A la marge,celle qui relie les pages

mardi 6 janvier 2026

Grand froid : pour loger les sans-abris, LFI appelle à réquisitionner les bâtiments vides.

 Mathilde Panot, cheffe des députés insoumis, a lancé un appel solennel aujourd’hui : réquisitionner les bâtiments vides pour y loger les sans-abris, actuellement à la merci du froid qui touche le pays. « Des vies en dépendent ! […] Face à l’explosion du sans-abrisme, notamment des enfants, il y a une responsabilité de ce gouvernement et de l’ensemble des pouvoirs publics de mettre tout le monde à l’abri ! », a-t-elle affirmé. Pour rappel, le pays compte 350 000 sans-abris, du jamais vu depuis l’après-guerre. Le bilan du collectif Les Morts de la rue est accablant : 912 personnes sont mortes de la rue en 2024. Des chiffres en constante augmentation depuis des années.

Des chiffres à mettre en parallèle avec… le nombre de logements vacants. Autour de 3 millions sont vacants dans le pays, soit un peu moins de 8 % du parc total (38,4 millions de logements). Parmi eux, 1,2 million sont vacants depuis plus de deux ans. Réquisition, sur quelle base légale ? Mathilde Panot appelle au respect de la loi de réquisition qui date de 1946, utilisée pour la dernière fois en 1999. Cela concerne des logements vacants, généralement inoccupés depuis au moins 6 mois et dont la réquisition prononcée par le préfet. Le propriétaire serait indemnisé pendant toute la durée de la réquisition.

Le 28 décembre, le corps d’un homme de 72 ans a été découvert dans les rues de la capitale, en début de soirée. Il était vraisemblablement mort de froid. Lors des Questions au Gouvernement, Emmanuel Fernandes a dénoncé l’inaction politique des macronistes et a mis leur bilan en perspective face à cette misère sociale : Qui peut l’accepter, dans un pays où les 500 plus riches ont vu leur patrimoine augmenter de près de 800 milliards d’euros depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir ? » Notre brève.

« Je vous parle d’urgence humanitaire absolue, sous nos fenêtres ! » – Emmanuel Fernandes, à l’Asemblée nationale, dénonçant l’inaction du Gouvernement face au sans-abrisme, aggravé par la vague de froid
 

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lundi 5 janvier 2026

Il y a 20 ans Chavez avait vu juste.

 


Date de Diffusion 23 octobre 2005. (Karl Zero Absolu)

