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mardi 9 juin 2026

À Saint-Denis, une démonstration de force populaire pour le lancement de campagne de Jean-Luc Mélenchon.

 

Mélenchon. Ce dimanche 7 juin, la place Victor-Hugo de Saint-Denis s’est transformée en démonstration de force populaire. Plus de 26 000 personnes se sont réunies pour le meeting de lancement de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. Le candidat insoumis, Bally Bagayoko, Annie Ernaux et Éric Vuillard ont esquissé une alternative au « suprémacisme » et au « néolibéralisme », celle de la Nouvelle France et de la VIᵉ République. Le leader insoumis a aussi dessiné les contours de l’autre monde possible : SMIC à 1700 euros net, retraite à 60 ans, sécurité sociale intégrale, restructuration des régions autour des grands bassins versants des fleuves et bien d’autres propositions.

Un mois seulement après l’annonce de sa candidature, le 3 mai dernier, le fondateur de La France insoumise a rassemblé bien au-delà des attentes, faisant trembler ses adversaires. Plus de 300 000 personnes le soutiennent déjà. Et vous ? Rendez-vous sur melenchon2027.fr pour signer et faire signer ! Notre article. 

26 000 personnes, Annie Ernaux et Éric Vuillard pour lancer la campagn HISTORIQUE !

Drapeaux, pancartes, costumes, slogans et créations militantes ont envahi la place dans une ambiance qui rappelait davantage une fin de campagne qu’un lancement. Parmi la foule, on apercevait notamment un maillot de l’équipe de France floqué « Mélenchon 2027 », à quelques jours du début de la Coupe du monde.

Pour aller plus loin : 2 jours avant son meeting à Saint-Denis, Mélenchon reçoit le soutien de plus de 300 000 personnes

Avant l’intervention du candidat, plusieurs personnalités sont montées à la tribune. La prix Nobel de littérature Annie Ernaux et le prix Goncourt Éric Vuillard ont livré des discours mêlant mémoire populaire et espérance politique. Dans le public se trouvaient également l’actrice Liliane Rovère et la chanteuse Zaho de Sagazan.

Saint-Denis, entre mémoire et avenir

Le maire de Saint-Denis-Pierrefitte, Bally Bagayoko, a ouvert la soirée en rappelant la portée symbolique du lieu : « la ville des rois morts et du peuple vivant ». Une formule qui a donné le ton du meeting. Tout au long de la soirée, les intervenants ont établi un lien entre les combats historiques du peuple français contre le fascisme, le racisme ou la domination sociale et le projet porté par les Insoumis.

Un pont entre les « mémoires de ceux qui ont combattu le racisme, le fascisme, l’occupation et la barbarie ! » et du projet politique. Car, selon Annie Ernaux, cette phrase « unit le passé et le présent, mais le « et » oppose aussi ! ». La nouvelle France demande l’abolition des privilèges, ceux des dirigeants sur le peuple, des riches sur les pauvres, des hommes sur les femmes.

« Après la Révolution française, la Commune de Paris, le Front populaire, aujourd’hui le quartier qui fait l’Histoire, c’est ici », a lancé Éric Vuillard sous les acclamations d’une foule répondant : « Résistance ! »

Rassemblement National, « secteurs patronaux irresponsables » et « élites médiatiques » : le suprémacisme et ses avatars comme adversaire politique

Et l’Histoire semble précisément s’accélérer. « Dans le chaos naissant, un nouveau projet politique germe : le suprémacisme », alerte Jean-Luc Mélenchon. Il décrit celui-ci comme une « volonté de hiérarchisation humaine visant à dominer les peuples en les divisant selon leurs ethnies et leurs religions ».

Se posant en adversaire résolu de ce projet, le candidat insoumis entend battre le Rassemblement national, qu’il accuse de porter cette vision du monde et de rallier à lui « d’amples secteurs patronaux irresponsables et une large partie des élites médiatiques, regroupées par l’islamophobie ».

La rupture sociale et écologique face au « champ de ruines sociales » du macronisme

Face à cette menace, le néolibéralisme et les différentes tentatives d’accommodement avec lui ne constituent, selon lui, aucune réponse crédible. « La France est un champ de ruines sociales depuis Macron », affirme-t-il, avant de poursuivre : « Le macronisme restera celui de la régression sociale et de la misère pour le plus grand nombre, au profit de l’accumulation des richesses ».

L’homme qui a réalisé 22% des suffrages en 2022 – à un point du second tour – a dévoilé plusieurs mesures phares de son programme : le SMIC à 1 700 euros net, le retour de la retraite à 60 ans, une loi contre les monopoles médiatiques, une loi globale contre la pédocriminalité ou encore la création d’une sécurité sociale intégrale, étendue à « d’autres domaines de l’existence ».

Il a également développé sa vision de la planification écologique et de la régionalisation comme réponse à ce qu’il nomme « l’ère des maladies écologiques ». « Les régions seront entièrement restructurées autour des grands bassins versants des fleuves. Elles seront dédiées à la bifurcation écologique et constitueront la première ligne d’alerte et de mise en œuvre de la planification écologique », a-t-il expliqué.

Face à l’augmentation du diabète, des cancers, de l’obésité ou encore de l’infertilité, il estime que « la sauvegarde et donc la continuité de l’espèce humaine passe désormais par sa santé, devenue une nouvelle frontière de l’humanité ».

De la « Nouvelle France » à la VIe République : une société en mutation, un projet de refondation démocratique et sociale

« On est chez nous ! » scande alors une foule enthousiaste. Jean-Luc Mélenchon a tenu à répondre aux caricatures visant le concept de Nouvelle France. S’appuyant sur les transformations de la société française depuis 1958, développées dans son ouvrage Nouveau peuple, nouvelle gauche, il décrit une France plus éduquée, plus urbanisée, plus connectée, plus créolisée, mais aussi plus âgée, plus féminisée, davantage tertiarisée et ubérisée.

