A la marge,celle qui relie les pages

lundi 6 octobre 2025

Démission de Sébastien Lecornu : La France insoumise appelle à destituer Macron

 À peine dévoilé, le gouvernement Lecornu est déjà tombé. 3 Premiers ministres ont été défaits en moins d’un an. « Cela ne tiendra pas » avait déclaré Jean-Luc Mélenchon hier, en soulignant la continuité de la même politique de « souffrance populaire et de dégâts écologiques » avec un recyclage des figures macronistes de la première et dernière heure. En effet, cela n’a pas tenu.

Lecornu dégagé, Emmanuel Macron, minoritaire, isolé, et responsable du chaos dans le pays, est désormais en première ligne. « Après la démission de Sébastien Lecornu, nous demandons l’examen immédiat de la motion déposée par 104 députés pour la destitution d’Emmanuel Macron. » a déclaré Jean-Luc Mélenchon sur Twitter. Une pétition circule pour soutenir la motion de destitution déposée par les insoumis et les députés cosignataires. Signez et faites signer.

Lecornu a dégagé, au tour de Macron

Face à la crise de régime, La France insoumise réaffirme sa position : il est temps de sortir de l’impasse par le haut !

La France insoumise dépose une nouvelle motion de destitution contre Emmanuel Macron, conformément à l’article 68 de la Constitution, pour manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat. Après avoir refusé de reconnaître la souveraineté populaire, le Président maintient un cap que le cap a massivement rejeté dans les urnes.

La destitution d’Emmanuel Macron n’est pas une option, c’est la voie démocratique pour débloquer le pays et permettre enfin une nouvelle politique au service du peuple.

Macron s’accroche au pouvoir. Pour le dégager, la solution la plus efficace aujourd’hui est de signer la pétition pour accentuer le pouvoir populaire sur les élus qui ont le pouvoir de le faire tomber. 

image 8
Sources:linsoumission.fr
Share:

jeudi 2 octobre 2025

Magouilles à l’Assemblée nationale : le RN s’engage à sauver Lecornu et Macron en échange de postes

 

Ce jeudi 2 octobre 2025, les présidences des commissions permanentes de l’Assemblée nationale étaient soumises au vote des députés. Les macronistes, minoritaires, sont parvenus à décrocher l’ensemble des commissions, à l’exception des finances, en tissant un pacte avec le Rassemblement national. Ce dernier a promis de ne pas censurer le Premier ministre illégitime et minoritaire, en échange de quelques postes. « La macronie agonisante fait la courte échelle aux fascistes, pendant que RN sacrifie le peuple pour quelques postes. La politique dans ce qu’elle a de plus dégoûtante. Qu’ils s’en aillent tous. » a réagi Manuel Bompard sur Twitter.

Le Rassemblement national, ainsi que le Parti socialiste, avaient déjà sauvé jusqu’à huit reprises François Bayrou. Les deux partis s’apprêtent à épargner de nouveau un Premier ministre macroniste. Dans les mobilisations de ce jeudi 2 octobre, personne n’est dupe. « Le RN, comme le PS, ne vivent que pour maintenir la stabilité bourgeoise de ce système. Ils vont sauver Lecornu car ils sont d’accord avec les politiques menées », témoignait Alicia au micro de l’Insoumission à Lille.

Pour aller plus loin : LFI va déposer une motion de censure contre Lecornu et propose à la gauche de la signer

« L’extrême droite et la Macronie ont scellé un accord de la honte à l’Assemblée nationale : la Macronie vote pour les petits postes du RN en échange de sa non-censure. » – Mathilde Panot


Sources:linsoumission.fr


Share:

mardi 30 septembre 2025

Taxe Zucman : retour sur la panique des ultra-riches et la levée de boucliers de leurs affidés

 Ils n’avaient pas crié aussi fort depuis longtemps. Depuis que l’économiste Gabriel Zucman a remis au centre du débat l’idée d’une taxe mondiale sur les milliardaires, les grands patrons et leurs relais politiques rivalisent d’expressions catastrophistes. Bernard Arnault dénonce une « volonté de mettre à terre l’économie française », le patron de Bpifrance parle d’une « mesure absurde » relevant d’une « haine du riche », et le gouvernement, par la voix de Sébastien Lecornu, a déjà enterré l’idée. En somme : quand on parle de taxer les superprofits ou les fortunes colossales, c’est l’apocalypse annoncée.

Pourtant, la réalité est simple : jamais les inégalités n’ont été aussi fortes, jamais les grandes fortunes n’ont autant explosé. Et demander 2 % par an à une poignée de milliardaires, c’est rendre justice fiscale et financer les biens communs. 

Une taxe née d’un scandale fiscal français

« La France est un paradis fiscal pour les milliardaires », rappelle Gabriel Zucman. Car contrairement aux idées reçues, les ultra-riches ne sont pas les plus taxés, loin de là.

Le secret ? Les holdings familiales. Ces sociétés-écrans encaissent dividendes et plus-values, sans que rien ne soit déclaré comme revenu personnel. Résultat : pas d’impôt sur le revenu.

