Depuis hier, Rima Hassan est la cible d’une vicieuse opération politique initiée par des associations aux ordres de Benjamin Netanyahu et favorisée par le pouvoir macroniste cherchant, lui aussi, la destruction de LFI. Pour son combat contre le génocide, l’eurodéputée insoumise subit un acharnement judiciaire, politique et médiatique sans limite. 16 procédures ont été intentées à son encontre, dont 13 classées sans suite.
L’eurodéputée insoumise a été placée en garde-vue, son immunité parlementaire a été piétinée. Elle a été retenue 15h pendant que la boucle police-justice-médias orchestrait une cabale mensongère pour faire croire qu’elle aurait détenu de la drogue. L’ensemble a été, et est encore, relayé copieusement par l’officialité médiatique – BFMTV en tête – ainsi que par la droite et l’extrême droite. La gauche d’accompagnement, elle, se tait. L’affirmation de détention de drogue est pourtant absolument fausse. Rima Hassan détenait du CBD, une substance parfaitement légale, et utilisée à des fins médicales.
Face à la cabale mensongère, Manuel Bompard a exigé ce matin que des enquêtes administratives soient diligentées par Laurent Nunez et Gérald Darmanin “pour déterminer comment il est possible qu’une garde à vue soit suivie en direct sur la base de fuites propageant de fausses informations.”. Le coordinateur national de LFI a aussi exigé des excuses des plateaux de télévision, notamment BFMTV, qui a relayé massivement les mensonges issus de ces fuites de la police et de la justice. Rima Hassan s’exprimera à 17h ce vendredi 3 avril. Notre article.
Les éléments donnés par Rima Hassan, en amont de la conférence de presse :
Sur Twitter, l’eurodéputée insoumise a donné des éléments en amont de sa conférence de presse prévue à 17h ce vendredi :
“C’est toutes les procédures pour lesquelles j’ai été auditionnée jusqu’à présent en audition libre qui ont été classées sans suite, 13 sur 16 au total en grande majorité des plaintes déposées par le lobby pro israélien en France ciblant mes opinions politiques sur le génocide à Gaza et la Palestine. (Plainte de Bellamy classée, appel au soulèvement à Sciences po classée, légitimité de la lutte armée à Gaza et sur l’action du Hamas classée et toutes les autres qui s’y assimilent 13 sur 16 donc ).
• Sur les 3 procédures restantes encore ouvertes
– celle d’hier sur la citation de Kozo Okamoto qui donnera lieu à une audience le 7 juillet
– et les 2 auditions de ce matin (sur le one by one de l’article faisant référence aux activités du Hamas contre les milices affiliées à l’Etat islamique soutenues et financées par Israël à Gaza, plainte là aussi déposée par l’organisation juive européenne OJE et l’organisation juive française OJF, puis une plainte déposée par le collectif d’extrême droite Némésis pour un post en collab d’un collectif étudiant qui dans sa publication a relayé un tag ciblant Némésis , post qui a été supprimé par ce même collectif étudiant le même jour à ma demande).
• Enfin sur la question de la drogue, j’avais sur moi du CBD hier en me rendant à ma garde à vue utilisé à des fins médicales, sur les 2 CBD que j’avais l’un a été testé conforme à ce qui se vend légalement, et le deuxième selon les enquêteurs contenait des traces de drogue de synthèse qui aurait été ajoutée à la résine de CBD, jai fait savoir où j’avais acheté légalement ce CBD. Des vérifications sont simplement en cours sur l’origine de ce CBD pour corroborer mes déclarations. J’ai aussi effectué un test urinaire qui a confirmé la seule présence de faible trace de THC dû à la consommation du CBD ce qui a été confirmé par le médecin. Toutes les informations qui font référence à la détention de drogues sont fausses et ont été sciemment relayées dans le seul but de me nuire dans le cadre des procédures dont je fais l’objet et je me réserve la possibilité d’engager des poursuites en ce sens. «
Face à la cabale mensongère, la nécessité d’enquêtes administratives et d’excuses des chaînes de télévisions
Depuis hier, plusieurs chaînes de télévision persistent et signent dans leurs mensonges à l’encontre de Rima Hassan, accusée de détenir de la drogue. Une affirmation complètement fausse, étant donné que l’eurodéputée insoumis détenait du CBD, une substance parfaitement légale et utilisée à des fins récréatives.
