A la marge,celle qui relie les pages

mercredi 25 février 2026

« Faire l’appât ! » – Après les révélations sur les guet-apens tendus par Némésis, LFI demande la dissolution du groupuscule.

 Selon les révélations de L’Humanité, confirmés par plusieurs médias nationaux, le collectif fasciste Némésis a participé à l’organisation d’un guet-apens visant des militants de gauche à Lyon. Au cœur du dispositif : une stratégie assumée en interne, résumée en deux mots glaçants – « faire l’appât ». Derrière l’image d’un collectif féminin prétendument engagé pour les droits des femmes, c’est une mécanique médiatique et politique de provocation qui apparaît au grand jour, une stratégie de recherche de la violence, sur fond d’instrumentalisation du féminisme.

Qui est némésis ?

Fondé en 2019, Némésis est un collectif féminin d’extrême droite qui se présente comme « identitaire » et « féministe ». Le groupe concentre l’essentiel de sa communication sur les violences sexuelles attribuées aux étrangers ou aux personnes issues de l’immigration, inscrivant son discours dans la théorie du « grand remplacement » et dans une lecture ethnicisée des questions de genre.

Leur stratégie médiatique combine des opérations spectaculaires – actions coup de poing, déploiement de banderoles lors de manifestations, forte présence sur les réseaux sociaux – et une forme de légitimation par des relais installés, notamment au sein de la « bollosphère », où leurs images et communiqués sont régulièrement diffusés. Sa porte-parole, Alice Cordier, est d’ailleurs fréquemment invitée sur ces plateaux.

Le masque féministe d’une violence masculiniste, raciste et homophobe

Ainsi, la dénonciation des violences sexistes permet de donner un vernis respectable à un discours fondamentalement xénophobe.

Mais le cas lyonnais met en lumière les liens opérationnels entre le collectif et l’écosystème identitaire, notamment des réseaux masculins néonazis. Loin d’être autonome, la mise en scène féminine devient un outil tactique dans un dispositif plus large de confrontation.

Le procédé est d’autant plus cynique qu’il instrumentalise la cause des femmes pour servir une stratégie de tension politique.

Pour aller plus loin : Faux féminisme, vrai racisme : Némésis, le visage fémo-identitaire de l’extrême droite 

Une stratégie préméditée : provoquer pour piéger

Le mode opératoire décrit est précis. Une militante du collectif se rend sur place, cherche l’interaction, provoque ou attire des militants antifascistes identifiés. Pendant ce temps, des hommes issus de la mouvance identitaire, voire néo-nazie, se tiennent à proximité.

L’objectif n’est pas le débat. Il est double : provoquer une réaction, puis enclencher l’intervention des militants d’extrême droite. La scène peut ensuite être filmée, montée, diffusée sur les réseaux sociaux afin d’alimenter le récit d’une « violence d’ultra-gauche ». Némésis comptant sur le tam-tam médiatique de la galaxie Bolloré.

L’extrême droite contemporaine ne cherche pas seulement l’affrontement physique : elle cherche l’image. Provoquer, susciter une réaction, filmer, diffuser, inverser la charge morale : la mécanique est désormais bien connue. L’enjeu est de fabriquer des contenus qui alimentent un récit de victimisation et renforcent la cohésion militante.

La violence comme outil politique

Ce type d’action ne relève pas d’un dérapage isolé. Il s’inscrit dans une stratégie plus large de production de séquences virales.

Dans ce schéma, le « guet-apens » devient un outil politique. Il permet de désigner un ennemi, de construire un climat d’insécurité symbolique et de consolider une identité de groupe fondée sur la confrontation. Comme mode opératoire, cette stratégie est intrinsèquement liée à l’organisation des violences politiques d’aujourd’hui.

Et il ne se limite pas à Lyon. Une présentation d’un film de Costa-Gavras organisée à Paris par les Young Struggle, présentée comme un temps d’échange politique, a finalement dégénéré en tabassage en règle d’un militant cégétiste par 25 membres des Hussards (ex-GUD et Zouaves). La présence de militantes de Némésis aux abords de l’événement aurait servi de point de départ à une séquence de provocations, débouchant sur une charge et des slogans « Paris est nazi ! Lyon est nazi ! ».

Cette affaire est toujours en cours d’instruction. Au domicile de Callixte Guy, dirigeant du groupuscule Audace Lyon, ont été retrouvés 13 couteaux, une hachette, du gaz lacrymogène, une matraque télescopique et une réplique de pistolet. Des informations personnelles concernant les membres de la Jeune Garde sont inscrites dans son téléphone.

Une alerte politique

Ces révélations interrogent la banalisation de certaines pratiques de l’extrême droite radicale. Derrière les costumes-cravates, les plateaux de TV et le discours pseudo-féministe, on retrouve des méthodes appliquées depuis 40 ans : provocation, intimidation, chasses à l’homme et agressions.

La stratégie de « faire l’appât » n’est pas un simple coup d’éclat. Elle révèle une méthode militante fondée sur le pire de l’ultra-droite néo-nazie, permise par le système de Vincent Bolloré et lié au Rassemblement national.

Tolérer le développement de ces réseaux, de leurs méthodes et de leurs relais revient à banaliser des projets factieux. Pourtant avertis par les services de renseignement intérieurs, l’inaction et la diabolisation de l’antifascisme par nos irresponsables politiques ressemblent à des choix cyniques et idéologiques qui fragilisent la République.

La France insoumise a demandé au gouvernement de dissoudre judiciairement le collectif fasciste Némésis

Cet après-midi, le député LFI Ugo Bernalicis a interpellé le ministre de l’Intérieur à ce sujet :

« Monsieur le Ministre de l’Intérieur,

Avez-vous pris connaissance des révélations publiées par L’Humanité concernant les liens entre des militantes du collectif d’extrême droite Némésis et des néonazis du groupe Audace ?

