De son côté, Catherine Trautmann, candidate socialiste et ancienne maire de la ville arrivée en tête, a également fait le choix d’une fusion. D’une fusion du déshonneur. Car à l’instar de la direction nationale du Parti socialiste qui est engagée depuis plusieurs mois dans une alliance avec le gouvernement Lecornu, Catherine Trautmann a décidé de fusionner sa liste avec celle du candidat Pierre Jakubowicz, tête de liste d’une coalition macroniste défaite n’étant pas parvenue à se qualifier au second tour.
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La situation est on ne peut plus claire : Catherine Trautmann et les socialistes strasbourgeois veulent à tout prix récupérer la mairie de Strasbourg. « C’est l’alliance des combinards de la non-censure », rappelle le député LFI Paul Vannier. Et Olivier Faure aura beau protester, l’alliance Trautmann-Jakubowicz n’est pas sans rappeler la ligne adoptée par le Parti socialiste à l’échelle nationale. Pour sauver leurs postes à l’Assemblée, le premier secrétaire du Parti socialiste et ses députés ont en effet décidé d’une alliance avec Sébastien Lecornu en refusant systématiquement la censure de son gouvernement, et en laissant passer des budgets de misère sociale pour s’épargner un retour aux urnes. À Paris comme à Strasbourg, le PS ou la trahison comme seconde peau.
Partout en France, les listes conduites ou composées par la France insoumise constituent les seules alternatives aux baronnies locales, à la droite extrême et à l’extrême droite. Notre brève.







