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samedi 31 janvier 2026

« Le Monde » fait la leçon aux patrons de PME « séduits » par LFI.

 Le Monde. Faut-il qu’ils aient la trouille ! Dans son post de ce jeudi, Jean-Luc Mélenchon expliquait les remous et les dérapages qu’avaient suscités au Medef la simple tenue d’un colloque de l’Institut La Boétie avec des représentants d’organisations patronales de TPE et PME. Qui est immédiatement venu commettre un beau travail de propagande pro Medef – sûrement même pas sollicité d’ailleurs ? Évidemment, c’est « la bourgeoisie faite journal », comme disait Léon Trotsky, le journal de révérence Le Monde.

L’article, signé Sandrine Cassini, est un petit bijou de bêtises accumulées par quelqu’un qui ne comprend rien à l’évènement dans lequel il est immergé. Faute d’imagination, dès les premières lignes, le porte-plume est obligé de piquer à son collègue du Figaro le savoureux « trotsko-poujadiste » qu’il a produit. On ne trouvera malheureusement rien d’aussi raffiné et imaginatif dans les mesquineries du Monde.

À vrai dire, au siège de LFI comme à l’Institut La Boétie, ce genre de papier est devenu un must qu’on se passe avec gourmandise. On dit « c’est du Cassini » pour dire : « c’est nul ». Car l’avis partagé est que les lignes sont moins dictées par l’habituelle volonté de nuire du quotidien que par la sottise et l’inculture de ses rubricards politiques pour la gauche et de leur lamentable chef Olivier Pérou. Des gens capables d’attribuer une requête auprès du « Conseil de sécurité de l’OTAN », qui n’existe pas, comme ce fut le cas récemment, il n’y en a qu’au Monde. Ailleurs, le niveau de compétence est une obligation. 

De la bassesse du journalisme politique

Cette fois-ci, c’est jubilatoire. Ainsi, quand est asséné « dans le logiciel économique “insoumis”, il y a les bons patrons et les mauvais patrons » ! Quelle crasse ! Hélas, il n’y a plus au Monde l’armada de trotskistes qui s’y trouvait du temps de Plenel et Jarreau. Avec eux a disparu toute culture de l’historique des idées de la gauche. Elle aurait pu permettre à ce type d’inculte de comprendre de quoi il est question en réalité dans notre analyse. Mais les fragmentations du patronat correspondant à l’évolution du capitalisme de notre époque, c’est trop pour elle.

À charge de preuve, la fine enquêtrice qui commet cet article note que « seules des organisations patronales de petites structures, comme la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), la Confédération nationale de l’artisanat des métiers et des services, la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB) et l’Union des entreprises de proximité (U2P), étaient conviées. Pas le Medef, incarnation du “grand capital” ».

Ben oui, puisque le sujet, c’était la petite entreprise ! Un simple tour de quelques minutes sur la chaîne YouTube de l’Institut La Boétie lui aurait permis de voir que l’an dernier, l’un des invités des journées économiques de l’Institut La Boétie était précisément le vice-président du Medef, Fabrice Le Saché. Les échanges avaient, à l’époque, été de bonne tenue, et sans aucune agressivité des deux côtés malgré d’évidents désaccords.

Sans prêter attention à ce que Sophia Chikirou, Aurélie Trouvé ou Jean-Luc Mélenchon ont réellement dit lors de ce colloque, les positions y sont volontairement caricaturées. Mais la flemme joue là encore son rôle. Il est vrai qu’il y a eu quatre heures d’échanges, ce qui est beaucoup pour quelqu’un qui n’y connaît rien et ne cherche d’ailleurs pas à comprendre. Restent donc les ânonnements de base de ce type d’ignorance. L’idée, pas très subtile il est vrai, est d’employer les gros mots qui font peur pour bien faire comprendre aux patrons de TPE ou PME, peut-être tentés par le diable, que c’est très mal.Ainsi, la planification écologique insoumise est-elle présentée comme « une sorte d’économie administrée ». Démocrates chrétiens héritiers de Jean Monnet, républicains de droite héritiers du général de Gaulle seront heureux d’apprendre que leurs familles politiques se sont rendues complices d’un tel soviétisme. Toutes deux ont en effet gouverné la France à une époque où les grands objectifs de l’économie française étaient décidés via un commissariat général au Plan. Mais la plumitive du Monde et son chef de rang savent-ils déjà tout simplement de qui nous parlons ici ?

Pour aller plus loin : Les insoumis et le patronat des PME proposent ensemble de changer les règles du jeu

Caricatures, tri malhonnête et accentuation des désaccords pour mieux servir le récit de la bourgeoisie

Ainsi, la plus grande partie de l’article consiste en un fin triage, découpage et collage de citations pour créer artificiellement des désaccords là où pourtant ils n’existent pas et donner l’impression d’avoir compris. Ainsi, le président de l’U2P déclare avec bon sens dans l’article : « Réserver la commande publique aux PME et aux TPE : oui, ça nous va. S’attaquer aux grandes entreprises ? Non, car cela déstructure toute l’économie ».

Pour Sandrine Cassini, c’est la preuve qu’il est reparti du colloque « plus que dubitatif ». L’exact contraire de ce qu’il a dit à haute et intelligible voix. En réalité, la première partie de la phrase est une proposition faite textuellement dans le rapport de l’Institut La Boétie et partagée par ces organisations. Quant à la deuxième, elle ne fait encore une fois que reprendre ce que Jean-Luc Mélenchon a dit dans son introduction, où il défendait des relations harmonieuses entre champions nationaux et PME.

L’article passe par ailleurs sous silence tous les moments où les représentants des quatre organisations présentes ont eux-mêmes souligné la différence de condition et de traitement avec les grandes entreprises. Ils en ont témoigné avec force. Madame Cassini ne devait déjà plus être là, quoiqu’elle en dise. Loyers et énergie trop chers, retards dans les paiements aux sous-traitants, soumission à une rente numérique ont été dénoncés avec force. Jean-Luc Mélenchon a d’ailleurs proposé d’appeler cela d’un mot simple et connu : l’exploitation.

Bien entendu, il y a des désaccords entre LFI et le patronat des PME ! Bien sûr ! Et personne n’a l’intention de les effacer. Ainsi, sur la question de l’utilité ou non des baisses de cotisations sociales, nous pensons que cette politique a été un échec pendant les 45 ans où elle a été appliquée.

Il est temps, en conséquence, de tourner la page. En tout état de cause, les préconisations de l’Institut La Boétie comme l’Avenir en commun prévoient une « caisse de péréquation inter-entreprises » pour qu’en la matière PME et TPE ne soient pas traitées comme des multinationales. Mais comment ne pas sourire quand Sandrine Cassini tente de présenter un propos pro-salariés de Michel Picon comme un désaccord avec les Insoumis ?

C’est là le sommet du ridicule. Si madame Cassini cherche à poursuivre son enquête sur les positions des uns et des autres à propos des progrès des droits des salariés dans les petites comme dans les grandes entreprises, elle ferait bien de se procurer un exemplaire de « l’Avenir en commun ». Car nous n’allons certainement pas dépenser un timbre et une enveloppe pour lui envoyer nous-mêmes. Sait-elle encore lire ce qui s’écarte de son bréviaire de bigote de la haine anti-LFI ?

Ce qu’a écrit Le Monde ne correspond en rien à ce qui s’est déroulé au colloque de l’Institut La Boétie

Tout ce tissu de bêtises n’a en fait qu’un seul but. Il colle à celui du Medef. Retourner les organisations de PME et TPE contre leurs propres intérêts et leur interdire d’adhérer à une proposition de réforme des règles de représentativité patronale. Présentant une proposition faite par Michel Picon lui-même au cours des échanges comme venant des Insoumis, la redoutable madame Cassini lui fait dire qu’il n’est « pas dupe » !

Et oui, petits patrons, méfiez-vous, grands enfants ! Heureusement que maman Le Monde est là pour vous apprendre la vie politique : faites attention aux pièges des Insoumis ! Ils osent reprendre votre demande d’une proposition de loi pour faire que le Medef ne monopolise pas toute votre représentation ! Danger !

Le compte rendu du Monde ne correspond à rien de l’évènement de samedi dernier, quoiqu’il ait fallu une semaine à l’auteure pour en écrire trois colonnes. À bas les cadences infernales ? « Stratégie de présidentialisation », « tente de séduire », dit cette personne qui n’a aucun respect pour quelque travail intellectuel que ce soit et semble n’identifier que la séduction comme mode de conviction.

Surtout continuez ! Le niveau intellectuel de vos lecteurs nous rendra justice de la nullité sur ce plan de vos commentaires. Et votre situation ne va pas s’améliorer ! Savez-vous qu’il y avait aussi ce matin une réunion de patrons insoumis ? 400 se sont déclarés tels. Dont 200 auto-entrepreneurs ! La fin du monde. Pas le journal. La réalité à laquelle il ne comprend rien.

