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mercredi 4 février 2026

« Des chiffres jamais atteints depuis 30 ans » : les conclusions alarmantes du dernier rapport sur la crise du logement en France.

 Le 31ᵉ rapport de la Fondation pour le logement des défavorisés est paru le 3 février 2026. « Des chiffres jamais atteints depuis 30 ans », alerte Mathilde Panot ce matin, en conférence de presse du groupe parlementaire LFI. Le rapport dénonce une nouvelle année de dégradation des conditions de logement des Françaises et Français les moins riches, et leur appauvrissement continuel. Alors que les élections municipales des 15 et 22 mars approchent, les candidats et candidats insoumis se sont déjà engagés à lutter pied à pied contre le sans-abrisme et et le mal-logement. Notre article.

Le dramatique nombre de personnes sans domicile

Plus d’un million de personnes n’ont pas de logement personnel :

  • 350 000 personnes sans domicile, hébergées en centre d’hébergement ou à l’hôtel (143 000 en 2012) ;
  • 40 000 sans abri ;
  • 590 000 personnes hébergées chez des tiers (hors parents).

2 367 enfants sont restés sans solution d’hébergement malgré l’appel au 115, le 11 novembre 2025, un chiffre sous-estimé compte tenu des personnes qui n’appellent pas le 115.

Le 6 janvier 2026, Mathilde Panot lance un appel à la réquisition des bâtiments vides : « J’appelle à la fois à ouvrir les bâtiments publics et à faire respecter la loi de réquisition qui date de 1946 et qui a été utilisée la dernière fois en 1999. (…) Il y a une responsabilité de ce gouvernement et de l’ensemble des pouvoirs publics de mettre tout le monde à l’abri ». Candidat LFI à la mairie de Marseille, Sébastien Delogu défend aussi la réquisition des habitations vides compte tenu des 8,2 % du parc immobilier marseillais non habités (en hausse de 26 % entre 2009 et 2020).

Pour aller plus loin : « Nous ne laisserons pas mourir de froid, il faut réquisitionner les logements vides » – Tribune de candidats LFI pour les municipales, prêts à lutter contre le sans-abrisme

La réponse du gouvernement : le recours à la force

Près de 3 millions de ménages sont en attente d’un logement social en 2025 (2,1 millions en 2017), mais on agrée près de 40 000 logements sociaux de moins qu’en 2016 (auxquels il faut soustraire les logements démolis). Et le nombre de logements mis en chantier a baissé de 37 % depuis 10 ans.

Le choix fait par le gouvernement est d’expulser les personnes qui n’arrivent plus à payer leur loyer et leurs charges : 24 556 expulsions locatives ont eu lieu, un record historique, en hausse de 29 % en un an et de 223 % en 20 ans. La loi Kasbarian-Bergé facilite les expulsions : délais de paiement et délais pour quitter les lieux plus compliqués, instaurant une chasse aux pauvres. On expulse et on manque de logement, fatalement le nombre de personnes sans domicile s’aggrave.

Le rapport estime que plus de 4 millions de personnes sont mal logées : absence de confort minimal, surpeuplement accentué, foyers vétustes, habitat mobile dans de mauvaises conditions. 12,3 millions de personnes sont fragilisées par rapport au logement : surpeuplement « modéré », situation d’impayés de loyers ou de charges exposant à l’expulsion, précarité énergétique, niveaux de loyers insoutenables.

Et les difficultés sont accentuées pour les personnes en situation de handicap : logements inadaptés, accès au logement plus difficile, etc., ce que le rapport 2025 documente de manière étayée.

Pauvreté et mal-logement

Le rapport montre le lien entre mal logement et pauvreté, les deux étant en aggravation constante, « il en est un catalyseur et un multiplicateur ». En 35 ans, la part des loyers dans les revenus des locataires a doublé. La pauvreté touche d’abord les locataires, car la faiblesse des revenus limite l’accession à la propriété.

Ce phénomène reconduit les inégalités : les 25 % les plus modestes consacrent deux fois plus de leurs revenus aux dépenses de logement que les 25 % les plus aisés. Pour 5 millions de personnes, c’est plus de 35 % des revenus qui sont dévolus au logement, et toutes ces personnes n’accumulent pas de patrimoine.

Les politiques des gouvernements successifs depuis 15 ans, et en particulier de ceux de Macron, ont accentué cet appauvrissement et les inégalités. Les loyers et les charges (électricité notamment) ne cessent d’augmenter tandis que les aides aux dépenses liées à son habitation sont en baisse.

En décembre 2024, François Piquemal dépose une proposition de loi (PPL) visant l’encadrement des loyers. Il entend mettre en place cette mesure à Toulouse s’il est élu maire. Pour lui, il faut aussi changer la perception du logement public, auquel 70 % des Français sont éligibles : « Il faut que le logement public soit tout aussi désirable. C’est un choix politique : le logement public peut être en pointe, notamment sur la transition écologique ».

De la responsabilité de la Spéculation

Le rapport de la Fondation souligne également que « le patrimoine est beaucoup plus inégalement réparti que les revenus » : les 10 % les plus fortunés possèdent 48 % de l’ensemble du patrimoine. En vingt ans, les prix des biens immobiliers ont augmenté quatre fois plus vite que les revenus bruts des ménages. L’État se désengage et fait place à des acteurs privés qui ne cherchent que la rentabilité. Oxfam a par exemple calculé que trois niches fiscales relatives au secteur du logement ont coûté près de 11 milliards aux finances publiques en 12 ans, de quoi financer plus de 70 000 logements sociaux.

À l’instar de collectifs citoyens (comme Stop démolitions), François Piquemal interroge la politique de démolition-reconstruction menée par l’ANRU sans véritable consultation des cinq millions d’habitantes et d’habitants concerné.es. Les opérations ANRU 1 ont démoli 164 400 habitations, l’équivalent de l’habitat d’une ville comme Nice.

Une mission d’information sur le bilan de l’ANRU du groupe parlementaire LFI a conclu à une dérive du dispositif dans une logique de démolition-reconstruction-gentrification avec un coût social, écologique et financier considérable.

Le député LFI Abdekader Lahmar, candidat à la mairie de Vaulx-en-Velin, indique ainsi : « La rénovation urbaine a consisté à chasser les pauvres de nos quartiers populaires, avec des logements sociaux volontairement insuffisants, au nom d’une mixité sociale qui insulte celles et ceux qui ont fait l’histoire de la ville ». Il dépose la semaine prochaine un projet de loi visant à faire cesser les démolitions inutiles.

La France insoumise a dans les bases du programme pour les élections municipales de garantir le droit à un logement digne par les priorités suivantes :

  • Mettre sous contrôle le marché du logement en augmentant la part de logement public, en appliquant partout où c’est possible l’encadrement des loyers et en développant l’accession à la propriété non spéculative.
  • Lutter contre les expulsions locatives.
  • Fixer l’objectif de communes zéro sans-abri, zéro passoire thermique, zéro habitat insalubre.
  • La mise en place de Brigades dédiées au mal-logement

Sources:linsoumission.fr (Par Sandrine Cheikh


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mardi 3 février 2026

Suicides de lycéens/Parcoursup : une marchandisation de l’école et de l’enseignement toujours plus vorace.

