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vendredi 24 juillet 2026

Le diabète n’est pas une fatalité : chronique d’une maladie politique.

 

Diabète, obésité, maladies cardio-vasculaires : en France, ces pathologies ne cessent de progresser. On les présente souvent comme des dérives individuelles : manque de discipline, mauvaise alimentation, sédentarité. Mais cette lecture morale masque l’essentiel : le diabète est devenu une maladie sociale, produite par l’organisation même de notre système alimentaire.

Dans un pays qui se revendique de la gastronomie et du « bien manger », la réalité est paradoxale : l’alimentation industrielle est devenue la norme, et avec elle, une épidémie silencieuse de maladies chroniques. Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France insoumise à l’élection présidentielle, est bien le sujet des maladies politiques à bras-le-corps. 

Une explosion du diabète, loin d’un hasard biologique

Le constat est massif : la prévalence du diabète a fortement augmenté depuis les années 1990, et les projections annoncent qu’un adulte sur dix pourrait être concerné d’ici 2045. Cette progression n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans un continuum avec l’obésité, dont les formes sévères ont été multipliées par plusieurs facteurs en quelques décennies.

Mais réduire cette dynamique à des comportements individuels serait une erreur analytique. Car ce que l’on appelle « diabète de masse » est profondément corrélé à la transformation de notre système alimentaire : généralisation des produits ultra-transformés, densité calorique élevée, excès de sucres ajoutés, omniprésence des additifs, et baisse de la qualité nutritionnelle des produits accessibles.

Pour aller plus loin : Maladies chroniques : Jean-Luc Mélenchon pointe la responsabilité du capitalisme dans la dégradation de la santé humaine

Une maladie des inégalités sociales

Serait-ce de la faute des pauvres et de leurs mauvaises habitudes ? Absolument pas, selon la sociologie qui analyse ces inégalités comme des injustices environnementales. Elles sont définies par Razmig Keucheyan comme « l’accès inégal aux ressources naturelles, mais aussi par l’exposition différenciée des groupes sociaux aux nuisances ou aux “risques” environnementaux, comme les pollutions ou les catastrophes naturelles et/ou industrielles ».

On ne « choisit » pas librement de manger ce qui rend malade. On y est socialement orienté. Les données sont constantes : les populations les plus modestes sont beaucoup plus exposées. Les 10 % les plus pauvres ont environ trois fois plus de risques de développer un diabète que les 10 % les plus riches.

En fait, l’alimentation saine est devenue un luxe. Les produits frais, peu transformés, biologiques ou simplement équilibrés sont souvent plus chers, plus difficiles d’accès, ou situés dans des circuits éloignés des quartiers populaires et périphériques. À l’inverse, les produits les moins chers sont aussi les plus dégradés sur le plan nutritionnel : riches en sucres rapides, en graisses saturées, en sel, et conçus pour être hyper-appétents.

Le diabète devient alors l’expression biologique d’une organisation sociale : ce que l’on appelle parfois une injustice environnementale appliquée à l’alimentation.

Le rôle central de l’agro-industrie

L’augmentation du diabète est indissociable du développement de l’industrie agroalimentaire.

Cette industrie a transformé l’alimentation en produit industriel standardisé. Elle optimise la rentabilité en augmentant la durée de conservation, en réduisant les coûts de production et en maximisant l’attractivité gustative par le sucre, le sel et les graisses. Dans ce système, la santé n’est pas un objectif central. Elle devient une externalité.

Les recherches de Daniel Benamouzig et Joan Cortinas Munoz dans Des lobbys au menu. Les entreprises agro-alimentaires contre la santé publique ont documenté les stratégies de certaines grandes entreprises : production d’incertitude scientifique, financement de contre-expertises, lobbying actif, et « healthwashing » consistant à se présenter comme acteurs de la santé publique.

« L’épidémie » comme crise sanitaire collective – Repolitiser le diabète et agir sur l’environnement alimentaire

Le diabète est souvent traité comme une maladie chronique individuelle nécessitant un suivi médical et des ajustements de mode de vie.

Cette individualisation a un effet central : elle dépolitise la maladie. Elle évacue les questions structurelles : qui produit l’alimentation ? Dans quelles conditions ? Avec quelles contraintes économiques ? Pour quels intérêts ? Elle transforme un problème collectif en problème personnel.

Comprendre le diabète comme une maladie sociale et comme le résultat de rapports de force économiques et politiques ouvre une autre perspective : celle de l’action collective.

Agir sur le diabète ne peut pas se limiter à soigner les individus. Cela implique de transformer l’environnement alimentaire lui-même. Cela signifie : réduire la place des produits ultra-transformés dans l’alimentation quotidienne, rendre accessibles des aliments de qualité à tous les niveaux de revenus, réorganiser la restauration collective, repenser les circuits de production et de distribution, et réguler plus fortement les industries agroalimentaires.

C’est précisément dans cette perspective que s’inscrit le programme porté par La France insoumise, notamment dans son projet L’Avenir en commun, qui fait de la planification écologique et de la bifurcation du système alimentaire un axe central des politiques publiques. L’alimentation y est pensée non comme un marché laissé à la seule logique du profit, mais comme un bien commun universel relevant de la décision démocratique.

Une maladie du système

Le diabète n’est pas seulement une maladie métabolique. C’est une maladie sociale, économique et politique.

Il est l’un des marqueurs les plus nets d’un système alimentaire profondément inégalitaire, où les logiques de profit structurent ce que nous mangeons, et donc ce que nous devenons.

Face à cela, la question n’est pas seulement médicale. Elle est politique : comment produire une société où l’alimentation ne fabrique plus de la maladie, mais de la santé ?

