''Il existe des conceptions vulgaires tout à fait suffisantes pour la vie pratique:elles doivent même être la nourriture des hommes.Elles ne suffisent cependant pas à l’intelligence''.
Élections consulaires. C’est une
nouvelle qui ne va pas arranger l’état de panique totale des adversaires
de Jean-Luc Mélenchon. Le mouvement insoumis a triplé son nombre d’élus
dans le monde lors des élections consulaires. Après la percée
historique des élections municipales et un début de campagne
présidentielle plus que réussi, et même salué par les anti-LFI, le
mouvement insoumis a le vent en poupe.
Le leader insoumis s’est félicité de cette nouvelle avancée : « Les
résultats aux élections consulaires confirment la dynamique insoumise !
Nous triplons le nombre d’élus parmi les conseillers et délégués
consulaires. Bravo et merci à la mobilisation des insoumis engagés
partout dans le monde ». L’Insoumission relaye dans ses colonnes le communiqué de la France insoumise.
« La France insoumise se félicite des
résultats obtenus lors des élections consulaires. Partout dans le monde,
nos listes progressent fortement et permettent de tripler le nombre
d’élu·es insoumis·es »
La France insoumise se félicite des
résultats obtenus lors des élections consulaires. Partout dans le monde,
nos listes progressent fortement et permettent de tripler le nombre
d’élu·es insoumis·es (passant de 13 à une quarantaine) représentant les
Françaises et les Français établis hors de France.
Cette progression confirme l’élargissement
de notre implantation locale, y compris hors des frontières nationales.
Elle montre qu’une partie croissante des Françaises et Français de
l’étranger se reconnaît dans notre projet de défense des services
publics, des droits sociaux et de l’égalité de traitement.
La France insoumise remercie l’ensemble
des candidat·es, des soutiens et des militant·es mobilisé·es pendant
cette campagne, souvent dans des conditions matérielles difficiles.
En effet, ces élections ont aussi été marquées par des conditions d’organisation préoccupantes.
Malgré la généralisation du vote
électronique, la participation demeure extrêmement faible. De nombreux
électeurs ont signalé des difficultés de connexion, des identifiants non
reçus ou des problèmes liés aux codes de sécurité. Le gouvernement
lui-même a reconnu plusieurs incidents techniques.
Dans plusieurs pays, des critiques ont
également porté sur l’éloignement ou la suppression de bureaux de vote,
compliquant encore l’accès au scrutin pour de nombreux électeurs.
À cela s’ajoute un manque d’information
évident sur les modalités du scrutin. Beaucoup d’électeurs ont découvert
tardivement les procédures de vote ou les possibilités de procuration.
Cette situation engage directement la
responsabilité de la ministre chargée des Français établis hors de
France, qui n’a manifestement pas pris les mesures nécessaires pour
anticiper ces difficultés.
Dans ce contexte, les résultats obtenus
par la France insoumise prennent une signification particulière et
renforcent notre détermination à défendre les droits des Françaises et
Français établis hors de France.
Alors que la canicule frappe de plein
fouet la France et l’Europe (le continent se réchauffant le plus vite de
la Terre), ceux qui en souffrent sont toujours les mêmes : les plus
précaires, ceux aux conditions de travail les plus difficiles comme les
ouvriers du BTP. Pourtant, les liens entre exposition à la chaleur et la
hausse des accidents sont établis. Face à cette situation, le camp
présidentiel patauge, ne propose rien. Pire, Emmanuel Macron et ses
sbires ont fait disparaître les CHSCT, indispensables pour la sécurité
des travailleurs en entreprise.
Quelle est la réalité des conditions des
travailleurs par vagues de fortes chaleurs ? Quelles professions sont
les plus touchées ? Quelles solutions apporteraient un gouvernement
insoumis en 2027 ? L’insoumission s’est entretenue avec l’euro-député LFI Anthony Smith. Entretien.
« L’urgence est désormais de repenser
profondément l’organisation du travail pendant les épisodes de canicule :
pauses supplémentaires payées, horaires aménagés, renforcement des
équipes, décalage des travaux aux heures les moins chaudes, télétravail
lorsque cela est possible, limitation du temps d’exposition. » – Anthony Smith
Sylvain Noel, rédacteur en chef de
l’Insoumission : Que dire des conditions de travail des ouvriers et des
salariés pendant les vagues de chaleur ?
Anthony Smith :
Aujourd’hui, ni le patronat ni le gouvernement ne prennent véritablement
la mesure du danger que représentent les fortes chaleurs pour les
travailleur.euse.s. Pourtant, le lien entre exposition à la
chaleur et augmentation des accidents, des malaises, des atteintes
cardiovasculaires ou de la mortalité est scientifiquement établi.
L’Organisation internationale du travail
estime déjà que plus de 2,4 milliards de travailleur.euse.s dans le
monde sont exposés à des chaleurs excessives, avec plus de 22,85
millions d’accidents du travail liés à la chaleur chaque année.
L’Agence européenne Eurofound rappelle de son côté que 23 % des
travailleur.euse.s européen.ne.s sont exposé.e.s à des températures
élevées pendant au moins un quart de leur temps de travail, et plus de
35 % dans l’agriculture, l’industrie et la construction.
Bien sûr, il faut renforcer la prévention : accès à l’eau, information, équipements adaptés, espaces de repos. Mais cela ne suffit plus.
L’urgence est désormais de repenser profondément l’organisation du
travail pendant les épisodes de canicule : pauses supplémentaires
payées, horaires aménagés, renforcement des équipes, décalage des
travaux aux heures les moins chaudes, télétravail lorsque cela est
possible, limitation du temps d’exposition.
Il faut aussi donner de vrais pouvoirs aux
inspectrices et inspecteurs du travail afin qu’ils puissent suspendre
immédiatement une activité dangereuse, par exemple sur un chantier,
lorsque les conditions climatiques mettent en danger la santé ou la vie
des travailleur.euse.s sans perte de salaire pour ces derniers.
Les députés insoumis ont déposé plusieurs propositions de loi en ce sens à l’Assemblée nationale.
Au Parlement européen également, une résolution a été déposée pour
permettre l’arrêt du travail en cas de fortes chaleurs et renforcer la
protection des travailleur.euse.s face aux événements climatiques
extrêmes.
À l’inverse, le gouvernement continue de refuser des mesures réellement contraignantes.
Le décret du 27 mai 2025 relève davantage de la communication que d’une
véritable protection des salariés : il ne fixe aucune température
maximale de travail, ne crée aucun droit automatique à l’arrêt de
l’activité et laisse encore largement les travailleur.euse.s dépendre du
bon vouloir de l’employeur.
Des représentants syndicaux du secteur de
la construction alertent pourtant depuis des années sur des situations
extrêmes : la Fédération Construction, évoque par exemple des
températures atteignant jusqu’à 75°C mesurées sur des chantiers routiers
en plein été. Elle rappelle également qu’environ 50 % des
accidents du travail dans le secteur de la construction sont liés à des
malaises, dans un contexte où la chaleur peut fortement aggraver les
risques.
L’inspection du travail rappelle également qu’au-delà de 38°C, les risques d’accidents augmentent fortement. Certaines études évoquent une hausse pouvant atteindre 10 % des accidents du travail lors de fortes chaleurs.
En direct d’un chantier à Paris en pleine canicule, le parlementaire
insoumis Anthony Smith alerte sur l’urgence de protéger les travailleurs
face aux fortes chaleurs
« Ici, sur un grand chantier à la gare d’Austerlitz, des centaines de travailleurs sont exposés à des… pic.twitter.com/bDmieuNlj6
Sylvain Noel : Quels sont les professions les plus touchées ?
