la droite.

L’enseignement est clair : la France insoumise permet des victoires populaires et fait avancer la gauche quand les diviseurs du PS et de Place Publique la font reculer ».

Le bilan global : à l’avenir, plus d’un millier d’élus insoumis siègeront donc dans des conseils municipaux où ils formeront un groupe distinct. Leurs votes aux prochaines élections sénatoriales devraient nous permettre de siéger là où nos anciens partenaires de la vieille gauche nous avaient refusé toute place. Au total, c’est un franc et net succès pour notre première participation aux élections municipales.

Nous sommes aussi venus au secours de nombreuses listes de la vieille gauche traditionnelle menacées d’être éliminées par la droite. Parfois, cela aura été un succès. D’autres, non ? Mais il ne faut jamais oublier que la principale difficulté est d’abord venue du faible score des sortants au premier tour. Qu’il s’agisse des Écologistes ou des socialistes, nous sommes venus au secours d’équipes souvent déjà bien dépréciées, incapables de gagner seules. Là où ils sont venus avec nous, c’est parce qu’ils avaient eux-mêmes échoué à gagner dans les précédentes élections à deux occasions auparavant, comme à Toulouse ou Limoges. Le PS nous a entraînés dans sa chute. Mais nous n’avons pas de regrets. La démonstration est faite. Nous sommes une force utile là où d’autres sont de simples opportunistes sans boussole. Car à Lyon, Nantes, Tours, Grenoble, notre engagement unitaire a permis la victoire. On devine alors ce que vaut l’argument sur LFI « bon pour le premier tour mais mauvais pour le second ». Notre but a été d’assumer notre responsabilité en nous mobilisant pour barrer la route à la droite et à l’extrême droite. En d’autres lieux, ce fut un échec.

Cela s’explique. Une longue diabolisation diffamante a été orchestrée contre les Insoumis. En s’y associant, toute honte bue, divers clans socialistes ont profondément divisé les bases électorales pourtant indispensables pour gagner l’élection. Car l’union des sigles n’est pas l’unité des électeurs. Mais on voit ici qu’ils se sont aussi tiré une balle dans le pied. Le résultat des élections ne va pas améliorer l’ambiance. L’exemple du refus de tout accord dans les deux premières villes de France, Paris et Marseille, a heurté de nombreuses consciences pourtant disponibles.

Notre inquiétude a été très vive à Marseille, où le mauvais bilan des sortants a menacé de défaite la ville d’une victoire de l’extrême droite. Le sectarisme du maire sortant refusant toute discussion a empêché la jonction des listes. Nous dénonçons ce choix brutal où le PS a donné le droit à l’extrême droite d’être représentée au conseil municipal et l’a refusé aux Insoumis. Mais nos candidats ont préféré à juste titre se retirer plutôt que de prendre le risque d’un succès du Rassemblement National.

Benoît Payan s’est donc fait reconduire une nouvelle fois à la faveur d’un chantage. Marseille mérite mieux. Notre opposition à cette équipe de rescapés se fera donc sur le terrain des luttes directes.

Le fond préoccupant de la situation générale ne doit pas être occulté par la satisfaction du travail bien fait. Tout témoigne de l’essoufflement morbide de la démocratie française. Elle ne cicatrise pas les refus du résultat des grands votes fondamentaux. Comme celui du référendum de 2005, où le « non » a été interprété comme un « oui ». Ou comme la négation du résultat des législatives anticipées de 2024. Mais le déni s’est renouvelé encore après la chute des deux premiers gouvernements de ce mandat présidentiel.

Dans ce contexte, le monde politique traditionnel continue son effondrement. Et avec lui toute la structuration idéologique qu’il portait. Pour voir cette réalité, il faut regarder sous le bon angle. Les signaux ne sont pas là où on les cherche d’habitude. Les résultats électoraux par étiquette politique ne disent pas tout. Le niveau d’abstention ne dit pas tout non plus, en dépit de l’importance du plus fort taux d’abstention de la Vᵉ république au premier tour. Les conditions de l’élection elles-mêmes en disent davantage sur la place de la politique dans cette élection que bien d’autres aspects. Accordons-nous bien sur ce que « politique » veut dire. La politique, c’est le débat à propos de l’action à mener pour le bien commun. Elle porte donc en elle une obligation de dire et de prouver. Mais dans sept communes sur dix, il n’y a qu’une seule liste proposée au vote. Il n’y a donc pas de « débats » possibles. Sans dualité d’options, il n’y a donc plus de « politique » ni avant, ni pendant, ni après l’élection. Là, dès le premier tour, tout est réduit à l’appréciation que l’on porte sur les personnes candidates. Et alors on ne peut faire qu’une chose : tout approuver d’avance les yeux fermés, ou tout rejeter aussi aveuglement. Le résultat n’a donc aucune signification politique globale dans l’esprit des gens. Ce vide est profond, contagieux et décomposant. Car à cela s’ajoute autre chose de non moins dépolitisant. En effet, au niveau national, toutes tailles de population communale confondues, quatre listes sur cinq n’ont aucune étiquette. Aucune ! Impossible donc de savoir quels principes politiques guideront l’action entreprise demain au moment où l’on vote.