Ce peuple en mouvement revendique de nouveaux droits : ceux des femmes, des personnes LGBT+, des enfants, des adolescents ou encore des habitants des quartiers populaires. Il ne se satisfait plus de la monarchie présidentielle de la Ve République et aspire à une nouvelle Constitution : celle d’une « VIe République sociale et écologique ».

Jean-Luc Mélenchon a également annoncé vouloir avancer vers une « autonomie étendue » de la Corse et vers l’indépendance de la Kanaky-Nouvelle-Calédonie. « Notre présidence gouvernera avec un principe commun, celui du respect des populations et de la volonté de les aider à se libérer de toutes les dépendances et dominations ! » a t-il déclaré, en donnant une perspective, celle du « droit complet à l’autonomie quand et seulement quand les populations concernées la souhaitent et au rythme qu’elles auront choisi. »

Le projet de la Nouvelle France est aussi celui des prouesses technologiques. Sans céder à une confiance aveugle dans la technique, Jean-Luc Mélenchon défend des innovations capables de soulager les travailleurs, de renforcer la souveraineté numérique du pays et de répondre aux grands défis de notre temps. Parmi les objectifs qu’il fixe à la France figure notamment la maîtrise de l’ordinateur quantique.

« C’est nous qui avons gagné l’honneur de marcher en première ligne  »

Dans la dernière partie de son discours, le fondateur de La France insoumise s’est félicité du « dévouement », de « l’acharnement dans la lutte » et du « sérieux dans le travail » des députés et eurodéputés insoumis. Nationalisation d’ArcelorMittal, loi interdisant les produits pollués, pétition européenne contre l’accord d’association avec Israël, constitutionnalisation du droit à l’IVG ou encore reconnaissance de l’esclavage comme crime contre l’Humanité : autant de combats qui constituent déjà le bilan de l’équipe candidate.

Il a également salué « la capacité à agir » des militants et sympathisants qui ont contribué à renforcer le mouvement. À chaque échéance électorale, a-t-il rappelé, les scores de La France insoumise ont progressé : à la présidentielle, aux législatives, aux européennes comme aux municipales.

« Pour une fois, les étoiles sont alignées. Sans contestation possible, la première force politique de la gauche et du changement, la voici ! », a-t-il lancé. Il a alors appelé à la responsabilité des électeurs, des élus et des organisations politiques. Alors que « la primaire est finie », tous ceux qui souhaitent participer à la bataille pour la VIe République sociale et écologique sont les bienvenus, a-t-il répété, rappelant qu’une proposition de Nouvelle Alliance populaire avait déjà été adressée aux autres forces de gauche.

« Ce type de train de l’Histoire ne passe pas deux fois », a conclu Jean-Luc Mélenchon sous les applaudissements de la foule.

Saint-Denis, acte I de la campagne

Vers 18 heures, les dizaines de milliers de personnes présentes place Victor-Hugo ont quitté les lieux avec le sentiment d’avoir assisté à l’ouverture d’une nouvelle séquence politique pour le pays. Un mois après l’annonce de sa candidature, le candidat insoumis a transformé son premier grand rendez-vous de campagne en démonstration de force populaire.

Sources:linsoumission.fr  (Par Lilian Davy)


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lundi 8 juin 2026

« La haine du peuple », par Benoît Schneckenburger

 Le dernier ouvrage de Benoît Schneckenburger, La haine du peuple (Fayard), développe une interrogation ancienne : pourquoi la démocratie, pourtant tenue pour le régime le plus légitime, demeure-t-elle à la fois rare et constamment contestée ? En reprenant la formule d’Amiel — « Stulti sunt innumerabiles » « les idiots sont innombrables — l’auteur rappelle que la défiance envers le peuple plonge ses racines dans une tradition intellectuelle profonde, où la multitude est spontanément associée à l’irrationalité. De là naît une équation durable : si le peuple est irrationnel, il ne saurait gouverner. L’histoire de la pensée politique apparaît ainsi traversée non seulement par une défense de la démocratie, mais tout autant par sa mise en accusation. Notre article.

Le gouvernement représentatif comme mise à l’écart de la représentation populaire

Benoît Schneckenburger remonte à l’origine grecque de cette ambivalence. Athènes, en instituant l’isonomia, l’iségoria et la parrhèsia, égalité et liberté, invente simultanément les principes démocratiques et les arguments destinés à les disqualifier. La démocratie y est d’emblée soupçonnée d’être un régime sans compétence, livrant le pouvoir à la contingence du tirage au sort. Platon y dénonce la démagogie, Aristote le gouvernement des « moins bons », c’est-à-dire selon lui des plus pauvres. Ce double soupçon — irrationalité politique et menace sociale — ne cessera de hanter les critiques ultérieures.

La modernité, loin de dissiper cette méfiance, la reformule. Avec Bodin et Hobbes, l’État souverain s’impose comme une unité verticale, fondée sur une volonté indivisible, qui reconduit une structure fondamentalement non démocratique. La confusion fréquente entre République et démocratie, particulièrement en France, masque mal cette tension : de Rome à la Ve République, en passant par Venise ou les débuts des États-Unis, nombre de régimes républicains se sont construits contre le peuple, ou du moins à distance de lui. Le gouvernement représentatif lui-même apparaît ainsi comme une technique de mise à l’écart de la souveraineté populaire.

