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vendredi 5 septembre 2025

Le 10 septembre monte en puissance – Après l’Élysée, panique à bord chez les renseignements généraux


 10 septembre. « L’effervescence relevée sur les réseaux sociaux et dans certaines boucles cryptées commence à se traduire concrètement sur le terrain ». Le 10 septembre approche. Les renseignements généraux paniquent. 

Ces mardi et mercredi 2 et 3 septembre 2025, plusieurs médias ont révélé le contenu d’une note interne diffusée la veille par les renseignements territoriaux et la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris. Dans le document de six pages, les services de l’État entérinent la montée en puissance du mouvement de contestation du 10 septembre. Attestant à leur tour de l’incroyable effervescence qui partout grandit à mesure que se multiplient les assemblées citoyennes de préparation au jour J, les renseignements généraux ne peuvent cacher leur panique à l’approche d’une marée populaire dont ils sous-estiment encore l’ampleur.

Le 10 septembre monte en puissance. Après l’Élysée, panique à bord chez les renseignements généraux. Notre brève.

« Une journée qui comptera » : malgré leur mépris et leurs tentatives de criminalisation, les renseignements généraux forcés de reconnaître la montée en puissance du mouvement 

Depuis plusieurs semaines et de manière chaque jour plus intense, le gouvernement et ses soutiens multiplient les interventions médiatiques pour tenter de décrédibiliser et de criminaliser le mouvement à venir du 10 septembre. Depuis le début de semaine, les voilà désormais épaulés par les renseignements généraux.

Par une note interne ayant pu être consultée par plusieurs médias ces mardi et mercredi 2 et 3 septembre, voilà donc que les renseignements territoriaux et que la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris alertent sur l’ampleur d’une mobilisation pour laquelle ils ne parviennent à cacher leur mépris.

« Mouvement horizontal où chacun fait ce qu’il veut » ; « Les images ne seront pas belles » ; insistance accrue sur des risques de violence et de prise en main du mouvement par des « groupes radicaux et violents » ; mise sur le même plan des cortèges pacifiques et des actions de sabotage : le vocabulaire méprisant et les obsessions sécuritaires des renseignements généraux à propos du mouvement du 10 septembre témoignent d’une incontestable volonté d’instrumentalisation des peurs, de criminalisation et de décrédibilisation anticipée de la lutte, méthode classique des tenants de l’ordre établi en temps de crise.

Mais alors que la peur les saisit à l’approche d’une mobilisation qu’ils semblent encore sous-estimer, les renseignements généraux sont bien contraints de reconnaître l’ampleur du mouvement qui vient, d’attester de la « grogne [et de la] colère » sociale et politique qui l’inspire. Ainsi, la note parle du 10 septembre comme d’une « journée qui comptera », insistant sur une mobilisation qui se prépare aux quatre coins du pays, d’une « dynamique » et d’actions qui se multiplient « en tous points du territoire, dans les villages comme dans les grandes agglomérations ».

Ces actions préparatoires impliquant plusieurs centaines de personnes, ces « assemblées générales où les gens se voient et échangent concrètement », où « chacun y va de son idée » et où les militant·es insoumis·es prennent toute leur part. L’insoumission les évoquait déjà dans ses colonnes en début de semaine à travers un reportage dans deux assemblées citoyennes tenues à Montreuil et à Lyon. 

Pour aller plus loin : « Macron doit partir ! » – Succès et multiplication des assemblées citoyennes de préparation du 10 septembre

10 septembre : une mobilisation dont le responsable dort bien au chaud à l’Élysée

Cette note des renseignements généraux paraît tout droit sortie du formol. D’abord par la stratégie usée et sur-usée de la criminalisation et de la décrédibilisation anticipée de la lutte au travers d’une note ayant opportunément filtré par les canaux de quelques grands médias.  

Ensuite et surtout parce qu’elle semble à peine découvrir et évaluer l’ampleur et la nature d’une situation de ras-le-bol social et politique dont les premiers responsables dorment encore au chaud à Matignon et à l’Élysée, le ventre bien garni de ce qu’ils extorquent au peuple pour se gaver et gaver les leurs. 

Pour aller plus loin : En 23 ans, + 94 % pour le patrimoine des 10 % les plus riches, – 54 % pour celui des 10 % les plus pauvres

Le président de la République est plus impopulaire encore que pendant la mobilisation des Gilets Jaunes. 67 % des Françaises et des Français réclament son départ. Le gouvernement va chuter du fait du déni de démocratie issu des dernières élections législatives.

Mais ce qu’il reste encore de la Macronie et de ses soutiens, aujourd’hui épaulés par les renseignements généraux, tente désormais de faire trembler le plus grand nombre à l’idée de blocages et de cortèges pacifiques. Pourtant, sans leur politique de maltraitance sociale, sans leur autoritarisme grandissant, sans leur racisme à peine voilé et s’ils avaient reconnu le résultat des dernières élections législatives en appelant le Nouveau Front Populaire à gouverner, la situation ne serait pas ce qu’elle est.

Alors, pendant que le Parti socialiste et le Rassemblement national multiplient les combines politiciennes pour trouver un remplaçant à Bayrou, la mobilisation du plus grand nombre pour réclamer le départ d’Emmanuel Macron est devenue inévitable. 

Les renseignements généraux ont raison : le 8 et le 10 septembre seront des dates qui compteront. La France insoumise et ses militant·es y prennent déjà toute leur part.

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https://x.com/FranceInsoumise/status/1962966480133263482

Sources:linsoumission.fr (Eliot Martello)





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