Les 27 membres du « gang des barbares » sont jugés en 2009 devant la cour d’assises des mineurs de Paris, deux membres du gang étant mineurs au moment des faits. Youssouf Fofana est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de vingt-deux ans. Les autres peines vont de l’acquittement à dix-huit ans de prison ferme. À l’issue du procès qui a lieu à huis clos, de nombreux débats ont lieu sur la réelle et suffisante prise en compte du caractère antisémite du crime. Un procès en appel a lieu en 2010 : les peines de sept accusés sont aggravées.
Cette affaire a violemment mis en lumière la persistance de l’antisémitisme en France au début des années 2000. Les organisations antiracistes et la communauté juive française ont organisé plusieurs manifestations pour dénoncer l’antisémitisme et honorer la mémoire du jeune homme. Ce 13 février 2026, un hommage national est rendu en mémoire de la mort d’Ilan Halimi. La France insoumise s’y joint, droite dans ses bottes et fidèle à ses convictions de toujours, faisant fi des accusations infamantes d’antisémitisme qu’elle subit depuis des années. Notre article.
Les attaques contre la mémoire d’Ilan Halimi
Plusieurs actes malveillants ont été commis contre la mémoire de ce drame. En 2019, à Sainte-Geneviève-des-Bois, les arbres plantés à la mémoire d’Ilan Halimi sont coupés. En août 2025, l’olivier planté à Épinay-sur-Seine est abattu. Éric Coquerel, député LFI de la circonscription, dénonce un acte « abject » : « Face à cet acte antisémite, je tiens à exprimer ma pleine solidarité avec la famille d’Ilan Halimi, dont la mémoire doit être respectée, racontée comme témoignage des conséquences tragiques de la haine de l’Autre et du racisme, et nous rassembler. »
En octobre 2025, le même acte se répète à Menton. Pour répondre à ces malveillances, un nouvel arbre est planté dans un lycée de Sainte-Geneviève-des-Bois, circonscription de l’insoumis Antoine Léaument, qui rappelle à cette occasion que « lutter contre l’antisémitisme et contre toutes les discriminations [est] notre devoir. »
La lutte contre l’antisémitisme par LFI, faisant fi des calomnies à son encontre
La lutte contre le racisme et l’antisémitisme est un combat constant pour les élu·es et représentant·es de LFI. En mars 2025, après l’agression du rabbin d’Orléans, Mathilde Panot avait interpellé François Bayrou (alors Premier ministre) à l’Assemblée nationale : « Le racisme a encore frappé. Quand le poison de l’antisémitisme, de l’islamophobie se répand, c’est toute la République qui est attaquée. »
Pour aller plus loin : Réponse collective à une infamie : sur l’accusation d’antisémitisme portée contre LFI
En 2025, le député LFI Gabriel Amard a participé à la commission des affaires européennes portant sur la coopération européenne renforcée contre l’antisémitisme et la haine anti-juive.
À cette occasion, il déclare : « L’antisémitisme est un véritable fléau qui met en danger la vie des personnes de confession juive pour la simple et unique raison qu’elles sont juives. (…) Notre groupe ne souhaite qu’une chose : rassembler le peuple français quand tant d’autres veulent le diviser par le poison du racisme et de l’antisémitisme. (…) Les Insoumis seront toujours du côté des discriminé·es et n’accepteront jamais que quiconque soit ciblé du fait de son appartenance religieuse ou de son origine, qu’elle soit réelle ou supposée. »
En août 2025, sur France Inter, Jean-Luc Mélenchon déclarait : « Oui, il y a une montée de l’antisémitisme dans notre pays. […] Des gens sont tués à cause de leur religion, des lieux de prières sont attaqués. On oublie que la liberté de conscience repose sur la liberté du culte. Criminels, assassins, vous serez pourchassés et punis. Cela suffit ! »
Sources:linsoumission.fr