Je vous les lis : « On peut être deux ou trois filles à tracter là où vous voulez les choper, un peu pour faire l’appât. » Ces échanges, intervenus en octobre dernier à Lyon, visaient à organiser un guet-apens contre des militants antifascistes.

Les faits sont graves. Ils décrivent des méthodes d’intimidation et de violence politique assumée. Des femo-nationalistes qui échangent avec des néonazis pour piéger et frapper des opposants politiques.

La violence politique dessert notre projet, mais qu’en est il du vôtre ?

Ce sont ces mêmes groupes que votre ministère n’a pas interdit de défiler récemment à Lyon, dans un contexte de récupération d’un drame humain, avec des mots d’ordre et des symboles qui révèlent la montée du fascisme.

Votre famille politique doit s’expliquer ! Quand votre candidate Martine Vassal reprend une devise pétainiste, quand votre ministre Aurore Bergé cite l’antisémite d’extrême droite Charles Maurras et propose un accord politique électoral avec le Rassemblement national, le bruit des bottes se fait de plus en plus lourd dans notre pays !

Je dénonce que votre ministère a fait le choix pour des raisons politiciennes de réprimer les mouvements sociaux pacifiques, des manifestations écologistes non-violentes, des rassemblements pour la paix en Palestine… 

Et quand des néonazis défilent, là nan ? Ça ne trouble pas votre ordre public ?

Je vous pose donc une question précise : allez-vous saisir la justice pour demander la dissolution judiciaire du collectif Némésis ? Ou bien, comme votre prédécesseur Bruno Retailleau, vous dites « bravo pour votre combat, vous savez que j’en suis très proche. »

Nous, nous sommes antifascistes, parce que nous sommes républicain ! Et vous ?

Votre équivalence est scandaleuse !

Sans fascisme il n’y a pas d’antifascisme, pas contre sans antifascisme le fascisme s’installe. »

Sources:linsoumission.fr     (Par Lilian Davy

Share:

mardi 24 février 2026

Près d’un quart des enfants ne mangent pas 3 repas par jour : en France, la faim persiste plus qu’on ne le croit.

 Faim. En France, la situation est alarmante. 22,8 % des enfants ne mangent pas trois repas par jour, 31 % des enfants de familles monoparentales sont privés de repas quotidiens, 46 % des étudiant·es sont en insécurité alimentaire et 14 % des personnes ont eu recours à l’aide alimentaire en 2025, soit plus du double qu’en 2021. Pendant que 9,8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, les aides publiques aux grandes entreprises atteignent 211 milliards d’euros par an. Cherchez l’erreur.

Après neuf années de politiques macronistes marquées par les saignées budgétaires, la destruction méthodique des services publics et le refus de taxer les plus riches, la précarité alimentaire explose et frappe notamment les enfants, les étudiant·es, les familles et les retraité·es. Face à cette urgence sociale, la France insoumise prend ce sujet à bras le corps pour les élections municipales. En vue des municipales des 15 et 22 mars prochains, elle défend deux mesures phares : la mise en place de cantines bio locales gratuites et la création de restaurants municipaux populaires. 

23 % des enfants français ne mangent pas trois repas par jour

Unicef France alerte sur le fait que 22,8 % des enfants français·es ne mangent pas trois repas par jour et subissent des privations alimentaires. 12 % des enfants interrogé·es mangent au mieux une fois par semaine de la viande, du poisson ou un œuf et un·e enfant sur dix n’a des fruits et des légumes qu’une fois par semaine. 6 % ont « tout le temps » ou « souvent » peur de manquer de nourriture. Le niveau de privation alimentaire augmente avec la précarité : 31 % des enfants de famille monoparentale ne mangent pas trois repas par jour (21 % pour celles et ceux qui vivent avec leurs deux parents).

Selon l’Unicef, cette situation dramatique « est directement liée à la montée de la pauvreté et à l’inflation » et l’organisme rappelle que l’insuffisance alimentaire peut avoir des conséquences graves sur la santé des enfants, leur développement et leurs apprentissages.

Une aggravation de la pauvreté et des inégalités

Depuis 2003, le revenu moyen des foyers à très hauts revenus a plus que doublé tandis que la France compte 9,8 millions de personnes sous le seuil de pauvreté, soit 15,4 % de la population. En cause, la politique des gouvernements Macron successifs.

En janvier 2026, au moment du passage en force du budget, Mathilde Panot alerte sur l’aggravation de la situation : « Avec ses 35 milliards d’euros de coupes, ce budget va être d’une cruauté absolue pour les gens. À quel degré d’inhumanité en est-on arrivé pour enlever la prime de Noël à 1,2 million de personnes, à des gens qui touchent le RSA ? (…) Ce budget, il ne va pas chercher l’argent là où il est : nous n’avons pas la taxe Zucman sur les ultrariches, qui n’était pourtant pas révolutionnaire. Il ne va pas non plus chercher du côté des multinationales à qui on donne 211 milliards d’aides publiques chaque année ».

Pour aller plus loin : Sous Macron, une société profondément inégalitaire : le constat implacable de ce rapport

Entre 10 % et 16 % de la population n’a pas assez à manger « parfois » ou « souvent »

D’après le CREDOC, entre 10 % et 16 % de la population n’a pas assez à manger « parfois » ou « souvent ». 7 % sont contraint·es, chaque semaine, de réduire leur nombre de repas par manque d’argent, 9 % réduisent leurs portions alimentaires, 9 % n’ont pas les moyens de manger des protéines animales ne serait-ce qu’un jour sur deux. 12 % déclarent ne pas avoir assez à manger et 16 % disent se restreindre en termes d’alimentation. Certains quartiers défavorisés sont des déserts alimentaires, sans commerces.

Les personnes âgées, les femmes seules avec enfants, sans moyen de transport, sont les premières pénalisées. En zone rurale, les distances touchent également les plus défavorisé·es. Ainsi il faut parcourir 12,2 km en moyenne pour se rendre à un commerce (quel que soit son type), contre environ 2 km à Paris et sa région.