 

Chaque année en France, des dizaines de lycéens se suicident. Les syndicats pointent notamment les pressions que subissent les élèves à cause de Parcoursup. Les candidatures sur cette plateforme sont ouvertes depuis ce lundi 19 janvier. Depuis plusieurs années, les témoignages de lycéens et d’étudiants déçus par leur passage dans les écoles privées se multiplient : formations promises comme « d’excellence », frais de scolarité exorbitants et, à l’arrivée, des diplômes à la valeur contestée ou des certifications pas toujours reconnues.

Derrière Parcoursup et les vies brisées, c’est une logique ultra-libérale qui s’installe. L’école n’est plus pensée comme un service public ou un lieu d’émancipation, mais comme un simple marché. Dans ce marché, Parcoursup est une fabrique d’échecs, de morts et de mensonges. 

Un paysage concurrentiel dopé par Parcoursup et MonMaster

L’introduction de plateformes comme Parcoursup (2018, plateforme nationale qui centralise et gère les candidatures et admissions en première année de l’enseignement supérieur) et MonMaster (2023, plateforme nationale permettant aux étudiants titulaires d’une licence de consulter l’intégralité de l’offre de formations de master et de déposer leurs candidatures en première année) a accéléré la sélection dans l’enseignement supérieur, tout en créant de nouvelles angoisses pour les lycéens, les étudiants ainsi que leurs familles. Un marché florissant s’est même développé autour de l’accompagnement individuel. De plus en plus de familles font même appel à des coachs spécialisés parfois à des tarifs atteignant 700 €) dans l’espoir d’optimiser les chances de leurs enfants.

Paroursup et MonMaster, en laissant chaque université organiser sa propre sélection, ferment à de nombreux bacheliers et licenciés l’accès au public et les poussent à se rabattre vers des écoles privées, souvent très onéreuses. Le coût de l’enseignement privé supérieur connaît d’ailleurs, une hausse constante depuis 2019.

Pour aller plus loin : Classes de Défense et Sécurité/Service National Volontaire : face à ses échecs, Macron envoie les élèves dans les bras de l’armée

Pour les acteurs privés, Parcoursup et MonMaster servent désormais d’argument marketing : « Si vous n’êtes pas pris dans le public, achetez votre avenir chez nous ». Les écoles privées rivalisent de promesses et de communication agressive pour attirer ces « recalés du système » et transformer l’angoisse sociale en opportunité commerciale. Certains lycéens et lycéennes renoncent même à s’inscrire sur Parcoursup afin d’éviter l’intense tension émotionnelle générée par la longue attente et l’incertitude de la période d’admission, qui s’étend de juin à septembre.

De nombreuses écoles privées supérieures mettent en avant l’existence de bourses d’étude, qu’elles présentent comme des dispositifs destinés à favoriser l’égalité des chances et à répondre à l’exclusion potentielle que crée le coût élevé de leur formation. Pourtant, dans la réalité, ces aides servent aussi d’élément de communication visant à redorer leur image et à répondre aux accusations de sélection sociale ou d’élitisme. Cette démarche offre ainsi à ces écoles une forme de bonne conscience institutionnelle, sans remettre en cause le modèle économique global fondé sur la marchandisation de l’enseignement supérieur.




















Suicides, dépressions, mal-être : Parcoursup, une pression intenable sur la santé mentale des jeunes

Les témoignages publiés récemment sont révélateurs : absence de suivi, enseignants non-payés ou démissionnaires, stages invisibles, valeurs des diplômes floues, enseignement dématérialisé à outrance, modalités d’évaluation bâclées, niveau d’expertise des enseignants pas systématiquement assuré. Beaucoup d’étudiants découvrent trop tard que, derrière des tarifs prohibitifs, ils se sont engagés dans un parcours sans garantie réelle d’insertion professionnelle ou de reconnaissance académique. De plus, la pression financière amène parfois certains établissements à dévoyer le principe du redoublement pour percevoir à nouveau des frais d’inscription.

Parcoursup et MonMaster, censés améliorer l’organisation des parcours, n’ont fait qu’accentuer la pression, enfermer la formation dans une logique de concurrence et d’achat de places, au détriment du projet éducatif et collectif et de la santé mentale des jeunes. Ainsi les syndicats, à commencer par la Fédération des Conseils de Parents d’Elèves (FCPE), pointent la responsabilité de Parcoursup et de la pression qu’il implique dans les nombreux drames qui touchent chaque années des centaines de lycéens. En 2024, une étude de Santé Publique France révélait par exemple que près d’un lycéen sur dix déclarait avoir déjà fait une tentative de suicide. La même année, le député LFI Louis Boyard lançait une grande enquête nationale dans laquelle les lycéens étaient près de 81 % à affirmer que Parcoursup était une source d’angoisse.

Parcoursup est devenu un outil de tri social qui broie des vies plutôt qu’un dispositif d’orientation au service de l’émancipation. Il met les lycéens en concurrence, avec des critères opaques, et leur fait porter individuellement la responsabilité d’un système organisé pour sélectionner, exclure et hiérarchiser les parcours, au risque de mener à des drames. Ces logiques pèsent lourdement sur la santé mentale : angoisses, troubles du sommeil, perte d’estime de soi et sentiment d’échec définitif se multiplient, particulièrement dans les milieux populaires et les territoires déjà fragilisés. Pour certains, cette incertitude radicale sur l’avenir, combinée au manque de soutien psychologique (psychologues, infirmières et infirmiers, assistants et assistantes sociales en nombre insuffisant et sous-payé·es), devient une violence institutionnelle insoutenable et amplifie un mal‑être préexistant.

La logique de marché, racine du problème

Ce nouveau marché du diplôme suscite de multiples dérives : recherche du profit, baisse de la qualité, chasse aux certifications RNCP, multiplication de cursus « de niche » pour répondre à toutes les anxiétés d’orientation. Les écoles privées occupent le vide laissé par la massification de l’enseignement supérieur public, qui se veut sélectif sans offrir d’alternatives crédibles à tous.

La déception ressentie par de nombreux étudiants ne relève pas simplement d’une expérience individuelle, mais révèle l’envers d’une marchandisation généralisée de l’éducation : au lieu de s’engager dans un projet pédagogique choisi, l’étudiant se trouve souvent contraint de « financer » un espoir de diplôme, alimentant ainsi un système où le prestige d’une formation dépend avant tout de son coût et du pouvoir séducteur de son discours commercial. La non-sélection, attribuée à un classement technique, se transforme en blessure personnelle alors qu’elle est, en réalité, la conséquence mécanique d’un modèle systémique structuré autour de la rareté, de la compétition et du tri social.

Un ascenseur social en panne depuis les années 1990, désormais proche de l’effondrement

L’ascenseur social, historiquement présenté comme la promesse d’une progression sociale grâce à l’éducation, est aujourd’hui pratiquement détruit. En France, Parcoursup et MonMaster n’ont fait qu’aggraver ce phénomène. Alors que l’accès aux études supérieures devrait permettre aux jeunes issus de milieux modestes de s’élever, la logique de marchandisation du secteur privé et la sélection accrue via ces plateformes renforcent la reproduction des inégalités : pour beaucoup, le passage à l’enseignement supérieur devient un parcours d’obstacles financier, organisationnel et psychologique, alimenté par la concurrence pour des places trop rares dans le secteur public et le marketing d’acteurs privés.

