Il est possible de retrouver dans l’eau potable des substances interdites depuis des décennies. Boire de l’eau du robinet permet pourtant d’éviter de consommer des bouteilles d’eau en plastique. N’ayant aucun intérêt pour la santé ni quant à l’augmentation des factures d’eau, le Rassemblement national, par ses votes à l’Assemblée nationale, confirme qu’il est un parti anti-écologique.
Des pesticides éternels pourtant interdits présents dans l’eau du robinet
Les PFAS sont des substances chimiques ayant un caractère très persistant dans l’environnement et leur utilisation entraîne une pollution de tous les milieux : l’air, les sols et l’eau. Ils sont réglementés par la Convention internationale de Stockholm depuis 2001 ainsi qu’en droit européen par le règlement 1907/2006 et s’agissant de l’eau, par la directive 2020/2184, transposée en droit français, relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine.
D’après le rapport de trois inspections générales, « la préservation de la qualité des ressources en eau est en échec pour ce qui concerne les pesticides […] ». S’agissant des PFAS, en cas de non-conformité, l’ARS alerte sur sa protection et sa distribution. Mais le traitement de celles qui sont contaminées est en grande partie payé par les consommateurs (Rapport du Ministère de la Santé, 2025). Les votes du RN à l’Assemblée nationale s’agissant de l’H2O illustrent l’absence totale de considération écologique et a dès lors des conséquences sur la santé.
La solution : les captages d’eau
Autour de chaque captage doit être mise en place une aire destinée à le protéger contre les pollutions. Avec les captages, il est interdit de procéder à des épandages de pesticides de synthèse sur la zone où l’eau ruisselle. Il s’agit donc d’une solution préventive pour améliorer la qualité des ressources en H2O. 1100 captages sont considérés comme prioritaires pour l’interdiction sur ces zones des PFAS.
Une solution évidemment écologique mais aussi plus économique
Les factures liées à ce liquide indispensable à notre vie ont augmenté de 16 % depuis 2023 (UFC-Que-choisir). L’augmentation des factures s’explique par la hausse des coûts de dépollution liés aux pesticides et la prévention des pollutions coûte 3 fois moins cher que les coûts de dépollution liés aux PFAS. Agir en amont en supprimant les pollutions pour protéger les captages d’eau est économique car cela permet de ne pas avoir à investir dans des usines de traitement qui sont de plus en plus coûteuses.
Ainsi, le coût du traitement de l’eau contaminée par les PFAS est estimé entre 750 millions et 1,3 milliard d’euros. Et pourtant, les députés RN s’opposent à la protection des ces captages. Leurs votes contre les mesures écologiques ont donc une incidence sur les factures. La défense de l’environnement et de ses impacts sur la santé humaine n’est définitivement pas une préoccupation du groupe parlementaire RN à l’Assemblée nationale.
Pour aller plus loin : Choc : vos factures d’eau vont exploser de 50 % d’ici à 2030
Les autres votes anti-écologiques du RN
À plusieurs reprises, les députés RN ont voté contre la protection du vivant. Le groupe s’est opposé à une loi proposant une option végétarienne dans les restaurants de restauration collective. Le RN s’est prononcé contre un moratoire portant sur l’exploitation minière des fonds marins ou encore contre l’accélération de la production d’énergies renouvelables. Ami des milliardaires, opposé à la justice climatique, c’est sans surprise que le groupe RN avait voté contre un amendement après l’article premier de la proposition de loi visant les vols en jets privés.
Il a voté contre le Fonds social pour le climat et l’accompagnement des ménages les plus précaires à la bifurcation écologique. Mais aussi contre une proposition de loi visant à limiter la diffusion des polluants éternels ou une proposition de loi visant à soutenir financièrement les filières agricoles bio. Enfin, le RN est le seul groupe à avoir voté contre un amendement qui devait inscrire un objectif chiffré de surfaces agricoles biologiques (3). Sans oublier, l’opposition farouche du RN à toute mesure de blocage des prix de l’énergie, dont des carburants. Un refus motivé par la volonté de protéger les intérêts des multinationales ,Total en tête.
A contrario de sa détérioration et de l’augmentation des factures, le groupe parlementaire insoumis se bat depuis des années pour en finir avec les pesticides et pour la qualité de l’eau potable, ainsi que pour la gratuité des premiers mètres cubes nécessaires à la vie quotidienne.
Sources:linsoumission.fr (Par Arthur Abbatucci)