"Le prochain coup d'état de la CIA au Vénézuela c'est pour quand ?" La réponse d' Hugo Chavez, il y a 20 ans, dans "le Vrai Journal" Trump vient de faire à Maduro ce que Georges W Bush voulait faire à Chavez... Pour tout comprendre : « La véritable raison de l'invasion du Venezuela par les États-Unis remonte à un accord conclu par Henry Kissinger avec l'Arabie saoudite en 1974. Il s'agit en réalité de la SURVIE du dollar américain lui-même. Ni de la drogue. Ni du terrorisme. Ni de la « démocratie ». Il s'agit du système du pétrodollar qui a permis aux États-Unis de rester la puissance économique dominante pendant 50 ans. Et le Venezuela a menacé d'y mettre fin. Voici ce qui s'est réellement passé : Le Venezuela possède 303 milliards de barils de réserves de pétrole prouvées.Le plus grand du monde. Plus que l'Arabie saoudite. 20 % du pétrole mondial. Mais voici ce qui compte : Le Venezuela vendait activement ce pétrole en yuans chinois, et non en dollars. En 2018, le Venezuela a annoncé son intention de « se libérer du dollar ». Ils ont commencé à accepter les yuans, les euros, les roubles, tout sauf les dollars pour le pétrole. Ils demandaient à rejoindre les BRICS. Ils mettaient en place des canaux de paiement direct avec la Chine, contournant totalement le système SWIFT. Et ils disposaient de suffisamment de pétrole pour financer la dédollarisation pendant des décennies. Pourquoi est-ce important ? Car tout le système financier américain repose sur une seule chose : le pétrodollar. En 1974, Henry Kissinger a conclu un accord avec l'Arabie saoudite : Tout le pétrole vendu dans le monde doit être tarifé en dollars américains. En échange, l'Amérique assure sa protection militaire. Cet accord unique a créé une demande artificielle de dollars à l'échelle mondiale. Tous les pays du monde ont besoin de dollars pour acheter du pétrole.Cela permet aux États-Unis d'imprimer de l'argent à volonté tandis que d'autres pays travaillent pour cela. Il finance l'armée. L'État-providence. Les dépenses déficitaires. Le pétrodollar est plus important pour l'hégémonie américaine que les porte-avions. Et il existe un schéma récurrent quant à ce qui arrive aux dirigeants qui le contestent : 2000 : Saddam Hussein annonce que l'Irak vendra son pétrole en euros et non plus en dollars. 2003 : Invasion. Changement de régime. Le pétrole irakien est immédiatement reconverti en dollars. Saddam Hussein est lynché. Les "armes de destruction massive" n'ont jamais été trouvées car elles n'ont jamais existé. 2009 : Kadhafi propose une monnaie africaine adossée à l'or, appelée « dinar or », pour le commerce du pétrole. Les courriels divulgués d'Hillary Clinton elle-même confirment que c'était la raison PRINCIPALE de l'intervention. Extrait d'un courriel : « Cet or était destiné à établir une monnaie panafricaine basée sur le dinar d'or libyen. » 2011 : L’OTAN bombarde la Libye. Kadhafi est assassiné. La Libye abrite désormais des marchés d’esclaves à ciel ouvert. « Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort ! » a lancé Clinton en riant devant la caméra. Le dinar d'or mourut avec lui. Et maintenant Maduro. Stephen Miller (conseiller à la sécurité intérieure des États-Unis) l'a littéralement dit à voix haute il y a deux semaines : « L’industrie pétrolière vénézuélienne a été créée grâce à la sueur, à l’ingéniosité et au labeur des Américains. Son expropriation tyrannique constitue le plus grand vol de richesses et de biens américains jamais enregistré. » Ils prétendent que le pétrole vénézuélien appartient à l'Amérique parce que des entreprises américaines l'ont exploité il y a 100 ans. Selon cette logique, toute ressource nationalisée dans l'histoire a été un « vol ». Mais voici le problème PLUS PROFOND : Le pétrodollar est déjà en train de mourir. La Russie vend son pétrole en roubles et en yuans depuis l'Ukraine. L'Arabie saoudite discute ouvertement des règlements en yuans. L'Iran commerce avec des devises autres que le dollar depuis des années. La Chine a créé CIPS, sa propre alternative à SWIFT, qui compte 4 800 banques dans 185 pays. Les BRICS développent activement des systèmes de paiement qui contournent totalement le dollar. Le projet mBridge permet aux banques centrales de régler instantanément les transactions en monnaies locales. L'adhésion du Venezuela aux BRICS, avec ses 303 milliards de barils de pétrole, accélérerait ce processus de manière exponentielle. Voilà le véritable enjeu de cette invasion. On ne lutte pas contre le trafic de drogue. Le Venezuela représente moins de 1 % de la cocaïne consommée aux États-Unis. Ce n'est pas du terrorisme. Il n'y a absolument aucune preuve que Maduro dirige une « organisation terroriste ». Ce n'est pas la démocratie. Les États-Unis soutiennent l'Arabie saoudite, qui n'organise aucune élection. Il s'agit de maintenir un accord vieux de 50 ans qui permet à l'Amérique d'imprimer de l'argent pendant que le monde travaille pour elle." 