Des études et des témoignages récents montrent que la mobilité sociale stagne, voire régresse depuis les années 2000, malgré les promesses d’équité et de pluralisme portées par ces réformes. Il faut désormais six générations pour accéder à la classe moyenne en venant d’un milieu défavorisé, contre deux dans certains pays nordiques. Le capital économique, culturel, informationnel et symbolique joue un rôle décisif au moment des choix d’orientation et les jeunes issus de l’aide sociale à l’enfance ou de territoires défavorisés cumulent les obstacles vers les diplômes qualifiés et les emplois stables. Parcoursup et MonMaster, en accentuant la concurrence, en précarisant l’accès, contribuent à figer les barrières, rendant plus difficile, voire inaccessible, la promesse de l’émancipation par l’école.

Pour restaurer l’idéal d’une éducation accessible à tous, il faudrait sortir d’une logique de marché et d’orientation exclusivement concurrentielle : cela passerait par une augmentation significative des capacités d’accueil dans le public, une redistribution volontaire des moyens, mais aussi une simplification et une humanisation des modalités de candidature. À long terme, il s’agirait d’affirmer à nouveau l’école et l’université comme espaces de service public, de mixité sociale, et d’émancipation collective, au lieu d’en faire des marchés de diplômes et des lieux de sélection sociale. Cette réorientation exigerait un débat politique de fond sur le sens et la finalité de l’éducation dans la société à venir.















Sources:linsoumission.fr (Par Stéphane Renouf, professeur agrégé, doctorant en Sciences de l’éducation et de la formation & Sabrina Sailly, professeure des école


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lundi 2 février 2026

Stop au mitage de la Sécurité sociale ! – Le billet d’humeur de Christophe Prudhomme

 Sécurité sociale. Dans les colonnes de L’insoumission, le docteur Christophe Prudhomme revient sur les conclusions récentes du Haut Conseil pour le financement de la protection sociale (HCFIPS). En résumé : le « trou » de la Sécurité sociale est dû aux exonérations ou aux exemptions de cotisations sociales qui se sont multipliées ces dernières années, notamment sous l’ère macroniste. Autre enjeu abordé : comment le Gouvernement, épaulé par son allié le PS, projette d’affecter une part de la CSG (constituant une part significative de la Sécu’) aux collectivités, pour compenser la baisse budgétaire qu’il leur impose. Son billet d’humeur de la semaine.

Sécurité sociale : le HCFIPS donne raison à tous ceux qui alertent sur la baisse de recettes depuis des années

Une structure gouvernementale, le Haut Conseil pour le financement de la protection sociale (HCFIPS), écrit que le « trou » de la Sécu ne peut s’expliquer par une crise sanitaire ou économique, mais est en relation directe avec les exonérations ou les exemptions de cotisations sociales qui se sont multipliées ces dernières années. C’est bien ce que nous répétons depuis des années et que cela soit confirmé par cet organisme nous conforte dans notre exigence de supprimer au moins en partie ces largesses octroyées aux entreprises, qui n’ont jamais créé réellement d’emplois, mais ont permis d’augmenter leurs bénéfices, notamment pour les plus grosses d’entre elles.

Pour aller plus loin : La maltraitance des étudiants en médecine – Le billet d’humeur du médecin urgentiste Christophe Prudhomme

Car il ne faut pas mettre dans le même panier les PME-PMI et les entreprises du CAC 40 qui ont versé un montant record de 107,5 milliards d’euros aux actionnaires en 2025. Il faut le répéter, pour équilibrer les comptes de la Sécu en 2026, il aurait suffi que les députés votent une suppression de seulement 25 % des exonérations de cotisations sociales dont le total atteint aujourd’hui la somme faramineuse de 80 milliards. Ceci a été souligné par le HCFIPS, je cite : « Globalement ce sont les entreprises de grande taille qui utilisent le plus largement ces dispositifs ».

L’autre élément très inquiétant pointé dans le même rapport est l’arnaque qui se profile autour de la CSG qui, il faut le souligner, n’est pas une cotisation sociale mais un impôt. Or si les cotisations sociales ne peuvent financer que la Sécu, ce n’est pas le cas d’un impôt dont l’affectation dépend du bon vouloir du gouvernement. Or ce dernier projette d’affecter une part de la CSG aux collectivités pour compenser la baisse budgétaire qu’il leur impose par ailleurs. Là aussi, le HCFIPS souligne que la CSG est au cœur du financement de la Sécurité sociale depuis plus de 30 ans à côté des cotisations et que toute perte de ressources apparaît totalement inappropriée. 


Qu’un organisme d’État critique la politique du gouvernement est plutôt salutaire dans une démocratie. Ce qui l’est moins est la servilité d’un certain nombre de députés dits de gauche pour avaler la couleuvre d’un budget de la Sécu’ amputé d’une partie de ses ressources.

Aujourd’hui, les cotisations sociales ne représentent plus que 48 % des ressources de la Sécu, ce qui constitue un danger majeur. En effet, le reste ce sont des impôts et des taxes dont l’affectation dépend du bon vouloir du gouvernement en place. L’enjeu politique actuel est donc de supprimer la CSG en tant qu’impôt et de rétablir un financement de la Sécu par des cotisations sociales prélevées sur les salaires, mais dont l’assiette doit être élargie pour que les autres revenus cotisent également au même niveau. Ne laissons pas ce débat à des spécialistes car la Sécu est notre bien commun qu’il s’agit de préserver. Car l’actuel est capable de tout, y compris d’utiliser une part de la CSG pour financer l’armée, qui est devenue la seule et unique priorité budgétaire au détriment des autres !

Sources:linsoumission.fr. (Par  le Dr Christophe Prudhomme)

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samedi 31 janvier 2026

« Le Monde » fait la leçon aux patrons de PME « séduits » par LFI.

 Le Monde. Faut-il qu’ils aient la trouille ! Dans son post de ce jeudi, Jean-Luc Mélenchon expliquait les remous et les dérapages qu’avaient suscités au Medef la simple tenue d’un colloque de l’Institut La Boétie avec des représentants d’organisations patronales de TPE et PME. Qui est immédiatement venu commettre un beau travail de propagande pro Medef – sûrement même pas sollicité d’ailleurs ? Évidemment, c’est « la bourgeoisie faite journal », comme disait Léon Trotsky, le journal de révérence Le Monde.

L’article, signé Sandrine Cassini, est un petit bijou de bêtises accumulées par quelqu’un qui ne comprend rien à l’évènement dans lequel il est immergé. Faute d’imagination, dès les premières lignes, le porte-plume est obligé de piquer à son collègue du Figaro le savoureux « trotsko-poujadiste » qu’il a produit. On ne trouvera malheureusement rien d’aussi raffiné et imaginatif dans les mesquineries du Monde.

À vrai dire, au siège de LFI comme à l’Institut La Boétie, ce genre de papier est devenu un must qu’on se passe avec gourmandise. On dit « c’est du Cassini » pour dire : « c’est nul ». Car l’avis partagé est que les lignes sont moins dictées par l’habituelle volonté de nuire du quotidien que par la sottise et l’inculture de ses rubricards politiques pour la gauche et de leur lamentable chef Olivier Pérou. Des gens capables d’attribuer une requête auprès du « Conseil de sécurité de l’OTAN », qui n’existe pas, comme ce fut le cas récemment, il n’y en a qu’au Monde. Ailleurs, le niveau de compétence est une obligation. 