Sources:linsoumission.fr (Par Antoine Salles-Papou)

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jeudi 29 janvier 2026

Les insoumis et le patronat des PME proposent ensemble de changer les règles du jeu

 TPE/PME. C’était un événement politique sans précédent dans l’histoire de la gauche, et plus encore dans celle de la gauche radicale. Le 24 janvier 2026, sous l’égide de l’Institut La Boétie, s’est tenu un débat franc et direct entre le mouvement insoumis et les principales organisations syndicales représentatives du petit patronat.

Côté patronal, ont participé Laurent Munerot, président de la Confédération nationale de l’artisanat des métiers de service et de fabrication (CNAMS), Jean-Christophe Repon, président de la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB), ainsi que les présidents des deux organisations les plus nombreuses : Amir Reza-Tofighi pour la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) et Michel Picon pour l’Union des entreprises de proximité (U2P).

Pendant plus de quatre heures, les échanges ont permis de confronter sans détour les analyses, d’identifier convergences et désaccords, et de sortir des caricatures habituelles. Une partie de la presse hostile a voulu y voir une manœuvre électorale en direction du petit patronat. Comme si chercher à convaincre était illégitime. Comme si dialoguer avec celles et ceux qui produisent réellement dans ce pays était suspect. Notre article.

Comment LFI prépare concrètement l’exercice du pouvoir 

L’objectif affiché est pourtant clair : préparer les conditions concrètes de l’exercice du pouvoir. Gouverner implique de savoir comment agir sur l’économie productive : planifier, investir, structurer des filières industrielles et écologiques. Cette question est complexe, mais centrale. Trop souvent, la gauche a échoué faute d’y avoir travaillé sérieusement en amont. Jean-Luc Mélenchon l’a résumé ainsi : « La question clé, c’est la démocratie. Si on met de la démocratie dans la représentation patronale, la situation sera meilleure pour le pays, pour la démocratie et pour la production. »

Cette démarche s’inscrit dans une méthode assumée : poser un cadre d’analyse global, définir une stratégie économique, puis identifier les partenariats nécessaires à sa mise en œuvre. En amont du colloque, plusieurs centaines de petits patrons s’étaient d’ailleurs mobilisés, dont de nombreux auto-entrepreneurs et dirigeants de TPE, sur des bases de représentativité territoriale et professionnelle. Là encore, un fait inédit dans l’histoire de la gauche radicale.

Pour aller plus loin : Budget Macron-Faure – « Les concessions affichées sont mensongères ou excessivement biaisées » : avant le vote de la censure, la mise au point d’Éric Coquerel

La représentativité patronale, une question centrale qui va devenir une loi transpartisane

Le point de bascule du colloque est intervenu dans sa conclusion. À l’initiative même des organisations patronales présentes, l’idée d’une proposition de loi transpartisane sur la représentativité patronale a émergé. La France insoumise s’est engagée à la porter au Parlement, dans la continuité d’une proposition déjà avancée lors de la campagne présidentielle de 2017.

L’enjeu est majeur. Aujourd’hui, le dialogue social est verrouillé par un droit de veto de fait du Medef. Il n’existe pas d’élections patronales : la représentativité est calculée tous les quatre ans selon deux critères, 70 % en fonction du nombre de salariés des entreprises adhérentes et 30 % selon le nombre d’adhérents.

Ce mode de calcul donne un poids écrasant au Medef, alors même qu’il s’agit de l’organisation patronale comptant le moins d’adhérents : 149 000 entreprises en 2025, contre 221 000 pour l’U2P et 243 000 pour la CPME. Dans les conseils de prud’hommes, il détient 46 % des sièges patronaux, soit autant que la CPME et l’U2P réunies. Dans l’industrie, ce chiffre atteint 60 %. À l’inverse, l’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire (UDES) ne dispose que de 4 % des sièges, alors qu’elle représente 14 % de l’emploi privé.

La réforme proposée viserait à rééquilibrer cette situation, notamment autour d’une règle plus démocratique (50 % salariés, 50 % adhérents) avancée par l’U2P. L’objectif est clair : fluidifier les négociations sociales et mettre fin au veto structurel du Medef.

Un patronat loin d’être homogène

Mais l’enjeu dépasse la seule architecture institutionnelle. Le patronat n’est pas un bloc homogène. La financiarisation du capitalisme et la mondialisation ont profondément fragmenté le tissu productif. Patronat financier, multinational et patronat de proximité ne poursuivent ni les mêmes intérêts ni les mêmes logiques. Comme l’a rappelé Amir Reza-Tofighi : « Il faut une stratégie nationale face aux grands enjeux du siècle. Transition écologique, souverainetés alimentaire, médicale et militaire : les aides publiques doivent être efficaces. L’État doit permettre aux TPE-PME de répondre à ces défis ».

Cette réalité sociale a également été soulignée par la députée insoumise Sophia Chikirou : « Les “entreprises” n’existent pas. Il y a les multinationales qui dominent, et les TPE-PME qui subissent : coûts qui explosent, marges en baisse. Le patron de TPE est aussi un travailleur. »

La « nouvelle France » patronale est composée d’auto-entrepreneurs, d’artisans, de TPE et de PME. Une entreprise sur deux ne compte qu’un salarié. Le patron de TPE est aussi un travailleur. Donner plus de poids à ce patronat de proximité, ce n’est pas renoncer au progrès social : c’est reconnaître la réalité de l’économie productive.

Ces entreprises sont plus de 4 millions et ont créé 700 000 emplois nets en dix ans, quand les grandes entreprises en détruisaient 200 000. Dans un contexte international marqué par le recul du dogme néolibéral et le retour de la planification, du contrôle des prix et de la sécurisation des approvisionnements, cette réflexion apparaît décisive.

Un basculement historique du cadre économique mondial

Cette réflexion s’inscrit aussi dans un basculement historique plus large. L’actualité simplifie l’observation. Le marché néolibéral tel qu’il a été défini et imposé depuis les années 1970 n’est plus la norme incontestée. Aux États-Unis, les politiques menées sous Joe Biden puis prolongées de manière plus brutale sous Donald Trump ont tourné la page du libre-échange dogmatique. Planification industrielle, protectionnisme ciblé, contrôle stratégique des approvisionnements et relocalisations sont redevenus des instruments assumés de politique économique.

Cette évolution est aussi largement nourrie par la montée en puissance du modèle chinois, économiquement vainqueur, qui combine intervention publique, planification de long terme et politique industrielle offensive.

Dès lors, une nouvelle attraction s’exerce jusque dans les sphères du capital national pour le plan, le contrôle des prix et la sécurisation des chaînes productives. La question du « compromis social » ne peut plus être posée hors sol, sans tenir compte de ces bouleversements profonds. C’est à cette réalité nouvelle que s’attache cette démarche : penser la transformation de l’économie productive à l’aune du moment historique, et non à partir de dogmes périmés.

Sources:linsoumission.fr (Par Elias Peschier)

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mardi 27 janvier 2026

Budget Macron-Faure – « Les concessions affichées sont mensongères ou excessivement biaisées » : avant le vote de la censure, la mise au point d’Éric Coquerel

 

« Bref c’est pire qu’en 2025 », lâche Éric Coquerel, à propos du budget Macron-Faure. Quelques heures avant le débat de la motion de censure co-signée entre les insoumis, les écologistes et les communistes à l’Assemblée nationale, il a pris la plume pour détailler les horreurs présentes dans ce budget, en train d’être passé en force par 49.3

Baisse du Fonds vert, suppression de plus de 4 000 postes d’enseignants, suppression de la Prime de Noël, coupes de milliards d’euros de crédits dans les services publics, exclusion des APL des étudiants étrangers non-européens non-boursiers… le tout pendant que les ultra-riches de ce pays peuvent dormir tranquilles. L’insoumission retranscrit dans ses colonnes l’analyse du président de la commission des finances de l’Assemblée nationale.

Pour aller plus loin : « Ils signent l’arrêt de mort de l’école publique ! » : plus de 4 000 postes d’enseignants supprimés par le pacte Faure-Macron en 2026

« Ce budget est un musée des horreurs. Il faut voter la censure ! » – Éric Coquerel

Les concessions affichées sont mensongères ou excessivement biaisées.

Fonds vert, les AESH, les postes d’enseignant-es, la prime d’activité, les bourses, les APL, le logement… et quand le Gouvernement lâche effectivement une miette, il en reprend autant de l’autre main (si ce n’est plus).

Par exemple, en termes d’aide écologique aux collectivités, le Fonds vert est en réalité en baisse. Avec le 49.3, il serait sabré de 28% de ses moyens pour engager des projets nouveaux en 2026. Trois ans après sa création, il serait donc baissé de 66% en deux ans.

