L’Insoumission présente le top 6 des points qui démontrent que le RN est raciste et antisocial. LFI appelle à se joindre aux manifestations partout en France contre le racisme, le fascisme et pour l’égalité des droits et à voter pour les listes conduites et soutenues par le mouvement insoumis ce dimanche 15 mars. Notre article.
1) Préférence nationale : ce marqueur incontournable du Rassemblement national
La notion de « préférence nationale » ou de « priorité nationale » est une base du programme du FN puis du RN depuis les années 1980. Il s’agit de donner la priorité aux Français dans la plupart des services publics et mécanismes de solidarité, notamment le logement, l’emploi et les aides sociales.
La définition de « Français » du RN exclut les personnes dont les parents ou les grands-parents ont immigré en France ; elle repose donc sur l’exclusion raciale. En janvier 2024, Marine Le Pen dépose une proposition de loi constitutionnelle pour que la « priorité nationale » dans l’accès à l’emploi et au logement constitue « un droit constitutionnellement invocable ». Il s’agit d’une véritable ségrégation raciste où les personnes étrangères sont réduites à des citoyens de seconde zone.
2) Les subventions orientées du RN
Une enquête collective sur la politique associative des mairies d’extrême droite démontre qu’il est procédé à la coupure des subventions des associations qui déplaisent à ces municipalités, dont celles qui luttent contre le racisme, comme le MRAP à Marignane. En revanche, le soutien aux associations racistes est maintenu, par exemple le cercle algérianiste (nostalgiques de l’Algérie française) qui a reçu 50 000 euros de la mairie dirigée par Louis Aliot à Perpignan.
En 2023, c’est le député RN de Gironde Grégoire de Fournas qui tente, en vain, d’invalider une subvention du Conseil départemental à l’association SOS Méditerranée. De son côté, Gauthier Bouchat, candidat RN à la mairie de Donges, demande en 2020 l’annulation de la subvention versée par la ville de Saint-Nazaire à la même association (il était alors élu RN à Saint-Nazaire).
Pour aller plus loin : Municipales – Les 10 pires mesures mises en œuvre par le Rassemblement national dans les communes qu’il dirige
3) À l’extrême droite, la haine constante des exilés
Le RN entend supprimer totalement le droit du sol, c’est-à-dire empêcher une personne née en France de parents étrangers et vivant en France depuis son enfance d’accéder automatiquement à la nationalité française. Le parti vise aussi la restriction du droit d’asile et refuse la prise en charge des mineurs non accompagnés. À l’installation en 2025 d’un centre d’accueil pour les mineurs isolés, à Dol-de-Bretagne, le président du groupe RN à la Région, Gilles Pennelle, ose écrire : « En Ille-et-Vilaine, la gauche finance à coups de millions d’euros la préférence étrangère ! (…) Ils iront visiter les sites touristiques pendant que de nombreux jeunes Bretons n’ont même pas les moyens de partir en vacances ».
Le média local Calais la sociale rapporte qu’en 2024, le nouveau député RN du Pas-de-Calais, Marc de Fleurian, réduit les exilés à des agresseurs et des violeurs. De leur côté, les élus RN à la municipalité de Calais se félicitent que la droite, au pouvoir dans la ville, étudie la suppression de la gratuité des bus pour les non-résidents de l’agglomération, une forme d’apartheid.
4) Proximité avec les identitaires
Plusieurs enquêtes de journalistes révèlent la proximité des élus du RN avec la mouvance identitaire, notamment au travers de leurs assistants parlementaires. Cette mouvance défend l’idée d’une Europe « de race blanche », use de discours racistes, islamophobes et d’actions violentes. En 2024, le député du Var Philippe Schreck embauche Rafael Ferron, leader d’un groupuscule qui lutte « contre le grand remplacement et le grand effacement qui mettent en péril l’existence charnelle de notre peuple ».
Le groupe RN à l’Assemblée demande son licenciement pour rendre ses rangs plus présentables. Le journal l’Arlésienne, qui scrute notamment les mairies frontistes du sud de la France, enquête sur la ville de Beaucaire (Gard), passée FN en 2014.
Le journal identifie que la ville emploie ou a employé des personnes proches de Génération identitaire, groupuscule interdit en 2021. De même, le député RN de Haute-Saône Antoine Villedieu a comme assistant Brice Malagoli, pour lequel l’Insoumission révèle qu’il a occupé la fonction de cadre de cette milice d’extrême droite au racisme affirmé.
5) Islamophobie en continu
L’islam est une des grandes obsessions du RN. En 2018, Julien Sanchez, maire de Beaucaire de 2014 à 2024 — et candidat RN à Nîmes en 2026 — supprime les repas de substitution les jours où du porc est servi dans les cantines scolaires. Il déclare : « Il sera mis du porc chaque lundi dans les cantines, tout le monde est prévenu et ceux qui refusent que leurs enfants en mangent peuvent donc s’organiser autrement », il « refuse d’assister au grand remplacement du porc à la cantine ».
La décision est annulée par la justice, et ce jusqu’au Conseil d’État en 2023. Mais Julien Sanchez refuse de se conformer à la loi et la mairie impose toujours du porc aux enfants. Parmi les attaques islamophobes du RN se trouve celle du communautarisme. Le maire RN de Fréjus, David Rachline, en est un adepte. Plusieurs étés de suite, il tente d’interdire le port du burkini sur les plages, ce que le tribunal administratif du Var conteste.
Suite à la décision de 2023, le maire qualifie la Ligue des droits de l’homme « d’association communautariste » et estime que le jugement est une « porte ouverte (…) à tout type de dérive communautariste ». Dans les multiples exemples de déclarations islamophobes, on peut citer Margaux Taillefer : « Vais-je à Bordeaux ou au Yémen ? », publication (aujourd’hui supprimée des réseaux) de la candidate RN à la mairie de Pau, alors qu’un homme lit le Coran à ses côtés dans le train.
6) Des propos racistes épinglés
En 2025, Les Jours recense près d’une centaine de commentaires racistes et d’appels à la haine et au meurtre, rédigés par des adhérents, sympathisants et militants du RN sur une page officielle de soutien à Jordan Bardella sur Facebook. Ces commentaires n’ont pas été modérés par les administrateurs de ce groupe de 84 000 membres auquel appartiennent 15 députés RN.
En octobre 2023, le député RN de Moselle Laurent Jacobelli traite le député Renaissance Belkhir Belhaddad de « racaille » et lui demande « elle va bien Madame Leduc, il va bien le Hamas ? », parlant de la députée LFI. Belkhir Belhaddad porte plainte et l’association SOS Racisme se porte partie civile. Charlotte Leduc déclare être « horrifiée par cette agression raciste ». Le tribunal condamne le député pour outrage et diffamation non publique, mais ne retient pas le caractère raciste. Les propos, les décisions et les actions des élus RN, maintenues parfois même à l’encontre de la justice, prouvent le racisme ancré dans le parti d’extrême droite malgré ses tentatives de se débarrasser de cette image.
Sources:linsoumission.fr (Par Sandrine Cheikh)





