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jeudi 30 avril 2026

RN : le parti du travail, mais sans les travailleurs et contre le 1er mai.

 Si le 1er mai est un rendez-vous incontournable des luttes sociales, réunissant associations, syndicats et travailleurs, jamais cette date n’aura autant été attaquée qu’en 2026. La macronie, Gabriel Attal en tête, appuyée par le Rassemblement national à l’Assemblée, a voulu faire travailler les salariés des boulangeries et des fleuristes le 1er mai, au nom du « bon sens », sur la base d’arguments fallacieux et de mauvaise foi. Le RN persiste, au niveau municipal notamment, dans cette volonté de s’en prendre à la date la plus précieuse des travailleurs et des travailleuses. Notre article.

Pour aller plus loin : Niche parlementaire LR : la droite veut vous faire travailler le 1er mai

Le RN dans la droite ligne du régime de Vichy

Le 1er mai n’est pas la fête du travail, comme le 8 mars n’est pas la fête de la femme. Historiquement, le 1er mai est la journée internationale des droits des travailleurs, instaurée en 1886 par la IIᵉ Internationale socialiste comme étant une journée annuelle de grève pour de meilleures conditions de travail. La fête du travail à proprement parler est une invention pétainiste issue de la doctrine vichyste « Travail, Famille, Patrie ». C’est en 1946 qu’est instauré le 1er mai comme jour chômé et payé pour tous les travailleurs, sans jamais être intitulé « fête du travail ».

C’est à ce sujet que le RN montre une nouvelle fois tout son mépris des travailleurs, des syndicats et des luttes sociales. Le 1er mai 2025, dans un discours à Narbonne, Jordan Bardella évoquait la menace sur les droits sociaux, il disait que le RN devient « le parti de la France du travail ». Au sens pétainiste, à n’en point douter.

Le maire RN de Liévin veut censurer les travailleurs en lutte

La preuve à Liévin, dans le Pas-de-Calais, où le maire RN de la ville, Dany Paiva, pour honorer les luttes sociales et les travailleurs a tout simplement décidé… de supprimer la cérémonie du 1er mai en présence des syndicats. Cette suppression a été décidée au prétexte qu’elle serait une « réunion politique » des syndicats « d’extrême-gauche » pour « faire de la politique » et de la « propagande ». Dany Paiva justifie sa décision : « Les syndicats, ça fait des années qu’ils font de la politique, ça fait des années qu’ils manifestent contre nous et ils voudraient en plus qu’on leur donne la parole pendant une heure et demie ? Non, c’est terminé ! ».

Le maire de Liévin semble ainsi avoir une définition toute particulière de la démocratie, de la liberté d’opinion et d’expression, ce qui se traduit par une pratique du pouvoir exécutif local pour le moins autoritaire. Plus tard, en conseil municipal, il qualifie le 1er mai de « espèce de meeting politique » et assume « supprimer [les] délires gauchistes ».

La décision de supprimer cette cérémonie à Liévin passe d’autant plus mal que la commune fait partie du bassin minier, et la cérémonie du 1er mai était d’ordinaire accompagnée d’un hommage aux 42 mineurs ayant perdu la vie lors du coup de grisou, catastrophe minière, du 27 décembre 1974. Si la cérémonie d’hommage est finalement maintenue pour éviter un tollé complet, jamais les travailleurs sont mentionnés, ni estimés, ni représentés puisque la rencontre habituelle entre syndicats et la mairie reste supprimée.

Ainsi, il n’est plus question pour le Rassemblement national de s’embarrasser des questions sociales et syndicales, qui préfère multiplier les dîners onéreux avec le Medef ou encore avec des dirigeants d’entreprises du CAC40 comme Bernard Arnault, le dirigeant de Total Energies, Patrick Pouyanné ou encore Cyrille Bolloré, fils de Vincent Bolloré.

Pour aller plus loin : Bardella a rencontré le MEDEF : le grand patronat veut s’assurer que l’extrême droite sera bien à son service

Un mois après les élections municipales, les premières politiques publiques d’extrême droite sont lancées dans les villes dirigées par le RN. Attaques contre la culture à Vauvert dans le Gard, fin des subventions à la Ligue des Droits de l’Homme et arrêté anti-mendicité à Carcassonne dans l’Aude ou encore effacement des expressions LGBTQ+ à Canohès dans les Pyrénées Occidentales.

Toutes ces politiques réactionnaires ont réellement un impact sur les habitants de ces villes. Ainsi, l’Observatoire National de l’Extrême Droite (ONED) a lancé le 23 avril 2026 l’observatoire des mairies administrées par le RN avec pour objectif de documenter ces dérives autoritaires de l’exercice du pouvoir municipal par l’extrême droite.




Maire RN et la fin de l'Hommage aux mineurs






Souces:linsoumission.fr (Par Louise B

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