À Roubaix, une des villes les plus pauvres de France, David Guiraud prévoit de renforcer les épiceries solidaires existantes, de créer des partenariats avec les producteurs locaux, les associations et les réseaux de l’économie sociale et solidaire pour améliorer l’accès à une alimentation de qualité à bas coût, créer du lien social et réduire le gaspillage alimentaire.

Les étudiant·es en insécurité alimentaire

La crise sanitaire du Covid-19 a mis en lumière la précarité alimentaire des étudiant·es privé·es de solidarité familiale. L’Observatoire de la vie étudiante s’inquiète des 46 % d’étudiant·es en insécurité alimentaire, relevant les disparités selon les universités : 18 % à l’université de Rouen Normandie, 43 % à l’université Grenoble Alpes, et 78 % à l’université de Guyane.

Une autre étude confirme l’ancrage de la précarité alimentaire des étudiant·es : 1/3 saute régulièrement des repas par manque d’argent et 16 % ont recours à l’aide alimentaire.

Nathalie Oziol, candidate « Faire mieux pour Montpellier » déplore que la ville « s’est aussi malheureusement illustrée par les immenses files d’attente d’étudiant·es aux distributions alimentaires. C’est insupportable dans une ville où une très grande part de la population est jeune. Alors, nous mettrons en place un restaurant populaire municipal bio et à petit prix. »

https://twitter.com/L_insoumission/status/2025887909224632395

Le recours accru à l’aide alimentaire

La Fondation pour le logement s’alarme : 14 % des personnes interrogées en 2025 ont recours aux aides alimentaires (dont la moitié pour la première fois de leur vie), contre 6 % en 2021. Parmi les ménages que le Secours catholique accompagne, un sur quatre ne dispose d’aucune ressource (17 % en 2018), chiffre jamais atteint depuis 30 ans. Les associations et banques alimentaires sont submergées alors que, dans le même temps, leurs aides baissent du fait des saignées budgétaires macronistes.

Par exemple, fin 2024, le Secours populaire français du Val-de-Marne apprend qu’il va recevoir 200 000 euros de moins sur trois ans, alors que les bénéficiaires sont en forte hausse dans le département : 10 000 en 2018, 15 000 aujourd’hui.

Au niveau local, pour diminuer la charge qui pèse sur les habitant·es, Lény Rabotot, engagé dans la campagne pour la mairie de Val-de-Reuil, propose de mettre en place un restaurant populaire municipal et pour commencer d’ouvrir les cantines scolaires le soir pour les gens qui n’ont pas les moyens de s’acheter et de se préparer à manger : « Les enfants ont faim et leurs parents aussi. On va commencer à expérimenter ça, en ouvrant les cantines scolaires le soir ».

Municipales 2026 : LFI propose des cantines bio et gratuites

La restauration scolaire est une première protection face à cette privation. C’est pourquoi, passer à une alimentation 100 % bio et locale dans les cantines et les rendre gratuites est une base programmatique de la France insoumise pour les élections municipales de mars 2026.

À Besançon, la candidate insoumise Séverine Véziès précise que cet objectif répond à trois enjeux : justice sociale, prévention en matière de santé, et débouchés pour la production bio locale. « La priorité, ce sont évidemment les enfants. En aucun cas ils ne doivent aller à l’école le ventre vide. En outre, les repas pris dans le cadre scolaire doivent être un moment d’apprentissage de comment bien se nourrir. Ce projet devra donc être construit avec les enseignant·es. » Elle propose aussi de fournir un petit-déjeuner et un goûter gratuits.

Sources:linsoumission.fr       (Par Sandrine Cheikh)




Share:

lundi 23 février 2026

Menaces de mort contre Jean-Luc Mélenchon et des élus LFI : un militant d’extrême droite condamné .

 Menaces de mort contre Jean-Luc Mélenchon et des élus LFI : un militant d’extrême droite condamné 

Mélenchon/LFI. « On a fait un groupe de commando et on va en abattre (…) Ils vont crever ». Les propos sont signés Eric Bernard, un homme de 60 ans se revendiquant d’extrême droite. Dans deux vidéos publiées sur Facebook à 11 heures d’intervalle, le 15 février, il a multiplié les menaces de mort et de viol, contre Jean-Luc Mélenchon, Raphael Arnault, Rima Hassan et Mathilde Panot.

Dans ces séquences, l’homme tenait également des propos racistes et évoquait l’usage d’armes à feu. Ces menaces sont le résultat des attaques infamantes contre La France insoumise après la mort à Lyon du militant identitaire Quentin Deranque. Alors que LFI ne porte manifestement aucune responsabilité, les accusations mensongères d’abord portées par la cheffe du collectif raciste Némésis Alice Cordier, et reprises en boucle par médias dominants et politiques de presque tous bords, font peser un grave danger sur les membres du mouvement de Jean-Luc Mélenchon.

La députée LFI Karen Erodi a effectué un signalement au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale, qui impose à toute autorité constituée de dénoncer au procureur de la République des faits susceptibles de constituer une infraction. Cette procédure a permis une réponse judiciaire rapide. Notre article.

Éric Bernard a reconnu ses menaces contre Mélenchon et d’autres élus LFI, deux mois d’emprisonnement, aménagés sous bracelet électronique

Déjà condamné par le passé, notamment pour détention d’armes, Éric Bernard a été jugé dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC). Il a reconnu les faits. Le tribunal a homologué la peine proposée par le procureur : deux mois d’emprisonnement aménagés sous bracelet électronique, ainsi que la révocation de trois mois d’un précédent sursis.

Pour aller plus loin : « Les gauchistes et autres nègres, vous mourrez tous » – La menace de la bombe contre LFI vient de l’extrême droite

Le condamné a interdiction d’utiliser Facebook pendant six mois, d’entrer en contact avec les victimes et de paraître aux permanences électorales de LFI dans le Tarn durant trois ans. Il lui est en outre interdit de détenir ou porter une arme soumise à autorisation pendant cinq ans.