Ricardo @Ric_RTP

Sources: KarlZero Absolu

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samedi 3 janvier 2026

Racisme, islamophobie et charge anti-LFI : CNEWS, RMC et Radio J sanctionnées par l’ARCOM

CNEWS, RADIO J, LFI. Mardi 30 décembre, on apprenait que l’ARCOM décidait enfin de sanctions à l’encontre de Radio J et RMC pour des insultes et séquences de désinformation au sujet de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise.

Le même jour, l’autorité régulatrice du paysage audiovisuel français confirmait que CNEWS est une chaîne raciste. Sont en cause deux séquences diffusées par la chaîne de Vincent Bolloré en début d’année 2025 et conduisant, selon les mots mêmes du régulateur, à la stigmatisation des personnes immigrées et de confession musulmane.

Ces trois décisions ne sauraient faire oublier que c’est chaque jour que se déversent le racisme, l’islamophobie et la haine anti-LFI sur les antennes des médias de l’oligarchie. Notre article.

Radio J et RMC sanctionnées pour des mensonges et des propos infamants à l’encontre de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise

Ce 30 décembre, l’ARCOM annonçait avoir mis en garde la radio communautaire Radio J pour une séquence au cours de laquelle l’ancien Président de la Licra Alain Jakubowicz traitait Jean-Luc Mélenchon de « salaud », et affirmait au sujet du leader insoumis : « Bien sûr qu’il est antisémite ». Face à la passivité de Frédéric Haziza, alors présentateur de l’émission, L’ARCOM a considéré que de tels propos étaient « de nature à constituer une atteinte à l’honneur et à la réputation de M. Jean-Luc Mélenchon ».

Pour aller plus loin : Jean-Luc Mélenchon comparé à Goebbels sur BFMTV : l’ignominie de la meute médiatique

Dans le même temps, on apprenait ce 30 décembre dans le Journal officiel que l’ARCOM avait décidé de sanctionner le 17 décembre dernier le groupe RMC pour une séquence de l’émission « Les Grandes Gueules » où s’est tenu un débat de plusieurs minutes sur des propos présentés comme reflétant « l’antisémitisme décomplexé » d’un « conseiller municipal La France insoumise » qui n’est en fait pas membre du mouvement.

À ce sujet et pour motiver sa sanction, l’ARCOM reconnaît que RMC « n’a pas accompli les diligences de vérification qui pouvaient raisonnablement être attendues de sa part ni exprimé de précautions oratoires suffisantes. De plus, aucune personne présente en plateau n’a contredit cette présentation erronée. En outre, cette séquence a donné lieu à de vives critiques des participants à l’encontre de La France insoumise. »

Deux séquences racistes et islamophobes de CNEWS condamnées par l’ARCOM

« De tels propos imputent aux personnes d’origine immigrée et de confession musulmane, dans leur ensemble, des comportements graves, voire pénalement répréhensibles. Une telle stigmatisation, associant les personnes d’origine immigrée et de confession musulmane à des personnes dangereuses, dominatrices et menaçantes et n’ayant suscité aucune réaction de la part de l’animatrice présente en plateau, est de nature à encourager des comportements discriminatoires à leur égard en raison de leur nationalité, leur origine ou leur religion. »Voilà comment l’ARCOM, dans sa décision du 17 décembre 2025 parue au Journal officiel ce 30 décembre, qualifie des propos tenus sur le plateau de CNEWS le 29 janvier 2025. La séquence voyait intervenir Marie-Hélène Thoraval, maire de Romans-sur-Isère, sur le plateau de l’émission « La Grande Interview ». Interrogée par la présentatrice Sonia Mabrouk, l’invitée y a déclaré que les attaques au couteau relèvent d’un « d’un aspect, d’un caractère culturel », qu’elles sont généralement commises par « les mêmes typologies d’auteurs », à savoir par des personnes qui ne sont pas « français de souche » mais qui ont des origines « liées […] avec l’islam ».Au-delà même de ces propos fondés sur rien d’autre que le racisme, l’ARCOM reproche également l’attitude de Sonia Mabrouk, présentatrice qui, au lieu de modérer les propos xénophobes de Marie-Hélène Thoraval, l’a « incité l’invitée à les développer ».