Et les étudiants ? Pour le repas à 1€ et les bourses, il faudrait 140 M€ quand le gouvernement n’accorde que 50 M€. Quelle promesse ne tiendra-t-il pas ? Sur quels autres dispositifs devra-t-il couper ? Sans compter que ça n’efface pas la baisse de 2025 (- 140 M€)


Eric Coquerel

D’une main, le Gouvernement affiche une hausse de presque 50€ de la prime d’activité entre mai et décembre 2026. Et de l’autre main, il prend 150 à 230 euros à 1,2 million d’allocataires des minima sociaux en supprimant la prime de Noël.

Et il coupe des milliards d’euros de crédits dans l’ensemble des autres services publics ce qui va nécessairement détériorer la redistribution et la réduction des inégalités.

Le Gouvernement prétend faire un geste sur les aides au logement. Il augmente de 46 M€ le budget par un amendement (ce qu’il dit) mais le baisse de 300 M€ par rapport à l’an dernier (ce qu’il ne dit pas). Et le budget de l’aide à l’accès au logement baisse toujours de 290 M€. Il n’y a pas de concession.

Le Gouvernement prétend céder 400 M€ sur le logement social. Finalement ce ne sera que 200 M€. Et la dépense publique dans le logement reste à un plus-bas historique : 1,6% PIB (c’était 2,2% en 2010). Et 2,7 M de demandes de logement social. Et 15 millions de personnes dans le halo du mal-logement, 4,1 millions mal-logés, 350 000 personnes sans domicile (source FLD).

Et le Gouvernement veut augmenter les loyers dans le parc HLM.

Le ministre annonce 2 000 postes supplémentaires d’AESH. Ce ne sera finalement que 500 postes. Il a menti. Or il n’y a toujours qu’1 AESH pour 4 enfants en situation de handicap et leur statut précaire laisse souvent ces postes vacants.

En revanche le Gouvernement supprime bien 4 000 postes d’enseignants, alors que c’était une des « concessions » affichées en 2025 pour ne pas censurer François Bayrou. Et il faudrait 10 000 postes pour retrouver le taux d’encadrement d’avant-Macron (Source FSU).

Le Gouvernement veut imposer un texte contaminé par les idées racistes de l’extrême droite.

Avec ce 49.3, rien que demander des papiers coûterait 2x à 3x plus qu’avant : 200 à 300€ pour une simple demande de titre de séjour ou de naturalisation.

Avec ce 49.3, le budget « Intégration et accès à la nationalité française » baisserait de 21% en deux ans (92 M€).

Avec ce budget, la droite s’extrémise en se frayant un chemin vers la préférence nationale : le Gisti alerte sur l’exclusion des APL pour les étudiants non-européens non-boursiers (ça commence comme ça). C’est raciste. C’est inadmissible.

Evidemment le Gouvernement essaye de taire l’assèchement trumpien de l’aide publique au développement, dont le budget baisserait de 23% (830 M€) en 2026 et 53% (3,1 Md€) en deux ans. C’est un coup fatal aux ONG et à la solidarité internationale.

Les coupes du 49.3 « Lecornu » dans l’action publique et les services publics sont massives.

Fonction publique : -29% (208 M€), APD : -23% (830 M€), culture : 6,4% (250 M€). Et France 2030 : -1,1 Md€ ! Sur tous ces budgets, le 49.3 empire le budget initial du Gouvernement. Et le budget de l’emploi en outre-mer est toujours en baisse.

Et pendant ce temps-là, des milliers de Français-ses ultrariches ne paient pas leurs impôts. D’ailleurs, Amélie de Montchalin se vante « que l’Etat continue de faire des économies comme il n’en a pas fait depuis 25 ans » alors que dans le même temps il y a encore moins de taxation des ultra riches et des grandes entreprises que l’an dernier. Bref c’est pire qu’en 2025.

Sources:linsoumission.fr

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samedi 24 janvier 2026

Municipales 2026 – Comment les communes insoumises vont-elles préparer la révolution citoyenne et la 6ᵉ République ?

  Communes. En vue des élections municipales, La France insoumise se prépare à une étape cruciale de son histoire. Les insoumis seront présents dans plus de 500 communes, dans la totalité des villes de plus de 100 000 habitants, dans plus de 80 % des communes de plus de 30 000 habitants, jusque dans les plus petits villages. Nombreux sont les candidat·es déterminé·es à défendre localement le programme de l’Avenir en commun. En témoigne la multiplication des meetings de lancement de campagne suscitant un engouement populaire : Rennes, La Courneuve, Perpignan, Metz, Strasbourg, Lille…

Pour porter haut la nécessité de démocratiser la commune, LFI défend notamment deux mesures majeures : l’instauration du référendum d’initiative citoyenne (RIC), défendu depuis longue date par le mouvement insoumis, mesure centrale du mouvement des Gilets jaunes ; également la mise en place d’un référendum révocatoire pour les élus. Théorie de l’Ère du Peuple par Jean-Luc Mélenchon, communalisme insoumis : comment les insoumis comptent-ils passer de la théorie à la pratique du pouvoir dans les communes ? .

Dans les communes, la nouvelle condition urbaine, ses réseaux et ses inégalités
 

Les insoumis se réfèrent à la théorie de l’Ère du peuple, dernièrement développée par Jean-Luc Mélenchon dans Faites mieux !. Pour la comprendre, il faut revenir sur un basculement fondamental : l’Humanité est passée d’un à huit milliards d’habitants sur Terre en moins de deux siècles. Par conséquent, la vie urbaine s’est imposée partout, avec des connexions toujours plus vastes et complexes.

Pourquoi s’agit-il d’une rupture importante ? Car pendant 99 % de l’histoire humaine, les individus vivaient en autonomie et consommaient ce qu’ils produisaient. Chacun se reposait sur soi-même, sa famille, son village, sa tribu. À l’inverse, la survie dépend aujourd’hui d’une immense chaîne d’interdépendances. L’homo urbanus reproduit son existence grâce à des millions d’anonymes reliés par les réseaux, c’est-à-dire « l’ensemble des infrastructures par lesquelles s’organisent la circulation et la distribution du nécessaire, matériel et immatériel ».

Il ne s’agit pas de décrire ici uniquement les métropoles : même dans un village de 100 habitants, qui peut vivre sans eau courante, sans transport, sans collecte des déchets, sans commerce ? Les réseaux forment la relation sociale essentielle de l’époque.

Mais voilà que ce rapport n’est pas neutre. Le fait urbain produit la question de la circulation et du stockage autant que celle de l’accumulation et du contrôle. Ce n’est pas un hasard si le capitalisme est apparu en ville. Son histoire peut se résumer à celle des tentatives réussies pour surmonter ses crises inéluctables. La géographie critique de David Harvey montre que l’urbanisation joue un rôle crucial pour recycler du capital et créer de la rareté : les grands projets inutiles, l’étalement urbain et la financiarisation ont pour cause commune la marchandisation de l’espace.

Ainsi, le néolibéralisme dérégulé exclut le peuple et accroît les inégalités pour les rendre profitables. Dans les beaux quartiers, les ultra-riches vivent coupés du reste du monde, dans des « gated communities », où ils jouissent de réseaux faits sur mesure pour eux. Les autres sont repoussés loin des centres, dans les quartiers populaires et périphériques ultra-dépendants des réseaux collectifs, qui deviennent une source de profits quand ils sont privatisés. Alors, les puissants les monopolisent et pour y accéder, il faut payer. Quand ce n’est plus assez rentable, ils disparaissent. Pour eux le monopole et pour les autres le désert, à défaut du péage. C’est le capitalisme tributaire : on paie pour avoir accès à ce qui est vital.

Pour aller plus loin : Municipales 2026 – À Rennes, les Insoumis font le vœu de gagner l’hôtel de ville

L’Ère du peuple : des révoltes urbaines au processus constituant

Mais cette production de l’espace est également porteuse d’un conflit d’appropriation autour du contrôle (public ou privé) et de l’accès (gratuit, payant ou inexistant) aux réseaux du collectif. Ce rapport de force ne supprime pas la lutte des classes mais l’étend à tous les aspects de la vie quotidienne et dessine les contours de deux classes : l’oligarchie (ceux qui possèdent les réseaux) et le peuple (ceux qui en dépendent).

En témoignent les révoltes urbaines observables dans le monde entier sur les questions du droit au logement, des moyens de transport, de l’accès à internet, des violences policières… Elles produisent une conscience politique commune avec des oppositions avancées. Les éruptions révolutionnaires d’aujourd’hui passent donc par des revendications urbaines qui posent un dilemme : extraire du profit ou répondre aux besoins collectifs ? Car les réseaux ne peuvent jamais être les deux à la fois très longtemps.

Là où l’oligarchie défend un intérêt particulier – celui de la caste –, le peuple défend un contenu collectiviste et universel, celui de retrouver le contrôle sur sa vie. Le droit à la ville appelle à une autre organisation de la cité, de la société et donc à un autre monde. C’est pourquoi l’accès aux réseaux, leur contenu et leur contrôle forment un enjeu social et politique global, jamais très éloigné de l’exigence démocratique : l’intervention de toutes et tous, le débordement des structures politiques et l’auto-organisation populaire sont des actes de souveraineté qui ouvrent un espoir de bifurcation pour la civilisation.