Share:

samedi 21 février 2026

Annie Ernaux, Johann Chapoutot, Xavier Mathieu… Face à l’extrême droite, l’appel de 180 personnalités à réaffirmer « notre antifascisme, le devoir du moment »

 Annie Ernaux, Johann Chapoutot, Xavier Mathieu, Abdourahman Waberi, Ludivine Bantigny… 180 personnalités artistiques, intellectuelles, universitaires ont pris la plume pour démontrer combien l’affirmation de notre antifascisme constituait le « devoir du moment ». Suite à la mort du jeune Quentin à Lyon, les médias dominants, la quasi-intégralité de la classe politique tirent à boulets rouges sur LFI et lui en attribuent toute la responsabilité. Comme après la mort de Charlie Kirk aux États-Unis, celle de Quentin est largement instrumentalisée pour diaboliser la gauche et l’antifascisme.

Pendant ce temps, l’extrême droite et le Rassemblement national voient leurs violences et leur racisme effacés. « L’urgence est de faire bloc pour d’abord réaffirmer une réalité que montrent tous les chiffres : la violence politique vient d’abord de l’extrême droite. 90 % des morts d’assassinats politiques entre 1986 et 2021 sont le fait de ce camp », rappellent les signataires de la tribune. Ces derniers d’affirmer également : « Notre devoir n’est pas de crier avec les loups pour accabler le mouvement antifasciste ou la France insoumise ». L’insoumission publie cette tribune, initialement diffusée par L’Humanité, dans ses colonnes.

« Notre devoir n’est pas de crier avec les loups pour accabler le mouvement antifasciste ou la France insoumise. L’urgence est de faire bloc pour d’abord réaffirmer une réalité que montrent tous les chiffres : la violence politique vient d’abord de l’extrême droite. »

Nous vivons des temps dangereux, où le camp du suprémacisme, de l’extrême droite et du néofascisme se trouve en position de force partout dans le monde. La France ne fait malheureusement pas exception à cette vague mondiale. Il s’agit à la fois d’une montée de l’extrême droite institutionnelle, mais aussi d’une extrême droitisation des discours médiatiques et politiques en général, ainsi que de la violence de rue. Nous pouvons affronter ce péril si le camp antifasciste est solidaire et déterminé pour empêcher le pays de sombrer dans le pire.

À ce titre, nous sommes à un tournant. Le 12 février dernier, à Lyon, un drame a eu lieu : la mort d’un militant d’extrême droite, manifestement venu participer à une rixe contre des militants antifascistes. La mort violente d’un jeune de 23 ans est toujours inacceptable, et nous nous sommes horrifiés par elle. Depuis ce drame, nous assistons avec sidération à la tentative d’instaurer une véritable chape de plomb sur la gauche et les forces antifascistes, qu’elles soient institutionnelles ou issues du mouvement social.

Pour aller plus loin : « Les gauchistes et autres nègres, vous mourrez tous » – La menace de la bombe contre LFI vient de l’extrême droite

L’extrême droite dans toutes ses composantes a imposé un récit univoque établissant un continuum sans nuance entre les responsables du décès de Quentin Deranque, l’ensemble des militants antifascistes et la France insoumise. Cette lecture des événements a été reprise sans aucune distance critique par les médias mainstream, le gouvernement, et une très grande partie de la classe politique. Laisser ainsi le camp suprémaciste dicter sa lecture des événements est irresponsable. C’est faire le lit de l’extrême droite et aider à une manœuvre qui vise, pour la première fois depuis la Libération, à inverser les rôles entre fascistes et antifascistes.

Nous sonnons l’alerte : historiquement, l’extrême droite a souvent instrumentalisé des violences comme celle-ci pour mettre au pas la société. En 1930, la mort du militant nazi Horst Wessel, engagé dans la SA, a été transformée en mythe par Goebbels au service de la victimisation du parti nazi. Bien sûr, cette séquence a sa spécificité historique et on ne saurait la plaquer simplement sur notre réalité contemporaine. Mais plus proche de nous, rappelons-nous comment, aux États-Unis, Trump et les siens ont instrumentalisé l’assassinat de Charlie Kirk pour réprimer les mouvements sociaux et classer officiellement les antifacistes comme mouvement terroriste.

Notre devoir n’est pas de crier avec les loups pour accabler le mouvement antifasciste ou la France insoumise. L’urgence est de faire bloc pour d’abord réaffirmer une réalité que montrent tous les chiffres : la violence politique vient d’abord de l’extrême droite. 90 % des morts d’assassinats politiques entre 1986 et 2021 sont le fait de ce camp. Depuis 2022, 12 personnes ont été tuées des mains de l’extrême droite dans notre pays. Encore ces derniers jours, des permanences politiques et syndicales, des bars et des lieux de convivialité ont été pris pour cible, faisant plusieurs blessés. Nous devons être nombreux à refuser la diabolisation de l’antifascisme, et son corollaire, la dédiabolisation du fascisme.

Premiers signataires

Annie Ernaux, écrivaine, prix Nobel de littérature 2022

Johann Chapoutot, historien

Abdourahman Waberi, Écrivain

Frédéric Lordon, chercheur en philosophie

Bernard Friot, sociologue et économiste

Michael Löwy, sociologue

Sophie Wahnich, historienne, directrice de recherche CNRS

Éric Vuillard, écrivain, lauréat du prix Goncourt 2017

Edouard Louis, écrivain

Sabina Issehnane, économiste

Joseph Andras, écrivain, lauréat du prix Goncourt 2016

Sandra Lucbert, autrice

Mathilde Larrère, historienne

Eric Fassin, sociologue

Laurent Binet, écrivain

Xavier Mathieu, comédien

Marwan Mohammed, Sociologue

Zarah Sultana, députée britannique 

Fanny Gallot, historienne

Ugo Palheta, sociologue

Jean-Marc Schiappa, historien

Et aussi : 