De la bassesse du journalisme politique

Cette fois-ci, c’est jubilatoire. Ainsi, quand est asséné « dans le logiciel économique “insoumis”, il y a les bons patrons et les mauvais patrons » ! Quelle crasse ! Hélas, il n’y a plus au Monde l’armada de trotskistes qui s’y trouvait du temps de Plenel et Jarreau. Avec eux a disparu toute culture de l’historique des idées de la gauche. Elle aurait pu permettre à ce type d’inculte de comprendre de quoi il est question en réalité dans notre analyse. Mais les fragmentations du patronat correspondant à l’évolution du capitalisme de notre époque, c’est trop pour elle.

À charge de preuve, la fine enquêtrice qui commet cet article note que « seules des organisations patronales de petites structures, comme la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), la Confédération nationale de l’artisanat des métiers et des services, la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB) et l’Union des entreprises de proximité (U2P), étaient conviées. Pas le Medef, incarnation du “grand capital” ».

Ben oui, puisque le sujet, c’était la petite entreprise ! Un simple tour de quelques minutes sur la chaîne YouTube de l’Institut La Boétie lui aurait permis de voir que l’an dernier, l’un des invités des journées économiques de l’Institut La Boétie était précisément le vice-président du Medef, Fabrice Le Saché. Les échanges avaient, à l’époque, été de bonne tenue, et sans aucune agressivité des deux côtés malgré d’évidents désaccords.

Sans prêter attention à ce que Sophia Chikirou, Aurélie Trouvé ou Jean-Luc Mélenchon ont réellement dit lors de ce colloque, les positions y sont volontairement caricaturées. Mais la flemme joue là encore son rôle. Il est vrai qu’il y a eu quatre heures d’échanges, ce qui est beaucoup pour quelqu’un qui n’y connaît rien et ne cherche d’ailleurs pas à comprendre. Restent donc les ânonnements de base de ce type d’ignorance. L’idée, pas très subtile il est vrai, est d’employer les gros mots qui font peur pour bien faire comprendre aux patrons de TPE ou PME, peut-être tentés par le diable, que c’est très mal.Ainsi, la planification écologique insoumise est-elle présentée comme « une sorte d’économie administrée ». Démocrates chrétiens héritiers de Jean Monnet, républicains de droite héritiers du général de Gaulle seront heureux d’apprendre que leurs familles politiques se sont rendues complices d’un tel soviétisme. Toutes deux ont en effet gouverné la France à une époque où les grands objectifs de l’économie française étaient décidés via un commissariat général au Plan. Mais la plumitive du Monde et son chef de rang savent-ils déjà tout simplement de qui nous parlons ici ?

Pour aller plus loin : Les insoumis et le patronat des PME proposent ensemble de changer les règles du jeu

Caricatures, tri malhonnête et accentuation des désaccords pour mieux servir le récit de la bourgeoisie

Ainsi, la plus grande partie de l’article consiste en un fin triage, découpage et collage de citations pour créer artificiellement des désaccords là où pourtant ils n’existent pas et donner l’impression d’avoir compris. Ainsi, le président de l’U2P déclare avec bon sens dans l’article : « Réserver la commande publique aux PME et aux TPE : oui, ça nous va. S’attaquer aux grandes entreprises ? Non, car cela déstructure toute l’économie ».

Pour Sandrine Cassini, c’est la preuve qu’il est reparti du colloque « plus que dubitatif ». L’exact contraire de ce qu’il a dit à haute et intelligible voix. En réalité, la première partie de la phrase est une proposition faite textuellement dans le rapport de l’Institut La Boétie et partagée par ces organisations. Quant à la deuxième, elle ne fait encore une fois que reprendre ce que Jean-Luc Mélenchon a dit dans son introduction, où il défendait des relations harmonieuses entre champions nationaux et PME.

L’article passe par ailleurs sous silence tous les moments où les représentants des quatre organisations présentes ont eux-mêmes souligné la différence de condition et de traitement avec les grandes entreprises. Ils en ont témoigné avec force. Madame Cassini ne devait déjà plus être là, quoiqu’elle en dise. Loyers et énergie trop chers, retards dans les paiements aux sous-traitants, soumission à une rente numérique ont été dénoncés avec force. Jean-Luc Mélenchon a d’ailleurs proposé d’appeler cela d’un mot simple et connu : l’exploitation.

Bien entendu, il y a des désaccords entre LFI et le patronat des PME ! Bien sûr ! Et personne n’a l’intention de les effacer. Ainsi, sur la question de l’utilité ou non des baisses de cotisations sociales, nous pensons que cette politique a été un échec pendant les 45 ans où elle a été appliquée.

Il est temps, en conséquence, de tourner la page. En tout état de cause, les préconisations de l’Institut La Boétie comme l’Avenir en commun prévoient une « caisse de péréquation inter-entreprises » pour qu’en la matière PME et TPE ne soient pas traitées comme des multinationales. Mais comment ne pas sourire quand Sandrine Cassini tente de présenter un propos pro-salariés de Michel Picon comme un désaccord avec les Insoumis ?

C’est là le sommet du ridicule. Si madame Cassini cherche à poursuivre son enquête sur les positions des uns et des autres à propos des progrès des droits des salariés dans les petites comme dans les grandes entreprises, elle ferait bien de se procurer un exemplaire de « l’Avenir en commun ». Car nous n’allons certainement pas dépenser un timbre et une enveloppe pour lui envoyer nous-mêmes. Sait-elle encore lire ce qui s’écarte de son bréviaire de bigote de la haine anti-LFI ?

Ce qu’a écrit Le Monde ne correspond en rien à ce qui s’est déroulé au colloque de l’Institut La Boétie

Tout ce tissu de bêtises n’a en fait qu’un seul but. Il colle à celui du Medef. Retourner les organisations de PME et TPE contre leurs propres intérêts et leur interdire d’adhérer à une proposition de réforme des règles de représentativité patronale. Présentant une proposition faite par Michel Picon lui-même au cours des échanges comme venant des Insoumis, la redoutable madame Cassini lui fait dire qu’il n’est « pas dupe » !

Et oui, petits patrons, méfiez-vous, grands enfants ! Heureusement que maman Le Monde est là pour vous apprendre la vie politique : faites attention aux pièges des Insoumis ! Ils osent reprendre votre demande d’une proposition de loi pour faire que le Medef ne monopolise pas toute votre représentation ! Danger !

Le compte rendu du Monde ne correspond à rien de l’évènement de samedi dernier, quoiqu’il ait fallu une semaine à l’auteure pour en écrire trois colonnes. À bas les cadences infernales ? « Stratégie de présidentialisation », « tente de séduire », dit cette personne qui n’a aucun respect pour quelque travail intellectuel que ce soit et semble n’identifier que la séduction comme mode de conviction.

Surtout continuez ! Le niveau intellectuel de vos lecteurs nous rendra justice de la nullité sur ce plan de vos commentaires. Et votre situation ne va pas s’améliorer ! Savez-vous qu’il y avait aussi ce matin une réunion de patrons insoumis ? 400 se sont déclarés tels. Dont 200 auto-entrepreneurs ! La fin du monde. Pas le journal. La réalité à laquelle il ne comprend rien.