« Vous avez fait 12 bandeaux accusant Rima Hassan de détenir de la drogue alors que c’était faux ! » a rappelé Manuel Bompard ce matin sur BFMTV pour confronter cette chaîne à sa responsabilité dans la cabale mensongère contre Rima Hassan. Au même moment, la chaîne persiste et diffuse un bandeau « Rima Hassan : de la drogue retrouvée, elle dément ». De la « drogue retrouvée » : il s’agit d’une méthode bien rodée par l’officialité médiatique. Inventer un mensonge pour salir la France insoumise, faire fuiter ce mensonge par les services de police et de justice, le faire circuler massivement par l’officialité médiatique, pour qu’il s’installe dans les esprits, et effectuer un silence radio lorsque le mensonge est enfin mis à terre.
Face au torrent de mensonges et de manipulations médiatiques, Manuel Bompard a exigé des enquêtes administratives de Laurent Nunez et Gérald Darmanin pour « déterminer comment il est possible qu’une garde à vue soit suivie en direct sur la base de fuites propageant de fausses informations. »
Le coordinateur national de LFI a aussi annoncé saisir l’ARCOM, pour que « tous les médias qui ont relayé ces fausses informations s’excusent et soient sanctionnés. »
L’acharnement contre Rima Hassan : l’action de la police politique aux ordres de Netanyahu
D’où vient l’acharnement politique et judiciaire ? Ses causes sont doubles : le soComme le rappelle Rima Hassan, des associations aux ordres de Benjamin Netanyahu ont pour seul but de censurer les voix qui protestent contre le génocide à Gaza. L’Insoumission vous en parlait, il y a plus d’un an, en enquêtant sur l’Organisation Juive Européenne (OJE).
Cette association est un lobby actif du génocide à Gaza. Elle soutient également la politique d’apartheid et de colonisation. En 2024, sa présidente rencontrait il y a peu le président israélien Isaac Herzog qui considère les civils palestiniens comme « des responsables », et donc des cibles. Les convocations de Rima Hassan, Mathilde Panot, Guillaume Meurice, et bien d’autres militants de la paix, découlent directement de l’OJE, qui initie ces procédures en instrumentalisant le délit d’apologie de terrorisme.
Ce dernier a été déplacé, en 2014, dans le code pénal. Pour faire cesser les abus, et la chasse aux militants de la paix, LFI a proposé que ce délit soit replacé dans les délits de presse. Une proposition en cohérence avec les alertes de L’ONU mais aussi de l’ancien juge antiterroriste Marc Trevidic, qui dénonçent l’instrumentalisation de ce délit.
La France est-elle encore une démocratie ?
La France est-elle encore une démocratie ? C’est la question soulevée au regard du flot d’évènements inquiétants et dangereux qui se succèdent. Des manifestants néonazis autorisés à défiler dans les rues, Rima Hassan harcelée et convoquée, une officialité médiatique dont les mensonges augmentent chaque jour sans sanctions…Les exemples ne manquent pas, et les limites sont sans cesse franchies.
« La police laisse faire un traquenard à Lyon, les juges laissent des centaines de messages racistes et néonazis, mais une députée est en garde à vue et des pseudo infos sur la drogue circulent aussitôt à propos d’un produit légal sans rapport avec « la drogue ». Sommes-nous encore en démocratie en France ? La loi Yadan, on voit ce que ça donnerait. » a déclaré Jean-Luc Mélenchon.
Sources:linsoumission.fr




