Son analyse s’étend aux dispositifs institutionnels et intellectuels modernes, notamment aux écoles de science politique, qui participent à la reproduction d’une méfiance aristocratique. Comme le formule l’un de ses fondateurs, Boutmy, il s’agit de contenir « le droit du plus nombreux ». Derrière l’idéal méritocratique se profile souvent la perpétuation d’un ordre social hiérarchisé. Parallèlement, les sciences sociales naissantes — de la psychologie des foules à certaines sociologies politiques — contribuent à forger l’image d’un peuple instable, manipulable, voire dangereux.

Pour aller plus loin : « Genova is very nice » ou comment raconter la répression du mouvement altermondialiste

La démocratie : l’égalité de tous à participer à la détermination du commun

Les grandes figures de la philosophie ne sont pas exemptes de cette défiance. De Kant à Hegel, de Tocqueville à Nietzsche, la démocratie suscite réserves ou hostilité. Nietzsche la décrit comme la « forme historique du déclin de l’État », tandis que Tocqueville évoque le spectre d’un « despotisme démocratique ». Quant aux penseurs contre-révolutionnaires, tels que Bonald ou de Maistre, ils assument explicitement un projet antidémocratique dont certaines réalisations historiques, jusqu’au régime de Vichy, portent la trace.

Face à ces offensives, l’auteur invite à réaffirmer le sens fondamental de la démocratie : non pas le gouvernement des plus compétents, mais l’égalité de tous à participer à la détermination du commun. C’est précisément ce principe que ses adversaires refusent.

Dans cette optique, Schneckenburger critique également l’usage inflationniste du terme « populisme », qui fonctionne moins comme un concept que comme un instrument de disqualification. Appliqué indistinctement à des figures politiques hétérogènes — de Bourdieu à Tapie, de Mélenchon à Macron ou Orbán —, il masque une défiance persistante envers le peuple, supposé incapable de discernement.

L’ouvrage propose en outre une réflexion plus conceptuelle sur la démocratie comme forme intrinsèquement conflictuelle. La célèbre formule du « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » se révèle problématique : comment le peuple peut-il être à la fois sujet et objet du pouvoir ? Cette tension, loin d’être un défaut, constitue le cœur même de la démocratie, qui ne se laisse réduire ni à l’absence d’ordre ni à un ordre fixé une fois pour toutes.

La démocratie suppose ainsi la confrontation des opinions et des intérêts, sans garantie d’un savoir définitif

Benoît Schneckenburger insiste sur l’irréductible incertitude qui caractérise la démocratie. Les lois politiques ne relèvent pas d’une vérité scientifique, car elles ne décrivent pas des faits naturels mais instituent des formes de vie. La démocratie suppose ainsi la confrontation des opinions et des intérêts, sans garantie d’un savoir définitif.

En ce sens, la démocratie apparaît comme une forme paradoxale, presque un « cercle-carré ». Elle ne se réduit ni à une souveraineté ni à un mode de gouvernement déterminé, mais désigne un processus d’émancipation toujours inachevé. Être autonome — auto nomos — ne renvoie pas à un état stable, mais à une dynamique historique. Dès lors, la démocratie ne constitue ni un idéal achevé ni une utopie, mais un horizon.

Au moment où, grâce à l’ouvrage d’Arnaud Miranda Les Lumières sombres (Gallimard, 2026), il est insisté à la montée de néoréactionnaires de la galaxie MAGA – GAFAM la Haine du peuple rappelle l’origine de cette offensive anti démocratique.

La référence finale à Spinoza — l’État démocratique comme « le plus naturel et celui qui est moins éloigné de la liberté » — éclaire l’ensemble du propos : si la démocratie suscite tant d’hostilité, c’est précisément parce qu’elle incarne au plus près cette exigence d’égalité et de liberté que nombre de traditions intellectuelles n’ont cessé de contester.

Sources:linsoumission.fr


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vendredi 5 juin 2026

2 jours avant son meeting à Saint-Denis, Mélenchon reçoit le soutien de plus de 300 000 personnes.

 

En un peu plus d’un mois, la candidature de Jean-Luc Mélenchon a obtenu plus de 300 000 parrainages citoyens. De quoi faire pâlir ses nombreux adversaires. Les 150 000 premiers, condition sine qua non pour que la candidature du leader insoumis soit définitive, avaient été atteints en moins de 24 heures. Depuis lors, la campagne insoumise bat son plein. Les éditorialistes de plateaux en perdent leurs mots. Sur LCI, voici comment en parlait Renaud Pila le 27 mai : « Depuis un mois, c’est un sans-faute. C’est à montrer dans les écoles de communication politique. Des dizaines de milliers de militants sont déjà au travail, ils font déjà du porte-à-porte ! LFI est une machine de guerre ! ». N’en jetez plus !

Le détail des chiffres de ces parrainages citoyens démontre combien LFI réussit déjà à convaincre au-delà de sa base. Au 16 mai 2026, alors que le compteur de soutiens affichait 270 000, 160 000 d’entre eux (environ 60 %) n’étaient pas inscrits préalablement sur la plateforme numérique de LFI. Partout en France, des groupes d’action militants se créent ou s’amplifient grâce à l’afflux de nouveaux militants déterminés. Raison supplémentaire de se réjouir : les sondages biaisés des grands instituts n’arrivent pas à cacher la dynamique autour du tribun insoumis.

L’institut Odoxa le donne à 16 % d’intentions de vote au premier tour de la présidentielle. Ce même institut lui donnait ce score… 3 jours avant le premier tour de l’élection de 2022 ! À 10 mois de l’élection suprême, le second tour est à portée de main pour Jean-Luc Mélenchon. Le premier rendez-vous de la campagne est donné à Saint-Denis ce dimanche 7 juin, 15 heures, place Victor Hugo. Un grand moment d’éducation populaire de masse et une démonstration de force insoumise se préparent. Notre brève.