Au total, l’addition des abstentions, des listes uniques et de celles sans étiquette constitue une masse considérable. En ce sens, le « terrain politisé » s’est amplement dissout.

D’un certain point de vue, cette ambiance trouve aussi son expression dans le dégagisme qui imprime sa marque sur le tableau de la soirée. Beaucoup de sortants ont été sortis. Cela ne peut effrayer le mouvement Insoumis ni contrarier ses objectifs.

À nos yeux, l’essentiel est l’émergence politique de la Nouvelle France partout prise en charge par les listes insoumises. C’est donc bien une réalité sociale, culturelle et nationale qui s’est exprimée, dont seuls les insoumis ont détecté la présence sous-jacente dans la vie du pays. La nouvelle France est d’abord un fait indépendant de tout calcul politique. Mais c’est aussi un projet en construction tel que le formule le programme « L’Avenir en commun ». C’est pourquoi, à nos yeux, le résultat des deux tours de ces municipales ouvre directement le cycle de l’élection présidentielle de 2027. 

Sources:melenchon.fr


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vendredi 20 mars 2026

Municipales 2026 – Retour sur la percée historique de LFI.

 La France insoumise a signé ce dimanche une percée municipale historique. En investissant l’échelon communal, le mouvement franchit un cap stratégique et politique majeur. Saint-Denis dès le premier tour, et peut-être bientôt Toulouse, Roubaix, Limoges, La Courneuve, Argenteuil, Vitry-sur-Seine… Derrière ces résultats, se lit une progression continue du mouvement à toutes les élections, appuyée sur une implantation locale renforcée par la mobilisation de l’abstention des jeunes et des quartiers populaires et une recomposition des équilibres à gauche. Notre article.

Pour LFI, une progression électorale sans précédent

Le premier tour des municipales de 2026 marque une rupture nette. La France insoumise réalise une percée d’ampleur nationale et s’impose comme une force centrale dans de nombreux territoires. Le signal le plus fort vient de Saint-Denis, deuxième plus grande ville d’Île-de-France, où Bally Bagayoko l’emporte dès le premier tour avec 51 % des voix – une victoire « par KO » qui symbolise à elle seule le changement d’échelle du mouvement. Mais loin d’être isolé, ce cas s’inscrit dans une dynamique plus large. Des victoires sont espérées à Toulouse, troisième ville de France, Roubaix, Limoges, La Courneuve, Argenteuil ou encore à Vitry-sur-Seine. 

Les chiffres donnent la mesure de cette progression. Pas moins de 32 listes menées ou soutenues par LFI arrivent en tête dès le premier tour, et 60 listes dépassent les 20 %. Surtout, le mouvement a multiplié par 12 le nombre de voix obtenues par des listes explicitement insoumises. Une progression qui se traduit concrètement par une entrée dans 182 conseils municipaux dès le premier tour – un chiffre appelé à au moins doubler à l’issue du second. Comparée à 2020, la poussée est spectaculaire : les scores sont multipliés par 10 à Creil, par 5 à Caen, Roubaix ou Saint-Ouen, par 4 dans des villes comme Saint-Étienne, Strasbourg, Metz ou Rouen, et encore par 3 à Reims ou Noisy-le-Grand.

Autant de progressions qui témoignent d’un enracinement électoral désormais tangible. Surtout, cette percée ne se limite pas aux grandes métropoles ou aux bastions populaires. LFI s’implante aussi dans les villes petites et moyennes. Le mouvement remporte plusieurs communes de moins de 1 000 habitants dès le premier tour et se qualifie dans 35 villes de moins de 30 000 habitants (65 en comptant les listes auxquelles il participe). Dans ces territoires, les listes directement menées par LFI atteignent en moyenne près de 20 % des voix.



Le lien


La diabolisation du mouvement insoumis ou l’échec du Parti socialiste

L’un des grands enseignements de ces municipales est l’effondrement de la stratégie de diabolisation dont LFI a fait l’objet, notamment de la part d’une partie de la gauche traditionnelle. Pendant toute la campagne, certains responsables socialistes et leurs relais médiatiques ont tenté de faire de La France insoumise un repoussoir politique. Cette tentative a non seulement échoué, mais plus encore, elle s’est retournée contre ses propres instigateurs.