Pourtant, ces fonds financent yachts, villas, médias ou campagnes d’influence. Comme le résume Zucman, les holdings « font écran » : l’argent existe, mais il est masqué par une structure juridique, et tout cela est parfaitement légal en France.

Cette injustice est documentée par l’Institut des politiques publiques : le taux de prélèvement global atteint 52 % pour la majorité des Français, mais tombe à 25 % pour les plus fortunés, à savoir les 0,0002 % les plus riches ; chiffre gonflé, puisqu’il inclut l’impôt sur les sociétés payé par leurs entreprises. Ajoutez à cela des jets privés déclarés comme « biens professionnels », exonérés d’impôt sur la fortune, et vous obtenez un système où les plus riches ne paient presque rien.

Pour aller plus loin : Désintox – L’exil fiscal dû à une hausse de la fiscalité ? Un mythe qui sert les plus riches



En quoi consiste la taxe Zucman ?

Face à ces brèches, Zucman propose un impôt plancher : les milliardaires doivent payer au moins 2 % de leur patrimoine net en impôts. Si leurs contributions actuelles (IR, IFI, CSG, etc.) atteignent ce seuil, rien de plus n’est dû. Sinon, ils versent la différence.

La mesure viserait 1 800 foyers fiscaux et rapporterait 15 à 25 milliards d’euros par an : de quoi financer hôpitaux, écoles et transition écologique, au moment où le plan Bayrou, prévoyant 44 milliards d’économies, n’a pas été renié par Sébastien Lecornu.

Innovation majeure : l’assiette inclut aussi les biens professionnels (actions, parts sociales, titres de holdings) qui représentent plus de 60 % de la richesse des grandes fortunes. C’est ce qui empêche aujourd’hui de taxer sérieusement les ultra-riches.En somme, la taxe Zucman ne frapperait pas large, mais frapperait juste : corriger une injustice flagrante, fermer les paradis fiscaux à domicile et rétablir un minimum d’équité.

La panique des patrons et des néolibéraux

À peine évoquée, la taxe Zucman a déclenché une tempête de cris d’orfraie. Bernard Arnault dénonce une « volonté de mettre à terre l’économie française ». Nicolas Dufourcq, patron de Bpifrance, y voit une idée « absurde » relevant d’une « haine du riche ». Quant au gouvernement, Sébastien Lecornu a déjà enterré l’idée : pas question d’ISF ni de taxe Zucman, car il faudrait préserver le « patrimoine professionnel ». Le MEDEF ira même jusqu’à organiser un meeting le 13 octobre pour mobiliser contre ce qu’il considère comme une menace existentielle.Les faits sont clairs : l’exil fiscal est un mythe. Selon le Conseil d’analyse économique, seuls 0,2 % du top 1 % s’expatrient chaque année, soit deux fois moins que la population française dans son ensemble. Même lors du durcissement fiscal de 2013, l’augmentation des départs n’a pas dépassé 0,09 point. Et la suppression de l’ISF en 2017 n’a fait revenir personne. L’impact macroéconomique est dérisoire : au pire, -0,05 % de valeur ajoutée et -0,04 % d’emplois. Autant dire rien comparé aux milliards de recettes fiscales.

Autre argument : les biens professionnels. C’est justement la principale brèche d’optimisation utilisée par les ultra-riches : loger actions et dividendes dans des holdings pour disparaître du radar fiscal. Retirer ces actifs de la taxe Zucman reviendrait à la vider de sa substance.On cite souvent Doctolib ou Mistral AI pour faire peur : des entreprises à forte valorisation, mais encore peu bénéficiaires, qui seraient « forcées de vendre leurs parts à l’étranger ». C’est un faux procès. D’abord, le seuil de 100 M€ exclut totalement les PME et l’« outil de travail » des petits entrepreneurs. Ensuite, la taxe peut être payée en actions. Prenons Mistral AI : valorisée 13 milliards, ses trois fondateurs détiennent chacun 10 % du capital. Avec la taxe Zucman, ils devraient s’acquitter d’environ 26 millions chacun.En payant en titres, au bout de dix ans sans bénéfices, la part de l’État passerait de 0 à 6 %, et celle des fondateurs de 30 % à 24 %. Rien d’insurmontable : les entrepreneurs conservent le contrôle, et l’État peut ensuite revendre ses parts aux salariés ou les placer dans un fonds souveAutre inquiétude agitée : la « confiscation ». Or, le Conseil constitutionnel a déjà validé un impôt sur la fortune jusqu’à 1,8 % en 2011.

Par ailleurs, on entend aussi que « la taxe ne rapporterait que 5 milliards », car les riches trouveraient toujours un moyen de l’éviter. Cet argument découle d’une mauvaise lecture d’une note du CAE sur l’ISF danois des années 1990. Gabriel Zucman, l’un des auteurs, l’a rappelé : cette comparaison ne tient pas. L’ISF danois n’a rien à voir avec une taxe plancher sur le patrimoine mondial, conçue justement pour limiter l’optimisation. Les estimations sérieuses convergent vers 15 à 25 milliards de recettes annuelles.Enfin, la concentration de richesses atteint des niveaux extrêmes : les 500 premières fortunes françaises possèdent 1 228 milliards d’euros, contre 124 milliards en 2003, soit +890 % en vingt ans. Comme le souligne Thomas Piketty, avec un impôt de 2 %, il faudrait un siècle pour revenir au niveau de 2010. Est-ce vraiment cela « mettre la France à terre » ?