La Révolution de 1789 a provoqué un souffle dont les retombées sont encore visibles, à l’image du mouvement des Gilets jaunes, cette insurrection d’un genre nouveau. La France insoumise se définit comme le mouvement de la révolution citoyenne. Elle est révolutionnaire car elle s’appuie sur la mobilisation populaire aspirant à l’abolition des privilèges ; et citoyenne car elle appelle à une radicalisation des institutions démocratiques. Les deux convergent vers le processus constituant avec les tâches de planification écologique et d’extension des biens communs et des droits de la nouvelle France. Dans ce cadre, la 6e République n’est pas un à-côté de la stratégie révolutionnaire, elle est son vecteur politique et définit l’existence même du peuple comme acteur de l’histoire.

Il ne faut pas se tromper : l’Assemblée constituante ne correspond pas à un comité de spécialistes et d’experts en chambre. Il ne s’agit pas de changer les règles du jeu sur un coin de table, mais de prendre le pouvoir. Le processus constituant prend forme à partir du ruissellement révolutionnaire, c’est-à-dire des luttes préexistantes, de la vie associative, militante ou non, et même des réseaux de proches… Cette buée sur la vitre se transforme en condensat au niveau du quartier, puis de la ville. La rivière vient de sursauts insurrectionnels imprévisibles : l’action politique consiste à stabiliser les points d’appui et de passages disponibles pour l’action.

La place du mouvement insoumis n’est pas de diriger la mobilisation, mais d’en être un acteur stratégique et tactique, l’outil qui fait passer la révolution d’une phase à l’autre, lui évite de s’ensabler et l’amène au dénouement. Après la phase instituante du peuple qui se définit comme tel, il y a la phase destituante : « qu’ils s’en aillent tous ! », « dégage ! », « démission ! ». Elle contient néanmoins un moment de transcroissance des revendications de l’immédiat vers le pouvoir politique dont la réussite aboutirait à la convocation d’une assemblée : la phase constituante. La campagne municipale ne peut s’investir pour autre chose qu’une articulation avec ce projet.

Le communalisme insoumis comme laboratoire de la révolution citoyenne 

Beaucoup de réseaux essentiels sont gérés au niveau des communes : l’eau, les déchets, les transports en commun, les routes, les écoles, la culture. Les municipalités ne correspondent pas juste à la prochaine élection, mais au champ de bataille où s’opposent l’oligarchie et le peuple. C’est pourquoi Cécile Gintrac, Manuel Menal, Allan Popelard et Antoine Salles-Papou ont développé le concept de communalisme insoumis : les communes préparent la révolution citoyenne par des radicalités concrètes.

En cela, il s’agit de prolonger l’histoire du mouvement communal, débuté au XIᵉ siècle lorsque les villes ont gagné leur autonomie par rapport au pouvoir féodal. Les communes sont alors des laboratoires de la République jusqu’à la Révolution française qui institue la municipalité comme cadre de l’expression de la souveraineté. L’expérience de la Commune de Paris en 1871 correspond aussi à un espace de conquête démocratique. Enfin, les municipalismes socialiste et communiste du XXᵉ siècle ont expérimenté de nombreux dispositifs, généralisés plus tard (services publics, comités d’habitants, vie associative, éducation populaire).

Mais pour s’inscrire dans ce rôle préfiguratif, il faut se débarrasser de certaines des habitudes locales. Depuis les années 1990, il y a une vision dépolitisante de cet échelon avec un récit hors des clivages, technique et consensuel. L’intercommunalité est un vieux projet de la technocratie française qui a créé des structures éloignées de la surveillance populaire. C’est ici que l’idée de coalition centrale entre la droite et la gauche, réalisée plus tard par le macronisme, a été inventée.

Pour y remédier, des dispositifs de participation ont été recommandés : conseils de quartier, jurys citoyens, budgets participatifs, réunions de concertation, conseils de la jeunesse. Ces derniers sont pour l’essentiel des échecs. Ces espaces s’avèrent déconnectés, dévoyés et contrôlés. Ce sont davantage les groupes favorisés disposant du temps, du capital et des ressources qui participent.

L’intervention populaire doit donc renouer avec ses origines contre-hégémoniques si elle ne veut pas se transformer en instrument de domination. En Espagne, des villes ont alloué un budget participatif dont la force s’est intensifiée à proportion des crédits réservés. Sous Ada Colau, le conseil municipal de Barcelone adressait une série de questions à une assemblée de citoyens tirés au sort et représentatifs de la population. Après auditions et délibérations, le conseil devait adopter les propositions en l’état.

En France, il pourrait s’agir de donner du pouvoir aux conseils de quartier en confiant un droit de veto sur une décision avec un nombre minimal d’habitants, ou un droit de pétition. Il est également possible d’adopter des mesures visant à adapter les horaires des réunions à la vie professionnelle et familiale ou à proposer des solutions de garde et des alternatives numériques.

Le succès du projet dépend en outre de la vitalité du tissu associatif. À rebours du tournant autoritaire qui censure, réprime et baisse les subventions, il s’agit d’encourager l’auto-organisation en substituant les appels à projets à des conventions pluriannuelles d’objectifs ou de moyens, et en instaurant des jurys citoyens pour extraire les collectifs du clientélisme.

Enfin, les communes insoumises doivent forger une nouvelle génération de droits démocratiques qui préparent la culture de l’intervention populaire. Cela passe par l’organisation de référendums d’initiative citoyenne et la possibilité de se soumettre à un référendum révocatoire. Ainsi, les communes de la révolution citoyenne anticiperaient sur les nouveaux droits citoyens de la 6ᵉ République et prépareraient le pays à l’entrée dans un nouvel âge de la démocratie.

Cela ne signifie pas qu’il serait possible de faire la révolution citoyenne dans une seule commune, ni dans l’addition de toutes les communes. Ses tâches nécessitent des ressources financières, juridiques et politiques qui se situent au niveau du gouvernement de l’État. Les municipalités insoumises ont un rôle d’expérimentation et de préparation. Les mesures de rupture permettent de construire une culture démocratique avancée.

Mais elles ne sont qu’une étape qui nécessite un projet politique global de politisation des affaires, éloigné des dimensions trop techniques et procéduristes. La démocratie risque toujours de se faire capter par les personnes les plus aisées. Elle doit être pensée en lien avec les luttes existantes, aller chercher les gens autrement, se laisser déborder par la mobilisation populaire et aider la tâche révolutionnaire.

Une fois La France insoumise au pouvoir et le processus constituant enclenché, les communes organiseront le débat autour de la 6e République en tenant les cahiers de doléances et en organisant leur remontée.

Voilà en somme ce que représente pour les insoumis l’échelon communal.

Sources:linsoumission.fr      (Par Lilian Davy)

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mercredi 21 janvier 2026

Les 5 moments gênants de Jean-Noël Barrot face à Jean-Luc Mélenchon.

 Ce mardi 20 janvier, Jean-Noël Barrot, Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de France, débattait face à Jean-Luc Mélenchon sur France 2. Un débat de haute volée survolé par le fondateur de la France insoumise. Jean-Noël Barrot, quant à lui, s’est illustré par plusieurs approximations gênantes. L’Insoumission vous en fait le récapitulatif. 

L’Union européenne résisterait à Donald Trump

Vraiment ? L’Union européenne demeure largement dépendante des États-Unis. Les dirigeants européens se sont, à de nombreuses reprises, alignés sur les exigences de Donald Trump. Ils ont accepté d’augmenter les dépenses militaires jusqu’à 5 % du PIB dans le cadre de l’OTAN. Emmanuel Macron en était même le principal défenseur !

Et la dépendance ne s’arrête pas là ! L’Europe n’a aucune souveraineté en matière d’importations de gaz. L’Union européenne a troqué sa dépendance à la Russie contre une soumission aux États-Unis.

Enfin, malgré les velléités militaires de Trump sur le Groënland, le Danemark poursuit ses projets d’acquisition de systèmes d’armement américains pour un montant dépassant les 9 milliards d’euros. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, peine quant à elle à rappeler clairement le principe de solidarité et d’assistance mutuelle entre les États membres de l’Union européenne dont bénéficie le Groënland. 

La France aurait initié une autonomie stratégique européenne

Un beau mensonge de Jean-Noël Barrot. À chaque fois que la France a essayé d’initier une coopération européenne de défense avec l’Allemagne, Berlin n’a eu de cesse de trahir la France. 

L’Allemagne préfère effectivement développer les intérêts économiques états-uniens en Europe afin d’assurer la présence de ceux-ci en cas de crise majeure. Quant à Ursula von der Leyen, elle considère que l’autonomie européenne c’est produire américain en Europe. 

Emmanuel Macron n’a jamais réussi à organiser une préférence européenne en matière d’achats d’armements mais a juste renforcé l’asservissement des européens vis-à-vis des États-Unis. 