Stathis Kouvélakis, philosophe

Tariq Ali, historien 

Arnaud Houte, historien, Sorbonne Université

Jean Vigreux, Historien Université de Bourgogne

Nicolas Offenstadt, Historien, Université Paris I Panthéon-Sorbonne

Zoé Carle, enseignante-chercheuse

Claire Vivès, Sociologue

Nicolas Da Silva, économiste

Emmanuel Renault, Professeur de philosophie, Université Paris Nanterre

Aurore Koechlin, sociologue, militante féministe

Léo Rosell, doctorant en histoire contemporaine

Mickael Idrac, professeur de sociologie à l’université de Liege (Belgique) et fellow de l’institut convergences migrations (France)

Benoit Schneckenburger, philosophe

Sylvain Billot, Statisticien économiste

Clément Sénéchal, essayiste

Julien Talpin, sociologue, directeur de recherche au CNRS

Nicolas Vieillescazes, éditeur

Ludivine Bantigny, historienne

Frédéric Lebaron, sociologue

Hugo Touzet, Sociologue

Vincent Dain, doctorant en science politique

Charlotte Brives, anthropologue

Tristan Haute, politologue

Filippo Ortona, journaliste

Eric Berr, économiste

Carlotta Benvegnù, Sociologue

Armelle Mabon, Historienne

Stefano Palombarini, économiste, maître de conférences Paris 8

Jean-Baptiste Comby, sociologue

Alain Maillard, sociologue

Déborah Cohen, MCF en histoire

Joël Schnapp, historien

Jonathan Cornillon, maître de conférences en Histoire romaine (Sorbonne Université)

Fabien Archambault, historien, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

René Monzat,  Chercheur indépendant, Militant syndical

Davide Gallo Lassere, Maître de Conférence en Politique Internationale

Hèla Yousfi, Sociologue, Maître de conférences, Université Paris-Dauphine

Benjamin Lemoine, écnomiste, CNRS

Bernard Aghina, architecte 

Juan Carlos Durant C. peintre

Jean-Louis Hess, artiste

Georges Yoram Federmann, Psychiatre Gymnopédiste

Isabelle d’Artagnan, historienne, présidente de l’IRELP

Paul Elek, doctorant en sociologie

Barbara Métais-Chastanier, Maîtresse de conférence en littérature et arts

Sylvain Excoffon, syndicaliste, universitaire

Pascal Maillard, universitaire

Georges Jablonski-Sidéris, historien

Michel Feher, Philosophe

Prescillia Martin, réalisatrice

Gilles Sandoz, Producteur Cinema

Safia Dahani, politiste

René-Omar Llored, professeur en lycée public, chercheur indépendant

Alexis Cukier, philosophe

Grégoire Chamayou, Chercheur en Philosophie

Cédric Durand, Économiste

Julien Giudicelli, maître de conférences HDR en droit public, Université de Bordeaux

Jean Claude Meyer, Agrégé de philosophie

Françoise Vergès, autrice, militante féministe décoloniale antiraciste

Nicolas Renahy, sociologue

Martin Mourre, historien

Vincent Goulet, sociologue, chargé de cours à l’université de Strasbourg

Rachid Bouchareb, sociologue

Hugo Harari-Kermadec, sociologue,professeur des universités

Pablo Stefanoni, journaliste

Pauline Seiller sociologue

Cécile Gintrac, géographe

Nahema Hanafi, historienne

Paul Mayens, historien

Bruno Amable, économiste

Isabelle Garo, philosophe

Jean Rivière, Enseignant-chercheur en géographie

Jules Falquet, philosophe, professeure des universités

Samuel Bouron, sociologue

Federico Tarragoni, Professeur des Universités en sociologie politique

Laurence De Cock, historienne et enseignante

Clarisse Guiraud, enseignante en sciences économiques et sociales

Michael Löwy, sociologue

Carlo Vercellone, Professeur émérite en sciences de l’information et de la communication

Ludivine Bantigny, historienne

Hélène Quanquin, enseignante-chercheuse

Hannah, Bensussan, Économiste

Vincent Bollenot, Historien

Manuel Cervera-Marzal, sociologue

Egoitz Urrutikoetxea, doctorant en histoire

Marion Beauvalet, sociologue

Ozgur Gun, Économiste, Université de Reims

Olivier Neveux, historien, enseignant-chercheur

Franck Gaudichaud, sociologue, revue Contretemps

Michel Feher, Philosophe

Charlène Calderaro, sociologue

Théo Roumier, syndicaliste, auteur, rédaction de Contretemps web.

Katell Brestic, enseignante-chercheuse, histoire du nazisme

Séverine Chauvel sociologue

Caroline Ibos, sociologue

Hadrien Clouet, Député /Sociologue

Yannick Bosc, Historien

Fabrice Riceputi, historien

Mélanie Fabre, historienne, maîtresse de conférences, Université Picardie-Jules Verne

Stéphanie Dauphin – MCF en histoire contemporaine

Laurent Lévy, membre du comité de rédaction de Contretemps-web

Tristan Auvray, Maître de conférences en économie

Vincent Gay, sociologue, membre de la rédaction de la revue Contretemps

Aurélie Dianara Andry, Historienne

Salvatore Prinzi, chercheur (Conseil national de la recherche, Italie)

Vanessa Caru, historienne

Claire Lemercier, historienne

Magali Bessone, philosophe, universitaire

Fabrice Virgili, histoirien

Dr Zoé, Présidente de La Brèche

Paul Boulland, historien, CNRS

Dany Lang, écnomiste 

Pierre Bravo, Gala Libraire

Daniele Joly Professeure Emérite Université de Warwick

Samuel Tracol, agrégé d’histoire, doctorant en histoire contemporaine

Sophie Djigo, philosophe

Fanny Madeline, Historienne

Anne Jollet, historienne

Thierry Discepolo, Éditions Agone

Michele Mancarella, Enseignant-chercheur en physique

Germana Berlantini, docteure en philosophie

Cosimo Lisi, historien, chargé de cours, Université Paris8

Tommaso Pirrone, sociologue, Doctorant CNAM Paris

Karin Fischer, professeur des universités en études irlandaises et britanniques

Henri Maler, philosophe

Annie Lacroix-Riz, historienne

Roland Pfefferkorn, professeur émérite de sociologie

Julien Giudicelli, Maître de conférences HDR en droit public, Université de Bordeaux

