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mercredi 3 décembre 2025

Journée internationale des personnes handicapées : la France de Macron continue d’abandonner les siens .

 Chaque année, le 3 décembre, le monde célèbre officiellement la Journée internationale des personnes handicapées. Et chaque année, on assiste au même spectacle en France : des discours pleins de bons sentiments, des campagnes de communication, des déclarations d’intention sur « l’inclusion » et le « vivre-ensemble ».  Mais pour celles et ceux qui vivent réellement le handicap, ces mots sonnent creux. Parce que derrière les slogans, rien ne change. Ou plutôt : tout continue d’empirer. 

La responsabilité d’Emmanuel Macron et de ses budgets d’austérité successifs dans la rupture d’égalité dont sont victimes les personnes handicapées est immense. Son mépris est une violence inouïe pour les personnes concernées et leurs familles. La nécessité d’une égalité réelle de toutes et tous est une urgence absolue pour laquelle la France insoumise lutte sans relâche. Notre article.

L’abandon des personnes handicapées n’est pas une fatalité, mais un choix politique

Être handicapé en France aujourd’hui, c’est devoir affronter non seulement ses propres difficultés, mais aussi un système politique qui semble organiser l’abandon. Les personnes concernées doivent se battre pour chaque droit, supplier pour chaque aide, justifier sans cesse leur existence et leurs besoins. Les familles s’épuisent, les aidants s’effondrent en silence, les démarches administratives deviennent des parcours du combattant. On parle d’inclusion, mais dans les faits, on organise l’exclusion : enfants sans école adaptée, adultes sans aménagements de travail, structures saturées, soutiens inexistants. Ce n’est pas une fatalité : c’est le résultat de décisions politiques.  

Car il ne faut pas se tromper de responsables. Ce qu’on vit aujourd’hui n’est pas né d’hier. Depuis vingt ans, la droite comme les socialistes ont appliqué la même recette : moins d’État, plus de restrictions, plus de coupes budgétaires à la tronçonneuse. La droite, fidèle à elle-même, a toujours considéré les personnes handicapées comme un poste de coût, un excès de dépenses sociales à surveiller, à limiter, à « rationaliser ». Pour elle, les familles doivent se débrouiller, et la société n’a qu’un rôle minimal. 

Quant aux socialistes, ils ont abandonné depuis longtemps toute ambition sociale réelle. Sous prétexte de “réalisme budgétaire”, ils ont avalisé les logiques libérales, continué de casser les services publics, renoncé à défendre les plus vulnérables. Deux camps, deux discours, mais le même renoncement : celui d’une République qui devrait protéger et qui préfère détourner le regard. 

Pour aller plus loin : Droits de l’enfant, des mises en danger aggravés par le budget Lecornu

Cette complicité politique a fabriqué une France habituée à l’indignité. On s’habitue à des parents qui arrêtent de travailler faute de solution pour leur enfant. On s’habitue à des personnes laissées sous le seuil de pauvreté malgré l’AAH (Allocation Adule Handicapé). On s’habitue à des années d’attente pour une reconnaissance, à des vies entières suspendues à une décision administrative. On s’habitue à la précarité, au renoncement aux soins, aux souffrances invisibles. Et ceux qui devraient agir, eux, continuent de parler sans jamais transformer la réalité.

Portée par LFI, l’idée que l’égalité n’est pas un slogan, mais une obligation

En ce 3 décembre, il ne suffit pas de rappeler l’importance du handicap, mais affirmer la vérité. La France manque de courage politique. La droite réclame des coupes. Les socialistes promettent des améliorations qu’ils n’ont jamais réalisées quand ils étaient au pouvoir. Le gouvernement communique beaucoup, agit peu, et avance dans la continuité des renoncements précédents. Rien ne changera tant que le handicap restera traité comme un coût plutôt que comme un droit.

Pour aller plus loin : Handicap : la proposition de loi de la députée LFI Anaïs Belouassa Cherifi pour assurer l’accessibilité réelle au logement pour les personnes concernées

Pourtant, une autre voie existe. Une voie qui considère la dignité comme la base de tout : revaloriser réellement l’AAH, garantir un service public du handicap efficace, reconnaître enfin les aidants, planifier l’accessibilité universelle, construire une société qui s’adapte aux personnes plutôt que de les contraindre à se battre pour être acceptées. C’est ce que porte la France insoumise : l’idée simple et profondément révolutionnaire que l’égalité n’est pas un slogan, mais une obligation. 

Alors en cette Journée internationale des personnes handicapées, il ne s’agit pas de célébrer. Il s’agit d’accuser. D’accuser les décennies de renoncement, les politiques d’austérité, l’indifférence institutionnelle. D’accuser un pays qui pourrait garantir la dignité, mais qui choisit l’inaction. Et d’affirmer, avec force, que le handicap ne doit plus jamais être un combat solitaire. Parce que la dignité n’est pas un luxe : c’est un droit fondamental. Et parce qu’aucune société qui abandonne les siens ne peut se prétendre juste.

Sources:linsoumission.fr (Par Lilia M

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