Sources:linsoumission.fr (Par Antoine Salles-Papou)

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jeudi 29 janvier 2026

Les insoumis et le patronat des PME proposent ensemble de changer les règles du jeu

 TPE/PME. C’était un événement politique sans précédent dans l’histoire de la gauche, et plus encore dans celle de la gauche radicale. Le 24 janvier 2026, sous l’égide de l’Institut La Boétie, s’est tenu un débat franc et direct entre le mouvement insoumis et les principales organisations syndicales représentatives du petit patronat.

Côté patronal, ont participé Laurent Munerot, président de la Confédération nationale de l’artisanat des métiers de service et de fabrication (CNAMS), Jean-Christophe Repon, président de la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB), ainsi que les présidents des deux organisations les plus nombreuses : Amir Reza-Tofighi pour la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) et Michel Picon pour l’Union des entreprises de proximité (U2P).

Pendant plus de quatre heures, les échanges ont permis de confronter sans détour les analyses, d’identifier convergences et désaccords, et de sortir des caricatures habituelles. Une partie de la presse hostile a voulu y voir une manœuvre électorale en direction du petit patronat. Comme si chercher à convaincre était illégitime. Comme si dialoguer avec celles et ceux qui produisent réellement dans ce pays était suspect. Notre article.

Comment LFI prépare concrètement l’exercice du pouvoir 

L’objectif affiché est pourtant clair : préparer les conditions concrètes de l’exercice du pouvoir. Gouverner implique de savoir comment agir sur l’économie productive : planifier, investir, structurer des filières industrielles et écologiques. Cette question est complexe, mais centrale. Trop souvent, la gauche a échoué faute d’y avoir travaillé sérieusement en amont. Jean-Luc Mélenchon l’a résumé ainsi : « La question clé, c’est la démocratie. Si on met de la démocratie dans la représentation patronale, la situation sera meilleure pour le pays, pour la démocratie et pour la production. »

Cette démarche s’inscrit dans une méthode assumée : poser un cadre d’analyse global, définir une stratégie économique, puis identifier les partenariats nécessaires à sa mise en œuvre. En amont du colloque, plusieurs centaines de petits patrons s’étaient d’ailleurs mobilisés, dont de nombreux auto-entrepreneurs et dirigeants de TPE, sur des bases de représentativité territoriale et professionnelle. Là encore, un fait inédit dans l’histoire de la gauche radicale.

Pour aller plus loin : Budget Macron-Faure – « Les concessions affichées sont mensongères ou excessivement biaisées » : avant le vote de la censure, la mise au point d’Éric Coquerel

La représentativité patronale, une question centrale qui va devenir une loi transpartisane

Le point de bascule du colloque est intervenu dans sa conclusion. À l’initiative même des organisations patronales présentes, l’idée d’une proposition de loi transpartisane sur la représentativité patronale a émergé. La France insoumise s’est engagée à la porter au Parlement, dans la continuité d’une proposition déjà avancée lors de la campagne présidentielle de 2017.

L’enjeu est majeur. Aujourd’hui, le dialogue social est verrouillé par un droit de veto de fait du Medef. Il n’existe pas d’élections patronales : la représentativité est calculée tous les quatre ans selon deux critères, 70 % en fonction du nombre de salariés des entreprises adhérentes et 30 % selon le nombre d’adhérents.

Ce mode de calcul donne un poids écrasant au Medef, alors même qu’il s’agit de l’organisation patronale comptant le moins d’adhérents : 149 000 entreprises en 2025, contre 221 000 pour l’U2P et 243 000 pour la CPME. Dans les conseils de prud’hommes, il détient 46 % des sièges patronaux, soit autant que la CPME et l’U2P réunies. Dans l’industrie, ce chiffre atteint 60 %. À l’inverse, l’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire (UDES) ne dispose que de 4 % des sièges, alors qu’elle représente 14 % de l’emploi privé.

La réforme proposée viserait à rééquilibrer cette situation, notamment autour d’une règle plus démocratique (50 % salariés, 50 % adhérents) avancée par l’U2P. L’objectif est clair : fluidifier les négociations sociales et mettre fin au veto structurel du Medef.

Un patronat loin d’être homogène

Mais l’enjeu dépasse la seule architecture institutionnelle. Le patronat n’est pas un bloc homogène. La financiarisation du capitalisme et la mondialisation ont profondément fragmenté le tissu productif. Patronat financier, multinational et patronat de proximité ne poursuivent ni les mêmes intérêts ni les mêmes logiques. Comme l’a rappelé Amir Reza-Tofighi : « Il faut une stratégie nationale face aux grands enjeux du siècle. Transition écologique, souverainetés alimentaire, médicale et militaire : les aides publiques doivent être efficaces. L’État doit permettre aux TPE-PME de répondre à ces défis ».

Cette réalité sociale a également été soulignée par la députée insoumise Sophia Chikirou : « Les “entreprises” n’existent pas. Il y a les multinationales qui dominent, et les TPE-PME qui subissent : coûts qui explosent, marges en baisse. Le patron de TPE est aussi un travailleur. »

La « nouvelle France » patronale est composée d’auto-entrepreneurs, d’artisans, de TPE et de PME. Une entreprise sur deux ne compte qu’un salarié. Le patron de TPE est aussi un travailleur. Donner plus de poids à ce patronat de proximité, ce n’est pas renoncer au progrès social : c’est reconnaître la réalité de l’économie productive.

Ces entreprises sont plus de 4 millions et ont créé 700 000 emplois nets en dix ans, quand les grandes entreprises en détruisaient 200 000. Dans un contexte international marqué par le recul du dogme néolibéral et le retour de la planification, du contrôle des prix et de la sécurisation des approvisionnements, cette réflexion apparaît décisive.

Un basculement historique du cadre économique mondial

Cette réflexion s’inscrit aussi dans un basculement historique plus large. L’actualité simplifie l’observation. Le marché néolibéral tel qu’il a été défini et imposé depuis les années 1970 n’est plus la norme incontestée. Aux États-Unis, les politiques menées sous Joe Biden puis prolongées de manière plus brutale sous Donald Trump ont tourné la page du libre-échange dogmatique. Planification industrielle, protectionnisme ciblé, contrôle stratégique des approvisionnements et relocalisations sont redevenus des instruments assumés de politique économique.

Cette évolution est aussi largement nourrie par la montée en puissance du modèle chinois, économiquement vainqueur, qui combine intervention publique, planification de long terme et politique industrielle offensive.

Dès lors, une nouvelle attraction s’exerce jusque dans les sphères du capital national pour le plan, le contrôle des prix et la sécurisation des chaînes productives. La question du « compromis social » ne peut plus être posée hors sol, sans tenir compte de ces bouleversements profonds. C’est à cette réalité nouvelle que s’attache cette démarche : penser la transformation de l’économie productive à l’aune du moment historique, et non à partir de dogmes périmés.