Pierre Serna, historien

Geoffroy de Lagasnerie, philosophe

Didier Eribon philosophe

Christophe Cotteret, cinéaste documentaire

Christiane Vollaire , Philosophe

Arno Bertina, écrivain

Annick Coupé et Christian Mahieux, comité éditorial Les Utopiques

Julien Lefèvre, enseignant

Giorgio Fabbri, économiste, directeur de recherche CNRS

Agnes Fine, anthropologue, D.E Ehess retraitée

Fabrice Guilbaud, sociologue, Maître de conférences à l’UPJV, syndicaliste

Pierre Crétois, MCF philosophie

Raïssa Maillard, Enseignante.

Thomas Posado, MCF, Université de Rouen Normandie

Pierre-Emmanuel Berche, enseignant-chercheur, Rouen

Alexandre Dupont, MCF histoire

Julie Pagis, sociologue, chercheuse au CNRS

Cécile Jouhanneau, enseignante-chercheuse

Sébastien Fontenelle, journaliste à Blast

Sylvie Tissot, sociologue

Chloé, Tardivel, Chercheuse postdoctorante

Gilles Bourhis, syndicaliste de l’ESR et libre penseur

Francesco Brancaccio, Docteur en Sciences Politiques, Enseignant contractuel à Sciences Po Paris, Université Paris 8 et Nanterre Université 

Matteo Polleri, ATER Sciences Po Lyon / chercheur associé Sophiapol, Université Paris Nanterre

Luca Paltrinieri, philosophe

Alain Bihr sociologue

Serge Bloch, illustrateur

Christine Hélot, linguisten Universite Strasbourg

Cherif Ferjani, politologue, Professeur des universités 

Julie Sermon, historienne, Enseignante-chercheure

Vincenzo Celiberti, Archéologue préhistorien, chercheur UPVD

Vanille Laborde MCF contractuelle en science politique

Sources:linsoumission.fr

Share:

vendredi 20 février 2026

Hausse des discriminations, sous-évaluation des victimes de racisme : les rapports implacables de la Défenseure des droits

 Racismes. Autorité administrative indépendante créée par la loi organique du 29 mars 2011, la Défenseure des droits a cinq missions : défense des droits des usagers des services publics, lutte contre les discriminations et promotion de l’égalité, défense des droits de l’enfant, contrôle de la déontologie des forces de sécurité, et orientation et protection des lanceurs d’alerte. Toutes thématiques confondues, le rapport 2025 sur l’année 2024 identifie une forte hausse des réclamations qui lui sont adressées, 141 000 (100 000 en 2020). Plus de 16 000 atteintes à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux ont été enregistrées en 2024, soit 11 % de plus qu’en 2023. La hausse est continue depuis 2016 (en moyenne + 8 % chaque année).

Face à une hausse continue des discriminations et aux différentes formes de racisme prégnantes dans la société, les Insoumis défendent la création d’un office municipal de lutte contre les discriminations. L’objectif : donner aux communes un rôle central dans la lutte contre les discriminations et toutes les formes de dominations, grâce à une meilleure connaissance des réalités locales. Notre article.

Une hausse continue des discriminations

Claire Hédon et l’équipe de l’autorité montrent une augmentation des discriminations. Le rapport se fonde notamment sur les données du service des statistiques du ministère de l’Intérieur (SSMSI), qui recense les déclarations d’infractions aux services de sécurité. Plus de 16 000 atteintes à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux ont été enregistrées en 2024, soit 11 % de plus qu’en 2023. La hausse est continue depuis 2016 (en moyenne + 8 % chaque année). Les statistiques révèlent une surreprésentation des hommes et des personnes de nationalité étrangère (16 %, alors qu’elles ne sont que 8 % de la population). Les ressortissants d’un pays d’Afrique sont les plus touchés (11 %, alors qu’ils sont 4 %).

Le racisme est donc bien ancré en France, et augmente. À Marseille, Sébastien Delogu propose 80 mesures pour combattre les discriminations : « La lutte contre les discriminations sera au cœur de notre action municipale. La mairie assumera pleinement son rôle en rompant d’abord avec le déni : reconnaître les injustices et les rendre visibles. »

Pour aller plus loin : Racisme et violences policières : les propositions de LFI pour une société de l’harmonie des êtres humains

https://twitter.com/L_insoumission/status/2024412556585034203?s=20 

Des chiffres sous-évalués, plus d’un million de victimes

L’enquête de victimation « Vécu et ressenti en matière de sécurité », du SSMSI, recense plus d’un million, en France hexagonale, de personnes majeures déclarant avoir été victimes d’au moins une atteinte à caractère raciste. Moins de 3 % des déclarants entreprennent une démarche auprès des services de sécurité par peur des représailles, l’impression qu’un signalement ne changerait rien ou encore le fait de ne pas avoir de preuves.

C’est entre autres pour cela que les candidat·es insoumis·es aux élections municipales portent la création d’un office municipal de lutte contre les discriminations. Cet office permettra de lutter contre ce non-recours en offrant, avec des permanences juridiques, un espace pour qualifier les faits, comprendre les recours possibles.

Ces offices pourront également mener des études et mieux comprendre les réalités des discriminations afin de lutter de manière concrète. Candidat à la mairie de Strasbourg, Florian Kobryn souhaite faire de la lutte contre les discriminations une priorité. À la création d’un office municipal de lutte contre les discriminations, il propose d’adosser l’organisation d’un colloque annuel consacré à la lutte contre les racismes.