Anthony Smith : On pense
évidemment d’abord aux métiers physiquement pénibles exercés en
extérieur : bâtiment, travaux publics, couverture, agriculture,
logistique ou voirie. Les travailleur.euse.s y sont massivement exposés, parfois en plein soleil pendant plusieurs heures.
Mais les fortes chaleurs touchent en réalité une multitude de professions.
Les ouvrières et ouvriers travaillant sur
des lignes de production industrielles sont exposés à des températures
extrêmement élevées à proximité des machines et des « points chauds ».
Les caissières et caissiers de petits commerces ou supermarchés
travaillent souvent dans des locaux mal ventilés, sans climatisation ni
protections adaptées. Les enseignants, les personnels
scolaires et les élèves subissent également des températures parfois
insupportables dans des établissements qui sont de véritables passoires
thermiques.
Les secteurs directement exposés comme la construction ou l’agriculture sont évidemment parmi les plus touchés.
Mais les effets des fortes chaleurs concernent aussi des secteurs «
indirectement » exposés : restaurants, crèches, hôpitaux, transports ou
services d’aide à la personne.
Dans les transports par exemple, certaines
études montrent une hausse d’environ 7 % des accidents de la route lors
des épisodes de fortes chaleurs. Dans les métiers du soin et
du care, exercés majoritairement par des femmes, les effets de la
chaleur sont majoritairement différés : fatigue extrême, dégradation des
conditions de travail, surcharge physique et psychologique dans des
établissements souvent mal adaptés aux canicules.
Les travailleur.euse.s précaires,
intérimaires, saisonnier.e.s ou sous-traitant.e.s sont souvent les plus
vulnérables, car ils disposent de moins de moyens pour exercer leur
droit de retrait ou refuser une tâche dangereuse.
Face au dérèglement climatique, ce sont
désormais l’ensemble des postes de travail qui doivent être repensés
pour protéger la santé des travailleur.euse.s.
« De la même manière, un arrêt
cardiaque ou un malaise survenu pendant une canicule ne sera pas
systématiquement reconnu comme lié aux températures extrêmes. » – Anthony Smith
Sylvain Noel : Combien de morts ou de blessés au travail sont-ils dus chaque année à la canicule ? Quels exemples ?
Anthony Smith : Depuis
peu, Santé publique France et la Direction générale du travail publient
des données sur les accidents et décès liés aux fortes chaleurs. Mais ces chiffres restent très largement sous-estimés.
Pourquoi ? Parce que beaucoup de décès provoqués ou aggravés par la chaleur ne sont pas officiellement comptabilisés comme tels.
Un salarié qui chute d’une toiture sous 40°C sera souvent enregistré
comme victime d’une chute de hauteur, et non comme victime de la chaleur.
De la même manière, un arrêt cardiaque ou un malaise survenu pendant
une canicule ne sera pas systématiquement reconnu comme lié aux
températures extrêmes.
Santé publique France identifie officiellement seulement entre 5 et 7 décès professionnels liés à la chaleur chaque année. Mais ces chiffres ne reflètent qu’une partie très limitée de la réalité.
Les chiffres disponibles montrent néanmoins déjà une réalité alarmante. Santé publique France a recensé plusieurs dizaines de décès au travail liés à la chaleur ces dernières années. Mais l’ampleur réelle est probablement bien supérieure.
Au niveau mondial, l’Organisation
internationale du travail estime que l’exposition à des chaleurs
excessives provoque chaque année plus de 22,85 millions d’accidents du
travail.
Les fortes chaleurs augmentent fortement
les risques de déshydratation, de perte de vigilance, de malaises, de
chutes, d’accidents liés à l’utilisation de machines ou de véhicules,
ainsi que les risques cardiovasculaires et rénaux.
Ces drames ne sont pas des fatalités climatiques.
Ce sont aussi des conséquences directes d’une organisation du travail
qui continue trop souvent à faire passer la production avant la santé
des travailleur.euse.s.
Les sapeurs-pompiers eux-mêmes alertent
aujourd’hui sur des conditions devenues intenables avec le dérèglement
climatique : multiplication de nouveaux types de feux extrêmement
difficiles à maîtriser, équipements de protection très lourds et
particulièrement chauds, absence de pièces rafraîchies dans les centres
de secours, et limitation du matériel et des véhicules lors des épisodes
de chaleur extrême.
Contrairement à d’autres professions, les pompiers ne disposent pas d’un véritable droit de retrait.
On demande donc à des travailleur.euse.s de première ligne d’intervenir
dans des conditions de plus en plus dangereuses sans que les moyens
matériels et humains suivent réellement. Il faut également
repenser la façon dont on répond aux incendies : l’eau utilisée pour
éteindre les feux est potable, dans un contexte de fortes chaleurs où
les réserves d’eau sont extrêmement limitées, et alors que d’autres
solutions existent (par exemple, des bâches qui permettent d’étouffer
les feux dans des cas de petits incendies, comme des feux de véhicule).
Sylvain Noel : Que propose LFI pour mettre un terme à ce fléau ?
Anthony Smith : La France
insoumise défend des mesures immédiates, contraignantes et protectrices
pour adapter le travail au dérèglement climatique. Une proposition de loi portée par Mathilde Panot prévoit notamment :
l’interdiction, sauf exceptions, de soumettre un salarié à une activité professionnelle lors d’une vigilance rouge canicule ;
la limitation à six heures par jour du temps de travail lors d’une vigilance orange ;
un droit au télétravail lorsque cela est possible ;
des pauses régulières sans perte de salaire au-delà d’un certain seuil de température ;
l’obligation pour l’employeur de mettre à disposition des espaces
rafraîchis, de l’eau potable, des zones ombragées ou ventilées et,
lorsque nécessaire, des douches ;
le pouvoir pour l’inspection du travail d’arrêter temporairement une activité dangereuse ;
une indemnisation des salariés en cas d’arrêt du travail lié aux conditions climatiques.
Ces mesures ont été complétées par une
proposition de loi déposée par Hadrien Clouet, qui fixe notamment une
température maximale de 33°C dans les locaux de travail intérieurs,
conformément aux recommandations de l’INRS, ainsi qu’une majoration
salariale au-delà de la cinquième heure travaillée en période de forte
chaleur.
Enfin, une autre proposition portée par
Antoine Léaument prévoit un congé rémunéré pour les salariés vivant ou
travaillant dans une zone touchée par une catastrophe naturelle ou un
événement climatique extrême.
L’objectif global est simple : protéger la
santé et la vie des travailleur.euse.s face à des épisodes climatiques
qui vont devenir de plus en plus fréquents et violents. Aucun
impératif de rentabilité ne devrait justifier qu’un salarié mette sa
vie en danger pour travailler sous des températures extrêmes.
C’est une nouvelle qui ne va pas arranger
l’état de panique de ses adversaires. Jean-Luc Mélenchon est sondé à 16%
d’après un sondage Odoxa paru ce mardi 26 mai. A 16%, celui qui a déjà
recueilli plus de 280 000 soutiens populaires
est à la position à laquelle il était sondé quatre jours avant le
premier tour, en 2022. Il avait finalement réalisé 22% des voix, à un
point du second tour.
Ce sondage en confirme un autre, récent,
de Cluster 17, qui indiquait que Jean-Luc Mélenchon était la
personnalité de gauche qui recueille le plus de « soutien ». Cette
nouvelle étude montre que le leader insoumis est loin devant Glucksmann
(11%), Roussel (2,5%), et Marine Tondelier (4%).