Sources:linsoumission.fr  (Par Lilian Davy)

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jeudi 23 juillet 2026

« Notre espèce est menacée par des choix politiques » – L’entretien de Jean-Luc Mélenchon au média Reporterre.

 Mélenchon. La canicule et ses conséquences, éco-régions et planification écologique, alliances politiques en vue de l’élection présidentielle, exercice du pouvoir, maladies politiques, intelligence artificielle… Dans un long entretien au média Reporterre, le candidat de LFI à la présidentielle a pu développer sa vision politique sur de nombreux sujets. Il en appelle à « un accord global et au carré sur la présidentielle, les législatives et les écorégionales de 2028 ». « Après l’heure, ce ne sera plus l’heure », souligne-t-il. L’insoumission retranscrit dans ses colonnes l’entretien initialement publié sur le site de Reporterre.

« Les plus grandes crises révolutionnaires ont lieu quand l’État n’est plus capable d’assumer ce qui est considéré comme les besoins vitaux » – Jean-Luc Mélenchon

À son commencement, le 17 juin, personne n’imaginait l’ampleur historique que la canicule allait prendre. Face au moment qu’il définit comme un « choc pire que celui entraîné par la pandémie de Covid-19 », Jean-Luc Mélenchon s’inquiète de « l’impact psychologique et social » que cette canicule aura dans les vies des plus fragiles. « Les plus grandes crises révolutionnaires ont lieu quand l’État n’est plus capable d’assumer ce qui est considéré comme les besoins vitaux », alerte le candidat à l’élection présidentielle.

Estimant qu’il « faut s’obliger à penser le temps long », le leader insoumis entend développer son concept d’« écorégions ».

Il tend au passage la main aux écologistes en proposant « un accord global et au carré sur la présidentielle, les législatives et les écorégionales de 2028 » et leur laisse quelques semaines pour se manifester. « Après l’heure, ce ne sera plus l’heure », prévient-il.

Pour aller plus loin : La dynamique de Mélenchon s’amplifie : ce sondage le donne à 16 %, au second tour face à Marine Le Pen

Reporterre — Comment faites-vous pour vous préserver de la chaleur à Paris ? Avez-vous de la climatisation chez vous ou dans votre bureau ?

Jean-Luc Mélenchon — Non. Mais j’ai acheté plusieurs ventilateurs à la précédente canicule. Et je bois beaucoup d’eau. Mais je suis sidéré par l’ampleur des dégâts liés aux canicules. Leur portée profonde n’est pas encore mesurée. Mais le choc sera sans doute pire que celui entraîné par la pandémie de Covid-19. Les incendies sont des catastrophes avec des conséquences pendant au moins une décennie. Et nous allons aussi affronter des choses moins évaluables : l’impact psychologique et social. Je pense à l’onde de choc entraînée par les milliers de morts qui bouleversent des milliers de familles. Je pense aux personnes lourdement perturbées face au surpeuplement dans un lieu surchauffé et à leur sentiment d’abandon.

« Je pense à l’onde de choc entraînée par les milliers de morts »

Car tout le monde n’est pas logé à la même enseigne ! Les cités HLM accumulent. Elles sont la plupart du temps situées proches du bruit et des pollutions d’une voie rapide et sont de véritables bouilloires thermiques ! Les habitants sont sans moyen de protection. Toute cette souffrance sociale est incomprise par les dominants, qui ne savent ni la nommer ni la prendre en compte.

Reporterre – Les incendies, les décès… La France traverse l’une des crises climatiques les plus graves de son histoire. Pensez-vous que cela peut contribuer à un sursaut écologique ?

Jean-Luc Mélenchon — Oui. La culture politique populaire va être nourrie d’une nouvelle prise de conscience ! Les gens souffrent de la chaleur, de l’enfermement et du sentiment d’abandon. Ils voient combien les « importants » s’en moquent car ils vivent au frais. Cela aura beaucoup d’effets politiques. Les plus grandes crises révolutionnaires ont lieu quand l’État n’est plus capable d’assumer ce qui est considéré comme les besoins vitaux. Alors la société se dit : le contrat social est rompu, il n’y a plus d’État, « qu’ils s’en aillent tous ».

Emmanuel Macron a doublé le budget des armées en dix ans, mais la France ne dispose toujours pas d’un nombre suffisant de Canadair. En France, on sait faire le meilleur avion de combat du monde, mais on n’est toujours pas capable d’en construire un pour ramasser de l’eau et aller la jeter en vrac sur des arbres ! Comment est-ce possible ? Les gens ne peuvent pas croire que ce soit un hasard.

Reporterre – Fin juin, lors de la première canicule, le débat a été phagocyté par le Rassemblement national et son « plan clim », qui prévoyait la climatisation des bâtiments publics et le remboursement des pompes à chaleur réversibles. Vos propositions sont-elles fondamentalement différentes ?

Jean-Luc Mélenchon — Je crois bien. Il faut arrêter d’annoncer des propositions pour les dix prochaines minutes ou le prochain JT de 20 heures. Il faut s’obliger à penser le temps long. Faut-il mettre des climatiseurs dans les Ehpad ? Bien sûr. Faut-il de la climatisation dans les écoles ? Bien entendu. Mais ce n’est pas le sujet de fond. Il faut que le bâti soit transformé car rien n’est actuellement prêt pour l’isolation des logements. Cela fait des milliers d’années qu’en Méditerranée les logements sont construits de façon à maîtriser la chaleur. Par exemple avec des cours centrales qui créent des puits de fraîcheur. Inspirons-nous des savoir-faire ! Une réforme de fond est nécessaire pour repenser tout notre modèle de société.