Sources:linsoumission.fr (Par Elias Peschier)

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mardi 27 janvier 2026

Budget Macron-Faure – « Les concessions affichées sont mensongères ou excessivement biaisées » : avant le vote de la censure, la mise au point d’Éric Coquerel

 

« Bref c’est pire qu’en 2025 », lâche Éric Coquerel, à propos du budget Macron-Faure. Quelques heures avant le débat de la motion de censure co-signée entre les insoumis, les écologistes et les communistes à l’Assemblée nationale, il a pris la plume pour détailler les horreurs présentes dans ce budget, en train d’être passé en force par 49.3

Baisse du Fonds vert, suppression de plus de 4 000 postes d’enseignants, suppression de la Prime de Noël, coupes de milliards d’euros de crédits dans les services publics, exclusion des APL des étudiants étrangers non-européens non-boursiers… le tout pendant que les ultra-riches de ce pays peuvent dormir tranquilles. L’insoumission retranscrit dans ses colonnes l’analyse du président de la commission des finances de l’Assemblée nationale.

Pour aller plus loin : « Ils signent l’arrêt de mort de l’école publique ! » : plus de 4 000 postes d’enseignants supprimés par le pacte Faure-Macron en 2026

« Ce budget est un musée des horreurs. Il faut voter la censure ! » – Éric Coquerel

Les concessions affichées sont mensongères ou excessivement biaisées.

Fonds vert, les AESH, les postes d’enseignant-es, la prime d’activité, les bourses, les APL, le logement… et quand le Gouvernement lâche effectivement une miette, il en reprend autant de l’autre main (si ce n’est plus).

Par exemple, en termes d’aide écologique aux collectivités, le Fonds vert est en réalité en baisse. Avec le 49.3, il serait sabré de 28% de ses moyens pour engager des projets nouveaux en 2026. Trois ans après sa création, il serait donc baissé de 66% en deux ans.

Et les étudiants ? Pour le repas à 1€ et les bourses, il faudrait 140 M€ quand le gouvernement n’accorde que 50 M€. Quelle promesse ne tiendra-t-il pas ? Sur quels autres dispositifs devra-t-il couper ? Sans compter que ça n’efface pas la baisse de 2025 (- 140 M€)


Eric Coquerel

D’une main, le Gouvernement affiche une hausse de presque 50€ de la prime d’activité entre mai et décembre 2026. Et de l’autre main, il prend 150 à 230 euros à 1,2 million d’allocataires des minima sociaux en supprimant la prime de Noël.

Et il coupe des milliards d’euros de crédits dans l’ensemble des autres services publics ce qui va nécessairement détériorer la redistribution et la réduction des inégalités.

Le Gouvernement prétend faire un geste sur les aides au logement. Il augmente de 46 M€ le budget par un amendement (ce qu’il dit) mais le baisse de 300 M€ par rapport à l’an dernier (ce qu’il ne dit pas). Et le budget de l’aide à l’accès au logement baisse toujours de 290 M€. Il n’y a pas de concession.

Le Gouvernement prétend céder 400 M€ sur le logement social. Finalement ce ne sera que 200 M€. Et la dépense publique dans le logement reste à un plus-bas historique : 1,6% PIB (c’était 2,2% en 2010). Et 2,7 M de demandes de logement social. Et 15 millions de personnes dans le halo du mal-logement, 4,1 millions mal-logés, 350 000 personnes sans domicile (source FLD).

Et le Gouvernement veut augmenter les loyers dans le parc HLM.

Le ministre annonce 2 000 postes supplémentaires d’AESH. Ce ne sera finalement que 500 postes. Il a menti. Or il n’y a toujours qu’1 AESH pour 4 enfants en situation de handicap et leur statut précaire laisse souvent ces postes vacants.

En revanche le Gouvernement supprime bien 4 000 postes d’enseignants, alors que c’était une des « concessions » affichées en 2025 pour ne pas censurer François Bayrou. Et il faudrait 10 000 postes pour retrouver le taux d’encadrement d’avant-Macron (Source FSU).

Le Gouvernement veut imposer un texte contaminé par les idées racistes de l’extrême droite.

Avec ce 49.3, rien que demander des papiers coûterait 2x à 3x plus qu’avant : 200 à 300€ pour une simple demande de titre de séjour ou de naturalisation.

Avec ce 49.3, le budget « Intégration et accès à la nationalité française » baisserait de 21% en deux ans (92 M€).

Avec ce budget, la droite s’extrémise en se frayant un chemin vers la préférence nationale : le Gisti alerte sur l’exclusion des APL pour les étudiants non-européens non-boursiers (ça commence comme ça). C’est raciste. C’est inadmissible.

Evidemment le Gouvernement essaye de taire l’assèchement trumpien de l’aide publique au développement, dont le budget baisserait de 23% (830 M€) en 2026 et 53% (3,1 Md€) en deux ans. C’est un coup fatal aux ONG et à la solidarité internationale.

Les coupes du 49.3 « Lecornu » dans l’action publique et les services publics sont massives.

Fonction publique : -29% (208 M€), APD : -23% (830 M€), culture : 6,4% (250 M€). Et France 2030 : -1,1 Md€ ! Sur tous ces budgets, le 49.3 empire le budget initial du Gouvernement. Et le budget de l’emploi en outre-mer est toujours en baisse.

Et pendant ce temps-là, des milliers de Français-ses ultrariches ne paient pas leurs impôts. D’ailleurs, Amélie de Montchalin se vante « que l’Etat continue de faire des économies comme il n’en a pas fait depuis 25 ans » alors que dans le même temps il y a encore moins de taxation des ultra riches et des grandes entreprises que l’an dernier. Bref c’est pire qu’en 2025.

Sources:linsoumission.fr

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samedi 24 janvier 2026

Municipales 2026 – Comment les communes insoumises vont-elles préparer la révolution citoyenne et la 6ᵉ République ?

  Communes. En vue des élections municipales, La France insoumise se prépare à une étape cruciale de son histoire. Les insoumis seront présents dans plus de 500 communes, dans la totalité des villes de plus de 100 000 habitants, dans plus de 80 % des communes de plus de 30 000 habitants, jusque dans les plus petits villages. Nombreux sont les candidat·es déterminé·es à défendre localement le programme de l’Avenir en commun. En témoigne la multiplication des meetings de lancement de campagne suscitant un engouement populaire : Rennes, La Courneuve, Perpignan, Metz, Strasbourg, Lille…

Pour porter haut la nécessité de démocratiser la commune, LFI défend notamment deux mesures majeures : l’instauration du référendum d’initiative citoyenne (RIC), défendu depuis longue date par le mouvement insoumis, mesure centrale du mouvement des Gilets jaunes ; également la mise en place d’un référendum révocatoire pour les élus. Théorie de l’Ère du Peuple par Jean-Luc Mélenchon, communalisme insoumis : comment les insoumis comptent-ils passer de la théorie à la pratique du pouvoir dans les communes ? .

Dans les communes, la nouvelle condition urbaine, ses réseaux et ses inégalités
 

Les insoumis se réfèrent à la théorie de l’Ère du peuple, dernièrement développée par Jean-Luc Mélenchon dans Faites mieux !. Pour la comprendre, il faut revenir sur un basculement fondamental : l’Humanité est passée d’un à huit milliards d’habitants sur Terre en moins de deux siècles. Par conséquent, la vie urbaine s’est imposée partout, avec des connexions toujours plus vastes et complexes.