A deux semaines de son meeting de
lancement de campagne le 7 juin à Saint-Denis, tous les signaux sont au
vert pour Jean-Luc Mélenchon. Avec une équipe nombreuse, et un programme
solide – ouvert aux contributions citoyennes pour l’améliorer, le
leader insoumis confirme qu’il est le seul capable de battre le RN. Est
aussi confirmé la bonne circulation de ses propositions. Blocage des
prix, hausse des salaires, taxation des superprofits, bifurcation
écologique, référendum révocatoire en passant à la 6ème République,
suspension de l’accord UE-Israel, ce sont tout autant de mesures qui
convainquent, et renforcent la puissante dynamique autour de Jean-Luc
Mélenchon. Vous voulez rejoindre la campagne ? Rendez-vous sur http://melenchon2027.fr. Prochain rendez-vous : le 7 juin.
« Je serai au second tour de l’élection présidentielle. Et nous gagnerons, car la France n’est pas un pays fasciste ou raciste. » – Jean-Luc Mélenchon
Deux mois après les élections municipales,
les maires du Rassemblement national (RN) se sont empressés d’appliquer
à l’échelle locale leur programme rétrograde et xénophobe. Dès leurs
premières semaines de mandat, les mesures contre les plus précaires, les
associations et la culture pleuvent et donnent un aperçu de ce à quoi
ressemblerait un pays gouverné par le RN : une France plus inégalitaire
que jamais, où les plus riches dorment sur leurs deux oreilles.
Heureusement, des initiatives se font jour
à gauche, non seulement pour contrer l’avancée de l’extrême droite,
mais surtout pour inverser le rapport de force politique, conquérir de
nouveaux droits et libertés. Le seul débouché politique crédible en est
la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle.
Une autre initiative, celle de
l’Observatoire national de l’extrême droite (ONED), fournit un important
travail de veille des décisions catastrophiques pour le peuple que
prennent les élus du RN dans le pays. Cet Observatoire des mairies RN
est appelé à être un outil important dans la lutte contre l’extrême
droite. Notre article.
Dès ses premiers jours en tant que maire
de Carcassonne, l’ex-député Christophe Barthès a décrété la chasse aux
pauvres en signant un arrêté anti-mendicité, et en menaçant des lycéens
en lutte pour leurs droits. La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) locale
avait alors dénoncé cette mesure de haine des pauvres ; en réaction, le
nouveau maire lui coupe des subventions. Les syndicats de travailleurs
manifestent contre l’extrême droite ? L’édile leur retire leurs locaux,
et ajoute tout en finesse « Ils peuvent me combattre tant qu’ils veulent, mais pas avec notre pognon. Quand on me met une gifle, je mets un marron ! »
Pour les nouveaux maires RN, la priorité
affichée dans la presse locale est le désendettement de leurs
communes…au risque d’y sacrifier (déjà) leurs promesses de campagne.
Ainsi les baisses d’impôts locaux se font attendre dans les communes RN,
de même pour les rénovations d’école. En revanche, la construction de
places de parking explose ! Un sens des priorités qui en dit long,
d’autant, évidemment, que les maires d’extrême droite ne prennent pas la
peine de développer les transports en commun.
Autres priorités budgétaires du RN :
recruter des policiers municipaux et les armer, des assistants d’élus.
Sans oublier que presque tous les maires RN se sont auto-augmentés : les
indemnités de certains maires atteignent le plafond légal. Il n’y a pas
de petits profits… à mille lieues des maires LFI qui, eux, changent
concrètement la vie des gens.
Les décisions et propos racistes des maires RN : la nostalgie du temps des colonies
Dans le Doubs, le maire de Chevroz, Franck
Bernard, adhérent RN notoire, a été élu Vice-Président à
l’agglomération de Besançon, avec le soutien du maire de cette dernière,
Ludovic Fagaut (LR). Seul hic : F. Bernard, sur un page Facebook
anonymisée, se lâche sur les propos racistes et homophobes : il y relaie
la carte des QI (censée prouver que les habitants des pays du Sud sont
moins intelligents que ceux du Nord), et appuie que l’homosexualité
menace la famille traditionnelle. Pour l’heure, le RN n’a pas réagi.
Les propos racistes, qui hiérarchisent les peuples et les cultures, sont en effet monnaie courante à l’extrême droite. Ainsi du maire de Moissac
pour qui « nos racines et notre patrimoine » sont si supérieures à la
culture Papou : des propos que les chantres de la colonisation et du
suprémacisme blanc n’auraient pas renié.
Autre symbole colonial et suprémaciste, la décision de Yannick Le Roux. Le maire de Vierzon a en effet annulé la commémoration municipale de l’abolition de l’esclavage, le 10 mai, sous un prétexte fumeux d’économies budgétaires et de date de commémoration officielle. Le 10 Mai fait pourtant bien partie de ces dates officielles. Au RN, on a le sens de l’Histoire, le tortionnaire Jean-Marie Le Pen serait fier.
A Liévin, le maire Denis Paiva
a décidé de mettre en place une « priorité nationale » pour le logement
: l’attribution des logements ne dépend plus de critères sociaux, mais
de la nationalité des bénéficiaires. Une xénophobie à peine déguisée,
qui va plonger des familles entières dans la précarité, au seul prétexte
qu’ils n’ont pas les bons papiers. Avec l’annulation de la cérémonie du 1er Mai
et le retrait des drapeaux des pays alliés face aux nazis au 8 Mai, on
devine que M. Paiva est, comme ces derniers, très National, mais pas
très Socialiste.
Contre la culture, les maires RN sortent leurs décrets réac’
L’annulation des cérémonies du 1er Mai, vue dans d’autres communes RN comme Grenay,
est témoin du mépris de l’extrême droite pour l’Histoire de France, et
pour les masses populaires. Mais rien de surprenant quand on sait que le
RN, une fois n’est pas coutume, avait soutenu le gouvernement pour voler du temps de loisir aux travailleurs le 1er Mai.
En guise de propositions culturelles, le RN fait preuve d’un manque terrible d’imagination. En plus d’un fétichisme du drapeau
tricolore paresseux, les édiles lepénistes ont des goûts musicaux d’un
autre âge. Ainsi, le 8 Mai, commémoration de la capitulation des nazis,
la ville de Carpentras, pour la première fois en 80 ans, a entendu résonner l’air de « Maréchal nous voilà »,
hymne de la dictature de Vichy et Pétain. Le maire RN (dont le parti a
été fondé par d’ex cadres vichystes) a plaidé non coupable, pointant la
responsabilité de la radio locale. Qui veut tuer son chien l’accuse
d’avoir la rage.
L’édile d’Harnes a lui aussi envoyé un symbole historique fort, en retirant un buste de Robespierre,
le révolutionnaire à qui l’on doit entre autres notre devise
républicaine, le blocage des prix… Il faut se rappeler de l’historien
Johann Chapoutot, pour qui les nazis avaient trois personnages
historiques en horreur : Rousseau, Robespierre et Karl Marx. On peut
étendre cette haine d’un des fondateurs de la République au RN.
Mais la politique culturelle favorite des sbires de Bardella consiste à supprimer la culture.
On ne compte plus le nombre de festivals annulés, de subventions à des
associations culturelles annulées, de cinémas communaux menacés pour
diffuser des films trop favorables à la Palestine, comme à Salernes. A La Flèche,
Romain Le Moigne retire des milliers d’euros de subventions à une
association qui apprend le français aux étrangers, et à une autre qui
accueille les exilés : le mélange entre racisme et austérité.