Désormais, il faut le dire : non, vous n’aurez plus jamais une année sans canicule. Ça n’existera plus ! Le changement climatique met au défi toute la civilisation humaine. Tout doit changer. Y compris la forme et le fonctionnement de l’État.

Reporterre Début juillet, vous dévoiliez votre proposition de remplacer les régions actuelles par treize écorégions organisées autour des bassins versants. En quoi le niveau régional serait plus adapté pour protéger l’eau, l’air, la terre et la biodiversité ?

Jean-Luc Mélenchon — Les treize régions créées par François Hollande sont vouées à l’absurde compétition « d’attractivité des régions en Europe ». Elles doivent être remplacées. L’idée des écorégions figurait déjà dans notre programme de 2022. Nous nous étions inspirés des travaux des penseurs de l’écologie politique et du concept de biorégions. Mais nous n’étions pas parvenus à en faire un sujet de débat.

Nous voulions aussi coller à la réalité culturelle des populations pour rendre l’idée acceptable. Le but est de confier à ces nouvelles structures la gestion complète du cycle de l’eau, des politiques liées à sa qualité, la protection des sols, la biodiversité, les forêts, la qualité de l’air, les mobilités, la prévention des risques climatiques.

Pour autant, nous ne croyons pas à un découpage limité aux bassins versants pris en compte par les agences de l’eau. Cela reviendrait à créer sept super grandes écorégions. L’une d’entre elles étant même faite de l’ensemble des territoires d’outre-mer… Cela effacerait la réalité culturelle vécue par les gens. Donc nous travaillons à un découpage mieux centré sur les « sous-bassins versants ».

Reporterre La France insoumise était présente, samedi 11 juillet, à la mobilisation contre le canal Seine-Nord Europe. Pourquoi s’opposer à un projet fluvial dont l’un des principaux arguments est la décarbonation du transport de marchandises puisqu’il s’agit de transporter des marchandises sur l’eau plutôt que sur des routes ?

Jean-Luc Mélenchon — Ne laissons pas repeindre en vert des choses qui ne le sont guère. Le canal Seine-Nord n’est pas un canal écologique quand il demande de déblayer dix fois plus de terre que pour creuser le tunnel sous la Manche, éradiquer des centaines d’espèces vivantes et détruire 3 000 hectares arables ! Ici, nous partageons la vision des associations depuis longtemps. Et nous la plaçons dans un registre plus large d’aménagement du territoire. Actuellement, les marchandises provenant d’Asie remontent du canal de Suez jusqu’à Rotterdam. Elles devraient débarquer à Fos-Marseille.

Avec la fonte des glaces, de nouvelles voies marines vont aussi s’ouvrir au nord. Il faut donc raisonner sur le long terme pour les futures grandes voies de liaisons coûteuses comme les canaux. Pour les navires passant au nord, pourquoi ne pas les faire débarquer au port du Havre qui peut être connecté directement avec la Seine ? Actuellement, les vagues de mer empêchent les bateaux fluviaux d’accoster au port du Havre. Alors créons un passage direct pour résoudre ce problème. L’investissement ne coûte pas tant que ça et il fonctionnera pour des siècles.

Reporterre Vous multipliez depuis plusieurs semaines les appels aux Écologistes. C’est une stratégie très différente des alliances élargies au Parti socialiste (PS) et au Parti communiste français (PCF) lors des législatives de 2022 (Nupes) et de 2024 (Nouveau Front populaire). Votre démarche fonctionne-t-elle et peut-elle produire un élan similaire à ces unions qui avaient remporté de bons scores et suscité beaucoup d’espoir à gauche ?

Jean-Luc Mélenchon — Souvenez-vous-en : c’est nous, les insoumis, qui avons proposé de faire la Nupes en 2022, après avoir réuni 22 % des votes à la présidentielle alors que les socialistes avaient fait 1,7 %, les communistes 2,2 % et les écologistes 4,6 %. Ces organisations étaient à terre. Avec nous, elles ont obtenu chacune un groupe parlementaire !

Mais tout a immédiatement dégénéré. Les uns nous ont traités d’« hégémonistes », d’autres ont dit qu’ils ne partageaient pas nos valeurs quand nous défendions les jeunes des révoltes urbaines après le tir policier qui a tué Nahel [le 27 juin 2023]. Nous avons surmonté tout cela. En 2024, où nous avons offert une deuxième fois un accord : le NFP. Mais le travail sur le programme commun s’est, alors, encore plus mal passé avec les socialistes. Puis ce fut leurs dix refus de censurer les gouvernements Macron…

Et les calomnies ont recommencé. Nous serions « pro-Russes », « pro-Chinois », et ainsi de suite. Puis il y a eu le génocide à Gaza. Un crime structurant aussi bien moralement que politiquement. Nous avons dû faire face à une stratégie politique visant à fracturer la gauche. Par exemple en instrumentalisant la question de l’emploi ou non du mot « terrorisme » pour parler du 7 octobre. Nous avons été pourchassés à la moindre occasion pour « apologie du terrorisme », sans jamais aucun soutien des composantes du NFP qui croyaient y trouver une bonne différenciation.

Depuis deux mois, la campagne contre nous a repris sur le thème « Mélenchon est sûr de perdre au second tour ». Ici [le premier secrétaire du PS] Olivier Faure et François Hollande aident directement au vote RN du second tour. Ils ont fait des dégâts considérables parmi leurs électeurs et chez les insoumis. Beaucoup ne veulent plus ni du PS ni de sa préférence pour le centre et la droite.

