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mardi 28 avril 2026

L’Atelier des Lois s’exporte : quand les insoumis de l’étranger reprennent le pouvoir.

 L’Atelier des lois est un outil désormais rodé pour la France insoumise : partout dans l’Hexagone, il permet de reprendre le pouvoir sur la rédaction des lois. Le 18 avril dernier, cet outil a franchi une étape exceptionnelle en traversant les frontières grâce à la force des insoumis·es de Suisse. L’objectif ? Traduire les revendications syndicales pour l’amélioration des soins en texte législatif, pour que l’expertise du terrain ne reste plus à la porte de l’Assemblée. Cette intervention populaire est devenue vitale face à une crise des soins qui s’aggrave, entre population vieillissante et traumatismes laissés par le scandale Orpea. Notre article.

La 6ᵉ République par l’exercice

Trop souvent, les travaux syndicaux et les diagnostics de terrain sont purement et simplement ignorés par le pouvoir

Face à cette impasse, la France insoumise propose une autre façon de faire : l’Atelier des lois. Plutôt que de subir des décisions prises d’en haut, la rédaction de la loi se fait à partir des besoins réels. À Genève, le travail est parti du « Manifeste du Care » d’Unia (le plus grand syndicat suisse) — une initiative dont la presse suisse s’est largement fait l’écho, du journal Work jusqu’à L’Événement syndical.

Accompagnés par les députés Gabriel Amard et Ségolène Amiot, ainsi que par l’expertise juridique de Sirine Bechouel (avocate) et Nathan Bothereau (juriste), soignants et citoyen·nes ont travaillé à transformer ces analyses en articles précis. Ce n’est pas une simple consultation, c’est la politique du peuple par le peuple. À travers cet outil, c’est la 6ᵉ République qui commence déjà. Il n’est pas attendu de changement de Constitution pour changer les méthodes : la souveraineté populaire vit ici et maintenant.

Pour aller plus loin : Comment les communes insoumises vont-elles préparer la révolution citoyenne et la 6ᵉ République ?



Magali, au micro de l’Insoumission, explique le premier atelier des lois


Une convergence de luttes sans frontières

L’événement a pris une dimension encore plus forte avec la participation de Christian Dandrès, conseiller national socialiste suisse et président du Syndicat des services publics (SSP). Sa présence a rappelé que la dignité dans le soin et la défense des services publics sont des combats universels qui ignorent les frontières.

Cette alliance entre syndicalistes suisses et élu·es insoumis·es français·es montre qu’une alternative existe. Elle redonne espoir : oui, il est possible de bâtir des lois solides, basées sur la vie réelle de ceux qui font la société, et non sur des tableurs budgétaires.

Reprendre espoir et agir

Cette expérience portée par les insoumis de Suisse n’est pas une exception, c’est une invitation à reprendre le pouvoir. Elle montre ce qu’il est possible de réaliser partout quand le choix est fait de la co-construction. Les 30 et 31 mai prochains, les Français·es de l’étranger voteront pour les élections consulaires. Mais au-delà de ce rendez-vous, c’est cette méthode d’implication citoyenne qu’il s’agit de généraliser pour ne plus laisser personne décider de façon arbitraire.

À Genève, la preuve est faite que les citoyens sont prêts. Et si le prochain Atelier des lois était le vôtre ?

Sources:linsoumission.fr   (Par Magali Mangin)

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