Pourquoi s’agit-il d’une rupture importante ? Car pendant 99 % de l’histoire humaine, les individus vivaient en autonomie et consommaient ce qu’ils produisaient. Chacun se reposait sur soi-même, sa famille, son village, sa tribu. À l’inverse, la survie dépend aujourd’hui d’une immense chaîne d’interdépendances. L’homo urbanus reproduit son existence grâce à des millions d’anonymes reliés par les réseaux, c’est-à-dire « l’ensemble des infrastructures par lesquelles s’organisent la circulation et la distribution du nécessaire, matériel et immatériel ».

Il ne s’agit pas de décrire ici uniquement les métropoles : même dans un village de 100 habitants, qui peut vivre sans eau courante, sans transport, sans collecte des déchets, sans commerce ? Les réseaux forment la relation sociale essentielle de l’époque.

Mais voilà que ce rapport n’est pas neutre. Le fait urbain produit la question de la circulation et du stockage autant que celle de l’accumulation et du contrôle. Ce n’est pas un hasard si le capitalisme est apparu en ville. Son histoire peut se résumer à celle des tentatives réussies pour surmonter ses crises inéluctables. La géographie critique de David Harvey montre que l’urbanisation joue un rôle crucial pour recycler du capital et créer de la rareté : les grands projets inutiles, l’étalement urbain et la financiarisation ont pour cause commune la marchandisation de l’espace.

Ainsi, le néolibéralisme dérégulé exclut le peuple et accroît les inégalités pour les rendre profitables. Dans les beaux quartiers, les ultra-riches vivent coupés du reste du monde, dans des « gated communities », où ils jouissent de réseaux faits sur mesure pour eux. Les autres sont repoussés loin des centres, dans les quartiers populaires et périphériques ultra-dépendants des réseaux collectifs, qui deviennent une source de profits quand ils sont privatisés. Alors, les puissants les monopolisent et pour y accéder, il faut payer. Quand ce n’est plus assez rentable, ils disparaissent. Pour eux le monopole et pour les autres le désert, à défaut du péage. C’est le capitalisme tributaire : on paie pour avoir accès à ce qui est vital.

Pour aller plus loin : Municipales 2026 – À Rennes, les Insoumis font le vœu de gagner l’hôtel de ville

L’Ère du peuple : des révoltes urbaines au processus constituant

Mais cette production de l’espace est également porteuse d’un conflit d’appropriation autour du contrôle (public ou privé) et de l’accès (gratuit, payant ou inexistant) aux réseaux du collectif. Ce rapport de force ne supprime pas la lutte des classes mais l’étend à tous les aspects de la vie quotidienne et dessine les contours de deux classes : l’oligarchie (ceux qui possèdent les réseaux) et le peuple (ceux qui en dépendent).

En témoignent les révoltes urbaines observables dans le monde entier sur les questions du droit au logement, des moyens de transport, de l’accès à internet, des violences policières… Elles produisent une conscience politique commune avec des oppositions avancées. Les éruptions révolutionnaires d’aujourd’hui passent donc par des revendications urbaines qui posent un dilemme : extraire du profit ou répondre aux besoins collectifs ? Car les réseaux ne peuvent jamais être les deux à la fois très longtemps.

Là où l’oligarchie défend un intérêt particulier – celui de la caste –, le peuple défend un contenu collectiviste et universel, celui de retrouver le contrôle sur sa vie. Le droit à la ville appelle à une autre organisation de la cité, de la société et donc à un autre monde. C’est pourquoi l’accès aux réseaux, leur contenu et leur contrôle forment un enjeu social et politique global, jamais très éloigné de l’exigence démocratique : l’intervention de toutes et tous, le débordement des structures politiques et l’auto-organisation populaire sont des actes de souveraineté qui ouvrent un espoir de bifurcation pour la civilisation.

La Révolution de 1789 a provoqué un souffle dont les retombées sont encore visibles, à l’image du mouvement des Gilets jaunes, cette insurrection d’un genre nouveau. La France insoumise se définit comme le mouvement de la révolution citoyenne. Elle est révolutionnaire car elle s’appuie sur la mobilisation populaire aspirant à l’abolition des privilèges ; et citoyenne car elle appelle à une radicalisation des institutions démocratiques. Les deux convergent vers le processus constituant avec les tâches de planification écologique et d’extension des biens communs et des droits de la nouvelle France. Dans ce cadre, la 6e République n’est pas un à-côté de la stratégie révolutionnaire, elle est son vecteur politique et définit l’existence même du peuple comme acteur de l’histoire.

Il ne faut pas se tromper : l’Assemblée constituante ne correspond pas à un comité de spécialistes et d’experts en chambre. Il ne s’agit pas de changer les règles du jeu sur un coin de table, mais de prendre le pouvoir. Le processus constituant prend forme à partir du ruissellement révolutionnaire, c’est-à-dire des luttes préexistantes, de la vie associative, militante ou non, et même des réseaux de proches… Cette buée sur la vitre se transforme en condensat au niveau du quartier, puis de la ville. La rivière vient de sursauts insurrectionnels imprévisibles : l’action politique consiste à stabiliser les points d’appui et de passages disponibles pour l’action.

La place du mouvement insoumis n’est pas de diriger la mobilisation, mais d’en être un acteur stratégique et tactique, l’outil qui fait passer la révolution d’une phase à l’autre, lui évite de s’ensabler et l’amène au dénouement. Après la phase instituante du peuple qui se définit comme tel, il y a la phase destituante : « qu’ils s’en aillent tous ! », « dégage ! », « démission ! ». Elle contient néanmoins un moment de transcroissance des revendications de l’immédiat vers le pouvoir politique dont la réussite aboutirait à la convocation d’une assemblée : la phase constituante. La campagne municipale ne peut s’investir pour autre chose qu’une articulation avec ce projet.

Le communalisme insoumis comme laboratoire de la révolution citoyenne 

Beaucoup de réseaux essentiels sont gérés au niveau des communes : l’eau, les déchets, les transports en commun, les routes, les écoles, la culture. Les municipalités ne correspondent pas juste à la prochaine élection, mais au champ de bataille où s’opposent l’oligarchie et le peuple. C’est pourquoi Cécile Gintrac, Manuel Menal, Allan Popelard et Antoine Salles-Papou ont développé le concept de communalisme insoumis : les communes préparent la révolution citoyenne par des radicalités concrètes.

En cela, il s’agit de prolonger l’histoire du mouvement communal, débuté au XIᵉ siècle lorsque les villes ont gagné leur autonomie par rapport au pouvoir féodal. Les communes sont alors des laboratoires de la République jusqu’à la Révolution française qui institue la municipalité comme cadre de l’expression de la souveraineté. L’expérience de la Commune de Paris en 1871 correspond aussi à un espace de conquête démocratique. Enfin, les municipalismes socialiste et communiste du XXᵉ siècle ont expérimenté de nombreux dispositifs, généralisés plus tard (services publics, comités d’habitants, vie associative, éducation populaire).

Mais pour s’inscrire dans ce rôle préfiguratif, il faut se débarrasser de certaines des habitudes locales. Depuis les années 1990, il y a une vision dépolitisante de cet échelon avec un récit hors des clivages, technique et consensuel. L’intercommunalité est un vieux projet de la technocratie française qui a créé des structures éloignées de la surveillance populaire. C’est ici que l’idée de coalition centrale entre la droite et la gauche, réalisée plus tard par le macronisme, a été inventée.