Actons l’échec de la « recomposition unitaire de toute la gauche » que nous voulions. Que vienne avec nous qui veut ! On verra qui répond dans un délai utile. L’essentiel est ailleurs. Il faut assumer la situation inédite en cours : une menace de guerre généralisée, une catastrophe climatique et bientôt une crise financière. Il s’agit d’animer une alternative dans les consciences de millions de gens.

Reporterre Est-ce différent avec Les Écologistes ?

Jean-Luc Mélenchon — Oui, complètement.

La social-démocratie et le communisme, qui formaient la gauche historique, se sont effondrés parce qu’ils n’ont plus d’autre logiciel que leur survie d’organisation. La social-démocratie, pour exister, avait besoin de syndicats forts qui négocient avec une bourgeoisie nationale des avantages pour les travailleurs les plus qualifiés. Cette situation a disparu.

Le communisme a besoin que l’accumulateur de la plus-value soit aussi le propriétaire des moyens de production et puisse être directement dépossédé. Cela n’est plus opérant aujourd’hui. Les fonds de pension comme BlackRock et le capitalisme transnational, globalisé et numérisé, ne se limitent plus à un lieu de production.

Nous, nous avons revu tout notre logiciel en partant de ce que la vie nous faisait découvrir. À savoir que l’écologie politique avait raison : la refondation du collectivisme doit s’appuyer sur la conscience et la maîtrise des biens communs menacés. Quand chacun s’accorde pour protéger les biens communs [comme l’eau, les forêts, le vivant], cela produit plus de « communisme spontané » que n’importe quelle discussion pendant des heures sur l’exploitation capitaliste. Aujourd’hui, la conscience populaire, c’est-à-dire la manière dont les gens fabriquent leur conviction, en est là. C’est une grande révolution culturelle.

Les verts sont les seuls capables d’avoir comme nous un programme et une perspective de société. Nous l’avons vu lorsque nous avons invité Cyrielle Chatelain, présidente du groupe Écologiste et Social à l’Assemblée nationale, en avril. Elle travaille sérieusement. Nous le voyons également sur le terrain, dans les luttes contre les grands projets inutiles, etc. Quand nous y croisons d’autres responsables politiques, ce sont des verts. Une nouvelle gauche d’action a surgi, elle est faite d’insoumis et de verts, tous écologistes.

Nous ne renonçons donc pas à une stratégie unitaire. Notre main tendue, c’est la « Nouvelle alliance populaire ». Mais nous devons continuer à faire campagne, à avancer, à gagner des votes. Nous ne voulons pas nous enfermer dans les palabres. Les uns et les autres vont y réfléchir sans pression de notre part. Nous avons encore deux ou trois mois à patienter. Après, on fera ensemble ou seuls, mais toujours aussi déterminés.

L’offre que nous faisons est adressée au parti Les Écologistes lui-même, sur la base du programme de la Nupes. Nous ne souhaitons pas que nos partenaires se dissolvent dans nos rangs en nous rejoignant. Chacun reste lui-même pour être convaincant. Si des verts se mettent en mouvement pour faire cause commune avec nous, cela passera par un accord global et au carré sur la présidentielle, les législatives et les écorégionales de 2028. De toute façon, des groupes ad hoc comme les « verts populaires » ou « les communistes insoumis » se déploieront. On verra bien.

C’est maintenant à chacun de décider s’il se met en mouvement ou pas, s’il préfère s’allier au PS ou rester seul. Nous ne nous en mêlons pas. Notre train redémarre à nos Amfis [l’université d’été de La France insoumise]. Après l’heure, ce ne sera plus l’heure.

Reporterre Si vous parvenez à l’Élysée, il est probable que vous affrontiez des vents contraires, voire une alliance du monde de la finance, des affaires, et même de certaines institutions pour entraver votre action. Comment gouverner dans ces conditions et, à titre personnel également, au regard de votre caractère décrit comme tempétueux ?

Jean-Luc Mélenchon — Me réduire aux ragots sur mon caractère est très limite. Comment quelqu’un qui aurait un caractère insupportable, qui serait un « tyran » ou même un « gourou » comme j’ai pu le lire, pourrait-il avoir réussi à agglomérer des gens aussi nombreux, aussi jeunes et divers, une équipe aussi large et qualifiée, capables d’avancer ensemble sans dispute ? La médisance vient des jaloux. À La France insoumise, nous choisissons d’être disciplinés et bosseurs. La querelle permanente des égos chez les autres ne nous attire pas. Et nous avons toujours respecté les divergences de vue, toujours délibéré et voté sur presque tout.

Encore ce mois-ci, il y a eu par exemple une clause de conscience sur la fin de vie et récemment sur l’autonomie de la Corse. Quant à moi, j’ai montré combien je pouvais renouveler ma vision, assumer de nouveaux paradigmes, rassembler des gens, trouver les mots d’ordre mobilisateurs et assumer les provocations utiles lorsque la conflictualité s’impose. Mais je ne cède jamais au chantage d’un pouvoir de nuisance. Et puis, personne ne sera obligé de participer au gouvernement !

Quant à la façon de gouverner en cas de victoire, nous nous y préparons de manière méthodique. Nous devinons les attaques possibles des fonds de pension et de ceux qui détiennent la dette publique. Ils profiteront peut-être de l’occasion pour vouloir prendre aux Français davantage d’argent. La riposte aura lieu alors. Nous avons prouvé combien nous sommes capables de tenir bon dans l’épreuve ! Après le 7 octobre 2023, nous n’avons jamais cédé, si violente qu’ait été la pression ! Cela parce que nous avions une position juste : le droit international [1].