Pour aller plus loin : Mélenchon sondé à 16% – Une puissante dynamique s’amplifie autour du leader insoumis

« Le meeting de Mélenchon ce dimanche 7 juin à Saint-Denis, ça va être quelque chose ! Venez donner de la force ! » – Smaël, co-animateur des Jeunes insoumis de Montreuil

 Sources:linsoumission.fr

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jeudi 4 juin 2026

La dynamique entre Mélenchon et Glucksmann : le « jour et la nuit » d’après ce spécialiste des réseaux sociaux.

 












Mélenchon/Glucksmann. Dans un article publié le 2 juin par le site Atlantico, plusieurs questions sont posées à Fabrice Epelboin, spécialiste des réseaux sociaux, au sujet des campagnes numériques de Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann. Pour le spécialiste, c’est « le jour et la nuit » entre les deux candidats. « La machine numérique derrière Jean-Luc Mélenchon a été construite patiemment, intelligemment, depuis plus de dix ans, avec des investissements massifs en temps et en savoir-faire. C’est une véritable armée de militants en ligne, ultra-coordonnée », écrit-il.

À l’inverse, Raphaël Glucksmann a perdu « 143 000 abonnés, passant de 802 000 à 659 000. Soit une réduction de 18 % », assène-t-il méthodiquement. Les raisons sont déjà connues mais d’autres sont précisées par le spécialiste. Instagram a procédé récemment à un grand nettoyage de sa plateforme. Une « purge numérique » destinée à supprimer les faux comptes achetés par des émetteurs, pour gonfler artificiellement leur nombre d’abonnés. Et ces pertes massives d’abonnés ont concerné Raphaël Glucksmann, selon les informations transmises par Fabrice Epelboin. Le coprésident de Place publique, connu pour être l’ex-conseiller du dictateur géorgien Mikheil Saakachvili, aurait donc acheté des faux comptes pour compenser les militants qu’il n’a pas ? Notre article.

La chute vertigineuse pour Glucksmann, la dynamique permanente pour Mélenchon 

Au total, Raphael Glucksmann a perdu 150 000 abonnés en deux ans, une chute vertigineuse et inarrêtable. Quant à Jean-Luc Mélenchon, le leader insoumis en a gagné 50 000 en un seul mois.. La « purge numérique » d’Instagram est-elle la seule cause de la perte vertigineuse du nombre d’abonnés de Glucksmann ? Non, comme en témoigne l’analyse de certaines séquences où le candidat PS a révélé ses réelles positions.

Raphaël Glucksmann a ainsi perdu un nombre conséquent d’abonnés après ses votes contre la condamnation des crimes de Netanyahou en fin d’année 2023. Pour lui, le génocide à Gaza n’existe pas. L’ex-conseiller du dictateur géorgien Mikheil Saakachvili a aussi illustré, à plusieurs reprises, à quel point il est un candidat digne du macronisme. L’Insoumission vous en parlait dans une récente vidéo.

Comme Macron, Bardella, Philippe, et Attal, Raphael Glucksmann veut faire travailler les Français plus longtemps. Il est favorable au décalage de l’âge de départ à la retraite à 64 ans. Pourtant des moyens existent pour financer la retraite à 60 ans, avec 40 annuités, ce que propose par ailleurs la France insoumise.

Au Parlement européen, Raphael Glucksmann était absent lors du vote sur le marché européen de l’électricité, ce système responsable de la hausse des factures. Aussi, son groupe a co-écrit le pacte Asile et migration voté le 10 avril 2024. Ce pacte comprend une série de mesures répressives à l’encontre des migrants : camps aux frontières, fichages, filtrages etc…

Aussi, les récentes révélations sur ses documents stratégiques de campagne – son étude marketing révélant son mépris de classe envers les pauvres et les jeunes- ont été un coup dur pour le candidat du PS. Ses prestations ratées sur les plateaux de télévision ne l’ont pas aidé à relever la pente. L’atlantiste chevronné s’est donné trois mois avant de se déclarer, ou non, candidat à la présidentielle. Serait-ce le signe d’une retraite stratégique avant de jeter l’éponge ? Une chose est sûre : ses pertes massives d’abonnées sont révélatrices, soit d’une triche révélant une faiblesse, soit d’une faiblesse révélant l’absence de base militante ainsi que le rejet de son cap, loin d’être clair.

Pour aller plus loin : Les documents stratégiques de Glucksmann ou le macronisme 2.0 contre l’arrivée de Mélenchon au pouvoir

« La machine numérique derrière Jean-Luc Mélenchon a été construite patiemment, intelligemment, depuis plus de dix ans »

Pour le spécialiste des réseaux sociaux, Fabrice Epelboin, la situation de Jean-Luc Mélenchon est à l’opposé de celle de Glucksmann. Un travail de fond a été réalisé par le mouvement insoumis, une importante base de militants est formé et convaincu par le programme l’Avenir en commun, et Jean-Luc Mélenchon a su créer des espaces à l’intérieur du mouvement insoumis pour créer de la réflexion, des idées, et un projet de dépassement du capitalisme.

Pour ce spécialiste, « Jean-Luc Mélenchon bénéficie d’une communauté ultra-disciplinée qui relaie ses propos en masse, cela crée mécaniquement une survisibilité algorithmique, mais de manière parfaitement légitime. Ce n’est pas de la triche technologique, c’est de la supériorité numérique et organisationnelle. Et sur ce terrain-là, la France Insoumise dispose d’un avantage considérable. »

Il note aussi les prouesses technologiques du leader insoumis, qui a su se saisir d’innovations techniques pour mettre en avant ses propositions. Pour ce spécialiste, « La France insoumise avait également très tôt innové avec la tenue de meetings utilisant la présence d’un clone virtuel 3D de leur candidat, par le truchement d’un hologramme. ». notant que « Jean-Luc Mélenchon a été l’un des premiers à mettre cela en avant. Dans son camp, la technologie a été utilisée dès le départ à des fins spectaculaires, afin de promouvoir son action et de montrer qu’il s’inscrivait résolument dans la modernité »

Pour aller plus loin : Présidentielle : ce nouveau sondage confirme que Mélenchon se qualifie au second tour et est largement en tête à gauche

Jean-Luc Mélenchon, c’est « la supériorité numérique et organisationnelle »

Mais il ne s’agit pas de communication au sens du marketing comme le font des Glucksmann et compagnie. C’est là que la France insoumise se distingue, entre autres, des autres formations politiques. Le mouvement insoumis n’a eu de cesse, depuis sa création, de produire de la pensée, et de former ses militants à la réflexion, sur tous les sujets, avec en ligne de mire la révolution citoyenne.

