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mercredi 10 septembre 2025

Dans une bande de Gaza ravagée, 21 000 enfants en situation de handicap vivent un enfer dans l’enfer.

  Gaza. À l’Insoumission, nous nous faisons l’écho   chaque semaine des rapports des organisations de   l’ONU et des ONGs décrivant l’explosion   catastrophique de la famine (plus d’un tiers de la   population au dernier stade de la malnutrition en   septembre 2025), l’explosion des maladies   infectieuses, des plaies infectées avec des germes   résistants à tout traitement, la destruction des   hôpitaux et l’assassinat du personnel soignant (1590   personnels soignants assassinés), la destruction de toutes les infrastructures d’hygiène et civiles.

C’est une nouvelle alerte que le Comité des droits des personnes handicapées (CPDH) de l’ONU a publiée ce 3 septembre 2025 et que nous relayons.

À Gaza, plus de 80 000 palestiniens sont en situation de handicap, dont 21 000 enfants (OCHA Humanitarian Situation Update #286)

Le rapport de l’ONU nous alerte sur la situation catastrophique de ces personnes handicapées et tout particulièrement des enfants.

Dans une bande de Gaza ravagée par près de deux ans de bombardements israéliens, de déplacements massifs et de famine – sans parler des températures actuelles supérieures à 40 °C , les personnes en situation de handicap vivent un enfer dans l’enfer.

À Gaza, la pénurie et l’accès limité aux services spécialisés, aux soins vitaux, aux équipements médicaux et aux dispositifs d’assistance ont entraîné [et entraînent] la mort d’enfants et de personnes âgées handicapées.

L’ONU appelle à la fin de la militarisation de la distribution de l’aide, à la prévention de la violence basée sur le genre, et à la mise en place de mesures permettant aux enfants et aux personnes âgées handicapées d’accéder aux services de santé, d’éducation, de soutien psychosocial et de réadaptation. 

Comité des droits des personnes handicapées (CPDH) de l’ONU

Des personnes handicapées contraintes de fuir dans des conditions dangereuses et indignes, comme ramper dans le sable ou la boue

Les systèmes d’alerte précoce et les procédures d’évacuation [ne peuvent] pas protéger les personnes handicapées. Les avertissements et les ordres d’évacuation, y compris les signaux de munitions explosives et les messages textuels, [sont] inaccessibles aux personnes souffrant de déficiences auditives ou visuelles, les empêchant de s’échapper.

Des rapports décrivent des personnes handicapées contraintes de fuir dans des conditions dangereuses et indignes, comme ramper dans le sable ou la boue sans aide à la mobilité.

83 % des personnes handicapées ont perdu leurs dispositifs d’assistance et ne peuvent pas se permettre des alternatives, comme des chariots tirés par des ânes !

Comité des droits des personnes handicapées (CPDH) de l’ONU

 

Impact disproportionné du blocus de l’aide humanitaire

Les personnes handicapées ont subi des perturbations sévères dans l’accès à l’assistance, laissant beaucoup d’handicapés sans nourriture, eau potable ou assainissement, et dépendantes des autres pour survivre.

Les interdictions d’entrée, les limites imposées à l’aide, les attaques contre les convois et la rareté générale des ressources ont aggravé la situation, tandis que la discrimination dans la distribution excluaient systématiquement les personnes handicapées, en particulier les femmes dans les camps de déplacés.

Les obstacles physiques, comme les décombres et la perte de dispositifs de mobilité, ont en outre empêché, les personnes handicapées, notamment âgées, d’atteindre les points de distribution d’aide relocalisés.

Comité des droits des personnes handicapées (CPDH) de l’ONU

Un appel aux États tiers

Alors que le gouvernement français vient de geler tout accueil de réfugiés palestiniens : l’ONU exhorte :

« Les États tiers à simplifier les procédures d’évacuation afin que les adultes, les enfants et les personnes âgées handicapées puissent quitter les zones de conflit avec le soutien médical, psychosocial et de réadaptation dont ils ont besoin ».

Mettre fin à l’enfer sur terre, le plus vite possible

Comme l’a rappelé récemment Jean-Luc Mélenchon et comme le disent les Insoumis depuis de longs mois, l’avancée de ce génocide pourrait être stoppée immédiatement si les gouvernements européens :

  • suspendaient immédiatement l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël pour violation de la clause obligatoire de respect des droits de l’Homme,
  • cessaient toute importation de produits israéliens, les coopérations militaires, économiques, technologiques et académiques,
  • faisaient respecter le droit international et les arrêts de la Cour Pénale Internationale en arrêtant les génocidaires quand ils survolent le sol européen, en arrêtant les citoyens franco-israéliens (pour le cas de la France) s’ils ont fait l’apologie ou participé à ce génocide.

Sources:linsoumission (les Insoumis du Pic Saint Loup

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