Pour y remédier, des dispositifs de participation ont été recommandés : conseils de quartier, jurys citoyens, budgets participatifs, réunions de concertation, conseils de la jeunesse. Ces derniers sont pour l’essentiel des échecs. Ces espaces s’avèrent déconnectés, dévoyés et contrôlés. Ce sont davantage les groupes favorisés disposant du temps, du capital et des ressources qui participent.

L’intervention populaire doit donc renouer avec ses origines contre-hégémoniques si elle ne veut pas se transformer en instrument de domination. En Espagne, des villes ont alloué un budget participatif dont la force s’est intensifiée à proportion des crédits réservés. Sous Ada Colau, le conseil municipal de Barcelone adressait une série de questions à une assemblée de citoyens tirés au sort et représentatifs de la population. Après auditions et délibérations, le conseil devait adopter les propositions en l’état.

En France, il pourrait s’agir de donner du pouvoir aux conseils de quartier en confiant un droit de veto sur une décision avec un nombre minimal d’habitants, ou un droit de pétition. Il est également possible d’adopter des mesures visant à adapter les horaires des réunions à la vie professionnelle et familiale ou à proposer des solutions de garde et des alternatives numériques.

Le succès du projet dépend en outre de la vitalité du tissu associatif. À rebours du tournant autoritaire qui censure, réprime et baisse les subventions, il s’agit d’encourager l’auto-organisation en substituant les appels à projets à des conventions pluriannuelles d’objectifs ou de moyens, et en instaurant des jurys citoyens pour extraire les collectifs du clientélisme.

Enfin, les communes insoumises doivent forger une nouvelle génération de droits démocratiques qui préparent la culture de l’intervention populaire. Cela passe par l’organisation de référendums d’initiative citoyenne et la possibilité de se soumettre à un référendum révocatoire. Ainsi, les communes de la révolution citoyenne anticiperaient sur les nouveaux droits citoyens de la 6ᵉ République et prépareraient le pays à l’entrée dans un nouvel âge de la démocratie.

Cela ne signifie pas qu’il serait possible de faire la révolution citoyenne dans une seule commune, ni dans l’addition de toutes les communes. Ses tâches nécessitent des ressources financières, juridiques et politiques qui se situent au niveau du gouvernement de l’État. Les municipalités insoumises ont un rôle d’expérimentation et de préparation. Les mesures de rupture permettent de construire une culture démocratique avancée.

Mais elles ne sont qu’une étape qui nécessite un projet politique global de politisation des affaires, éloigné des dimensions trop techniques et procéduristes. La démocratie risque toujours de se faire capter par les personnes les plus aisées. Elle doit être pensée en lien avec les luttes existantes, aller chercher les gens autrement, se laisser déborder par la mobilisation populaire et aider la tâche révolutionnaire.

Une fois La France insoumise au pouvoir et le processus constituant enclenché, les communes organiseront le débat autour de la 6e République en tenant les cahiers de doléances et en organisant leur remontée.

Voilà en somme ce que représente pour les insoumis l’échelon communal.

Sources:linsoumission.fr      (Par Lilian Davy)

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mercredi 21 janvier 2026

Les 5 moments gênants de Jean-Noël Barrot face à Jean-Luc Mélenchon.

 Ce mardi 20 janvier, Jean-Noël Barrot, Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de France, débattait face à Jean-Luc Mélenchon sur France 2. Un débat de haute volée survolé par le fondateur de la France insoumise. Jean-Noël Barrot, quant à lui, s’est illustré par plusieurs approximations gênantes. L’Insoumission vous en fait le récapitulatif. 

L’Union européenne résisterait à Donald Trump

Vraiment ? L’Union européenne demeure largement dépendante des États-Unis. Les dirigeants européens se sont, à de nombreuses reprises, alignés sur les exigences de Donald Trump. Ils ont accepté d’augmenter les dépenses militaires jusqu’à 5 % du PIB dans le cadre de l’OTAN. Emmanuel Macron en était même le principal défenseur !

Et la dépendance ne s’arrête pas là ! L’Europe n’a aucune souveraineté en matière d’importations de gaz. L’Union européenne a troqué sa dépendance à la Russie contre une soumission aux États-Unis.

Enfin, malgré les velléités militaires de Trump sur le Groënland, le Danemark poursuit ses projets d’acquisition de systèmes d’armement américains pour un montant dépassant les 9 milliards d’euros. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, peine quant à elle à rappeler clairement le principe de solidarité et d’assistance mutuelle entre les États membres de l’Union européenne dont bénéficie le Groënland. 

La France aurait initié une autonomie stratégique européenne

Un beau mensonge de Jean-Noël Barrot. À chaque fois que la France a essayé d’initier une coopération européenne de défense avec l’Allemagne, Berlin n’a eu de cesse de trahir la France. 

L’Allemagne préfère effectivement développer les intérêts économiques états-uniens en Europe afin d’assurer la présence de ceux-ci en cas de crise majeure. Quant à Ursula von der Leyen, elle considère que l’autonomie européenne c’est produire américain en Europe. 

Emmanuel Macron n’a jamais réussi à organiser une préférence européenne en matière d’achats d’armements mais a juste renforcé l’asservissement des européens vis-à-vis des États-Unis. 

Mensonge en direct sur l’absence de soutien de la France insoumise à l’Ukraine 

Les insoumis n’ont pas voté contre le soutien à l’Ukraine mais contre la levée de toute restriction sur l’utilisation des armes européennes pour des frappes en profondeur sur le territoire Russe. En effet, de telles frappes risqueraient d’entraîner une escalade nucléaire avec la Russie.

Quid des eurodéputés Renew qui ont voté contre une condamnation ferme des menaces des Etats-Unis contre le Groenland en mars dernier ? Les macronistes ne sont pas à une contradiction prêt sur le droit international. 

La France insoumise a toujours défendu une voie claire : celle de la diplomatie, de l’indépendance et de la paix.

https://twitter.com/L_insoumission/status/2013711791910531376

La France serait restée fidèle aux principes du droit international 

Jean-Noël Barrot appelle à défendre le droit international et dit être constant en la matière. Néanmoins, lorsque la Cour pénale internationale a émis un mandat d’arrêt contre Benjamin Netanyahu pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, la France a considéré qu’il bénéficiait d’une immunité et a refusé de procéder à son arrestation lorsqu’il a survolé l’espace aérien français. En outre, il a fallu deux ans de génocide à Gaza pour que la France reconnaisse l’État de Palestine. 

























Les faux accords avec Jean-Luc Mélenchon sur la Chine 

Pour conclure, une belle preuve d’hypocrisie de Jean-Noël Barrot qui a dit être d’accord avec Jean-Luc Mélenchon sur le fait d’être non-aligné entre la Chine et les États-Unis. C’est pourtant en totale incohérence avec l’action d’Emmanuel Macron qui accompagne complètement la marche à la guerre des États-Unis contre la Chine. 

Face à un Jean-Noël Barrot multipliant les contradictions, Jean-Luc Mélenchon, fondateur de La France insoumise et co-président de l’Institut La Boétie, a affiché la stature d’un véritable homme d’État au service de la paix.

Sources:linsoumission.fr





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