Dans le Var, le maire de Seyne-sur-Mer
annule un festival sur… Napoléon Bonaparte, pourtant apprécié à
l’extrême droite. Pour raisons budgétaires. Mais d’autres élus RN
instrumentalisent l’Histoire pour leurs idées nauséabondes. A Moissac,
on s’inspire ouvertement du Puy du Fou pour une fête médiévale, et à
Castres, l’ombre des Identitaires et de Pierre Edouard Stérin plane derrière les initiatives culturelles du nouveau maire.
Comme les excuses budgétaires ne suffisent
pas toujours, le maire d’extrême droite de Seyne sur Mer invoque un
faux motif anti-élitiste : les événements annulés ne seraient pas assez
accessibles aux milieux populaires. Quand on voit sa contre-proposition,
on voit son mépris desdits milieux. Pour lui, « culture populaire »
signifie la fin des manifestations artistiques, qui se voient remplacées
par des événements sportifs (lutte, MMA…) financés par… RedBull !
Sous-traiter ainsi la culture et le sport à
une marque privée, et au détriment de l’art, montre le mépris de
l’extrême droite pour ses administrés : elle leur prête un désintérêt
pour ces questions de culture et d’art. Le maire Dorian Munoz conforte
ce cliché de classes populaires insensibles à l’art, et s’adresse à leur
prétendue ignorance et manque d’ouverture d’esprit. En réalité, la
culture « légitime » et dominante n’est telle que pour maintenir la
distance entre dominants et dominés, pour que chacun reste à sa place :
le RN confirme et renforce ce statu quo.
Il faut se souvenir ce qu’écrivait, en
1933, le philosophe et militant révolutionnaire Antonio Gramsci. « Si le
contenu populaire est exprimé par les grands artistes, ce sont ceux-là
qui sont préférés [par le peuple] » (Cahiers de prison, 17, § 29), avant de citer la popularité, dès son époque, de Shakespeare, des classiques grecs, Tolstoï, Dostoïevski… lesquels reviennent eux-mêmes à la mode par les réseaux sociaux. N’en déplaise au RN et autres réactionnaires, il n’y a pas de fatalité en matière de goûts culturels et esthétiques.
Comment les maires RN poursuivent la mise au pas de la société
L’autoritarisme est le pendant de la rétractation de la culture. La ligne est simple : couper tout ce qui dépasse, y compris les symboles LGBTI+.
Comme le maire lepéniste de Tarascon qui refuse de prêter une table et
un barnum à une association dont la présidente aurait été « particulièrement critique » envers le RN : aucun autre motif à cette mesquinerie politicienne n’a été avancé.
Toujours à la pointe des sales coups, C.
Barthès, à Carcassonne, non content de persécuter associations et
syndicats, mène aussi la vie dure à la presse locale,
en lui retirant des aides. Ces corps intermédiaires paient, selon le
RN, des années d’opposition à l’extrême droite ; une fois le pouvoir
pris dans la commune, le RN se lâche et se venge.
Même son de cloche à Saint-Avold, ou Hervé Simon interdit la fête populaire de la CGT
locale. Mettre fin aux subventions et aides aux associations et
syndicats est l’un des leviers favoris pour museler l’opposition qui,
soit se dresse ouvertement contre elle, soit a le malheur d’avoir une
autre vision de la société, moins aigrie que celle de Le Pen et
Bardella.
En pleine euphorie après leur victoire
dans leurs communes, les maires RN s’en donnent à cœur joie pour
censurer les oppositions syndicales, politiques et associatives. Leur
rhétorique anti-système et anti-élites cache mal leurs règlements de
comptes politiciens. Par ailleurs, la même saignée pour les associations
était déjà dans le contre budget austéritaire de la maison-mère à
l’automne 2025, ce qui confirme une récente déclaration de la députée RN
Edwige Diaz : tout ce que font les nouveaux édiles du parti est conforme à son programme.
Le chercheur Emmanuel Négrier note, chez
ces nouveaux élus, et contrairement aux maires FN élus en 2014,
l’abandon de toute image dédiabolisée : ils pensent sentir le vent
souffler dans leur dos. Cette attitude inquiète y compris dans les rangs du RN : certains députés craignent que cette image bourrine nuise au candidat ou à la candidate à la présidentielle de 2027.
Mais déjà des faiblesses apparaissent. Les
candidats du RN ont fait campagne, entre autres, sur la baisse des
impôts locaux. Aujourd’hui, les maires élus prennent prétexte d’un
surendettement de leurs communes pour retarder ces cadeaux fiscaux, et «
seulement » une commune met en place une « priorité nationale » pour le
moment. Peut-être les sympathisants lepénistes se rendront compte que
taper sur les « assistés » et les étrangers n’améliorera en rien leur
situation.
Ils regretteront leur suprémacisme si les
nouvelles villes du RN prennent la même direction que les vieux bastions
frontistes. En 12 ans de gouvernance d’extrême droite, Fréjus a vu ses
impôts locaux passer de 147 à 476 euros pour les logements de 50 à
150m². Idem pour Hayange qui, sur la même période a augmenté ses impôts
locaux de 6%. De quoi, à terme, mettre à mal le mythe du RN, qui veut
que la pénurie serait compensée par une préférence nationale raciste et
suprématiste.
Quand une maire RN invite à condamné pour corruption de mineures
L’information a été révélée ce jeudi 21
mai par nos collègues de StreetPress. La mairie RN d’Hénin-Beaumont
prévoit un concert de l’ex-star des années 80 Jean-Luc Lahaye, condamné à
de multiples reprises pour corruption de mineures. Un spectacle qui ne
passe pas pour l’opposition et les féministes. Voilà ce qu’est le RN
lorsqu’il dirige. La solution ? Rejoindre la campagne de Jean-Luc
Mélenchon pour battre les fascistes en 2027.
Hier, les membres de la flottille kidnappée par Israël dans les eaux internationales ont subi des violences et des humiliations du
fasciste Itamar Ben-Gvir et de ses miliciens. Actuellement ministre
israélien de la Sécurité nationale, Ben-Gvir est l’un des principaux
alliés de Benjamin Netanyahu. Avocat et homme politique israélien, il
croit en la suprématie de la loi divine et en celle du peuple juif sur
les autres peuples. Force motrice de la droite et de l’extrême droite
israélienne, « son suprémacisme juif est au cœur de la droite
aujourd’hui, non plus aux franges. Il traverse le Likoud de Netanyahu,
dont l’idéologie s’émousse », juge le philosophe de gauche Assaf Sharon.
Itamar Ben-Gvir a été inculpé plus de 50
fois dans sa jeunesse pour incitation à la violence ou pour des discours
de haine. En 2007, il est condamné pour soutien à un groupe terroriste
et incitation au racisme. Il dit être un grand admirateur de Baruch
Goldstein, auteur du massacre d’Hébron, où près de 30 Palestiniens ont
été tués. Ministre chargé des prisons, il durcit les conditions des
prisonniers palestiniens, déjà largement documentées comme
insoutenables, où règnent violences, menaces et viols. Vent debout
contre le cessez-le-feu signé entre Israël et le Hamas au début de
l’année 2025, il démissionne du gouvernement. Il y est réintégré dans un
contexte de rupture de ce même cessez-le-feu (janvier-mars 2025).