D’ici là, nous continuons à élaborer nos plans d’investissements domaine par domaine, réforme par réforme.

Enfin, nous ne nous laisserons pas isoler. Nous chercherons des alliances pour des causes communes, en Europe et dans le monde, sur l’orientation du non-alignement. Le matériel de guerre sous contrôle des Américains sera libéré. Nous refuserons également la proposition des Allemands de constituer une superarmée car en toute hypothèse aucune guerre conventionnelle ne devra jamais avoir lieu en Europe. Les Russes doivent évacuer l’Ukraine. Pour cela, il faut nous donner des garanties mutuelles de sécurité. Il faut engager la discussion avec la Russie pour la réintégrer dans la coopération avec les Européens, et ne pas la laisser collée aux Chinois ou même aux Iraniens comme aujourd’hui. Avec la Chine, nous visons un partenariat actif.

Reporterre On voit que les questions de maladies environnementales sont devenues un axe important de votre campagne. Comment les enrayer ?

Jean-Luc Mélenchon — Ces maladies sont un signal d’alerte politique. Voyez comment, avec la loi d’urgence agricole, des parlementaires votent de sang-froid l’autorisation d’un produit qui atteint le cerveau des fœtus ! Cela quand nous avons déjà 1 couple sur 5 qui n’arrive pas à avoir d’enfant ! L’espèce humaine elle-même est menacée. Ces maladies parlent une langue commune pour tous les êtres humains. Nous avons donc une audience de masse sur ce sujet.

Quand on comprend que le diabète ou le cancer sont d’origine politique, on sait qu’il faut engager des décisions de long terme. Arrêter d’empoisonner la terre et refuser l’importation de produits cultivés avec des pesticides interdits chez nous. Cela nous oblige à regagner notre souveraineté alimentaire et donc à désobéir aux règles européennes. Le jour où nous le ferons, d’autres suivront, j’en suis certain, et les règles devront changer partout.

Enfin, les maladies environnementales modifient complètement le compromis social. Pour y répondre, l’instrument, ce sera le plan, organisé sur l’impératif écologique qui doit devenir premier. Les acteurs économiques qui entrent dans le plan seront aidés. Ceux qui ne veulent pas en gardent le droit. Mais ils ne seront pas aidés. Et on le leur rappellera à chaque demande…

Reporterre Êtes-vous favorable à un moratoire sur les projets de data centers et à un ralentissement du développement de l’intelligence artificielle (IA) ?

Jean-Luc Mélenchon — Oui, avec plusieurs précautions inscrites dans la loi que nous préparons.

L’intelligence artificielle offre des possibilités considérables, pour le capital comme pour le travail, les réactionnaires ou les humanistes. C’est un choc équivalent à ce qu’a été l’invention de la machine à vapeur et ensuite du moteur thermique. Nous devons être capables de stocker de manière souveraine nos données. Il faut donc d’abord un moratoire sur la construction des centres de données destinés à des entreprises privées étrangères, soumises au droit américain.

Ensuite, ces data centers soulèvent une question écologique importante. Ils consomment énormément d’énergie et aggravent les conflits d’usage de l’eau. On ne peut pas l’ignorer.

Troisièmement, l’IA va supprimer des milliers d’heures de travail nécessaires. La question posée est donc : est-ce qu’on décide de répartir du chômage ou du temps libre ? Je fais le choix optimiste. Cela réglerait la grande crise que le capitalisme a créée, en imposant que les tâches de reproduction sociale soient faites à titre gratuit par des gens, principalement les femmes, qui doivent assumer en même temps un travail salarié. Bref : la bataille de l’Histoire semblait perdue pour nous après la débandade du communisme d’État et de la social-démocratie ! Nous retrouvons un rôle central dans l’Histoire. Nous avons les outils pour nous passer du capitalisme. C’est une opportunité extraordinaire.

Sans être aveuglés par elle, ne pensons pas que la technique soit mauvaise en soi. Mais on a déjà vu par le passé des pulsions conservatrices parmi des gens sympathiques. Platon critiquait l’écriture de peur qu’elle nous fasse oublier d’entraîner notre mémoire…

Sources:linsoumission.fr

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mardi 21 juillet 2026

Loi Duplomb XXL passée en force – La ministre de la Transition écologique va vers une démission



 

Loi Duplomb XXL. Hier soir, un avenir d’extrême danger pour des millions d’enfants, de femmes enceintes et d’agriculteurs a été tracé à l’Assemblée nationale. Les macronistes alliés aux LR et au RN ont passé en force la loi Duplomb XXL, réautorisant des pesticides jusqu’alors interdits pour leur grave toxicité, dont l’acétamipride, ce pesticide qui attaque directement les fœtus humains. Le danger est tel que l’ordre des médecins a pris position publiquement.

2 millions de personnes s’y étaient opposées à travers la pétition contre la loi Duplomb. Le danger est tel que 16 sociétés savantes ont pris position contre cette loi, dont l’Ordre des médecins. Didier Spindler, vice-président de l’Ordre national des médecins, en charge de la santé environnementale, est catégorique : les pesticides prévus par cette loi « vont avoir une action toxique pour la population et malheureusement pour les agriculteurs eux-mêmes ».

Alors que la canicule frappe le pays et engendre des morts en série invisibilisés, l’arc Macronie/LR/RN a décidé de profiter de l’été pour satisfaire les injonctions des lobbys de l’agro-business. D’après l’entourage de la ministre de la Transition écologique Monique Barbut, sa démission est désormais « le scénario le plus probable » après le passage en force de la loi, en raison d’un désaccord « sur le fond comme sur la forme » avec le gouvernement. « La démission envisagée de la ministre de la Transition écologique illustre que le gouvernement a cédé aux lobbys des pesticides plutôt que de défendre l’intérêt général », a déclaré Manuel Bompard sur Twitter. Notre brève.