La taxe Zucman n’est ni une révolution soviétique ni une menace pour l’économie française : c’est une mesure de bon sens

La vérité est simple : la taxe Zucman n’est ni une révolution soviétique ni une menace pour l’économie française. C’est une mesure de bon sens. Quand les 500 plus grandes fortunes ont bondi de 500 % entre 2010 et 2025, comme le rappelle Thomas Piketty, réclamer 2 % par an n’a rien de confiscatoire : c’est à peine une correction d’injustice. Pourtant, à écouter Bernard Arnault ou le MEDEF, c’est la fin du monde annoncée.

Cette panique en dit long : pour la première fois, le privilège d’une caste fiscale qui échappe à tout est véritablement menacé. Pendant qu’il est question de faire 40 milliards d’euros d’économies du côté des macronistes, les yachts et les jets privés continuent d’être jalousement protégés.

Le 13 octobre, le MEDEF tiendra meeting pour défendre « l’économie française »… Autrement dit les intérêts d’une poignée de milliardaires. La taxe Zucman n’est pas seulement possible : elle est nécessaire. Parce que l’impôt doit redevenir ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être : l’outil de la justice et de l’intérêt général.

Sources:linsoumission (Par Elias Peschier

Share:

samedi 27 septembre 2025

Trois fondations, dont l’Institut La Boétie, s’unissent pour créer la fondation européenne : « Pour le peuple ! »

 Institut La Boétie. C’est une nouvelle qui va révolutionner le monde intellectuel, universitaire et culturel à l’échelle de l’Europe. Ce jeudi 25 septembre, trois fondations de haut niveau se sont associées pour créer la fondation européenne « Pour le peuple ! ». Esquerda.lab – ideias para a alternativa, l’Institut La Boétie et Instituto República Y Democracia ont créé cette structure pour « conduire un travail intellectuel de recherche et d’éducation populaire sur tout le continent » confie Clémence Guetté, contactée par l’Insoumission. La co-présidente de l’Institut La Boétie et députée LFI estime que cette nouvelle association sera « un outil très précieux pour mener la bataille idéologique pour la justice sociale, le féminisme, l’antiracisme, la paix et une bifurcation écologique juste au-delà de nos frontières ».

Concrètement, cette fondation associera dans son travail des intellectuels et chercheurs de différentes disciplines avec l’objectif de nourrir le débat politique européen. Leurs contributions seront mises à disposition du public sous la forme de conférences, de publications, de livres et de formation. La fondation « Pour le peuple ! » sera dirigée par les co-directrices Clémence Guetté (co-présidente de l’Institut La Boétie et députée française La France insoumise) et Li Andersson (députée européenne de l’Alliance de gauche finlandaise Vasemmistoliitto). La suite est déjà annoncée. « Cette première alliance est un commencement. Notre ambition est de nouer de nouveaux partenariats avec des fondations nationales qui partagent les mêmes valeurs ». Une étape supplémentaire d’extension pour l’Institut La Boétie, dont le dernier ouvrage Nouveau peuple, nouvelle gauche vient d’être publié. 

Sources:linsoumission.fr

Share:

mercredi 24 septembre 2025

Entreprises complices du génocide et de la colonisation en Palestine – L’urgence de l’intensification du boycott

 Palestine. Le rapport d’Oxfam International du 15 septembre 2025 démontre que les activités commerciales et financières d’États et d’entreprises étrangères soutiennent directement et en toute illégalité la prolifération des colonies israéliennes en Cisjordanie. Ce qui engendre des conséquences dévastatrices sur la vie des Palestiniens, violant leurs droits fondamentaux, détruisant leur économie et perpétuant une occupation illégale d’une rare cruauté.

En France, comme partout dans le monde, la campagne Boycott, désinvestissement et sanctions (en anglais Boycott, Divestment and Sanctions), ou BDS, continue de prendre de l’ampleur. Ce mouvement, qui compte des dizaines de millions de membres dans plus de 120 pays, appelle à intensifier les campagnes de boycott contre les entreprises et structures complices du génocide. Notre article.

La Cour internationale de justice (CIJ) a réaffirmé en 2024 l’illégalité de la construction des colonies israéliennes en Palestine

Dans son avis très détaillé du 19 juillet 2024, la CIJ a de plus rappelé aux États tiers l’obligation juridique de cesser tout soutien économique aux colonies.

Depuis la guerre des Six Jours en 1967, Israël occupe la Cisjordanie, Jérusalem-Est, Gaza et le plateau du Golan syrien. L’ensemble de la communauté internationale considère les colonies israéliennes comme une violation flagrante du droit international.