Le 30 mars 2026, Itamar Ben-Gvir a sabré
le champagne à la suite du vote d’une loi qu’il soutient depuis des
années. Cette dernière élargit l’application de la peine de mort en
Israël uniquement à des Palestiniens reconnus coupables d’attaques ou
d’attentats anti-israéliens. En somme, une loi d’apartheid en plus
d’être une loi de peine capitale. Revenons sur le parcours d’un des
ministres les plus dangereux de Benjamin Netanyahu. Portrait.
Itamar Ben-Gvir, plus radical que Netanyahu ?
Ben Gvir est dans le gouvernement de
Benjamin Netanyahu par une alliance électorale. En effet, après un an et
demi dans l’opposition, Netanyahu élargit son parti à d’autres partis
d’extrême droite religieux comme Force Juive, le parti de Ben Gvir.
Cette coalition exerce des politiques très autoritaires de contrôle.
Elle veut notamment modifier le statut du juge ou encore prendre le
contrôle sur la Cour suprême.
Cependant, Ben Gvir est issu d’un parti
radical Kach, qui a été un temps interdit par l’État d’Israël et qui a
été classé comme organisation terroriste. Il en est devenu rapidement le
porte-parole car ses fondateurs étaient en prison. Leur parti est
marqué par une volonté de fonder un État juif et prône l’expulsion hors
de la terre d’Israël les populations arabes. Pour lui, toute concession
territoriale est une trahison. Il lutte donc contre le retrait des
troupes israéliennes dans la bande de Gaza et refuse catégoriquement un
quelconque cessez-le-feu.
Il avait investi dans un immeuble pour y former de jeunes hommes. L’un d’eux explique dans le reportage d’Arte « Israël, les ministres du chaos » : « j’étais très proche de Ben gvir, c’était comme mon grand frère, j’ai longtemps adhéré à ce discours
», mais il a rompu avec cette idéologie et a trouvé refuge en Europe.
Cependant, l’arrivée d’Itamar Ben-Gvir au gouvernement l’a poussé à
prendre la parole pour montrer le danger qu’il représentait. En
conclusion du reportage, on comprend que, pour Ben Gvir, il fallait
lutter contre tous les arabes d’Israël même israéliens.
Le parti Kach, un mouvement violent, de drôles d’idoles
Au début de la première Intifada, en
décembre 1987, il lui est interdit de se représenter. Son parti, Kach,
est banni, puis déclaré groupe terroriste, comme aux États-Unis sa Ligue
de défense juive. Ben Gvir, qui a été membre de ce parti, reste
admiratif de Baruch Goldstein et a même eu pendant des années un
portrait de lui accroché chez lui. Cela montre les aspirations de Ben
Gvir et son projet politique. Il enlève ce portrait en 2021 dans le but
de redorer son image et de pouvoir alors accéder au Parlement. Il dit se
détacher de ces idées même s’il reste en réalité très proche de ces
idées.
Un événement qui marque la violence des
idées du parti Kach est le 25 février 1994. Baruch Goldstein, un colon
israélien d’extrême droite, pénètre dans la mosquée Ibrahimi à Hébron,
en Cisjordanie et allume le feu. Il tue alors 29 Palestiniens et en
blesse une vingtaine. Goldstein est tué lors de cette action, mais
celle-ci est un marqueur de la violence du parti.
Déjà Contre Yitzhak Rabin et un espoir de paix à la fin du 20ᵉ siècle
En 1993, les accords d’Oslo signés entre Yasser Arafat chef de l’OLP, l’Organisation de Libération de la Palestine, ndlr)
et Yitzhak Rabin (Premier ministre israélien) permettent une avancée
vers la paix entre les deux États avec notamment la reconnaissance
mutuelle de l’État d’Israël et de la Palestine. Il y a alors un climat
assez hostile envers le Premier ministre Israélien.
C’est dans ce contexte qu’Itamar Ben Gvir
est remarqué par ses actions alors qu’il n’a que 18 ans. Il participe à «
l’incident du Cadillac » où des militants d’extrême droite opposés aux
accords d’Oslo ont arraché l’emblème de la Cadillac du Premier ministre
Yitzhak Rabin, C’est une action symbolique, car selon lui quand un
responsable politique fait une chose aussi grave, alors, on peut mener
des actions dures envers lui.
« Nous avons eu sa voiture, et nous l’aurons lui aussi »,
lance-t-il aux caméras. Quelques semaines plus tard, Yitzhak Rabin est
assassiné par un extrémiste juif, proche du Likoud, le parti de
Netanyahu. On pense à cette phrase entendue dans le film « Le dernier
jour d’Yitzhak Rabin d’Amos Gitaï », illustrant l’état d’esprit de ces
extrémistes juifs : « D’après la Torah, si un juif livre sa patrie à l’ennemi, il faut le tuer. »
Ben Gvir défend corps et âme la recolonisation de Gaza et l’expulsion des Gazaouis
Itamar Ben-Gvir est nommé ministre de la
Sécurité nationale en décembre 2022. Il incarne très rapidement des
positions très radicales marquant une extrémisation du gouvernement. Dès
janvier 2023, il se rend sur le mont du Temple à Jérusalem, site
emblématique et source de tensions. Cette visite suscite une vive
opposition tant en Israël qu’à l’international. Il applique également
des mesures politiques répressives comme l’interdiction du drapeau
palestinien dans l’espace public et mène une expulsion massive des
Bédouins du Néguev, où ils sont privés des services de base.
Mais son autoritarisme se renforce avec
l’appel à la création d’une « Garde nationale » et de peines lourdes
envers les Palestiniens accusés de terrorisme. Et lors de manifestations
contre la réforme judiciaire, il soutient la forte répression avec
l’usage notamment de grenades assourdissantes.
En janvier 2023, Ben Gvir appelle à la «
recolonisation » du territoire et à l’expulsion des Gazaouis, une
position condamnée par le droit international. Il durcit les conditions
de détention des prisonniers palestiniens. En témoignent notamment
plusieurs ONG présentes sur place. Par exemple, la directrice de l’ONG
israélienne Hamoked indique : « Nous n’avons jamais vu un tel niveau
d’abus. Les prisonniers ne reçoivent pas assez de nourriture. Parmi
ceux que nous avons rencontrés, certains ont perdu 20 kg ».
Une autre ONG Médecins pour les droits
humains, témoigne du manque de soin et de ressources apportées aux
prisonniers. Elle met aussi en avant les nombreux témoignages faisant
état des violences et des menaces, y compris des viols que subissent les
prisonnières palestiniennes.
Ingérences. Les municipales de mars 2026 resteront dans les
annales de la République. Pour la première fois à une telle échelle, un
scrutin local français a été la cible d’une opération d’ingérence
numérique étrangère coordonnée, visant trois candidats de La France
insoumise : Sébastien Delogu à Marseille, François Piquemal à Toulouse,
David Guiraud à Roubaix. Ce 19 mai 2026, Le Canard enchaîné
révèle que le rapport public sur ces ingérences a été caviardé par le
président de la Commission nationale des comptes de campagne et des
financements politiques.
Viginum a identifié l’officine Blackcore, des proches de Benjamin
Nétanyahu et d’anciens agents du renseignement israélien comme auteurs
de l’opération. Reuters, Libération et Haaretz
en ont confirmé les ramifications. La conférence de presse du 20 mai à
Paris, réunissant Piquemal, Delogu et leurs avocats, marque désormais
l’entrée de cette affaire pour ce qu’elle est, un scandale d’État. Notre
article
L’opération : trois candidats, trois villes, un même commanditaire
Le 10 mars 2026, Viginum publie sa première alerte : plusieurs sites
et comptes sur les réseaux sociaux, « présentant des caractéristiques
d’inauthenticité », ciblent des candidats LFI aux municipales. Le 9
mars, Le Monde avait déjà documenté le dispositif : un faux
média local toulousain dénigrant François Piquemal, un « Blog de Sophie »
visant Sébastien Delogu à Marseille, et un troisième site, intitulé «
L’alternative 2026 », se présentant frauduleusement comme une consigne
de vote islamiste favorable aux candidats insoumis.