Dans plusieurs grandes villes stratégiques, trois configurations illustrent ce renversement. À Toulouse, François Piquemal arrive largement en tête, contraignant le Parti socialiste à s’allier avec lui pour battre la droite sortante. Malgré les critiques publiques de Carole Delga, cette alliance pragmatique montre que LFI devient un partenaire incontournable pour toute gauche qui veut gagner. À Marseille, où le risque RN est réel, Benoît Payan a refusé d’acter une union avec le candidat insoumis Sébastien Delogu.

« Face à l’irresponsabilité d’un homme, nous serons responsables pour un million », a déclaré le député des Bouches-du-Rhône en se retirant pour éviter un scénario catastrophique. Ce retrait a permis de neutraliser la menace frontiste, tandis que la stratégie des socialistes aurait pu ouvrir la ville à l’extrême droite. À Paris, la logique d’ouverture de Sophia Chikirou a été repoussée par Emmanuel Grégoire.

Ce dernier a suivi la stratégie d’Ariel Weil, maire de Paris-Centre qui consiste à préférer donner la ville à la droite plutôt que de fusionner avec ses anciens partenaires du Nouveau Front Populaire. Sophia Chikirou s’est maintenue et son intervention au débat d’entre-deux-tours a été applaudie par les commentateurs. À Nantes, après plusieurs postures de rejet, la socialiste Johanna Rolland, n°2 du parti à la rose, s’est finalement contorsionnée pour une « fusion technique » avec la liste insoumise conduite par William Aucant, intégrant des cadres insoumis à des positions d’influence.

Ces quatre exemples confirment que la diabolisation de LFI – loin d’être un outil de sauvegarde électorale – s’est systématiquement retournée contre ceux qui y ont recours. Face à l’ampleur et à la dynamique du mouvement, les socialistes ont été contraints soit de revenir sur leurs postures par opportunisme, soit de persister dans une logique d’exclusion qui risque de les mener droit dans le mur.

La stratégie « tout sauf LFI » apparaît aujourd’hui comme non seulement inefficace, mais politiquement irresponsable. Elle met en lumière l’incapacité du PS à faire front antifasciste, et ses faiblesses structurelles au sein de ses bastions historiques – Marseille, Lille, Nantes, Paris. Dans les villes de plus de 100 000 habitants, LFI progresse de 8,5 points là où elle était déjà implantée et dépasse 10 % en moyenne là où elle se présente pour la première fois, multipliant par 2,2 ses scores précédents.

À l’inverse, le reste de la gauche chute de 6,4 points malgré de nombreux sortants, une baisse qui reflète la perte de dynamisme de la « gauche de gouvernement ». Au total, c’est bien grâce à LFI que la gauche progresse de plus de 2,5 points en moyenne dans ces villes. Cette dynamique s’inscrit dans la continuité des dernières élections : +3,6 points aux européennes, +10,8 points à la présidentielle sur dix ans, contre des reculs persistants pour le reste de la gauche.

Depuis 2017, LFI est le seul parti à progresser régulièrement, élection après élection, confirmant sa capacité à transformer la sociologie du vote en force politique durable.

Combattre l’abstention : quand la nouvelle France prend le pouvoir

L’autre enseignement majeur du scrutin tient dans la capacité de La France insoumise à transformer un obstacle – l’abstention – en levier politique. Depuis 10 ans qu’il existe, le mouvement insoumis a fait un pari stratégique : aller chercher les électeurs dégoûtés de la politique. Dans l’ouvrage Nouveau peuple, nouvelle gauche, Tristan Haute montre que les classes populaires contemporaines, largement abstentionnistes, ne sont pas dépolitisées mais en attente d’une offre politique capable de les représenter.

Autrement dit, pouvoir se loger, se nourrir, se déplacer, étudier. En ciblant les jeunes et les habitants des quartiers populaires, LFI a précisément cherché à activer ce potentiel électoral latent. Les premiers résultats empiriques semblent lui donner raison. Le sociologue Vincent Tiberj souligne ainsi une hausse spectaculaire de la participation dans plusieurs bastions insoumis. À Roubaix, où David Guiraud arrive largement en tête, la participation passe de 44 % en 2014 à 67 % en 2026, soit une augmentation de 23 points.

À Saint-Denis, territoire historiquement marqué par une faible mobilisation électorale, la dynamique est également perceptible avec une progression de la participation accompagnant l’élection dès le premier tour de Bally Bagayoko. Ces évolutions confirment que la percée insoumise ne repose pas uniquement sur des transferts de voix entre forces politiques existantes, mais bien sur une extension du corps électoral actif.

En ce sens, LFI ne se contente pas de redistribuer les équilibres : elle redéfinit les conditions mêmes de la compétition électorale. Plus profondément, cette remobilisation donne corps à l’émergence d’une nouvelle France populaire, jeune, urbaine, féminisée et créolisée, longtemps invisibilisée dans les urnes. Ce qui apparaissait jusqu’ici comme une réalité sociologique tend, à l’échelle municipale, à devenir une réalité politique.

