La 6ᵉ République par l’exercice
Trop souvent, les travaux syndicaux et les diagnostics de terrain sont purement et simplement ignorés par le pouvoir
Face à cette impasse, la France insoumise propose une autre façon de faire : l’Atelier des lois. Plutôt que de subir des décisions prises d’en haut, la rédaction de la loi se fait à partir des besoins réels. À Genève, le travail est parti du « Manifeste du Care » d’Unia (le plus grand syndicat suisse) — une initiative dont la presse suisse s’est largement fait l’écho, du journal Work jusqu’à L’Événement syndical.
Accompagnés par les députés Gabriel Amard et Ségolène Amiot, ainsi que par l’expertise juridique de Sirine Bechouel (avocate) et Nathan Bothereau (juriste), soignants et citoyen·nes ont travaillé à transformer ces analyses en articles précis. Ce n’est pas une simple consultation, c’est la politique du peuple par le peuple. À travers cet outil, c’est la 6ᵉ République qui commence déjà. Il n’est pas attendu de changement de Constitution pour changer les méthodes : la souveraineté populaire vit ici et maintenant.
Pour aller plus loin : Comment les communes insoumises vont-elles préparer la révolution citoyenne et la 6ᵉ République ?
Magali, au micro de l’Insoumission, explique le premier atelier des lois
Une convergence de luttes sans frontières
L’événement a pris une dimension encore plus forte avec la participation de Christian Dandrès, conseiller national socialiste suisse et président du Syndicat des services publics (SSP). Sa présence a rappelé que la dignité dans le soin et la défense des services publics sont des combats universels qui ignorent les frontières.
Cette alliance entre syndicalistes suisses et élu·es insoumis·es français·es montre qu’une alternative existe. Elle redonne espoir : oui, il est possible de bâtir des lois solides, basées sur la vie réelle de ceux qui font la société, et non sur des tableurs budgétaires.
Reprendre espoir et agir
Cette expérience portée par les insoumis de Suisse n’est pas une exception, c’est une invitation à reprendre le pouvoir. Elle montre ce qu’il est possible de réaliser partout quand le choix est fait de la co-construction. Les 30 et 31 mai prochains, les Français·es de l’étranger voteront pour les élections consulaires. Mais au-delà de ce rendez-vous, c’est cette méthode d’implication citoyenne qu’il s’agit de généraliser pour ne plus laisser personne décider de façon arbitraire.
À Genève, la preuve est faite que les citoyens sont prêts. Et si le prochain Atelier des lois était le vôtre ?
Sources:linsoumission.fr (Par Magali Mangin)