La deuxième séquence incriminée, en date du 20 mars 2025, concerne un débat tenu sur le plateau Jean-Marc Morandini au sujet d’un « reportage » sur l’installation d’un centre d’accueil pour demandeurs d’asile. Face à lui, Jordan Florentin, petit télégraphiste du torchon fasciste Frontières déclare entre autres propos xénophobes au sujet des personnes immigrées : « C’est des personnes qui ne peuvent pas forcément s’acclimater avec nos valeurs, nos mœurs et notre culture » avant de reprocher à son interlocuteur être complice du « Grand Remplacement ». 

Pour aller plus loin : Le média d’extrême droite Frontières attaque L’Insoumission et StreetPress

En plein délire, Jordan Florentin ajoute « […] sur 100 personnes que j’ai croisées en une seule soirée, je n’ai pas vu une seule personne qui était autre que de culture arabo-musulmane ou en tenue islamique. […] Il y a des conséquences, et aujourd’hui elles sont uniquement négatives les conséquences de l’immigration, ce n’est plus une richesse […] ».

À raison, l’ARCOM considère que cette généralisation présentant les personnes immigrées comme des « masses » qui opèreraient un « grand remplacement », les réduisant au rang de personnes dangereuses, constitue une « stigmatisation étant susceptible d’inciter à la haine à leur égard en raison de leur nationalité ou de leur origine ethnique ». Là encore, l’ARCOM souligne la responsabilité du présentateur de CNEWS qui a « pris position en faveur des allégations » de Jordan Florentin.

Dans les médias bourgeois, l’islamophobie, le racisme et la haine anti-LFI à flux tendu

Si ces deux séquences CNEWS de janvier et mars 2025 ont cette fois-ci été condamnées par l’ARCOM, c’est bien chaque jour, sur pratiquement chaque émission de la chaîne que de tels genres de propos sont tenus, ici à l’encontre des immigrés, là des musulmans, des femmes, des Palestiniens ou du mouvement social.

CNEWS est une chaîne d’extrême droite, raciste, xénophobe et misogyne qui caracole loin en tête du classement des sanctions prononcées par l’ARCOM à l’encontre des chaînes « d’information en continu ». Cette dernière mise en demeure constitue ainsi le cinquantième rappel à l’ordre de CNEWS par l’ARCOM depuis le lancement de la chaîne en 2017, plus que l’ensemble des autres chaînes d’information en continu cumulées. CNEWS est par ailleurs la seule d’entre elles à avoir été sanctionnée financièrement, jusqu’à hauteur de 200 000 euros. 

Racisme, islamophobie, misogynie, désinformation, intégrisme catholique, climatoscepticisme… Tel est le lot quotidien de CNEWS, fer de lance du projet civilisationnel de son propriétaire Vincent Bolloré. Il est incompréhensible qu’une telle chaîne, condamnée ou dont les intervenants l’ont été à tant de reprises, bénéficie d’une fréquence sur la TNT. Chaque jour rappelle l’urgence de la fermeture de CNEWS.

Concernant les sanctions prononcées à l’encontre de Radio J et de RMC pour leurs mensonges et propos infamants au sujet de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise, elles ne doivent pas faire oublier que les insultes et diffamations contre le leader insoumis, le mouvement insoumis et ses représentants ne cessent de se déverser chaque jour sur les plateaux et antennes des médias de l’oligarchie, sans que ni l’ARCOM ni la justice ne trouvent à redire. Enfin l’ARCOM décide de sanction. Des centaines d’autres doivent encore être prononcées. Le mouvement insoumis ne laissera rien passer.

Sources:linsoumission.fr

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