Le lien:

Une séquence de politisation et d’éducation populaire

Au-delà de la seule performance électorale, les municipales de 2026 consacrent une dynamique plus profonde : celle d’une politisation élargie et d’une montée en compétence collective sans précédent. Partout sur le territoire, la campagne a été marquée par une intensité militante notable. Des centaines de personnes ont afflué dans les réunions publiques, y compris dans des villes où l’implantation insoumise était encore récente.

Le programme a été porté, dévoilé et expliqué, au plus près du terrain, dans les marchés et aux portes-à-portes, tandis que les députés et figures nationales se sont déployés partout. Cette présence continue a contribué à ancrer durablement le mouvement dans les territoires. La campagne a été l’occasion d’une expérience d’éducation populaire à grande échelle.

Partout, des citoyennes et citoyens engagés sur les listes ont appris, souvent pour la première fois, à prendre la parole en public, à organiser une réunion, à louer une salle, à structurer une campagne, à dialoguer avec les institutions. Autant de savoir-faire politiques concrets qui transforment durablement les individus et les collectifs. Cette montée en compétence ne s’arrête pas au soir du scrutin.

Elle se prolonge désormais dans les institutions locales. Des centaines de nouveaux élus vont siéger dans les conseils municipaux, accéder à des fonctions d’adjoints, investir les intercommunalités, et, à terme, peser dans d’autres arènes comme les conseils départementaux et régionaux. Autant d’espaces qui deviennent des lieux d’apprentissage, mais aussi de diffusion du projet insoumis.


Le lien:













Aujourd’hui les communes, et demain la présidentielle

Cette percée municipale dit beaucoup de choses : elle prépare l’avenir de la France insoumise sur tous les terrains. Il y aura une entrée au Sénat d’ici la fin de l’année, pour y porter des idées et préparer la présidentielle de 2027, où la mobilisation populaire et l’organisation du mouvement feront la différence.

Par-dessus tout, une dynamique s’engage : celle de la révolution citoyenne, portée par les quartiers populaires, les jeunes et toutes celles et ceux qui refusent de subir ces politiques de violence. La nouvelle France prépare la République à sa 6ᵉ constitution, et rien ne l’arrête.


Sources:linsoumission.fr. (Par Lilian Davy)
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jeudi 19 mars 2026

Élections municipales – À Strasbourg, le Parti socialiste fusionne avec les macronistes.

 L’alliance nationale entre le Parti socialiste et la Macronie mourante s’étend au niveau local. À Strasbourg, ce dimanche 15 mars, quatre listes se sont qualifiées pour le second tour de l’élection municipale. Conformément à l’engagement pris par la France insoumise de porter la rupture tout en faisant barrage à la droite et à l’extrême droite, la liste portée par le candidat LFI Florian Kobryn a décidé d’une fusion avec la liste écologiste de Jeanne Barseghian en vue du second tour des élections municipales ce dimanche 22 mars.

De son côté, Catherine Trautmann, candidate socialiste et ancienne maire de la ville arrivée en tête, a également fait le choix d’une fusion. D’une fusion du déshonneur. Car à l’instar de la direction nationale du Parti socialiste qui est engagée depuis plusieurs mois dans une alliance avec le gouvernement Lecornu, Catherine Trautmann a décidé de fusionner sa liste avec celle du candidat Pierre Jakubowicz, tête de liste d’une coalition macroniste défaite n’étant pas parvenue à se qualifier au second tour.

Pour aller plus loin : Faure rejoint officiellement Macron en annonçant voter pour le budget de la Sécurité sociale et le massacre de l’hôpital public

La situation est on ne peut plus claire : Catherine Trautmann et les socialistes strasbourgeois veulent à tout prix récupérer la mairie de Strasbourg. « C’est l’alliance des combinards de la non-censure », rappelle le député LFI Paul Vannier. Et Olivier Faure aura beau protester, l’alliance Trautmann-Jakubowicz n’est pas sans rappeler la ligne adoptée par le Parti socialiste à l’échelle nationale. Pour sauver leurs postes à l’Assemblée, le premier secrétaire du Parti socialiste et ses députés ont en effet décidé d’une alliance avec Sébastien Lecornu en refusant systématiquement la censure de son gouvernement, et en laissant passer des budgets de misère sociale pour s’épargner un retour aux urnes. À Paris comme à Strasbourg, le PS ou la trahison comme seconde peau.

Partout en France, les listes conduites ou composées par la France insoumise constituent les seules alternatives aux baronnies locales, à la droite extrême et à l’extrême droite. Notre brève.

Une fois n’est pas coutume, le Parti socialiste choisit le déshonneur pour quelques places au chaud

























Sources:linsoumission.fr
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