Malgré cela, plus de 700 000 colons israéliens vivent aujourd’hui dans plus de 200 colonies en Cisjordanie, contrôlant 42 % des terres (2 000 km²) et la majorité des ressources en eau. Chaque année, Israël consacre plus de 1,2 milliard de dollars au développement des colonies. Cette expansion se fait par la construction d’infrastructures dédiées aux seuls colons (routes, réseaux d’eau, électricité, éducation) qui contournent et isolent les communautés palestiniennes.

Les points de contrôle militaires et les barrages routiers ont pour effet de morceler la Cisjordanie, rendant la circulation des personnes et des marchandises extrêmement difficile, voire impossible. Cette situation a un impact direct sur l’économie palestinienne, qui est étouffée. Le bureau des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) a recensé depuis octobre 2023 l’implantation illégale de nombreuses nouvelles colonies (rien qu’en 2023, 30 682 nouveaux logements ont été approuvés en Cisjordanie, +180 % en cinq ans), la mise en place de plus de 200 nouveaux checkpoints créant des obstacles à la circulation, portant ces checkpoints à environ 800.

Un système d’apartheid et des violences extrêmes

Le peuple palestinien subit un système juridique discriminatoire : les colons israéliens jouissent des droits civils israéliens, tandis que les Palestinien·nes sont soumis à des tribunaux militaires, avec un taux de condamnation proche de 100 %. Le ministre de la Sécurité Nationale Itamar Ben-Gvir, qui s’est à maintes reprises illustré par ces propos génocidaires, a augmenté les permis d’armes sophistiquées qui sont maintenant accordés à 60 000 colons. En conséquence, les violences des colons (destruction de récoltes, attaques physiques, harcèlement, assssinats) ont redoublé et sont perpétrées en toute impunité, avec la complicité des forces israéliennes.

Rien qu’en 2024, 744 attaques contre des terres agricoles et des récoltes ont été recensées. Depuis le 7 octobre 2023, l’OCHA documente des dizaines d’attaques hebdomadaires, souvent armées. Il indique que 900 Palestiniens ont été tués et plusieurs milliers blessés en Cisjordanie. Il a recensé plus de 3060 bâtiments détruits et 6136 personnes déplacées, dont 1500 enfants en Cisjordanie.

Des milliers de Palestiniens ont été arrêtés, dont des enfants, et sont détenus dans des conditions inhumaines ; au moins 75 personnes sont mortes en détention entre octobre 2023 et août 2025.

Le commerce illégal a des conséquences dévastatrices sur la vie des Palestiniens

L’Oxfam montre que les activités commerciales et financières d’États et d’entreprises étrangères ont des conséquences dramatiques pour les Palestiniens.

La première est la dépossession des terres et la destruction des ressources. Plus de 2 000 km² de terres palestiniennes ont été confisqués depuis 1967, dont des terres agricoles vitales. La culture de l’olivier, qui représente 14 % de l’économie palestinienne, est particulièrement ciblée : plus de 800 000 oliviers ont été déracinés depuis 1967, et 10 000 supplémentaires en 2023.

La deuxième est l’accaparement des ressources en eau : Israël contrôle 80 % des ressources en eau de Cisjordanie. Les colons consomment en moyenne 247 litres d’eau par jour, contre 82,4 litres pour les Palestinien·nes (en dessous du minimum recommandé par l’OMS).

La troisième est la création d’une crise humanitaire et économique. L’Oxfam montre que l’économie palestinienne souffre d’une perte annuelle de plusieurs milliards de dollars. En Cisjordanie, le taux de chômage atteint 35 % et a plus que doublé depuis octobre 2023. Le taux de pauvreté atteint un niveau alarmant. Les travailleurs palestiniens, qui dépendaient souvent de l’accès aux emplois en Israël, ont vu leurs salaires chuter drastiquement (près de 17 millions de dollars US de salaires perdus chaque mois) à cause de l’allongement des temps d’attente aux points de contrôle et des restrictions de circulation.

Les entreprises palestiniennes, de leur côté, peinent à exporter leurs produits, ce qui les rend incapables de concurrencer les produits issus des colonies, qui bénéficient d’un accès privilégié aux marchés internationaux.

Les États européens complices

L’Union européenne (UE) et ses États membres, ainsi que l’Angleterre sont les premiers partenaires commerciaux d’Israël. En important des biens produits dans les colonies et en permettant à des entreprises européennes d’y opérer, ils contribuent au financement, à la pérennisation et l’extension de l’occupation. Oxfam indique que l’UE importe 15 fois plus de produits issus des colonies israéliennes que des produits des agriculteurs palestiniens, une illustration de la manière dont les politiques actuelles favorisent l’économie des colonies.

Malgré les condamnations internationales, les États tiers n’ont pas mis en place de mesures efficaces pour interdire ce commerce. Les règles actuelles ne prévoient que des obligations d’étiquetage, qui sont détournées et insuffisantes pour arrêter ce commerce illégal.