Fabrice Epelboin le constate, en décrivant les militants insoumis comme « des militants entraînés au fil des campagnes, qu’on garde motivés entre les campagnes à travers une multitudes d’actions imaginées pour beaucoup au sein du parti, et qui, sur le champ de bataille, sont redoutablement plus efficaces que le militant du dimanche fraîchement recruté à l’occasion d’une campagne présidentielle. »

Et cela se vérifie sur tous les aspects du début de campagne de Jean-Luc Mélenchon. Avec près de 300 000 soutiens populaires obtenus en un mois, le leader insoumis est porté par une puissante dynamique que même les sondages biaisés et manipulés peinent à dissimuler.

A 16% dans les sondages, le leader insoumis accède déjà au second tour. 16%, c’était le niveau auquel il était donné trois jours avant l’élection présidentielle de 2022, où il avait finalement réalisé 22% des suffrages, à un point du second tour. Et vous, avez-vous signé pour le soutenir ? Rendez-vous sur Melenchon2027.fr, et ce dimanche à Saint-Denis pour le meeting de lancement de campagne de Jean-Luc Mélenchon !

Sources:linsoumission.fr       ( Sylvain Noel, rédacteur en chef de l’Insoumission)


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mardi 2 juin 2026

Ces colorants alimentaires qui multiplient les risques de cancer.

 

Bonbons fluorescents, céréales aux couleurs vives, sodas brun caramel, desserts chimiques à la fraise qui n’ont jamais vu un fruit… Derrière ces couleurs rassurantes se dessine peu à peu une vérité beaucoup moins digeste : celle d’un système qui empoisonne lentement pour vendre plus vite.

De nouvelles études scientifiques alertent sur les effets potentiellement graves de certains colorants et additifs alimentaires. Risques accrus de cancers, de diabète ou de maladies cardiovasculaires : ce que chacun mange chaque jour n’est pas seulement une question de nutrition. C’est une question politique, que la France insoumise et son candidat pour la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, sont les seuls à aborder. Notre article.

Une étude géante qui tire la sonnette d’alarme

Des chercheurs de l’INSERM, de l’INRAE et de l’université Sorbonne Paris Nord ont publié l’une des plus vastes études épidémiologiques menées sur l’alimentation. Pendant des années, plus de 100 000 personnes ont été suivies afin de croiser leurs habitudes alimentaires avec l’apparition de maladies chroniques. Et le constat est lourd. Une forte exposition à certains colorants alimentaires est associée à une hausse de 14 % du risque global de cancer, de 21 % du risque de cancer du sein, et jusqu’à 32 % pour les cancers du sein post-ménopause.

Les chercheurs observent également des liens inquiétants entre plusieurs additifs et l’augmentation du risque de diabète de type 2. Dans le viseur : les colorants caramel (E150), certains bêta-carotènes utilisés comme additifs (E160a), ou encore la curcumine (E100) lorsqu’elle est intégrée à des produits ultra-transformés.

Pour aller plus loin : Maladies chroniques : Jean-Luc Mélenchon pointe la responsabilité du capitalisme dans la dégradation de la santé humaine



Le véritable problème : l’industrie du faux aliment

Le problème n’est pas la couleur en elle-même. Le problème, c’est le système qui l’utilise. Ces additifs ne sont pas là pour nourrir. Ils servent à maquiller des produits médiocres, uniformiser les apparences, prolonger artificiellement la durée de vie, stimuler l’achat compulsif et masquer la pauvreté des ingrédients. Le jambon doit rester rose comme dans les publicités, le soda doit avoir la bonne couleur, les céréales pour enfants doivent briller dans les rayons comme des jouets sous néons.

Tout cela n’a rien de nécessaire. C’est simplement rentable. L’alimentation industrielle moderne ne produit plus d’abord pour nourrir : elle produit pour maximiser les marges, écouler des volumes gigantesques et fabriquer des consommateurs captifs. Moins de qualité, plus d’additifs, plus de marketing, plus de maladies.

Les classes populaires mangent le poison du marché

Comme toujours, ce sont les classes populaires qui en paient le prix le plus cher. Les aliments ultra-transformés coûtent moins cher, demandent moins de temps et saturent les écrans publicitaires.

Pendant ce temps, les produits frais deviennent un luxe de plus en plus inaccessible.

Des profits privés, des cancers socialisés

Le mécanisme est vieux comme le capitalisme industriel. Les multinationales engrangent les profits, les hôpitaux publics récupèrent les malades, la Sécurité sociale paie les traitements, les familles paient les souffrances. Les profits sont privatisés, les cancers sont collectivisés. L’amiante, le tabac, les pesticides, les PFAS : à chaque fois, le même scénario, des scientifiques alertent, les industriels minimisent, les gouvernements temporisent, puis le scandale éclate quand des milliers de personnes sont déjà malades.