Les trois sites partagent le même thème WordPress, des images
générées par intelligence artificielle via Gemini, et des noms de
domaine enregistrés auprès du même fournisseur situé aux Bahamas. Un
cluster de faux comptes amplificateurs, dont une partie localisée en
Asie, a relayé ces contenus. À Marseille, l’opération prend aussi une
dimension physique : des affiches dotées de QR codes renvoyant au « Blog
de Sophie » sont placardées dans les rues de la ville, mêlant
désinformation analogique et numérique.
Le 20 mars, une deuxième alerte Viginum signale qu’une nouvelle
opération vise David Guiraud à Roubaix, arrivé largement en tête du
premier tour avec 46,64 % des voix. Deux pages Facebook aux contenus
falsifiés, présentant des « marqueurs techniques étrangers », diffusent
des accusations contre le député du Nord avant le second tour.
Les trois candidats ciblés, Delogu, Piquemal et Guiraud, partagent un
profil commun : ce sont des figures de proue de l’opposition aux
opérations militaires israéliennes à Gaza. Jean-Luc Mélenchon déclare
sur X : « Les services de renseignement de notre pays soupçonnent
l’entreprise israélienne BlackCore d’ingérences contre nous pendant la
campagne municipale. Trois candidats LFI ont été visés : Sébastien
Delogu, François Piquemal et David Guiraud. Résultat : des milliers de
messages diffusés pour mentir, les traîner dans la boue. Nous demandons
au gouvernement une loi permettant de combattre les ingérences
étrangères. »
Le 19 mars à Toulouse : le traquenard de la cérémonie Merah
Dans ce contexte saturé d’opérations numériques, la journée du 19
mars 2026 constitue un moment à part. Ce jour-là, square
Charles-de-Gaulle, à deux pas du Capitole, Toulouse commémore comme
chaque année les sept victimes des attentats terroristes islamistes du
19 mars 2012 : Imad Ibn Ziaten, Abel Chennouf, Mohamed Legouad, Jonathan
Sandler, ses fils Gabriel et Arié, et Myriam Monsonégo. Une cérémonie
de mémoire et de recueillement républicain. Cette année, elle se
transforme en séquence de violence.
À peine François Piquemal, candidat LFI en campagne pour le second
tour prévu le 22 mars, s’avance-t-il pour déposer une gerbe aux côtés
des députés insoumis Hadrien Clouet et Anne Stambach-Terrenoir que les
insultes fusent : « Dehors, LFI ! », « Antijuif ! », « Vous n’avez rien à faire ici, honte à vous, le parti de l’islamisme !
». Le candidat et ses colistiers sont menacés de mort. Un ancien élève
du collège-lycée Ozar Hatorah présent aux côtés de la délégation de
gauche est lui aussi menacé de mort. Des insultes homophobes et des
menaces de viol sont proférées. C’est « la première fois que ça se passe comme ça », confirme à l’AFP l’attachée de presse de François Piquemal, Inès Djelida.
Ce qui s’est passé en coulisses aggrave les soupçons. Le protocole de
la cérémonie avait été modifié cette année pour isoler physiquement les
élus de gauche. Quand Piquemal et ses collègues s’avancent pour le
dépôt de gerbe, plusieurs adjoints au maire de Toulouse (Nicole Yaderni,
Cécile Dufraisse, Bertrand Serp) ainsi que le président du CESER
Jean-Louis Chauzy leur tournent ostensiblement le dos. Jean-Luc Moudenc,
maire sortant et organisateur de la cérémonie, n’intervient pas pour
rétablir le calme. « Rien n’empêchait Jean-Luc Moudenc, dès les
premiers sifflets, de prendre le micro, d’appeler au calme et à la
dignité : il ne l’a pas fait », dénonce François Briançon,
colistier socialiste de Piquemal, contraint de quitter les lieux sous
escorte de la police municipale, le visage marqué.
François Piquemal parle d’un « traquenard ». Le SNJ de France Télévisions, dans un communiqué du 21 avril, estime que l’événement « a été instrumentalisé pour en faire un traquenard politique prémédité et organisé
» et exige que France Télévisions s’explique sur son traitement de
l’information après le 19 mars. Piquemal, Clouet et Stambach-Terrenoir
déposent plainte. Cette cérémonie se tient quatre jours après le premier
tour, au cœur d’une campagne de l’entre-deux-tours rendue explosive par
deux semaines de faux sites, de faux comptes et de dénigrement
numérique coordonné.
Blackcore, Galacticos, SNI Digital : les rouages d’une officine de guerre informationnelle
L’enquête publiée par Libération en partenariat avec le journal israélien Haaretz,
et confirmée par une source informée du dossier auprès de l’AFP, permet
de nommer les structures impliquées. Viginum a identifié l’officine
Blackcore, liée à des proches de Benyamin Netanyahou et à d’anciens
membres des services de renseignement israéliens, comme étant à
l’origine de l’opération.
Blackcore se présente comme une « entreprise d’élite spécialisée
dans l’influence, le cyber et les technologies, conçue pour l’ère
moderne de la guerre de l’information ». Son site Internet est
désormais hors ligne. Son nom de domaine n’a été enregistré qu’en août
2025, mais elle se prévaut de quinze ans d’expérience. Elle ne figure
pas dans le registre israélien des entreprises. Libération et Haaretz,
en étudiant les sous-domaines Internet liés à Blackcore, les font
remonter vers deux sociétés israéliennes : Galacticos Ltd. et SNI
Digital, toutes deux placées sous la direction du même homme, Doron
Afik.
Cette entité n’est cependant que « la porte d’entrée d’une entreprise beaucoup plus complexe
», selon une source sécuritaire citée par l’AFP. L’écosystème de faux
comptes amplificateurs utilisé pour diffuser les attaques est par
ailleurs lié au lobby pro-israélien Elnet, enregistré en France et en
Europe, dont le directeur exécutif parisien est Arié Bensemhoun. Ce
cluster de comptes « a, par le passé, rendu visible des publications d’Elnet sur les réseaux sociaux », selon l’enquête initiale du Monde.
François Piquemal note : « Ce n’est pas la première fois que l’on
a des menaces, du harcèlement en ligne de la part d’officines d’extrême
droite israélienne ». Manuel Bompard, coordinateur national de LFI, cite les responsables et exige des comptes des autorités : « Si,
comme l’envisage l’enquête du Monde, le gouvernement israélien est à
l’initiative de cette opération, les autorités françaises doivent
condamner cette ingérence. Les élections ne sont pas un terrain de jeu
pour les agents des gouvernements étrangers, ni pour les barbouzes et
autres agences d’influence ».
21 mars, veille du second tour : la publicité illégale en pleine période de réserve
L’opération atteint son paroxysme le 21 mars 2026, veille du second
tour toulousain, en pleine période de réserve électorale. Des encarts
publicitaires mensongers, associant François Piquemal à la mouvance
islamiste, sont diffusés pendant plusieurs heures sur le site de La Dépêche du Midi,
mais aussi sur les applications Vinted, Candy Crush, et sur un site de
paris en ligne. Ces publications violent le code électoral, qui interdit
toute communication à caractère électoral la veille d’un scrutin.