Pour aller plus loin : Loi Duplomb 2 : chassée par la porte, elle revient par la fenêtre

« Cette nuit, Marine Le Pen, Gabriel Attal et Édouard Philippe ont fait voter la pire loi Duplomb. » – Jean-Luc Mélenchon



Les crayons de l'insoumission,par Xab@LaplumeRieuse.

Sources:linsoumission.fr

 

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lundi 20 juillet 2026

« Santé mentale : le grand mensonge du gouvernement » – Le billet d’humeur de Christophe Prudhomme.


   Alors que la santé mentale est annoncée deux années de suite comme grande cause nationale par le gouvernement, son action n’a de cesse de détruire méthodiquement le secteur de la psychiatrie. Deux exemples sur Paris sont emblématiques de cette situation. Il s’agit d’une part du centre d’accueil et de crise Amado situé au cœur de Paris.

Ce type de structure est destiné à prendre en charge les personnes qui traversent une crise psychique aiguë, dans le but d’éviter autant que possible une hospitalisation complète, tout en assurant des soins rapides et intensifs. Ils sont ouverts 24h sur 24 et possèdent des lits pour des hospitalisations de courte durée permettant d’accueillir les patients, sans délai et en accès direct.

Leur efficacité a été largement démontrée du fait d’un circuit direct, sans passage obligé par les urgences des hôpitaux surchargées dans lesquelles ne sont souvent pas présents des personnels ayant les compétences pour organiser les soins pour ces patients. La direction de l’hôpital dont dépend ce centre a profité d’un déménagement du fait de travaux, qui aurait dû être provisoire, pour organiser l’asphyxie progressive de la structure et finalement décider de sa fermeture le 10 juillet. Le docteur Christophe Prudhomme y revient dans son billet d’humeur de la semaine.

Santé mentale – « Le gouvernement délaisse les personnes atteintes de troubles mentaux en fermant des structures de soins et en laissant la maltraitance policière primer sur une prise en charge digne des malades. »

Conséquence de cette fermeture ? Un abandon des patients et un démantèlement complet d’une équipe de soignants expérimentés. La seule logique qui a prévalu est une logique financière dans le contexte du plan d’économies drastique imposé par le gouvernement à la Sécurité sociale. Le deuxième dossier est celui de l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police, structure unique dans son genre en France du fait de sa tutelle par le ministère de l’Intérieur et non celui de la Santé, dont le rôle est l’accueil, l’évaluation et l’orientation de personnes présentant des troubles mentaux aigus prises en charge par les forces de police lorsqu’il existe un risque immédiat pour leur sécurité et celle d’autrui.

Le contexte est un rapport de la contrôleure générale des lieux de privation de liberté « CGLPL » qui dénonce des dysfonctionnements majeurs avec plusieurs violations des droits des patients dans des conditions matérielles et humaines très préoccupantes et jugées indignes. La réaction du préfet de Police a été de qualifier ce rapport de mensonger. Mal lui en a pris, puisqu’une décision du tribunal administratif en date du 13 juillet 2026 lui enjoint de mettre en œuvre un certain nombre de mesures pour faire cesser cette situation. La réaction du représentant de l’État a été de faire immédiatement appel de cette décision.

Pour aller plus loin : « Canicule : un traumatisme de plus » – Le billet d’humeur de Christophe Prudhomm « Vous ne voulez pas le dire, vous n’assumez pas ! » – Louis Boyard révèle la duplicité du Gouvernement au sujet des restrictions d'âge pour les réseaux sociaux

Cette décision est d’une part indigne, mais elle souligne le fait que le gouvernement, en l’occurrence le ministre de l’Intérieur et la ministre de la Santé, valide cette décision d’un préfet sous leur tutelle, qui va à l’encontre de l’intérêt des malades alors que leur rôle est de les protéger. La conclusion est bien que le gouvernement délaisse les personnes atteintes de troubles mentaux en fermant des structures de soins et en laissant la maltraitance policière primer sur une prise en charge digne des malades.

Sources:linsoumission.fr (Par Dr Christophe Prudhomme)

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samedi 18 juillet 2026

Loi agricole – Des mobilisations partout en France contre l’empoisonnement des enfants et des femmes enceintes.

 Dès demain, mais aussi dimanche 19 et lundi 20 juillet, des mobilisations sont prévues partout en France pour s’opposer à la mal nommée « loi agricole ». Derrière cette appellation trompeuse, c’est tout un système d’empoisonnement que veut rendre légal un arc de partis politiques, du RN à la macronie en passant par la droite. Main dans la main, ces partis actent la légalisation de pesticides jusqu’à présent interdits car détruisant les fœtus humains, menaçant les enfants, mais aussi les femmes enceintes et les agriculteurs.

Le danger est tel que l’Ordre des médecins a pris position contre cette loi. Didier Spindler, vice-président de l’Ordre national des médecins, en charge de la santé environnementale, est catégorique : les pesticides prévus par cette loi « vont avoir une action toxique pour la population et malheureusement pour les agriculteurs eux-mêmes ».

Vous voulez vous mobiliser contre cette loi assassine ? L’Insoumission publie la carte des manifestations, pour savoir quand et où manifester.