Mensonge en direct sur l’absence de soutien de la France insoumise à l’Ukraine 

Les insoumis n’ont pas voté contre le soutien à l’Ukraine mais contre la levée de toute restriction sur l’utilisation des armes européennes pour des frappes en profondeur sur le territoire Russe. En effet, de telles frappes risqueraient d’entraîner une escalade nucléaire avec la Russie.

Quid des eurodéputés Renew qui ont voté contre une condamnation ferme des menaces des Etats-Unis contre le Groenland en mars dernier ? Les macronistes ne sont pas à une contradiction prêt sur le droit international. 

La France insoumise a toujours défendu une voie claire : celle de la diplomatie, de l’indépendance et de la paix.

https://twitter.com/L_insoumission/status/2013711791910531376

La France serait restée fidèle aux principes du droit international 

Jean-Noël Barrot appelle à défendre le droit international et dit être constant en la matière. Néanmoins, lorsque la Cour pénale internationale a émis un mandat d’arrêt contre Benjamin Netanyahu pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, la France a considéré qu’il bénéficiait d’une immunité et a refusé de procéder à son arrestation lorsqu’il a survolé l’espace aérien français. En outre, il a fallu deux ans de génocide à Gaza pour que la France reconnaisse l’État de Palestine. 

























Les faux accords avec Jean-Luc Mélenchon sur la Chine 

Pour conclure, une belle preuve d’hypocrisie de Jean-Noël Barrot qui a dit être d’accord avec Jean-Luc Mélenchon sur le fait d’être non-aligné entre la Chine et les États-Unis. C’est pourtant en totale incohérence avec l’action d’Emmanuel Macron qui accompagne complètement la marche à la guerre des États-Unis contre la Chine. 

Face à un Jean-Noël Barrot multipliant les contradictions, Jean-Luc Mélenchon, fondateur de La France insoumise et co-président de l’Institut La Boétie, a affiché la stature d’un véritable homme d’État au service de la paix.

Sources:linsoumission.fr





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mardi 20 janvier 2026

Budget – Mais où se cachent les victoires (inexistantes) du PS ?


Encore et toujours, le Parti socialiste français (PS) excelle dans l’art du mensonge. Olivier Faure va demander, pour la énième fois, à ses députés de ne pas voter la motion de censure portée par la France insoumise ce mercredi 21 janvier, à l’occasion du trentième usage de l’article 49 alinéa 3 des macronistes ! Il ne s’agit plus d’appeler cela de la trahison, mais seulement d’une volonté de gouverner avec la majorité présidentielle. Un article chéri des socialistes, qui n’en ont guère à cirer de la démocratie, au détriment des plus précaires et d’une véritable bifurcation écologique.

Sur tous les plateaux, les socialistes répètent des éléments de langage à propos de soi-disant « victoires arrachées de haute lutte ». Fonds vert, repas à 1 euro pour les étudiants, postes d’enseignants, l’Insoumission vous livre la liste des fausses victoires avancées par le Parti socialiste, qui valide un budget de 20 milliards d’euros de coupes à la tronçonneuse. Le niveau de propagande du Parti socialiste sur ces soi-disant victoires a atteint un tel niveau que Philippe Juvin, homme de droite et rapporteur du budget, les a ridiculisé ce matin, déclarant « Les socialistes font du tambour et de la trompette (…) La vérité est qu’ils n’ont rien obtenu. » Notre article.

Le musée des horreurs socialiste : une politique assumée

C’est ce dont ils souhaitent depuis le départ. Le parti à la rose n’attendait que la venue de l’usage de l’article 49 alinéa 3 – qui engage la responsabilité du Gouvernement sur un texte, en l’occurrence le projet de loi de finance 2026 – pour n’avoir pas à le voter, et se tirer de la séquence électorale. Rappelons qu’à Blois cet été, les « socialistes » proposaient des réductions budgétaires de l’ordre de 21,7 milliards d’euros. Des coupes à tout va dans l’éducation nationale, la justice, ou encore dans la bifurcation écologique. Un budget tellement honteux qu’il n’est même plus disponible sur le site Internet du parti !

N’oublions pas non plus que la politique de François Bayrou – un Premier ministre dont la responsabilité aurait simplement dû être engagée pour l’affaire Bétharam – avait pu continuer grâce à la non-censure du PS, qui avait décidé d’accorder à l’ex-Premier ministre « le bénéfice du jour » selon Patrick Kanner, président des sénateurs du PS. Entendons-nous : il ne s’agit pas là d’une grande propension au débat dont nous accorderait la grâce d’un Boris Vallaud ou d’un Jérôme Guedj – où sont les femmes dans ce parti ?! – mais simplement d’un accord de principe : quand la noblesse d’État a pris le pouvoir du parti, la bourgeoisie s’est emparée de l’appareil. Rien d’étonnant à ce que ces « socialistes » soient en réalité tout à fait d’accord avec les macronistes, dont ils souhaitent simplement absorber l’électorat.

Enfin, n’oublions pas la fumisterie qu’ils souhaitent nous faire avaler, celle de la prétendue « suspension » de la réforme des retraites. Macron lui-même l’avait bien affirmé devant les institutions européennes, afin de les rassurer : il ne s’agit là que d’un « décalage ». Par ailleurs, Sébastien Lecornu n’a pu tenir aujourd’hui que grâce à la veulerie des socialistes. Les conseillers du ministre ont pu affirmer, tout au long de la séquence politique ayant débuté en septembre 2025, que la seule stratégie était de faire plier le PS. Avec pour dernière menace celle de la dissolution ! Élisabeth Borne le disait elle-même : « Lecornu dit aux socialistes : ‘Si vous n’êtes pas sages, vous aurez la dissolution’ ». Des « concessions réciproques » avec le gouvernement Barnier, à la tentative d’absorber un prétendu « électorat composite » faisant obstacle au RN, le PS ne souhaite désormais qu’une chose : récupérer les voix des macronistes déçus. Ils auront pour cela leur premier soldat – qui n’est par ailleurs même pas encarté dans le parti ! – en la qualité de Raphaël Glucksmann après cette primaire ratée de laquelle ils ne respecteront certainement pas l’issue, comme à chacun de leurs engagements !

La soumission du PS face au Gouvernement Lecornu : énième rappel de son hypocrisie

À celles et ceux qui auraient encore un doute sur la sincérité des socialistes – en existent-il encore vraiment ? –, voici un léger rappel de ce que la séquence politique actuelle nous donne à voir. Alors selon le PS, leur bilan serait honorable, et ils auraient réussi à « augmenter le fonds vert », « gagner le financement des repas à 1€ pour les étudiants » ou encore « dégeler les bourses « étudiantes ». Voici véritablement ce qu’il résulte de la ruine idéologique d’un parti n’ayant plus que ses éléphants pour avancer : 

Le montant du fonds vert était de 2,5 milliards en 2024. Le budget Lecornu prévoit de l’abaisser à 850 millions d’euros. C’est 300 millions de coupes supplémentaires par rapport au budget proposé par François Bayrou. Concernant le repas étudiant à 1€, c’est heureux, il a été voté l’année dernière par l’Assemblée nationale ! On se rappelle par ailleurs de la lutte du député Louis Boyard pour faire advenir la mesure. Avait-on alors entendu parler d’un « socialiste » particulièrement enclin à défendre la mesure ? Pas à notre connaissance ! Pour le montant des bourses, elles sont bel et bien « maintenues ». Encore heureux, non ?! Mais quid de leur revalorisation ? Il n’en est pas question. Les bourses de l’année en cours sont en effet gelées, par le budget voté l’année dernière, y compris par les… « socialistes » !

Par ailleurs, le PS se félicite que l’État compense les faibles salaires payés par les entreprises, mais n’exige pas une hausse du SMIC, alors même que ses députés ont été élus sur un programme, celui du Nouveau Front Populaire, exigeant une hausse du salaire minimum. Le PS se targue par ailleurs de l’indexation des retraites sur l’inflation, qui n’est en réalité pas une mesure qui lui aurait été « concédée », mais simplement résultant d’un vote à l’Assemblée nationale. Les mêmes défendent également l’indexation du barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation. Une mesure qui avait été proposée en première lecture par… la France insoumise, que les « socialistes » avaient alors conspué !

Enfin, et parce que c’est une mesure phare, Lecornu aurait concédé la création de « 2 000 postes supplémentaires de l’Éducation nationale » aux socialistes à l’occasion de ce 49.3. Observons-là d’abord la visée clientéliste des socialistes : les profs ont longtemps concerné une part non-négligeable de leur électorat. En 2017, nombre d’entre eux avaient voté Macron. La mesure, qui sera abondamment vendue comme une extraordinaire victoire résultant d’une lutte acharnée de cette avant-garde bourgeoise et capitaliste se révèle en fait inexistante. En effet, le budget 2026 prévoit 4 000 suppressions de postes d’enseignants et 3 000 suppressions de postes d’assistants d’éducation, au prétexte de la « baisse démographique ». Les « 2 000 » postes supplémentaires s’ajoutent aux suppression de postes. Un calcul d’un enfant de primaire nous éclairera : 7 000 – 2 000, ça fait bien 5 000 suppressions de postes restantes ! Plus encore, le PLF 2026 prévoyait en réalité déjà 1 200 créations de postes d’AESH. En réalité, le PS n’aurait, au termes de ces âpres négociations, réussi qu’à garder 800 postes supplémentaires dans l’éducation nationale. C’est deux fois moins qu’en 2022, comme le note le député Paul Vannier.