La Dépêche du Midi, précisant qu’elle avait confié la gestion de ses espaces publicitaires à une régie tierce, dénonce une « publication haineuse qui nuit au bon déroulement de la démocratie
» et dépose plainte. Viginum est alerté. Une enquête judiciaire pour
diffamation est ouverte. François Piquemal dépose plainte sur le
fondement du code électoral.
Le lendemain, le 22 mars, Jean-Luc Moudenc est réélu avec 53,87 % des
voix contre 46,13 % pour la liste d’union de la gauche. Le 28 mars, les
avocats de François Piquemal (Marion Ogier, Clara Gandin, Lionel Crusoé
et Xavier Sauvignet) déposent un recours en annulation devant le
tribunal administratif. Leur communiqué l’affirme : « Pour la
première fois à une telle échelle, les élections municipales en France
ont été marquées par des ingérences numériques étrangères, documentées
par le nouvellement créé Réseau de coordination et de protection des
élections ».
Le rapport caviardé : quand le gouvernement étouffe les alertesde ses propres services
La révélation du Canard enchaîné du 19 mai 2026 fait
franchir à l’affaire un nouveau seuil. Selon l’hebdomadaire, le rapport
public sur les ingérences israéliennes a été caviardé par le Président
de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements
politiques (CNCCFP). François Piquemal l’annonce sur Twitter à 18h12 : «
Nouvelles révélations aujourd’hui : selon Le Canard enchaîné, le
rapport public sur les ingérences israéliennes a été caviardé par le
Président de la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des
financements politiques ».
Il ne s’agit plus seulement d’une opération étrangère contre des élus
français. Un responsable d’une institution indépendante de la
République aurait délibérément amputé un rapport officiel pour en
effacer les conclusions les plus compromettantes. Clémence Guette,
députée LFI, formule la question que la démocratie impose : « Rappelons
que dans cette affaire, Viginum a déjà identifié la société Blackcore,
des proches de Netanyahou, et des anciens membres des renseignements
israéliens comme à l’origine de l’attaque. Pourquoi cette omerta ?
Pourquoi tenter d’étouffer cette affaire ? »
Un arsenal législatif sous-dimensionné face à une menace systémiquequi va croître
La loi du 25 juin 2024, issue de la proposition de Sacha Houlié
(Renaissance), votée sans La France insoumise, crée un registre des
représentants d’intérêts étrangers tenu par la HATVP. Ses lacunes sont
aujourd’hui mesurables à l’aune des faits : elle ne couvre ni les
sociétés de conseil en influence numérique comme Blackcore, ni les
lobbies de type Elnet, ni les prestataires de campagnes coordonnées.
Loin de l’ambition du Foreign Agents Registration Act américain de 1938,
elle ne prévoit aucune obligation d’enregistrement pour les acteurs qui
ont opéré contre les candidats insoumis.
Viginum dispose de 60 personnels effectifs pour 2026, après une
rallonge obtenue en cours d’exercice, alors que l’objectif de 65 ETPT
(équivalent temps plein annuel travaillé) inscrit dans la loi de
programmation militaire n’est toujours pas atteint. Le rapport
sénatorial sur le PLF 2025 jugeait cette stagnation « inquiétante
alors que les manipulations de l’information continuent de croître
quantitativement et qualitativement du fait également de l’intelligence
artificielle ». À l’échelle européenne, la première amende DSA
infligée à Twiter par la Commission européenne, 120 millions d’euros le 5
décembre 2025, n’a pas empêché le réseau de servir de caisse de
résonance aux opérations d’amplification liées à Elnet.
Les exigences insoumises : restaurer la souveraineté du scrutin, protéger la démocratie
La conférence de presse du 20 mai
place sur l’agenda de la présidentielle 2027 ce sujet. La France
insoumise l’affirme avec fermeté : aucun compromis ne sera acceptable
avec les puissances qui tentent de dicter les élections. La transparence
doit remplacer le secret d’État utilisé comme paravent de l’impunité.
Les services chargés de défendre la démocratie doivent être indépendants
du gouvernement et placés sous contrôle démocratique. Les agents
étrangers d’influence doivent être nommés, enregistrés, sanctionnés.
François Piquemal l’a rappelé lors d’une question orale au gouvernement
ce mercredi 20 mai : « Que fait le gouvernement ? Allez-vous convoquer
l’ambassadeur israélien pour demander des explications ? Allez-vous
déposer un projet de loi pour assurer notre souveraineté démocratique ? »
Les institutions qui caviardent les rapports d’ingérence doivent
rendre des comptes. Les ingérences documentées exigent une riposte
diplomatique immédiate, sans calcul politicien. Les mots de Clémence
Guette valent programme : « Demande est faite de vérité et de
justice. Il est demandé que toutes les mesures soient prises contre les
ingérences étrangères. Aucune exception. »
2027 : garantir l’intégrité du scrutin présidentiel
L’affaire Delogu-Piquemal-Guiraud a dépassé l’histoire de trois élus
pris pour cibles. Elle est le laboratoire grandeur nature des menaces
qui pèsent sur le scrutin présidentiel de 2027, moins de dix mois après
les révélations du 19 mai 2026.
La question n’est plus académique. Elle est opérationnelle : comment
la France peut-elle garantir que les urnes de 2027 ne seront pas
contaminées par des opérations de désinformation coordonnées, des faux
sites d’information, des comptes inauthentiques amplificateurs, des
publicités illégales et des ingérences géopolitiques visant à modifier
le comportement électoral ?
Le scrutin présidentiel de 2027 sera le premier test grandeur réelle
d’une démocratie libérale face à l’arsenal numérique de puissances
étrangères. La République française doit y répondre non par la censure
ou la répression, mais par la transparence, la traçabilité, la
responsabilité et la poursuite des auteurs. Trois candidats LFI ont
porté plainte, des journaux internationaux ont enquêté, Le Canard enchaîné
a révélé un caviardage institutionnel. La balle est dans le camp de
l’État. La question posée est aussi simple que fondamentale : un
gouvernement qui caviarde ses propres rapports d’ingérence étrangère
est-il capable de défendre la souveraineté du peuple lors du scrutin qui
le jugera ?
Pour en savoir plus, retrouvez la conférence de presse retransmise
sur YouTube de ce mercredi 20 mai :
https://www.youtube.com/watch?v=2FEF_RVpO9A&feature=youtu.be
Le pouvoir macroniste souhaiterait cacher un rapport édifiant sur les
ingérences israéliennes contre LFI ? Les dernières révélations à ce
sujet du Canard enchaîné sont tout bonnement invraisemblables.
Le 5 mai dernier, une réunion des membres du Réseau de coordination et
de protection des élections devait valider la publication de son premier
rapport public, traitant notamment des ingérences étrangères lors des
dernières municipales. Pendant cette réunion, « Christian Charpy, le
président de la Commission nationale des comptes de campagne et des
financements politiques − a exigé que des passages entiers soient
caviardés », selon le journal. Un charcutage d’un rapport… « par peur de servir de tremplin à LFI ». Rien que ça !
Pendant les élections municipales,
3 candidats LFI ont en effet été visés par des campagnes de diffamation
violentes : Sébastien Delogu à Marseille, François Piquemal à Toulouse
et David Guiraud à Roubaix. Résultat : des milliers de messages diffusés
par des faux comptes sur les réseaux sociaux pour mentir, les traîner
dans la boue. Dans le viseur des autorités françaises : l’entreprise
israélienne BlackCore. Parmi les profils gravitant autour de BlackCore,
on trouve un proche du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.
