Pour répondre à l’urgence et empêcher les plus grandes entreprises de se gaver encore d’avantage sur le dos des Français, la France insoumise défend le blocage des prix, à l’instar de la CGT. Le principe est simple : fixer un prix maximum pour certains biens essentiels, notamment les carburants, au niveau d’avant la crise.
Mais voilà, du Rassemblement national au Parti socialiste en passant par LR et les Macronistes, on se refuse à cette mesure qui permettrait pourtant de protéger des millions Français déjà plongés dans la précarité. À la place, on préfère tantôt le laisser-faire, tantôt le transfert massif d’argent public vers les profiteurs de crise. Tout plutôt que de faire payer les multinationales. Y’aurait-il un rapport entre cette obstination à protéger les profits des multinationales du pétrole, et le fait que 19 parlementaires, macronistes, du PS et du RN sont actionnaires de Total ? Parmi eux, 14 parlementaires de la majorité Lecornu, dont la présidente de l’Assemblée nationale, Yael Braun Pivet. Notre article.
Ces parlementaires actionnaires de Total qui s’opposent au blocage des prix défendu par LFI
Ainsi, malgré la mobilisation et les appels de la France insoumise à protéger urgemment les Français des effets de la spéculation des multinationales, le gouvernement, ses soutiens macronistes, de LR et du Parti socialiste, mais également le RN et la direction des Écologistes, préfèrent tantôt le laisser-faire, tantôt des mesures de transfert du poids de l’inflation depuis les consommateurs vers l’État. Des mesures qui n’affectent pas les superprofits de multinationales telles que TotalEnergies, qui a par ailleurs multiplié ses bénéfices par 4 en une décennie.
Et l’une des raisons de cette obstination est simple : RN, LR, Macronistes et Parti socialiste protègent leurs intérêts. En effet, au moins 14 députés de la majorité de Sébastien Lecornu (7 macronistes ; 4 LR ; 3 PS) sont actionnaires de Total, de même qu’au moins un eurodéputé RN. Parmi eux se trouve la Présidente de l’Assemblée nationale elle-même, Yaël Braun-Pivet. Cette dernière s’est d’ailleurs fendue d’une justification hallucinante en rappelant que des milliers de Français sont, « comme elle », actionnaires de Total. Sans doute aura-t-elle donc oublié qu’elle occupe, à la différence de ces milliers de Français, la place de 4ème personnage de l’État et les risques de conflits d’intérêt qui l’accompagnent.
La liste des députés de Lecornu, actionnaires de Total
Majorité Lecornu (Renaissance, PS, LR)
Yael Braun Pivet
Jean-Marc Fiévet
Agnès Firmin Le Bodo
Graziella Melchior
Nicolas Ray (LR)
Sabine Thillaye (Modem)
Nicolas Turquois
Jean-Luc Brault
Christian Cambon (LR)
Agnès Canayer
Gilbert-Luc Robert Devinaz (PS)
Catherine Dumas (LR)
Sylvie Robert (PS)
Lucien Stanzione (PS)
Jean-Luc Warsmann
Rassemblement national :
Olivier Fayssat
Jordan Guitton
Jean-Philippe Tanguy
Nicolas Bay
Blocage des prix : la seule réponse juste face à la flambée inflationniste
Le blocage immédiat des prix défendu par la France insoumise est la seule mesure à même de répondre à la crise de la spéculation entretenue par les multinationales et défendues par le gouvernement et ses soutiens. Pour contrer la proposition, et protéger coûte que coûte les intérêts des multinationales, des fake-news sont diffusés dans les médias et par ces parlementaires actionnaires. Manuel Bompard les a démonté une à une.
À la question de savoir qui doit payer l’inflation, la France insoumise répond que plutôt que d’en faire peser le poids sur la population qui en subit les conséquence, la justice sociale commande de l’imputer aux multinationales qui en profitent. Tel est le sens de la mobilisation pour le blocage des prix, mesure parfaitement légale (article L410-2 du code du commerce), déjà utilisée à plusieurs reprises dans l’histoire de France et aujourd’hui mise en place par de nombreux pays dans le monde. La Croatie, la Grèce, la Corée du Sud et d’autres pays l’ont fait.
Pour aller plus loin : Blocage des prix : la seule réponse juste face à la flambée inflationniste
Cela, bien-sûr, il est difficile de le faire entendre à celles et ceux, du Parti socialiste au Rassemblement national, qui bénéficient directement de la spéculation en tant qu’actionnaires amenés à percevoir des dividendes, ou à Marine Tondelier qui reprend aujourd’hui les plus grotesques arguments des macronistes dans le seul but de s’opposer à la France insoumise. Rappelons que la première mesure du programme du NFP, sur lequel ont été élus les députés socialites et écologistes, était précisément l’instauration du blocage des prix de l’énergie et des produits de première nécessité. Une mesure à l’époque défendue par Olivier Faure et Marine Tondelier, et désormais torpillé par eux-mêmes pour des raisons politiciennes.
Plus largement, cette situation pose la question de la consanguinité entre élites politiques et oligarchie financière, et donc celle de l’interdiction pour les parlementaires d’être actionnaires de grandes entreprises aux moyens de pression déjà démesurés.
Sources:linsoumission.fr