Les principales entreprises complices

L’Oxfam dresse une liste de plusieurs entreprises internationales de premier plan qui sont directement ou indirectement impliquées dans le soutien de l’économie des colonies. Oxfam souligne que ces entreprises, en maintenant leurs activités, se rendent complices de violations des droits humains et ignorent leurs responsabilités juridiques et morales, comme le rappellent les Principes directeurs de l’ONU.

Cette implication prend plusieurs formes : des partenariats commerciaux, la fourniture de services, le financement de projets ou la vente de produits directement liés aux colonies. Le rapport d’Oxfam ne fait pas une liste exhaustive, mais mentionne des noms connus pour illustrer la gravité du problème.

Parmi les compagnies impliquées, le rapport cite :

  • La société française Carrefour : Le rapport accuse le groupe Carrefour (voir l’extrait détaillé) de s’être associé à une entreprise israélienne, Yenot Bitan, qui a des activités dans les colonies illégales. En permettant la vente de ses produits dans ces régions, Carrefour soutient et légitime directement l’économie des colonies.

  • Les entreprises de construction et de machinerie lourde : Des entreprises comme Alstom (France), Volvo (Suède), Siemens (Allemagne), JCB (Royaume-Uni), Caterpillar (États-Unis) sont pointées du doigt. Le rapport mentionne que les équipements de JCB, Caterpillar et Volvo sont utilisés pour la construction d’infrastructures de colonies et la démolition des maisons palestiniennes. De même, Alstom et Siemens sont accusés de fournir des systèmes de transport qui desservent les colonies, renforçant ainsi l’intégration de ces entités illégales dans le tissu économique et infrastructurel israélien.

  • Les entreprises financières et les banques : Le rapport insiste sur le rôle crucial du financement. Des banques comme les françaises AXA et le Crédit Agricole, la britannique Barclays sont accusées de fournir des services financiers et des prêts à des entreprises qui sont directement impliquées dans la construction et le financement de projets dans les colonies. Ce soutien financier est considéré comme un facteur clé de la perpétuation de l’occupation.

  • Les agences de voyage et les plateformes de réservation : Des compagnies comme l’allemande TUI et l’espagnole eDreams Odigeo sont également mentionnées pour leur rôle dans la normalisation des colonies par le tourisme. En proposant des hôtels et des visites dans les colonies, elles encouragent le tourisme dans ces zones, générant des revenus pour l’économie des colonies et minimisant la nature illégale de ces entités.

  • Les entreprises de logistique et de transport maritime : Des entreprises comme Maersk, qui fournissent des services de transport, sont également citées pour leur rôle dans la facilitation du commerce des produits issus des colonies vers les marchés européens.

Un appel à l’action pour sauver le peuple palestinien en respectant le droit International

Dans son rapport « Stop au commerce avec les colonies illégales », Oxfam fait des recommandations claires et concrètes. Le document exhorte les États et les institutions internationales à :

  • Adopter une législation contraignante : L’Oxfam appelle à l’interdiction totale de l’importation de produits issus des colonies illégales et à l’interdiction pour les entreprises de fournir des services ou d’investir dans ces territoires.
  • Faire pression sur les institutions financières : Le rapport demande aux banques et aux fonds d’investissement de cesser de financer les entreprises qui profitent de l’économie des colonies.
  • Rendre Israël responsable : Israël doit être tenu responsable de prouver que ses exportations ne proviennent pas des colonies, afin d’inverser la charge de la preuve et de garantir une traçabilité rigoureuse.
  • Informer les consommateurs : Oxfam alerte les consommateurs à être conscients de l’origine des produits qu’ils achètent et à soutenir les entreprises qui respectent les droits humains.

Extrait du rapport d’Oxfam sur l’entreprise française Carrefour


Carrefour est l’un des plus grands détaillants multinationaux dont le siège social se trouve en France. En 2022, il a conclu un accord de franchise avec Electra Consumer Products, une filiale d’Elco Ltd Holding et sa succursale Yenot Bitan qui autorise celle-ci à produire des biens Carrefour et à les vendre sous la marque Carrefour partout en Israël.

Au moins neuf magasins Yenot Bitan se trouvent dans en Cisjordanie et servent de super- marchés et de magasins de détail pour les colonies, notamment à Ariel et à Ma’aleh Adu- mim. Deux magasins Yenot Bitan situés en Cisjordanie (Neve Ya’akov à Jérusalem-Est et Modi’in Maccabim Re’ut) ont ensuite adopté intégralement la marque Carrefour. Ainsi, Carrefour est directement impliqué dans les colonies illégales en raison de ses propres intérêts commerciaux.

En 2023, Carrefour a signé des partenariats avec deux autres entreprises israéliennes, Juganu et Bank Hapoalim, qui soutiennent toutes deux l’économie des colonies. Juganu est une start-up technologique qui opère dans plusieurs colonies, et Bank Hapoalim est une institution financière israélienne majeure com- plice dans le financement de l’expansion des colonies.