Mais parce que LFI serait la première victime de ces ingérences, il ne
faudrait pas faire trop de bruit à ce sujet selon certains ?
Face aux premières révélations du Canard enchainé,
Jean-Luc Mélenchon avait solennellement demandé au camp présidentiel un
projet de loi afin de combattre ces ingérences étrangères. Les
dernières et édifiantes révélations du palmipède posent plusieurs
questions. Pourquoi organiser une telle omerta au plus haut sommet de
l’État ? Les macronistes sont-ils prêts à laisser la France, portes et
fenêtres ouvertes à toutes les ingérences, par « peur de servir de tremplin à LFI
» ? Les ministres du gouvernement et surtout le premier d’entre eux,
vont-ils dénoncer les comportements de membres de leur administration,
prêts à accepter des atteintes à la démocratie comme celles-ci ?
Par Nadim Février
« Le rapport qui démontre des
ingérences israéliennes contre LFI existe. Il a été présenté à huis clos
le 5 mai. […] Pourquoi cette omerta ? Pourquoi tenter d’étouffer cette
affaire ? » – Clémence Guetté
Mélenchon/blocage des prix. Alors que les prix des
carburants atteignent des records, Sébastien Lecornu prévoit d’annoncer
jeudi 21 mai 2026 de nouvelles aides « ciblées ». Un nouvel écran de fumée qui se profile. Les équipes autour du Premier ministre le disent elles-mêmes en déclarant que « ce
nouveau paquet s’inscrit dans la continuité de l’action menée depuis le
début du conflit pour protéger les Français et les secteurs économiques
les plus touchés des effets de la hausse des prix du pétrole et des
produits dérivés ».
Le PDG de Total, Patrick Pouyanné – l’ami de Marine Le Pen et
d’Emmanuel Macron – peut dormir sur ses deux oreilles. Le gouvernement
n’entend en aucune façon mettre en place un blocage des prix en
réduisant les marges des multinationales, à commencer par Total et ses
5,8 milliards de dollars de bénéfices réalisés en un trimestre, sur le
dos du peuple. Le blocage des prix, proposition avancée par le candidat
Jean-Luc Mélenchon, a déjà pourtant été appliqué en France en 1989, 1990
et 2020.
Il est aussi devenu une réalité dans de nombreux pays comme la Grèce,
la Croatie et la Corée du Sud. Pour les conducteurs, c’est une mesure
plébiscitée car elle permettrait une baisse immédiate du prix de
l’essence à 1,70 euro. L’Insoumission relaie ici le témoignage
de citoyennes et de citoyens dont le salaire est volé par la spéculation
des multinationales, et leur conviction que le blocage des prix défendu
par Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise est la solution qui
s’impose pour faire face à l’urgence. Notre article.
« Il faut absolument bloquer
les prix de l’essence. C’est intolérable que Total s’enrichisse sur le
dos des travailleurs et des travailleuses ! »
Depuis plusieurs semaines, les équipes de l’Insoumission sillonnent
le pays pour recueillir les témoignages de celles et ceux directement
frappés par l’explosion des prix du carburant. Partout en France, les
personnes rencontrées s’indignent de voir leurs salaires volés par la
spéculation sauvage des multinationales de l’énergie qui vont jusqu’à
répercuter à l’avance des hausses de prix anticipées pour le futur.
« Ma compagne fait 90 km de route par jour pour aller au travail,
pour gagner le SMIC toute sa vie. Il faut absolument bloquer les prix
de l’essence. C’est intolérable que Total s’enrichisse sur le dos des
travailleurs et des travailleuses », dénonce par exemple un habitant de Laval au micro de L’Insoumission.
Même son de cloche à Clermont-Ferrand où une mère de trois enfants
pointe clairement la responsabilité des multinationales du pétrole dans
ses difficultés quotidiennes : « Avec l’augmentation des prix de
l’essence, on se prive encore plus qu’avant et Macron ne fait rien, il
laisse faire comme d’habitude. Pendant ce temps-là, Total et les autres
se gavent et ils profitent. Ils nous volent notre salaire, tout
simplement. » Pour rappel, TotalEnergies a vu ses profits augmenter
de 51 % au premier trimestre 2026 par rapport à l’année dernière : des
profits de guerre, ni plus, ni moins.
« On doit choisir entre manger et conduire… Mélenchon a raison de vouloir bloquer les prix. Vivement 2027 ! »
Pour faire face à l’urgence, Jean-Luc Mélenchon et la France
insoumise défendent une solution claire : bloquer les prix pour stopper
la spéculation entretenue par les multinationales, le gouvernement et
ses soutiens.
Déjà appliquée en France en 1989, 1990 et 2020, cette solution est
déjà à l’œuvre dans de nombreux pays dont la Grèce, la Croatie et la
Corée du Sud. Elle permettrait, par exemple, de baisser immédiatement le
prix de l’essence à 1,70 € le litre en prenant directement sur les
marges et les dividendes indécents des groupes pétroliers, plutôt qu’en
imputant leur avidité aux caisses de l’État par la distribution
ponctuelle de « chèques énergie ».
Cette solution est par ailleurs largement plébiscitée dans le pays, comme à Dijon où Christine confie à L’Insoumission qu’elle adhère « totalement au programme de Jean-Luc Mélenchon notamment pour le blocage des prix et pour la paix. ».
Des témoignages similaires ont été récoltés à Chambéry où un automobiliste, s’inquiétant de devoir « choisir entre manger et conduire », déclare que « Mélenchon a raison de vouloir bloquer les prix ».
Même constat de la part d’un jeune Marseillais rencontré par L’Insoumission, pour qui « Jean-Luc
Mélenchon est le candidat le plus armé pour affronter les défis à
venir. Il pourra réduire le chômage et la pauvreté. C’est le candidat le
plus antiraciste et le plus à même de pouvoir augmenter le pouvoir
d’achat. ».
« La grande leçon du moment est
qu’il faut sortir au plus vite de la civilisation du pétrole dont les
USA sont le centre au péril de toute l’humanité » – Jean-Luc Mélenchon .
Le blocage des prix défendu par Jean-Luc Mélenchon et la France
insoumise est une mesure nécessaire, mise en œuvre à plusieurs reprises
en France et dans le monde, et défendue par de nombreux économistes pour
faire face à la spéculation prédatrice des multinationales du pétrole.
Cela, bien sûr, il est difficile de le faire entendre à celles et ceux, du Parti socialiste au Rassemblement national, qui bénéficient directement de la spéculation en tant qu’actionnaires amenés
à percevoir des dividendes, ou à Marine Tondelier qui se perd à
reprendre les plus grotesques arguments du patronat dans le seul but de
s’opposer à la France insoumise.
Pour autant, le blocage des prix ne pourra être qu’une mesure d’urgence. Ainsi que l’ont martelé de nombreux citoyens rencontrés par L’Insoumission,
la hausse des salaires et une plus juste répartition des richesses
s’imposent pour faire face à la crise. Concernant le cas de
TotalEnergies, entreprise parasite parmi les parasites qui ponctionne
les salaires des travailleuses et des travailleurs sans payer aucun impôt sur les sociétés, sa nationalisation serait rentable dès la première année.
Mais plus largement et ainsi que l’a rappelé Jean-Luc Mélenchon dans une récente interview à la Tribune Dimanche, « la
grande leçon du moment est qu’il faut sortir au plus vite de la
civilisation du pétrole dont les USA sont le centre au péril de toute
l’humanité. » À cette tâche s’attellera sans attendre un pouvoir insoumis en 2027.