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lundi 10 novembre 2025

Magouilles – Le Parti socialiste avalise 12 milliards de coupes à la tronçonneuse dans le budget de la Sécurité sociale.

 Députés socialistes, communistes et écologistes ont donné leur feu vert pour le pillage de 5 milliards d’euros à l’hôpital public. Ce samedi 8 novembre en fin de journée, l’Assemblée nationale adoptait l’infâme partie recettes du budget de la Sécurité sociale porté par Sébastien Lecornu. Au programme de cette boucherie budgétaire, près de 12 milliards d’euros de recettes en moins sur le budget de la Sécurité sociale dont 5 milliards sur l’hôpital public. Des dépenses en moins que le gouvernement compensera par une baisse drastique des dépenses sociales alors que l’hôpital public et que la santé sont déjà à l’agonie.

Des coupes sauvages signées Emmanuel Macron, bien-sûr, mais aussi des votes du Parti socialiste et de l’abstention massive des groupes écologiste et communiste qui ont permis l’adoption à 15 voix près d’un massacre social et sanitaire annoncé. Un vote d’autant plus scandaleux qu’il avalise un ensemble de mesures aux antipodes du programme de rupture sur lequel ont été élus les députés du Parti socialiste, d’EELV et du PCF. Un pas de plus du parti à la rose pour fortifier son alliance avec l’oligarchie financière. Seuls ont été les insoumis à s’opposer à la saignée. Notre article.

12 milliards de coupes sauvages sur le budget de la Sécu dont 5 milliards sur l’hôpital public : Les socialistes votent, communistes et écologistes s’abstiennent.

« Être une gauche utile aux Françaises et aux Français », une gauche de « devoir ». Voilà comment Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, appelle la suppression d’au moins 80 postes dans chaque CHU de France, la mort de plusieurs milliers de personnes dans les couloirs des hôpitaux, la vacance de plus de 15 000 postes d’infirmiers et d’infirmières dans le pays, les heures supplémentaires non-payées de plusieurs milliers de soignants, la hausse du reste à charge des traitements et médicaments pour les malades.

Car voilà bel et bien ce que signifieront les 12 milliards d’euros de coupes des recettes du budget de la sécurité sociale votées par les députés PS ce samedi 8 novembre, suppôts de la Macronie aidés dans leur besogne du jour par les abstentions massive des groupes communistes et écologistes. 

Il est en effet certain, compte tenu de l’obsession idéologique maladive des Macronistes à la baisse des dépenses de protection sociale, que cette saignée dans les recettes se traduira par des coups de tronçonneuse au moins aussi importants dans les dépenses. Et ce sont bien-sûr les assurés et les soignants, déjà à l’os, qui subiront des coupes violentes que la Macronie justifiera par la baisse préalable des recettes.

Ces 12 milliards de ponction représenteront autant de postes supprimés, de médicaments plus chers ou non-remboursés, d’heures-supplémentaires non-payées, d’heures d’attente aux urgences, de précarité des malades, de dégradation des capacités des EHPAD, de la protection sociale et du handicap. Mécaniquement, tout vote en faveur de ces recettes était un vote en faveur des coupes budgétaires, et du même coup, de la politique du gouvernement qui pourra désormais faire passer par décret les économies scélérates qu’il s’apprête à faire sur le dos des Françaises et des Français les plus vulnérables.

Pour aller plus loin : Toulouse : quand les urgences racontent le chaos

« Le Peuple de Gauche sait sur qui il peut compter » – Manuel Bompard, coordinateur national de la France insoumise

Tout en renonçant à récupérer le moindre centime sur les 80 milliards d’euros d’exonération sociale qui profitent pour leur quasi-totalité au capital et aux haut-revenus, la manœuvre conjointe de la Macronie, du PS, des groupes communistes et écologistes aura des conséquences dramatiques sur un secteur de la santé dépecé de budget en budget, et en définitive, sur le travail, la vie et la mort de centaines de milliers d’assurés et de soignants.

Une situation et un vote qui n’ont été permis que par le refus du Parti socialiste de censurer Sébastien Lecornu en octobre dernier, Olivier Faure et les siens étant trop inquiets à l’idée d’une nouvelle dissolution qui les contraindrait à assumer devant les électeurs le poids de leurs trahisons.

Plus que jamais, il est désormais temps que le gouvernement s’en aille, et Emmanuel Macron avec lui. Une autre politique est possible. Une politique fondée sur la reconstruction des services publics par le partage de la richesse.

Comme l’a enfin souligné Manuel Bompard, député et coordinateur national de la France insoumise, cet épisode l’aura une nouvelle fois rappelé avec clarté : « Le peuple de gauche sait sur qui il peut compter ».

Sources:linsoumision.fr      (Par Eliot Martello-Hillmeyer)

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