Provocations, injures, diffamations

Les trois quarts des infractions enregistrées sont des provocations, des injures et des diffamations. La France insoumise, notamment par ses députés, n’a de cesse de lutter contre le racisme et les actes qu’il engendre.

En novembre 2024, le député insoumis Carlos Martens Bilongo (Val-d’Oise) interpelle le ministre des Sports sur des actes de racisme et de sexisme au sein du milieu sportif français. Il donne l’exemple de Sarah Ourahmoune, contrainte de renoncer à être candidate à la présidence de la Fédération française de boxe, car confrontée à des attaques racistes et sexistes répétées. Le député demande au gouvernement « s’il souhaite instaurer des sanctions claires et dissuasives contre les actes discriminatoires, afin de prévenir toute forme de discrimination envers les femmes et les minorités dans le sport français ». Silence gouvernemental.

Haine contre la religion

Dans son rapport sur les discriminations fondées sur la religion, la Défenseure des droits écrit que « les discours de haine en lien avec la religion se sont multipliés ». Elle parle d’une « banalisation et de l’installation d’un climat de suspicion et de stigmatisation » et précise que les discriminations concernent les individus au quotidien : école, travail, accès au logement, aux commerces, vie associative et sportive, etc.

LFI met le gouvernement face à ses responsabilités quant à ces pratiques inadmissibles. En janvier 2026, Andrée Taurinya, députée LFI de la Loire, interroge la ministre de la Santé sur les pratiques discriminatoires au sein du service public hospitalier en lien avec la religion réelle ou supposée.

« Alors même que les gouvernements successifs n’ont eu de cesse de fragiliser l’hôpital public par des coupes budgétaires, l’islamophobie mine l’institution hospitalière. Un service de pédiatrie a même dû procéder à la fermeture de lits suite au renvoi de deux soignantes pour le seul port d’un calot ». Face à cette situation à la fois «ubuesque et profondément inadmissible », elle l’interroge sur les « réponses concrètes qu’elle entend apporter afin que les personnels soignants ne soient plus menacés de licenciement en raison de leur religion réelle ou supposée découlant de leur apparence physique ».

À Saint-Denis (93), Bally Bagayoko créera une « ville refuge » pour lutter contre toutes les discriminations, avec entre autres la création d’un Conseil consultatif des étranger·es. En octobre 2025, face aux attaques contre la liste d’union dont il est chef de file, il déclare : « À celles et ceux qui reçoivent ces messages mensongers et racistes : ne restez pas silencieux. L’écoute passive ou le silence encouragent ces propos. Dénoncez-les pour qu’ils et elles ne puissent plus propager la haine. Saint-Denis ».

Sources:linsoumission.fr (Par Sandrine Cheikh)
Share:

jeudi 19 février 2026

Serge Laplanche, ce candidat du Rassemblement national qui a jeté des grenades sur des forces de l’ordre, dont aucun média ne parle

 RN. Une mitraillette, environ 3 000 munitions, et plus d’une vingtaine d’armes toutes chargées et en état de fonctionnement, c’est ce qui a été découvert hier chez Serge Laplanche, militant actif et ancien candidat aux législatives du RN. L’homme s’était retranché pendant plusieurs heures dans son appartement au quartier de Beaulieu à Châteauroux, en envoyant des grenades sur les forces de l’ordre. Le RAID est intervenu sur la place, et a fini par l’interpeller, alors qu’il était retranché. Des vidéos circulent sur les réseaux sociaux, montrant la scène.

Sur les plateaux, défilent des personnalités d’extrême droite sans qu’aucune question sur ce sujet ne soit évoquée. Sébastien Chenu a ainsi bénéficié hier, sur le plateau de BFMTV, d’une interview calibrée et favorable, comme c’est le cas pour l’ensemble des passages médias des députés et candidats du RN. À ce stade, aucun journaliste sur aucun plateau n’a évoqué cette attaque à coup de grenades d’un militant RN sur les forces de l’ordre.

À l’exception de quelques médias locaux, cette attaque des forces de l’ordre par un militant historique du Rassemblement national est ainsi complètement invisibilisée par l’officialité médiatique, dont tous les efforts sont consacrés à effacer les violences d’extrême droite. Depuis la mort du jeune Quentin à Lyon, suite à une rixe dont des vidéos prouvent que l’extrême droite en est l’initiatrice, médias et politiques participent à une vaste opération visant à rendre coupable LFI de cette mort, alors que le mouvement insoumis n’en porte aucune responsabilité. L’objectif visé ? Disqualifier et détruire la France insoumise, pour l’alternative qu’elle propose face au système dominant.

Silence sur les 12 personnes assassinées par l’extrême droite depuis 2022. Silence sur les collaborateurs RN appelant aux meurtres d’insoumis. Silence sur les militants du RN jetant des grenades sur les forces de l’ordre. Pour effacer les violences de l’extrême droite, et les banaliser, médias et politiques accélèrent leurs opérations pour tenter de détruire le mouvement insoumis. 

Pour aller plus loin : « Brebis galeuses » au RN : un nettoyage en trompe-l’œil

 Sources:linsoumission.fr

Share:

mercredi 18 février 2026

Mort de Quentin – Des vidéos démontrent que l’extrême droite a provoqué la rixe en déclenchant les violences

Mort de Quentin à Lyon. Le Canard enchaîné l’a confirmé ce jour. Les fanatiques fascistes lyonnais avaient tendu un guet-apens aux antifascistes présents en amont du meeting de Rima Hassan. « Pourquoi Laurent Nunez a-t-il laissé cette bande d’extrême droite armée déambuler dans les rues de Lyon ? Pourquoi a-t-il laissé un affrontement dégénérer jusqu’au tabassage mortel de Quentin Deranque ? », a déclaré Paul Vannier face aux révélations.