Revenons sur le contre-budget proposé par les socialistes : qu’ont-ils gagné ? Leur contre-budget prévoyait 7 mesures de recettes fiscales (taxe Zucman, contribution Gafam, refonte de la fiscalité sur les dividendes et plus-values, …). Aucune n’est dans la copie finale présentée en 49.3. Parmi les mesures d’économie prévues dans le contre budget, une seule a été adoptée sur les huit. Pas de réforme du Crédit impôt recherche, pas de suppression de la niche armateurs, … Enfin, concernant les investissements, aucune des mesures du contre-budget socialiste (suspension de la réforme des retraites, baisse de la CSG, plan d’urgence pour le logement, etc.) n’a été adoptée dans le budget final ! Mais les Olivier Faure, Patrick Kanner, Boris Vallaud, Jérôme Guedj et consorts vous parlerons d’une victoire ! Les mêmes se disent « responsables », d’un « parti de gouvernement ». Pour conclure, la citation du premier parmi les derniers, Olivier Faure : « Jamais nous ne voterons favorablement au budget parce que nous sommes dans l’opposition et que voter un budget de l’État, c’est appartenir à la majorité », il y a un mois à l’Humanité. Qui pourrait encore voter pour ces hypocrites ?

Pour aller plus loin : Rapport Oxfam : les 53 milliardaires français sont plus riches que la moitié de la population, Macron et le PS continuent de les protéger

Sources:linsoumission.fr  ( Par Alain Bloyé)


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lundi 19 janvier 2026

Sortie de la France de l’OTAN : la députée LFI Clémence Guetté a déposé une proposition de loi.



 Le 8 janvier, Clémence Guetté annonce déposer une proposition de résolution pour sortir la France de l’OTAN. Cette proposition intervient dans un contexte où la violence de l’impérialisme américain atteint de nouveaux sommets de brutalité sous le mandat de Donald Trump, notamment au Venezuela, à Gaza et bientôt envers le Groenland ainsi que l’ensemble des pays de l’Amérique latine.

Elle fait écho à la résolution portée par Bastien Lachaud et le groupe de la France insoumise en 2021, qui proposait que la sortie de la France du commandement intégré de l’OTAN soit immédiate, pour poser un acte géopolitique fort. La sortie complète de l’organisation sera, elle, planifiée afin d’élaborer les parades aux sanctions que voudraient imposer les États-Unis. Retour sur une proposition insoumise emblématique. Notre article.

Historique de l’OTAN

L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), qui a vu le jour suite au traité de Washington du 4 avril 1949, s’est établie comme la base militaire d’un ordre mondial dirigé par les puissances occidentales, principalement les États-Unis, dans le contexte de la guerre froide contre l’Union soviétique.

Sous le couvert de la « défense commune », l’Alliance a formalisé l’article 5, stipulant qu’une agression contre l’un de ses membres entraînerait une réaction collective. Cela a souvent conduit à des dynamiques d’escalade militaire et de conflit plutôt qu’à une véritable paix fondée sur la solidarité. Au cours des décennies, l’OTAN a été utilisée comme justification pour une augmentation des dépenses militaires et pour l’encerclement du bloc soviétique, renforçant des stratégies de dissuasion qui ont plutôt intensifié les tensions entre l’Est et l’Ouest.

Suite à l’effondrement de l’URSS, plutôt que d’évoluer en un acteur de sécurité collective démocratique, l’Alliance a opté pour une expansion vers l’Est et s’est investie dans des opérations à l’étranger, notamment dans les Balkans et en Afghanistan après les attentats du 11 septembre 2001, justifiant ainsi son interventionnisme éloigné des populations touchées.

Aujourd’hui, en réponse à la guerre à l’Est, l’OTAN maintient sa stratégie de confrontation avec la Russie, amplifiant sa présence militaire à ses frontières et engendrant de nouvelles tensions au lieu de favoriser une véritable indépendance sécuritaire européenne. Plus qu’un simple bastion de paix, l’OTAN représente une organisation de force au profit d’intérêts géopolitiques et économiques qui bloquent toute initiative de désarmement, de collaboration internationale et d’autodétermination des nations.


Sortir de l’OTAN, une position historique de LFI

Dans son programme L’Avenir en commun, La France insoumise dressait le constat suivant en ce qui concerne l’OTAN : Sarkozy, Hollande et Macron ont enfermé la France dans l’unique union militaire au monde, elle sert d’instrument de subordination aux États-Unis d’Amérique. C’est aussi une structure obsolète. Elle aurait dû être démantelée à la fin de la guerre froide. Au lieu de cela, elle n’a cessé d’élargir son champ d’action avec des conséquences nuisibles pour la paix et notre sécurité. Maintenant, l’OTAN met la Chine en garde. Il est à la fois possible et indispensable de s’en détacher pour promouvoir la paix et la collaboration en toute autonomie.

C’est en 1966 que le général de Gaulle a décidé de retirer la France du commandement intégré de l’OTAN, avant qu’elle ne le réintègre en 2009 sous Sarkozy. Les atlantistes, dont les arguments n’ont pas connu de changement depuis, avaient assuré que notre pays serait affaibli. À l’opposé, la diplomatie non-alignée qui a suivi lui a permis de voir son influence se renforcer.

Dans ce contexte, LFI suggère d’initier un tournant stratégique avec l’Alliance atlantique en déclarant une sortie immédiate du commandement unifié de l’OTAN, suivie d’un désengagement graduel de l’organisation elle-même, tout en écartant fermement toute réinsertion de la France dans une alliance militaire intégrée permanente.

Cette approche impliquerait une redéfinition des collaborations européennes, restreintes à des alliances spécifiques avec des pays ayant des intérêts communs, en particulier dans la région méditerranéenne, marquant une rupture avec une supposée « Europe de la défense » envisagée comme un simple prolongement de l’OTAN. Elle chercherait aussi à élaborer des structures de collaboration internationales en dehors de tout schéma atlantiste, en mettant l’accent sur le renforcement du rôle d’entités telles que l’OSCE pour encourager un dialogue autonome avec la Russie, et à instaurer une dynamique pacifique par le biais d’une conférence européenne sur les frontières, consacrée à la coopération et à la stabilité transfrontalière.

Cette position était défendue de nouveau par le groupe parlementaire lors de l’examen du texte « Traité France-Espagne sur la coopération dans le domaine de la défense » par la voix de Bastien Lachaud à la tribune de l’Assemblée nationale. 

Sortir la France de l’OTAN : une proposition de loi pour redonner une voix à la France sur le plan international

Sous la présidence de Donald Trump, les États-Unis ne se limitent plus à imposer leur programme par le biais de pressions diplomatiques : ils kidnappent le président du Venezuela, appuient politiquement et militairement l’anéantissement systématique de Gaza par Netanyahu, menacent explicitement d’annexer le Groenland et bombardent des populations entières. Pour eux, au diable le droit international ! Cette course impérialiste, qui se moque du droit international et des souverainetés nationales, n’est ni inédite ni fortuite : elle découle d’une doctrine de domination clairement déclarée.

L’OTAN, souvent revendiquée comme une alliance défensive, semble de nouveau être l’instrument militaire clé de cette domination américaine, organisée autour d’un commandement unifié contrôlé par Washington et orientant ses membres selon les décisions stratégiques des États-Unis, indépendamment des conséquences humaines et politiques.

Devant ce contexte explosif, Emmanuel Macron et son ministre des Affaires étrangères se distinguent par leur fragilité politique : des discours vides de sens, des indignations qui varient, et un appel rituel au « dialogue » alors que des atteintes à grande échelle du droit international nécessiteraient des réprobations fermes et des ruptures nettes. Malgré les propos sur l’« autonomie stratégique européenne », le régime macroniste demeure dans un alignement atlantiste qui dépouille la France de sa crédibilité diplomatique et la confine dans le rôle d’accessoire d’une puissance désormais profondément déstabilisante.

En demeurant liée à l’OTAN, la France consent en réalité à être associée à des conflits illégaux, des stratégies d’agression et des menaces d’annexion qui vont à l’encontre de ses valeurs républicaines. Dans ce cadre, le retrait prévu de l’OTAN, débutant par la dissolution du commandement intégré, n’est pas une démarche symbolique mais une décision politique radicale. Elle est nécessaire pour rétablir une diplomatie autonome, non orientée vers les alliances et résolument axée sur la paix et la collaboration entre les nations.