Aujourd’hui, les additifs alimentaires suivent la même trajectoire. Et face à cela, repeindre les emballages en vert ou ajouter trois logos « bien-être » ne suffira pas. Il faudrait interdire progressivement les additifs les plus controversés selon le principe de précaution, imposer un étiquetage beaucoup plus lisible sur les aliments ultra-transformés, interdire la publicité alimentaire ciblant les enfants, financer massivement la recherche publique indépendante, soutenir une agriculture paysanne capable de produire une alimentation saine et accessible.

C’est notamment ce que défendent La France insoumise et Jean-Luc Mélenchon à travers des propositions comme le développement des cantines bio et locales, le soutien aux circuits courts, la lutte contre les lobbies agroalimentaires ou encore le renforcement des contrôles sanitaires.

Car les maladies ne tombent pas du ciel. Elles naissent aussi d’un modèle économique qui transforme l’alimentation en marchandise industrielle et la santé humaine en variable d’ajustement. Ce que révèlent ces études est simple : derrière le cancer, le diabète et certaines maladies chroniques, il n’y a pas seulement des cellules qui déraillent, il y a des décisions politiques.

Sources:linsoumission.fr (par Allan Clerc)

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lundi 1 juin 2026

Consulaires : LFI triple son nombre d’élus à travers le monde, une nouvelle percée historique.

 

Élections consulaires. C’est une nouvelle qui ne va pas arranger l’état de panique totale des adversaires de Jean-Luc Mélenchon. Le mouvement insoumis a triplé son nombre d’élus dans le monde lors des élections consulaires. Après la percée historique des élections municipales et un début de campagne présidentielle plus que réussi, et même salué par les anti-LFI, le mouvement insoumis a le vent en poupe.

Le leader insoumis s’est félicité de cette nouvelle avancée : « Les résultats aux élections consulaires confirment la dynamique insoumise ! Nous triplons le nombre d’élus parmi les conseillers et délégués consulaires. Bravo et merci à la mobilisation des insoumis engagés partout dans le monde ». L’Insoumission relaye dans ses colonnes le communiqué de la France insoumise.

Pour aller plus loin : « Ne laissez pas les autres décider à votre place ! » – Sophia Chikirou présente les priorités et la stratégie de LFI pour les élections consulaires fin mai

« La France insoumise se félicite des résultats obtenus lors des élections consulaires. Partout dans le monde, nos listes progressent fortement et permettent de tripler le nombre d’élu·es insoumis·es »

La France insoumise se félicite des résultats obtenus lors des élections consulaires. Partout dans le monde, nos listes progressent fortement et permettent de tripler le nombre d’élu·es insoumis·es (passant de 13 à une quarantaine) représentant les Françaises et les Français établis hors de France.

Cette progression confirme l’élargissement de notre implantation locale, y compris hors des frontières nationales. Elle montre qu’une partie croissante des Françaises et Français de l’étranger se reconnaît dans notre projet de défense des services publics, des droits sociaux et de l’égalité de traitement.

La France insoumise remercie l’ensemble des candidat·es, des soutiens et des militant·es mobilisé·es pendant cette campagne, souvent dans des conditions matérielles difficiles.

En effet, ces élections ont aussi été marquées par des conditions d’organisation préoccupantes.

Malgré la généralisation du vote électronique, la participation demeure extrêmement faible. De nombreux électeurs ont signalé des difficultés de connexion, des identifiants non reçus ou des problèmes liés aux codes de sécurité. Le gouvernement lui-même a reconnu plusieurs incidents techniques.

Dans plusieurs pays, des critiques ont également porté sur l’éloignement ou la suppression de bureaux de vote, compliquant encore l’accès au scrutin pour de nombreux électeurs.

À cela s’ajoute un manque d’information évident sur les modalités du scrutin. Beaucoup d’électeurs ont découvert tardivement les procédures de vote ou les possibilités de procuration.

Cette situation engage directement la responsabilité de la ministre chargée des Français établis hors de France, qui n’a manifestement pas pris les mesures nécessaires pour anticiper ces difficultés.

Dans ce contexte, les résultats obtenus par la France insoumise prennent une signification particulière et renforcent notre détermination à défendre les droits des Françaises et Français établis hors de France.

Sources:linsoumission.fr


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samedi 30 mai 2026

« 2,4 milliards de travailleurs exposés à des chaleurs excessives » – À l’heure de la canicule, l’euro-député LFI Anthony Smith rappelle les souffrances quotidiennes des travailleurs

 Alors que la canicule frappe de plein fouet la France et l’Europe (le continent se réchauffant le plus vite de la Terre), ceux qui en souffrent sont toujours les mêmes : les plus précaires, ceux aux conditions de travail les plus difficiles comme les ouvriers du BTP. Pourtant, les liens entre exposition à la chaleur et la hausse des accidents sont établis. Face à cette situation, le camp présidentiel patauge, ne propose rien. Pire, Emmanuel Macron et ses sbires ont fait disparaître les CHSCT, indispensables pour la sécurité des travailleurs en entreprise.

Quelle est la réalité des conditions des travailleurs par vagues de fortes chaleurs ? Quelles professions sont les plus touchées ? Quelles solutions apporteraient un gouvernement insoumis en 2027 ? L’insoumission s’est entretenue avec l’euro-député LFI Anthony Smith. Entretien.

« L’urgence est désormais de repenser profondément l’organisation du travail pendant les épisodes de canicule : pauses supplémentaires payées, horaires aménagés, renforcement des équipes, décalage des travaux aux heures les moins chaudes, télétravail lorsque cela est possible, limitation du temps d’exposition. » – Anthony Smith

Sylvain Noel, rédacteur en chef de l’Insoumission : Que dire des conditions de travail des ouvriers et des salariés pendant les vagues de chaleur ?