Pour aller plus loin : « Les sénateurs ont transformé une loi agricole en loi criminelle contre nos enfants » – Retrouvez la tribune d’Aurélie Trouvé

Contre la loi agricole, la liste des mobilisations partout en France

 

  • Gap – 18/07 à 17h place Alsace Lorraine
  • La Rochelle – 18/07 à 18h30 – Fontaine parvis de l’espace encan
  • Lannion – 18/07 11h00 Quai d’Aiguillon
  • Besançon – 18/07 à 10h – La gare d’eau Besançon
  • Morteau -18/07 à 10h- Fontaine des Frenelots
  • Chartres – 18/07 – 10 à 13h
  • Douarnenez – 18/07 à 18h – plage du Ris –
  • Bordeaux – 18/07 de 17h à 19h, Place du Parlement.
  • Rennes – En cours.
  • Janzé – 18/07 à 12h – Etang de l’Yve –
  • Fougères – 18/07 à 13h – Jardin du Nançon
  • Saint Just – 18/7 à 12h : ferme du Teillac
  • Goven – 18/7 à 18h – fontaine lavoir de la Chapelle de l’Hermitage
  • Tours – 18/07 à 16h rue Nationale, 18h quai de Loire
  • Blois – 18/07 à 17h place de la République.
  • Nantes : En attente
  • Orléans – 18/07 à 17 heures devant la Cathédrale –
  • Angers – 18/07 à 9h – Place Lorraine
  • Vergezac, le Thiolent – 18/07 à 14h30
  • Nancy – 18/07 à 16h – Place Stan
  • Nevers – 18/07 à 18h – devant la préfecture
  • Vauclaix – 18/07 à 17h – au bords de l’Anguison –
  • Nieppe -17/07 à 18h – Parc du Château Michel Grasset –
  • Beauvais – distribution de tract samedi matin place du marché pas de rassemblement déclaré
  • Lyon – 18/07 de 11h à 13h – Quai Romain Rolland, esplanade sortie Ouest de la passerelle Pierre
  • Tuche face au Palais des 24 colonnes
  • Evian-les-bains le 18/07 à 16h devant la source Cachat
  • Paris – 20/07 à 18h – sortie du métro Invalides
  • Auxerre – 18/07 à 10h30 – Place de l’Hôtel de Ville
  • Saint-Joseph le 18/07 à 10h00 – Coeur Boulik

  • Sources:linsoumission.fr
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    vendredi 17 juillet 2026

    Incendies – Annulation des crédits pour les Canadairs, Gabriel Attal de plus en plus acculé.

     

      Incendies. Le scandale autour de Gabriel Attal et des Canadairs n’en finit pas de prendre de l’ampleur. Lorsqu’il était à Matignon, ce dernier a annulé par décret les crédits budgétaires de la mission Sécurité civile, amenant à bloquer la commande de deux Canadairs. Depuis, le candidat macroniste sort les rames. En duplex sur LCI ce 15 juillet, il a accusé le leader insoumis de « raconter n’importe quoi », alors que Jean-Luc Mélenchon dénonçait justement l’annulation, par sa faute, des crédits budgétaires qui auraient permis l’achat de 2 canadairs.

    Au total, sur les 16 Canadairs promis par Macron, 4 ont été commandés et seuls 2 arriveront avant 2033. A noter, Gabriel Attal a bien été aidé par le RN dans son entreprise de démolition du service public de la protection civile. Le RN a en effet refusé de le censurer le gouvernement Attal, deux semaines avant ses coupes budgétaires.

    Mis au pied du mur par les faits, Gabriel Attal est rattrapé par les faits et recadré de partout, y compris par les éditorialistes de LCI eux-mêmes, comme Renaud Pila. Ce dernier a affirmé que « Jean-Luc Mélenchon avait raison ». Paniqué, Gabriel Attal affirme que LFI aurait voté contre les moyens supplémentaires pour la sécurité civile. Il omet de préciser que les insoumis ont déposé, chaque année, des amendements pour renforcer lesdits moyens. Il omet aussi de préciser que le vote contre la loi LOPMI des Insoumis (loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur) se justifiait par une série de mesures répressives telles que des aggravations de peines et l’extension des AFD (amendes forfaitaires délictuelles).

    En outre, Gabriel Attal cache le fait que cette loi de programmation est non contraignante sur le plan du budget. Le vote de LFI contre cette programmation est donc à la fois justifié, pour s’opposer aux mesures répressives, mais aussi sans aucun rapport avec un quelconque blocage contre des moyens supplémentaires de sécurité civile. Le seul responsable de l’annulation de la commande des deux Canadairs est Gabriel Attal qui doit désormais faire face aux décisions absurdes et criminelles qu’il a prises, et qui lui seront peut-être fatales dans la campagne présidentielle. Notre brève.

    Pour aller plus loin : Manque de Canadairs pour éteindre les incendies : ce document qui met en cause la responsabilité directe de Gabriel Attal

    « Gabriel Attal prétend que l’accuser d’avoir annulé des commandes de Canadairs pour la flotte française est « n’importe quoi ». Pourtant, le décret 2024-124 portant annulation de crédits et signé de sa main est facilement disponible en ligne. » – Jean-Luc Mélenchon / Canadairs / Incendies /

    Sources:linsoumission.fr 

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    jeudi 16 juillet 2026

    Mélenchon devient la personnalité politique la plus soutenue par les électeurs écologistes.

     

      Les écorégions auraient-elles infusé ? Un classement des personnalités de Cluster 17 paru ce mercredi 15 juillet montre que Jean-Luc Mélenchon est la personnalité politique la plus soutenue par les électeurs des Écologistes. En termes de popularité, le leader insoumis se retrouve au coude à coude avec Marine Tondelier. Quant à Raphaël Glucksmann, candidat du Parti socialiste, il n’est pas présent dans le top 10.