Sources:linsoumission.fr.      (Par Vincent Umarell)
 

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jeudi 15 janvier 2026

Jean-Marc Morandini définitivement condamné pour corruption de mineurs, CNEWS décide de garder le pédocriminel à l’antenne

  La cour de Cassation a enfin rendu son verdict, ce 14 janvier : Jean-Marc Morandini, l’animateur-phare de Cnews, le protégé de Vincent Bolloré, a été définitivement condamné pour corruption de mineurs. Pour des messages à caractère sexuel envoyés à trois mineurs entre 2009 et 2016, l’animateur avait déjà été condamné en 2025 par la cour d’appel de Paris à deux ans de prison avec sursis et 20.000 euros d’amende. Condamnation confirmée par la cour de cassation, qui devrait prochainement se prononcer sur une autre condamnation en appel contre J-M. Morandini, cette fois pour harcèlement sexuel.

Ces nombreuses agressions et ces harcèlements (tous n’ont pas encore été traités par la Justice) ont été permis par la position de pouvoir de J-M. Morandini qui, malgré son éviction de NRJ12 et Europe1, avait été accueilli à bras ouverts par l’empire Bolloré sur Cnews. Ce dernier a été aux petits soins pour son employé, jusqu’à parquer les stagiaires collégiens dans un sous-sol pour ne pas enfreindre l’interdiction pour Morandini de fréquenter des mineurs. Le même groupe Bolloré avait promis-juré de licencier son salarié si la condamnation était confirmée en cassation. Promesse (surprise!) rompue par Cnews ce mercredi à 18h. Notre brève.

Pour aller plus loin : CNEWS : « Les gens en face, ils sont blancs ! C’est pas facile pour les policiers ! » – LFI saisit la Procureure de la République suite aux propos racistes de Pascal Praud

Près de 10 ans de bataille médiatique puis judiciaire contre Jean-Marc Morandini

Les affaires sont révélées en 2016 : d’abord Les Inrocks révèlent des faits de harcèlement sexuel (condamnés en appel en janvier 2025), puis suivent les accusations (condamnées définitivement ce 14 janvier) de détournement de mineurs, contre trois hommes, âgés de 15 et 16 ans au moment des faits. Et ceux-ci sont accablants : messages sexuels, demandes de photos intimes (41 demandes auprès de l’un d’eux!), etc.

Les victimes et leurs avocats dénoncent « l’aura » médiatique et publique qui a permis la prédation de J-M. Morandini. Une aura confirmée et maintenue par le groupe Bolloré, qui assure ce mercredi soir que « Jean-Marc Morandini continue son combat pour la justice et il reste à l’antenne sur CNews ». Sur la chaîne d’extrême droite, on trouve donc normal de valoriser et maintenir en position de pouvoir un homme convaincu de corruption de mineurs. Une position déjà dénoncée par le député LFI Antoine Léaument il y a plusieurs mois.


Avec l’onction de Cnews, on peut se demander comment vont réagir les habitués du plateau de Morandini : les Alice Cordier, les Julien Odoul… Aucun n’a encore réagi, mais on ne peut s’empêcher de relever que le post X épinglé de ce dernier député RN est un extrait d’une de ses interviews par… Jean-Marc Morandini.









Sources:linsoumission.fr

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mercredi 14 janvier 2026

« Le peuple vous regarde avec dégoût et colère ! » – Mathilde Panot défend la motion de censure visant Lecornu, le PS sauve le gouvernement

 Censure. « Au dégoût et à la colère s’ajoute la profonde lassitude que vous faites éprouver au pays en souhaitant absolument, envers et contre tout, et surtout contre la volonté populaire, vous maintenir au pouvoir », a déclaré Mathilde Panot à la tribune de l’Assemblée nationale dans un vibrant discours. Ce 14 janvier 2026, la Chambre basse du Parlement étudiait une motion de censure déposée par le groupe parlementaire insoumis.

Dénonciation de la signature du traité de libre-échange UE-Mercosur face auquel Emmanuel Macron pleure des larmes de crocodile, critique acerbe de son genou à terre face aux violations du droit international de Donald Trump, critique méthodique de sa politique sociale mortifère et rappel de sa responsabilité dans la montée de l’extrême droite et de ces crimes racistes…

Les raisons de censurer ne manquaient pas. Finalement, le Parti socialiste a décidé de sauver une nouvelle fois Sébastien Lecornu et Emmanuel Macron, appliquant ainsi leur nouveau statut de parti associé au macronisme. L’insoumission relaie dans ses colonnes le discours de Mathilde Panot, véritable pamphlet contre le macronisme agonisant.

« Personne ne croit à votre bonne foi. Personne n’y croit, et lorsqu’un pouvoir est à ce point déconfit et méprisé, il est de notre devoir de le censurer. » – Mathilde Panot

Présidente,
Ministre,
Collègues,

Le peuple vous regarde. Il vous regarde avec dégoût et colère, comme on regarde quelqu’un qui a trahi. Mais vous êtes des traîtres d’un genre nouveau : de ceux qui déçoivent des espoirs que l’on n’avait jamais placés en eux. Car personne n’attend plus rien de vous, si ce n’est votre départ. Au dégoût et à la colère s’ajoute la profonde lassitude que vous faites éprouver au pays en souhaitant absolument, envers et contre tout, et surtout contre la volonté populaire, vous maintenir au pouvoir.

Vous voulez imposer brutalement une politique minoritaire, illégitime et détestée. Vous nous trouverez toujours sur votre chemin. Le peuple vous regarde, et avec lui l’histoire de notre République que vous abîmez.

Vous resterez comme ceux qui ont détruit méthodiquement le pays et son avenir. Sous Macron, dans la 7ᵉ puissance économique au monde, 1 personne sur 3 se prive régulièrement de repas pour nourrir ses enfants. 9 étudiants sur 10 ont déjà connu une détresse psychologique. Des enfants placés sous la responsabilité de la nation, dans le cadre de l’aide sociale à l’enfance, tombent dans la prostitution quand ils ne se suicident pas dans des chambres d’hôtel, je pense à Lily, ou quand ils ne se retrouvent pas, à leur majorité, à vivre à la rue.

Des patients meurent sur des brancards après des heures d’attente. Des centaines de personnes meurent chaque année de la rue, meurent de vos choix politiques. Vous qui disiez pourtant, en 2017, que d’ici un an plus personne ne dormirait à la rue. Vous comptez dans vos rangs un ancien ministre qui exulte et appelle de ses vœux des expulsions de masse. Voici la brutalité que tout le monde voit et que bien trop subissent.

Le peuple vous regarde, et avec lui la passion et la fierté de l’égalité qui anime la France. La ruine que vous avez produite n’est pas uniquement économique, elle est aussi morale. L’air devient irrespirable. En une année, Aboubacar Cissé, Hichem Miraoui et Djamel Bendjaballah ont été assassinés par l’extrême droite. Mais vous voilà à crier « à bas le voile », à vous taire face à des défilés de néo-nazis ou face à une chasse aux personnes noires dans la Creuse.

La France de Macron, c’est la chaîne du milliardaire d’extrême droite CNews qui emploie 30 000 fois le mot islam entre 2020 et 2024, soit 21 fois par jour, et qui dicte ses obsessions au reste de la sphère médiatique et pourrit l’atmosphère politique du pays ! La France de Macron, ce sont des soignantes comme Majdouline, licenciée parce qu’elle porte un calot, ou Mélina, exclue de son lycée et déscolarisée pour avoir porté un turban de chimio. Voilà à quoi mène le climat islamophobe dans le pays.

Monsieur le Premier ministre, vous affaiblissez la France en divisant le peuple. Le peuple, qui tient à son unité, vous regarde, et avec vous l’asservissement international de la France. Vous êtes, à l’intérieur, un gouvernement de vassaux devant les riches. À l’extérieur, vous voici humiliant notre pays devant la Commission européenne et l’empire états-unien. Oui, vous avez trahi la souveraineté populaire en capitulant devant Bruxelles sur le traité de libre-échange le plus dangereux de l’histoire de l’Union européenne.

Vous avez trahi le vote de cette Assemblée qui a manifesté sa volonté de rejeter à l’unanimité ce traité d’un autre siècle. Trahi 80 % de nos concitoyens qui s’y opposent. Trahi 25 années de résistance citoyenne de tous les syndicats agricoles, de dizaines et dizaines d’associations, de collectifs et d’experts qui vous l’ont dit sur tous les tons : nous ne refusons pas le traité de libre-échange avec le Mercosur « en l’état », comme vous aimez le dire, nous refusons l’accord tout court !

Pour aller plus loin : Accord UE-Mercosur : LFI dépose une motion de censure contre le gouvernement Lecornu

Officiellement, la France a voté contre l’accord UE-Mercosur. Mais cette opposition de façade ne fait oublier à personne huit années de participation aux négociations durant lesquelles Emmanuel Macron n’a rien empêché, rien bloqué. Votre responsabilité est totale dans cette humiliation. Personne ne croit à votre bonne foi. Personne n’y croit, et lorsqu’un pouvoir est à ce point déconfit et méprisé, il est de notre devoir de le censurer. Car pendant des années, non seulement vous ne vous êtes pas opposés à cet accord, mais vous l’avez soutenu.