Toujours en 2023, Carrefour a obtenu des prêts auprès de quatre grandes banques israéliennes (Hapoalim, Leumi, Mizrahi Tehafot et Israel Dis- count), toutes répertoriées dans la base de données du HCDH.182 Par exemple, Bank Hapoalim est une importante institution financière israélienne qui finance l’expansion des colonies et les projets d’infrastructure menés par les colons. Ses activités ont été directement liées au transfert forcé de communautés palestiniennes en Cisjordanie.

Les partenariats commerciaux de Carrefour en Israël soutiennent directement l’économie des colonies en permettant la vente de ses produits dans les magasins situés dans les colonies. Selon les UNGP, lorsque ses relations commerciales peuvent porter atteinte aux droits humains, par exemple en soutenant l’installation de colonies illégales, Carrefour doit faire preuve d’une diligence raisonnable renforcée et user de son influence pour identifier, prévenir et atténuer ces atteintes, notamment en mettant fin à sa présence dans les colonies et en s’en désengageant.

Oxfam, 15 septembre 2025

 Sources: linsoumission.fr             (Les Insoumis du Pic Saint Loup (34))

Crédits photo : Israel’s Economic and Political Outlook: Benjamin Netanyahu, World Economic Forum, Flickr, Jolanda Flubacher, CC BY-NC-SA 2.0 DEED






Share:

lundi 22 septembre 2025

De 1948 à Gaza : l’histoire oubliée de LA PALESTINE | Discussion avec Elias Sanbar

 Elias Wadih Sanbar, né le 16 février 1947 à Haïfa (en Palestine mandataire, dans l'actuel Etat d'Israël), est un historien, poète et essayiste palestinien.

Elias Sanbar naît de parents arabes chrétiens (sa mère est libanaise et son père palestinien).[1]. Il a quinze mois lorsque sa famille s'installe au Liban après la proclamation de l'État d'Israël. En 1969, il poursuit ses études à Paris. Par la suite, il enseigne le droit international à l'université Paris VII. Il enseigne ensuite au Liban puis aux États-Unis à l'université de Princeton. Il se lie d'amitié avec le philosophe français Gilles Deleuze.

En 1981, Elias Sanbar participe à la fondation à Paris, de la Revue d’études palestiniennes, publication de diffusion de l'Institut des études palestiniennes[2], revue dont il est devenu le rédacteur en chef. La revue a cessé de paraître en 2008.

Il a participé aux négociations bilatérales à Washington et dirigé, de 1993 à 1996, la délégation palestinienne aux négociations sur les réfugiés. Il est également membre du Conseil national palestinien depuis 1988. Il est membre du comité de parrainage du tribunal Russell sur la Palestine dont les travaux ont commencé le 4 mars 2009.

En 2001, il publie Le Bien des absents à propos des propriétés palestiniennes spoliés par Israël grâce à la loi sur la propriété des absents.

Elias Sanbar est actuellement ambassadeur de la Palestine auprès de l'Unesco (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture)[3].

Sources:Wikipedia. 

l’histoire oubliée de LA PALESTINE | Discussion avec Elias Sanbar.   (Youtube)

Share:

samedi 20 septembre 2025

Abandonnée par l’État, la dernière usine de papier journal 100% recyclé est en sursis .

 Le défilé des gouvernements met en danger le redémarrage de la seule usine de papier journal recyclé de France, près de Rouen. Trois ans après en avoir fait la promesse, l’État n’a toujours pas apporté son soutien financier.

Rouen (Seine-Maritime), reportage

« À chaque changement de gouvernement, personne ne vous rappelle si vous n’êtes pas derrière en train de pousser. » Alors que des milliers de manifestants convergent à Rouen pour la manifestation intersyndicale du 18 septembre contre la politique d’austérité, Cyril Briffault ne décolère pas. Représentant CGT de la papeterie Chapelle Darblay, l’homme se bat pied à pied depuis maintenant six ans pour sauver son usine qui, avant l’annonce de sa fermeture en 2019, était la seule de France à produire du papier journal recyclé.

Il est l’une des figures emblématiques du mouvement pour le projet de reprise du site de Grand-Couronne, dans la banlieue de Rouen, par l’entreprise canadienne Fibre Excellence. Avec ou sans chasuble, plusieurs autres ex-employés du site étaient également présents dans le cortège. Bien qu’ils aient retrouvé du travail ailleurs, tous espèrent un jour entendre les machines qu’ils ont si bien connues ronfler à nouveau. Plus que l’usine et ses 185 emplois, ce sont 600 emplois indirects qui, selon la CGT, seraient créés par la remise en service de la papeterie.

Lire aussi : « On a tout donné » : ces travailleurs ont sauvé l’usine de papier journal 100% recyclé

Après la fermeture en 2020, l’usine, un temps promise à la destruction, a été sauvée en 2022 quand la Métropole de Rouen a fait usage de son doit de préemption pour acquérir le site et ses machines. Dans le même temps, un accord de principe avait été donné par le gouvernement de Jean Castex pour un soutien financier au plan de reprise. L’État s’est engagé à fournir une aide de 25 millions d’euros, ainsi qu’à rentrer au capital à hauteur de 27 millions d’euros.