    Les électeurs du parti de Marine Tondelier l’ont bien compris. Le sérieux et le travail de fond sont du côté de Jean-Luc Mélenchon, dont la nouvelle idée révolutionnaire, la création d’écorégions comme première ligne de la planification écologique, répond au grand défi de l’effondrement climatique et écologique. En parallèle, les autres candidats à gauche, déclarés ou non déclarés, s’enferrent dans des logiques d’affrontements internes tout en étant au niveau zéro des propositions à formuler, tant sur l’écologie que sur tous les autres sujets qui concernent les urgences du pays et du monde.

    Le leader insoumis bénéficie d’une dynamique qui ne cesse de s’amplifier avec des soutiens toujours plus nombreux. Après le succès du meeting de Saint-Denis qui a réuni plus de 26 000 personnes, la réussite du concert insoumis antiraciste, Jean-Luc Mélenchon a aussi été très remarqué au festival d’Avignon où il a développé son projet politique pour la culture, soulignant le rôle de l’imaginaire et de la créativité pour transformer la société tout en se prononçant contre les coupes budgétaires massives dans le monde de l’art et de la culture qui étouffent les créateurs et leurs équipes.

    Dernier évènement marquant en date, le déplacement de Jean-Luc Mélenchon à Paimpont où plus de 2000 personnes étaient rassemblées, dont quasi-exclusivement des habitants du village et de ceux aux alentours. Pour les insoumis, les prochaines étapes sont déjà toutes tracées : du 19 juillet au 29 juillet, les caravanes populaires de LFI sillonnneront le pays pour inscrire le plus de personnes sur les listes électorales et pour convaincre de la pertinence du programme de la France insoumise et des qualités de son candidat, Jean-Luc Mélenchon. Le prochain grand rendez-vous est déjà donné : les Amfis d’été se tiendront du 20 au 24 aout, à proximité de Valence. Notre brève.

    Mélenchon, personnalité politique la plus soutenue par les électeurs des Écologistes

    Pour aller plus loin : Été 2026 : à 9 mois de la présidentielle, les Caravanes populaires de LFI reprennent la route pour convaincre

     

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    mercredi 15 juillet 2026

    Été 2026 : à 9 mois de la présidentielle, les Caravanes populaires de LFI reprennent la route pour convaincre.

     

     LFI… Mondeville, Strasbourg, Bordeaux, Grenoble, Le Mans, Tours, Troyes, Auxerre… Voilà seulement 8 villes sur les 48 étapes réparties dans toute la France, constituant le tracé des quatre Caravanes populaires insoumises de cet été. Comme chaque année, ces caravanes vont sillonner les routes du pays à la rencontre du peuple de France, notamment dans les quartiers populaires. Le mouvement insoumis ne se repose jamais !

    Plusieurs objectifs sont avancés. D’abord, l’inscription des citoyennes et des citoyens sur les listes électorales, notamment en vue des élections présidentielle et législatives de 2027. En 2022, 10,6 millions de Français·es étaient non-inscrit·es ou mal-inscrit·es sur les listes électorales, soit 21 % du corps électoral. Une aberration démocratique, que le pouvoir macroniste n’a jamais tenté de corriger. À vrai dire, il s’en accommode très bien. Ensuite, de longs temps d’échanges avec les habitants rencontrés, afin d’entendre leurs préoccupations. Enfin, leur présenter le programme et la candidature de Jean-Luc Mélenchon, seul à défendre un programme de rupture vis-à-vis de la macronie et de l’extrême droite. Augmenter les salaires, bloquer les prix, faire les écorégions pour la planification écologique, 6ᵉ République, diplomatie du non-alignement. Autant de mesures que les insoumis pourront détailler à chaque étape.

    L’initiative des caravanes a été lancée en 2016 par Mathilde Panot. Depuis, elles n’ont cessé de tracer la route pour inscrire sur les listes électorales et pour convaincre. Militants par dizaines et plusieurs députés LFI des circonscriptions traversées par les caravanes se mobilisent pour assurer le succès de ce dispositif. Chaque année, les insoumis ont toujours reçu un accueil chaleureux. Là où ils passent, ce qu’ils entendent le plus reste : « Personne ne vient nous voir ici, vous êtes les seuls à venir jusqu’à nous ». Que ceux qui ont gouverné le pays ces dernières années ne s’étonnent pas du sentiment d’abandon ressenti par de trop nombreuses personnes. Un lien que les insoumis, patiemment, consciencieusement, font tout pour retisser. Notre brève.

    Par Nadim Février

    De Mondeville à Strasbourg en passant par Lille et Nancy, de Bordeaux à Grenoble en passant par Nîmes et Toulon, la grande traversée des Caravanes populaires de LFI Nord / Sud













    Parcours de la Caravane Sud

    • Samedi 18 juillet : Bordeaux (33)
    • Dimanche 19 juillet : Montauban (82)
    • Lundi 20 juillet : Toulouse (31)
    • Mardi 21 juillet : Castres (81)
    • Mercredi 22 juillet : Montpellier (34)
    • Jeudi 23 juillet : Nîmes (30)
    • Vendredi 24 juillet : Marseille (13)
    • Samedi 25 juillet : Toulon (83)
    • Dimanche 26 juillet : Nice (06)
    • Lundi 27 juillet : Sisteron (04)
    • Mardi 28 juillet : Avignon (84)
    • Mercredi 29 juillet : Grenoble (38)


    Du Mans à Tours en passant par Nantes et La Rochelle, de Troyes à Auxerre en passant par Besançon et Orléans, la grande traversée des Caravanes populaires de LFI Ouest / Est





    Parcours Est




    Sources:linsoumission.fr
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