Au total, ces vidéos contredisent totalement le récit médiatico-politique en cours depuis cinq jours, tendant à faire croire que Quentin aurait été agressé par une « horde d’antifascistes ».

Ces fascistes étaient équipés de barres de fer, casques et torches inflammables. Sans attendre le résultat de l’enquête, médias et politiques poursuivent leur opération visant à rendre coupable le mouvement insoumis – qui ne porte aucune responsabilité dans la mort de Quentin – pour tenter de détruire l’alternative que le mouvement insoumis incarne face au système dominant.

Dans cette opération politicienne, l’officialité médiatique cherche à effacer les violences de l’extrême droite. Silence sur les 12 personnes assassinées par l’extrême droite depuis 2022. Silence sur les collaborateurs RN appelant aux meurtres d’insoumis. Silence sur les militants du RN jetant des grenades sur les forces de l’ordre, pas plus tard que cet après-midi. Notre brève.

Mort de Quentin – Ces vidéos démontrant que l’extrême droite a provoqué la rixe à Lyon






























Sources:linsoumission.fr



Share:

samedi 14 février 2026

20 ans après le meurtre d’Ilan Halimi : ne jamais oublier, toujours combattre l’antisémitisme.

 Il y a 20 ans, le 13 février 2006, le corps d’Ilan Halimi, 23 ans, est retrouvé sans vie en Essonne, après trois semaines de tortures infligées par « le gang des barbares », dirigé par Youssouf Fofana. Les meurtriers visent ce jeune homme pour sa richesse supposée, car appartenant à la communauté juive. Ce crime d’une extrême brutalité se fonde sur un préjugé antisémite. La circonstance aggravante d’antisémitisme est retenue par les juges d’instruction. Le 23 février 2006, une cérémonie à la mémoire de la victime a lieu à la synagogue de la Victoire à Paris, à laquelle assistent le président de la République Jacques Chirac et le Premier ministre Dominique de Villepin.

Les 27 membres du « gang des barbares » sont jugés en 2009 devant la cour d’assises des mineurs de Paris, deux membres du gang étant mineurs au moment des faits. Youssouf Fofana est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de vingt-deux ans. Les autres peines vont de l’acquittement à dix-huit ans de prison ferme. À l’issue du procès qui a lieu à huis clos, de nombreux débats ont lieu sur la réelle et suffisante prise en compte du caractère antisémite du crime. Un procès en appel a lieu en 2010 : les peines de sept accusés sont aggravées.

Cette affaire a violemment mis en lumière la persistance de l’antisémitisme en France au début des années 2000. Les organisations antiracistes et la communauté juive française ont organisé plusieurs manifestations pour dénoncer l’antisémitisme et honorer la mémoire du jeune homme. Ce 13 février 2026, un hommage national est rendu en mémoire de la mort d’Ilan Halimi. La France insoumise s’y joint, droite dans ses bottes et fidèle à ses convictions de toujours, faisant fi des accusations infamantes d’antisémitisme qu’elle subit depuis des années. Notre article.

Les attaques contre la mémoire d’Ilan Halimi

Plusieurs actes malveillants ont été commis contre la mémoire de ce drame. En 2019, à Sainte-Geneviève-des-Bois, les arbres plantés à la mémoire d’Ilan Halimi sont coupés. En août 2025, l’olivier planté à Épinay-sur-Seine est abattu. Éric Coquerel, député LFI de la circonscription, dénonce un acte « abject » : « Face à cet acte antisémite, je tiens à exprimer ma pleine solidarité avec la famille d’Ilan Halimi, dont la mémoire doit être respectée, racontée comme témoignage des conséquences tragiques de la haine de l’Autre et du racisme, et nous rassembler. »

En octobre 2025, le même acte se répète à Menton. Pour répondre à ces malveillances, un nouvel arbre est planté dans un lycée de Sainte-Geneviève-des-Bois, circonscription de l’insoumis Antoine Léaument, qui rappelle à cette occasion que « lutter contre l’antisémitisme et contre toutes les discriminations [est] notre devoir. »


Sources


La lutte contre l’antisémitisme par LFI, faisant fi des calomnies à son encontre

La lutte contre le racisme et l’antisémitisme est un combat constant pour les élu·es et représentant·es de LFI. En mars 2025, après l’agression du rabbin d’Orléans, Mathilde Panot avait interpellé François Bayrou (alors Premier ministre) à l’Assemblée nationale : « Le racisme a encore frappé. Quand le poison de l’antisémitisme, de l’islamophobie se répand, c’est toute la République qui est attaquée. »

Pour aller plus loin : Réponse collective à une infamie : sur l’accusation d’antisémitisme portée contre LFI

En 2025, le député LFI Gabriel Amard a participé à la commission des affaires européennes portant sur la coopération européenne renforcée contre l’antisémitisme et la haine anti-juive.

À cette occasion, il déclare : « L’antisémitisme est un véritable fléau qui met en danger la vie des personnes de confession juive pour la simple et unique raison qu’elles sont juives. (…) Notre groupe ne souhaite qu’une chose : rassembler le peuple français quand tant d’autres veulent le diviser par le poison du racisme et de l’antisémitisme. (…) Les Insoumis seront toujours du côté des discriminé·es et n’accepteront jamais que quiconque soit ciblé du fait de son appartenance religieuse ou de son origine, qu’elle soit réelle ou supposée. »

En août 2025, sur France Inter, Jean-Luc Mélenchon déclarait : « Oui, il y a une montée de l’antisémitisme dans notre pays. […] Des gens sont tués à cause de leur religion, des lieux de prières sont attaqués. On oublie que la liberté de conscience repose sur la liberté du culte. Criminels, assassins, vous serez pourchassés et punis. Cela suffit ! »

Sources:linsoumission.fr

Share:

Liberté de la Presse

La video du Jour

Calendrier

Vivre les Cultures du Monde

Cultures du Monde Arabe

Cinéma

Transparence Internationale

NEGAWATT

Wikipedia

Résultats de recherche

Archives du blog