L’État n’a pas joint les actes à la parole

Avec l’arrivée de Fibre Excellence en 2023 pour le rachat du site, l’affaire semblait s’acheminer vers une fin heureuse. Pourtant, deux ans plus tard, le projet est toujours au point mort. La faute à l’État, qui n’a pour le moment toujours pas joint les actes à la parole, dénoncent les anciens salariés. Aucun calendrier n’a été donné par le gouvernement pour la mise en œuvre de son soutien.

« Ils n’avaient pas grand-chose à faire, déplore Cyril Briffault. La CGT, les élus locaux, l’État décentralisé, ce sont eux qui ont fait tout le boulot. L’État n’avait plus qu’à dire “Oui, on y va, on s’assoit autour d’une table, je vous mets un référent et on avance”. »

« On a l’impression que tout le monde s’en fout »

Après un ultimatum fin 2024, prolongé jusqu’en mai de la part de Fibre Excellence, qui menaçait de se retirer, un nouvel accord a finalement été signé le 7 juin avec l’État.

« L’accompagnement était gagné au mois de juin, le document signé de la main des ministres présents, mais on a eu beau relancer et relancer, il ne se passe plus rien du tout », constate Cyril Briffault. Il craint qu’un nouveau délai causé par la chute du gouvernement de François Bayrou fasse définitivement perdre patience au repreneur canadien, auquel le maintien en l’état de l’usine coûterait 4,5 millions d’euros par an, selon la CGT.

« Ça fait deux ans qu’on vit ça, on connaît le schéma, s’agace le syndicaliste. On a l’impression que tout le monde s’en fout. J’arrive dans des réunions où le mec du ministère a une feuille blanche et nous dit : “Expliquez-moi, je ne connais pas le dossier.” ».

Anciens salariés de la papeterie Chapelle Darblay en attente d'un soutien de l'Etatafin de gaire redémarrer l'usine. (Guénolé Carré/Reporterre)

Pour de nombreux anciens, l’incompréhension domine devant le risque de ne jamais voir l’usine redémarrer. « Les gouvernants mettent tout le temps l’écologie en avant, mais là, on avait une usine avec une implantation locale, une histoire, on recyclait tout, on faisait de l’électricité avec notre centrale biomasse et on avait un outil performant, dit Nicolas Binet, ancien directeur du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail. Ça avait du sens quand j’allais travailler, de me dire : “Je travaille dans l’écologie.” »

Pourtant, l’espoir demeure chez les « Pap’Chap’ ». En aparté, un retraité glisse : « En 2018, quand on a fêté les 90 ans de l’usine, le mot d’ordre était : “On fête les 90 ans pour aller vers les 100 ans”. J’espère que les copains vont réussir. »

Sources: reporterre.net




 

Share:

jeudi 18 septembre 2025

« Israël est responsable du génocide commis à Gaza », selon la Commission d’enquête des Nations Unies.

 Gaza. C’est la conclusion sans appel du rapport très détaillé du 16 septembre 2025 de la Commission d’enquête des Nations Unies, résumé dans le communiqué de presse du même jour : « Israël est responsable du génocide commis à Gaza ».

Cette Commission d’enquête internationale indépendante des Nations Unies sur le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et Israël, a été créée en mai 2021 par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU (résolution S-30/1). Elle enquête depuis deux ans le génocide commis par Netanyahu et son armée dans la bande de Gaza. L’horreur se poursuit plus que jamais en Palestine. Un rassemblement est prévu place de la République à Paris, ce 17 septembre 2025, à 18h30, à Paris.

Face à une situation d’une gravité historique, le plus grand convoi humanitaire maritime est en route. Nombreuses et nombreux sont les activistes du monde entier à s’embarquer pour briser le blocus illégal imposé à Gaza. Parmi eux, les parlementaires LFI Rima Hassan, Marie Mesmeur, Emma Fourreau, François Piquemal, Alma Dufour et Thomas Portes partent sous l’égide de la Global Sumud Flotilla. Ils sont l’honneur de l’Humanité. Notre article.

Israël a commis quatre de cinq actes génocidaires

Ces actes sont définis par la Convention de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide (voir ci-dessous pour la méthodologie) à savoir : 

  • Le meurtre,
  • L’atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale,
  • La soumission délibérée à des conditions d’existence calculées pour entraîner la destruction totale ou partielle des Palestiniens
  • L’imposition de mesures visant à entraver les naissances.

Le 26 janvier 2024, la Cour internationale de Justice internationale de Justice avait enjoint à Israël en autre d’empêcher et punir l’incitation directe et publique à commettre le génocide.

Or la commission indique que les déclarations explicites des autorités civiles et militaires israéliennes et le comportement des forces de sécurité israéliennes indiquent que les actes génocidaires ont été commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, les Palestiniens de la bande de Gaza en tant que groupe.