Anthony Smith : Aujourd’hui, ni le patronat ni le gouvernement ne prennent véritablement la mesure du danger que représentent les fortes chaleurs pour les travailleur.euse.s. Pourtant, le lien entre exposition à la chaleur et augmentation des accidents, des malaises, des atteintes cardiovasculaires ou de la mortalité est scientifiquement établi.

L’Organisation internationale du travail estime déjà que plus de 2,4 milliards de travailleur.euse.s dans le monde sont exposés à des chaleurs excessives, avec plus de 22,85 millions d’accidents du travail liés à la chaleur chaque année. L’Agence européenne Eurofound rappelle de son côté que 23 % des travailleur.euse.s européen.ne.s sont exposé.e.s à des températures élevées pendant au moins un quart de leur temps de travail, et plus de 35 % dans l’agriculture, l’industrie et la construction.

Bien sûr, il faut renforcer la prévention : accès à l’eau, information, équipements adaptés, espaces de repos. Mais cela ne suffit plus. L’urgence est désormais de repenser profondément l’organisation du travail pendant les épisodes de canicule : pauses supplémentaires payées, horaires aménagés, renforcement des équipes, décalage des travaux aux heures les moins chaudes, télétravail lorsque cela est possible, limitation du temps d’exposition.

Il faut aussi donner de vrais pouvoirs aux inspectrices et inspecteurs du travail afin qu’ils puissent suspendre immédiatement une activité dangereuse, par exemple sur un chantier, lorsque les conditions climatiques mettent en danger la santé ou la vie des travailleur.euse.s sans perte de salaire pour ces derniers.

Les députés insoumis ont déposé plusieurs propositions de loi en ce sens à l’Assemblée nationale. Au Parlement européen également, une résolution a été déposée pour permettre l’arrêt du travail en cas de fortes chaleurs et renforcer la protection des travailleur.euse.s face aux événements climatiques extrêmes.

À l’inverse, le gouvernement continue de refuser des mesures réellement contraignantes. Le décret du 27 mai 2025 relève davantage de la communication que d’une véritable protection des salariés : il ne fixe aucune température maximale de travail, ne crée aucun droit automatique à l’arrêt de l’activité et laisse encore largement les travailleur.euse.s dépendre du bon vouloir de l’employeur.

Des représentants syndicaux du secteur de la construction alertent pourtant depuis des années sur des situations extrêmes : la Fédération Construction, évoque par exemple des températures atteignant jusqu’à 75°C mesurées sur des chantiers routiers en plein été. Elle rappelle également qu’environ 50 % des accidents du travail dans le secteur de la construction sont liés à des malaises, dans un contexte où la chaleur peut fortement aggraver les risques.

L’inspection du travail rappelle également qu’au-delà de 38°C, les risques d’accidents augmentent fortement. Certaines études évoquent une hausse pouvant atteindre 10 % des accidents du travail lors de fortes chaleurs.

Pour aller plus loin : Canicule et hécatombe – Les propositions des Insoumis pour protéger le peuple

Sylvain Noel : Quels sont les professions les plus touchées ?

Anthony Smith : On pense évidemment d’abord aux métiers physiquement pénibles exercés en extérieur : bâtiment, travaux publics, couverture, agriculture, logistique ou voirie. Les travailleur.euse.s y sont massivement exposés, parfois en plein soleil pendant plusieurs heures.

Mais les fortes chaleurs touchent en réalité une multitude de professions.

Les ouvrières et ouvriers travaillant sur des lignes de production industrielles sont exposés à des températures extrêmement élevées à proximité des machines et des « points chauds ». Les caissières et caissiers de petits commerces ou supermarchés travaillent souvent dans des locaux mal ventilés, sans climatisation ni protections adaptées. Les enseignants, les personnels scolaires et les élèves subissent également des températures parfois insupportables dans des établissements qui sont de véritables passoires thermiques.

Les secteurs directement exposés comme la construction ou l’agriculture sont évidemment parmi les plus touchés. Mais les effets des fortes chaleurs concernent aussi des secteurs « indirectement » exposés : restaurants, crèches, hôpitaux, transports ou services d’aide à la personne.

Dans les transports par exemple, certaines études montrent une hausse d’environ 7 % des accidents de la route lors des épisodes de fortes chaleurs. Dans les métiers du soin et du care, exercés majoritairement par des femmes, les effets de la chaleur sont majoritairement différés : fatigue extrême, dégradation des conditions de travail, surcharge physique et psychologique dans des établissements souvent mal adaptés aux canicules.

Les travailleur.euse.s précaires, intérimaires, saisonnier.e.s ou sous-traitant.e.s sont souvent les plus vulnérables, car ils disposent de moins de moyens pour exercer leur droit de retrait ou refuser une tâche dangereuse.

Face au dérèglement climatique, ce sont désormais l’ensemble des postes de travail qui doivent être repensés pour protéger la santé des travailleur.euse.s.

« De la même manière, un arrêt cardiaque ou un malaise survenu pendant une canicule ne sera pas systématiquement reconnu comme lié aux températures extrêmes. » – Anthony Smith

Sylvain Noel : Combien de morts ou de blessés au travail sont-ils dus chaque année à la canicule ? Quels exemples ?

Anthony Smith : Depuis peu, Santé publique France et la Direction générale du travail publient des données sur les accidents et décès liés aux fortes chaleurs. Mais ces chiffres restent très largement sous-estimés.

Pourquoi ? Parce que beaucoup de décès provoqués ou aggravés par la chaleur ne sont pas officiellement comptabilisés comme tels. Un salarié qui chute d’une toiture sous 40°C sera souvent enregistré comme victime d’une chute de hauteur, et non comme victime de la chaleur. De la même manière, un arrêt cardiaque ou un malaise survenu pendant une canicule ne sera pas systématiquement reconnu comme lié aux températures extrêmes.

Santé publique France identifie officiellement seulement entre 5 et 7 décès professionnels liés à la chaleur chaque année. Mais ces chiffres ne reflètent qu’une partie très limitée de la réalité.

Les chiffres disponibles montrent néanmoins déjà une réalité alarmante. Santé publique France a recensé plusieurs dizaines de décès au travail liés à la chaleur ces dernières années. Mais l’ampleur réelle est probablement bien supérieure.

Au niveau mondial, l’Organisation internationale du travail estime que l’exposition à des chaleurs excessives provoque chaque année plus de 22,85 millions d’accidents du travail.

Les fortes chaleurs augmentent fortement les risques de déshydratation, de perte de vigilance, de malaises, de chutes, d’accidents liés à l’utilisation de machines ou de véhicules, ainsi que les risques cardiovasculaires et rénaux.

Ces drames ne sont pas des fatalités climatiques. Ce sont aussi des conséquences directes d’une organisation du travail qui continue trop souvent à faire passer la production avant la santé des travailleur.euse.s.

Les sapeurs-pompiers eux-mêmes alertent aujourd’hui sur des conditions devenues intenables avec le dérèglement climatique : multiplication de nouveaux types de feux extrêmement difficiles à maîtriser, équipements de protection très lourds et particulièrement chauds, absence de pièces rafraîchies dans les centres de secours, et limitation du matériel et des véhicules lors des épisodes de chaleur extrême.

Contrairement à d’autres professions, les pompiers ne disposent pas d’un véritable droit de retrait. On demande donc à des travailleur.euse.s de première ligne d’intervenir dans des conditions de plus en plus dangereuses sans que les moyens matériels et humains suivent réellement. Il faut également repenser la façon dont on répond aux incendies : l’eau utilisée pour éteindre les feux est potable, dans un contexte de fortes chaleurs où les réserves d’eau sont extrêmement limitées, et alors que d’autres solutions existent (par exemple, des bâches qui permettent d’étouffer les feux dans des cas de petits incendies, comme des feux de véhicule).

Sylvain Noel : Que propose LFI pour mettre un terme à ce fléau ?

Anthony Smith : La France insoumise défend des mesures immédiates, contraignantes et protectrices pour adapter le travail au dérèglement climatique. Une proposition de loi portée par Mathilde Panot prévoit notamment :

  • l’interdiction, sauf exceptions, de soumettre un salarié à une activité professionnelle lors d’une vigilance rouge canicule ;
  • la limitation à six heures par jour du temps de travail lors d’une vigilance orange ;
  • un droit au télétravail lorsque cela est possible ;
  • des pauses régulières sans perte de salaire au-delà d’un certain seuil de température ;
  • l’obligation pour l’employeur de mettre à disposition des espaces rafraîchis, de l’eau potable, des zones ombragées ou ventilées et, lorsque nécessaire, des douches ;
  • le pouvoir pour l’inspection du travail d’arrêter temporairement une activité dangereuse ;
  • une indemnisation des salariés en cas d’arrêt du travail lié aux conditions climatiques.

Ces mesures ont été complétées par une proposition de loi déposée par Hadrien Clouet, qui fixe notamment une température maximale de 33°C dans les locaux de travail intérieurs, conformément aux recommandations de l’INRS, ainsi qu’une majoration salariale au-delà de la cinquième heure travaillée en période de forte chaleur.

Enfin, une autre proposition portée par Antoine Léaument prévoit un congé rémunéré pour les salariés vivant ou travaillant dans une zone touchée par une catastrophe naturelle ou un événement climatique extrême.

L’objectif global est simple : protéger la santé et la vie des travailleur.euse.s face à des épisodes climatiques qui vont devenir de plus en plus fréquents et violents. Aucun impératif de rentabilité ne devrait justifier qu’un salarié mette sa vie en danger pour travailler sous des températures extrêmes

Sources:linsoumission.fr

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mardi 26 mai 2026

Mélenchon sondé à 16% – Une puissante dynamique s’amplifie autour du leader insoumis.

 C’est une nouvelle qui ne va pas arranger l’état de panique de ses adversaires. Jean-Luc Mélenchon est sondé à 16% d’après un sondage Odoxa paru ce mardi 26 mai. A 16%, celui qui a déjà recueilli plus de 280 000 soutiens populaires est à la position à laquelle il était sondé quatre jours avant le premier tour, en 2022. Il avait finalement réalisé 22% des voix, à un point du second tour.

Ce sondage en confirme un autre, récent, de Cluster 17, qui indiquait que Jean-Luc Mélenchon était la personnalité de gauche qui recueille le plus de « soutien ». Cette nouvelle étude montre que le leader insoumis est loin devant Glucksmann (11%), Roussel (2,5%), et Marine Tondelier (4%).

A deux semaines de son meeting de lancement de campagne le 7 juin à Saint-Denis, tous les signaux sont au vert pour Jean-Luc Mélenchon. Avec une équipe nombreuse, et un programme solide – ouvert aux contributions citoyennes pour l’améliorer, le leader insoumis confirme qu’il est le seul capable de battre le RN. Est aussi confirmé la bonne circulation de ses propositions. Blocage des prix, hausse des salaires, taxation des superprofits, bifurcation écologique, référendum révocatoire en passant à la 6ème République, suspension de l’accord UE-Israel, ce sont tout autant de mesures qui convainquent, et renforcent la puissante dynamique autour de Jean-Luc Mélenchon. Vous voulez rejoindre la campagne ? Rendez-vous sur http://melenchon2027.fr. Prochain rendez-vous : le 7 juin.



 

















« Je serai au second tour de l’élection présidentielle. Et nous gagnerons, car la France n’est pas un pays fasciste ou raciste. » – Jean-Luc Mélenchon







































Sources:linsoumission.fr

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