« Israël a ignoré de manière flagrante les mesures provisoires ordonnées par la Cour internationale de Justice et les avertissements des États membres, des bureaux des Nations Unies, des organisations de défense des droits de l’homme et des groupes de la société civile, et a poursuivi sa stratégie de destruction des Palestiniens de Gaza »

« La Commission estime que les autorités israéliennes n’avaient aucune intention de changer de cap. Au contraire, elles persistent et poursuivent leur campagne génocidaire à Gaza depuis près de deux ans. Israël doit immédiatement mettre fin au génocide à Gaza et se conformer pleinement aux mesures provisoires ordonnées par la Cour internationale de Justice »

Navi Pillay, présidente de la commission

Les gouvernements occidentaux complices ?

« La communauté internationale ne peut rester silencieuse face à la campagne génocidaire lancée par Israël contre le peuple palestinien à Gaza. Lorsque des signes et des preuves manifestes de génocide apparaissent, l’inaction pour y mettre fin équivaut à une complicité »

« Chaque jour d’inaction coûte des vies et érode la crédibilité de la communauté internationale. Tous les États ont l’obligation légale d’utiliser tous les moyens raisonnablement à leur disposition pour mettre fin au génocide à Gaza ».

Navi Pillay, présidente de la commission

La Commission recommande aux États membres de cesser de transférer à Israël des armes (la France a vendu pour 27 millions € d’armes à Israël en 2024) et autres équipements susceptibles d’être utilisés pour commettre des actes de génocide ; de veiller à ce que les individus et les entreprises présents sur leur territoire et relevant de leur juridiction ne soient pas impliqués (4 000 soldats franco-israéliens combattent à Gaza) dans l’aide et l’assistance à la commission d’un génocide ou à l’incitation à commettre un génocide.

Mais aussi de prendre des mesures en matière de responsabilité par le biais d’enquêtes et de poursuites judiciaires contre les individus (la France accorde l’immunité à Netanyahu pour survoler le territoire français) ou les entreprises impliquées directement ou indirectement dans le génocide.

Les dirigeants israéliens coupables de crimes de génocide

La commission souligne que les déclarations explicites des autorités civiles et militaires israéliennes et le comportement des forces de sécurité israéliennes indiquent que les actes génocidaires ont été commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, les Palestiniens de la bande de Gaza en tant que groupe :

« La responsabilité de ces atrocités criminelles incombe aux plus hautes autorités israéliennes, qui ont orchestré une campagne génocidaire depuis près de deux ans avec l’intention précise de détruire le groupe palestinien à Gaza »

Navi Pillay, présidente de la commission

La Commission a également conclu que le président israélien Isaac Herzog, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense de l’époque, Yoav Gallant, ont incité à commettre un génocide et que les autorités israéliennes n’ont pris aucune mesure à leur encontre pour punir cette incitation.

La Commission n’a pas pleinement évalué les déclarations d’autres dirigeants politiques et militaires israéliens et estime qu’elles devraient également être examinées afin de déterminer si elles constituent une incitation au génocide.

Un génocide qui pourrait s’arrêter rapidement

La Commission exhorte le gouvernement israélien à se conformer immédiatement à ses obligations juridiques internationales, notamment à mettre fin au génocide dans la bande de Gaza et à mettre pleinement en œuvre les mesures provisoires ordonnées par la Cour internationale de Justice.

Israël doit mettre fin à sa politique de famine, lever le siège et faciliter et garantir le libre accès de l’aide humanitaire à grande échelle, ainsi que celui de tout le personnel des Nations Unies, y compris le personnel international de l’UNRWA et du HCDH, et de toutes les agences humanitaires internationales reconnues qui fournissent et coordonnent l’aide. La Commission appelle Israël à mettre immédiatement fin aux activités de la Fondation humanitaire pour Gaza, pilotée de concert avec les États-Unis.

Le lien
   
   

Méthodologie

Le rapport s’appuie sur toutes les enquêtes antérieures de la Commission, ainsi que sur les conclusions factuelles et juridiques relatives aux attaques menées à Gaza par les forces israéliennes, et sur la conduite et les déclarations des autorités israéliennes du 7 octobre 2023 au 31 juillet 2025. Les conclusions de la Commission sont fondées sur un examen approfondi des actes sous-jacents de génocide (actus reus) et d’intention génocidaire (dolus specialis).

Pour établir les actes génocidaires, la Commission a examiné les opérations militaires israéliennes à Gaza, notamment le meurtre et les atteintes graves portées à un nombre sans précédent de Palestiniens ; l’imposition d’un siège total, y compris le blocage de l’aide humanitaire conduisant à la famine ; la destruction systématique des systèmes de santé et d’éducation à Gaza ; les actes systématiques de violence sexuelle et sexiste ; le ciblage direct des enfants ; les attaques systématiques et généralisées contre des sites religieux et culturels ; et le non-respect des ordonnances de la Cour internationale de Justice.

Sources:linsoumission.fr (Les Insoumis du Pic Saint Loup (34)


Share:

Liberté de la Presse

La video du Jour

Calendrier

Vivre les Cultures du Monde

Cultures du Monde Arabe

Cinéma

Transparence Internationale

NEGAWATT

Wikipedia

Résultats de recherche