Emmanuel Macron déclarait par exemple en 2019 : « À ce stade, l’accord est bon. » En juin 2023, le ministre du Commerce extérieur affirmait : « Nous n’avons jamais été opposés à la signature de cet accord. Il faut évidemment conclure. » Il y a deux mois encore, Emmanuel Macron se disait « plutôt positif » quant à son adoption. Depuis huit années, vous vous moquez de nous en prétendant améliorer cet accord par l’ajout de clauses miroirs et de quelques vagues engagements complètement inapplicables. Il n’y a qu’un miroir dans cet accord, et il vous renvoie le reflet de votre incompétence duplice !

Le peuple vous regarde, et avec lui les agriculteurs qui nourrissent le pays. Monsieur le Premier ministre, votre capitulation leur coûte cher, et la France risque d’en payer le prix. Vous menacez de mort l’agriculture familiale française en laissant entrer en Europe pas moins de 180 000 tonnes de volaille, 99 000 tonnes de bœuf, 45 000 tonnes de miel et même 35 000 tonnes de fromage. Vous abandonnez toutes les exigences agricoles, écologiques et sanitaires.

Vous renoncez à la souveraineté alimentaire du pays pour importer ce que nous savons déjà produire sans gavage systématique aux hormones de croissance, sans gigantesques fermes-usines et sans cocktail toxique à base de pesticides bannis de l’Union européenne pour leurs effets cancérigènes. Le peuple vous regarde, et personne n’a envie de vous accompagner dans votre chute. Il faut que vous partiez.

Cette capitulation devant von der Leyen est un scandale démocratique. Vous avez accepté le contournement des Parlements nationaux. Vous acceptez même que l’Union européenne puisse mettre en œuvre provisoirement l’accord avant même le vote de ratification du Parlement européen. Vous ajoutez à cela une brutale répression du mouvement des agriculteurs partout déployés dans le pays, en allant jusqu’à placer en garde à vue les porte-paroles nationaux de la Confédération paysanne.

Comme contre les gilets jaunes, contre le mouvement climat, contre la révolte des quartiers populaires, votre répression est ici impitoyable pour défendre les intérêts de l’argent. Vous êtes un gouvernement de vassaux car jamais la France, pays fondateur de l’Union européenne, n’aurait dû se faire imposer cet accord contre ses intérêts stratégiques. Les insoumis au pouvoir désobéiront pour refuser que ce traité s’applique sur notre sol. Le peuple vous regarde, et comment pourrait-il reconnaître en vous le goût partout partagé d’une France indépendante et fière de sa voix singulière ?

Vous servez de paillasson aux États-Unis d’Amérique et à son dirigeant d’extrême droite. Trop lâche pour dénoncer l’acte de guerre commis par Donald Trump contre la souveraineté vénézuélienne, trop lâche même pour nommer l’auteur de l’agression, ni Trump ni les États-Unis. Trop lâche, vous abaissez la France. Celui qui s’autoproclame président du Venezuela pour voler son pétrole, qui s’affranchit de tout droit international, a applaudi des deux mains la complaisance insupportable du président français en partageant sa réaction. Cautionner l’enlèvement d’un président en exercice et de son épouse dans une opération qui a fait 100 morts, c’est cautionner le kidnapping comme méthode politique.

C’est accepter demain la main basse des États-Unis sur le Groenland, sur Cuba, sur le Mexique, sur la Colombie, sur la Palestine. Vous légitimez les adorateurs de la force en refusant de défendre le droit international. Quant aux agents du service après-vente du Pentagone qui voudraient faire croire que les États-Unis agissent pour la liberté et la démocratie, qu’ils regardent en face l’assassinat de Renee Nicole Good par la police de l’immigration.

Monsieur le Premier ministre, il était de notre devoir, comme Français, de condamner dès la première minute l’impérialisme états-unien. De dire que Trump, avec Poutine et Netanyahou, détruit le droit international. Car la servilité ne produit rien d’autre qu’une extension de la domination du plus fort. Elle est la dernière des faiblesses, et un manque de fidélité à notre tradition diplomatique. Vous nous faites honte. Comme nous avons honte de voir la France complice du génocide toujours en cours à Gaza.

Un cessez-le-feu avec un enfant palestinien tué en moyenne par jour n’est pas un cessez-le-feu ! Nous avons honte de vous voir continuer à défendre l’OTAN emmenée par un État qui nous menace et nous rançonne. Les insoumis au pouvoir auraient immédiatement rejoint le front du refus porté par la Colombie, le Brésil, le Mexique ou encore l’Espagne. Car la France ne sera jamais la vassale des États-Unis. Vous pensez nous faire peur en agitant le spectre d’une dissolution en cas de vote de cette motion de censure.

Chiche, Monsieur le Premier ministre. Faites-le. En plus de débarrasser le pays de votre gouvernement de malheur, vous verrez que, suivant les règles de la politique qui vous font perdre 100 députés à chaque élection législative, il ne restera alors plus aucun macroniste dans cette Assemblée. Le peuple vous regarde, et il est prêt à vous battre dans les urnes. Pour nous, le vote populaire ne sera jamais une menace. Car le peuple, en toute circonstance, est le seul souverain dont nous reconnaissons l’autorité.

En toute hypothèse, et ne vous en déplaise, vous n’échapperez ni au scrutin des municipales ni à celui des présidentielles. Vous devrez rendre des comptes. Et lorsque toutes les personnes que vous avez appauvries, humiliées, opprimées, stigmatisées relèvent la tête et vont aux urnes, apparaît une vérité qui vous effraie : nous sommes plus nombreux que vous. Nous sommes plus nombreux que vous.

Sachez que le temps où vous pensiez pouvoir faire souffrir les gens sans qu’ils opposent une résistance est terminé. Les mobilisations sociales en cours en sont une démonstration supplémentaire. Nous nous en réjouissons. Monsieur le Premier ministre, quand le peuple se rappelle qu’il est peuple, il vous fait peur. Et vous avez raison d’avoir peur. Vous tomberez. Et lorsque vous tomberez, le peuple vous regardera et vous rappellera cette leçon de Gérard de Nerval : « C’est que le peuple aussi, malheur à qui l’éveille. Pour que tout, au-dessus de l’immense édifice, penche et se démolisse, il ne lui faut qu’un mouvement ! »

Sources:linsoumission.fr

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lundi 12 janvier 2026

Cisjordanie : un nettoyage ethnique massif, organisé, violent, avec la complicité des pays occidentaux

 Depuis plus de deux ans, en Cisjordanie, Israël redouble d’une violence quotidienne, de dépossession organisée et de négation méthodique des droits fondamentaux des 3,4 millions de Palestiniens de Cisjordanie. Ce qui se déroule aujourd’hui sous les yeux de la communauté internationale relève d’un système de domination, de colonisation et d’apartheid organisé politiquement, militairement et juridiquement par Israël, avec la complicité des pays occidentaux. Un nettoyage ethnique doublé d’un génocide à Gaza, qui n’a jamais cessé depuis plus de deux ans.

L’objectif de ce terrorisme d’état ? L’annexion de la Cisjordanie en forçant les Palestiniens à quitter leur terre ancestrale. Ce qui été indiqué à maintes reprises par le ministre israélien des Finances et responsable de la gestion civile en Cisjordanie – Bezalel Smotrich.

Les derniers rapports des Nations unies, publiés début janvier 2026 par le Haut-Commissariat aux droits de l’homme (OHCHR) et par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA #352), documentent de façon précise ce que les Palestiniens vivent quotidiennement : une détérioration accélérée des conditions de vie, une intensification des violences, et une destruction progressive de toute perspective de vie digne.

Depuis 2023, l’assassinat de Palestiniens de Cisjordanie a été multiplié par 7 par rapport aux vingt dernières années

Plus de 1 000 Palestiniens, dont 210 enfants, ont été assassinés en Cisjordanie depuis octobre 2023, et plus de 10 000 ont été blessés, le plus souvent par balles réelles. Parmi eux, près de 210 enfants ont perdu la vie.

Ces chiffres, établis par l’OHCHR correspondent à des familles endeuillées, à des corps mutilés, à des communautés traumatisées.

Les raids militaires, les tirs lors de manifestations ou d’opérations nocturnes, les incursions dans les camps de réfugiés et les exécutions de facto sont désormais des pratiques routinières. Le droit à la vie, pourtant fondement de tout ordre juridique, est quotidiennement violé. Rien que pour les 15 derniers jours, l’OCHA (#352) indique que 95 Palestiniens, dont 55 enfants ont été blessés.

Cette violence quotidienne planifiée et organisée a pour objectif de terroriser et obliger les Palestiniens à quitter leur terre ancestrale.

Depuis octobre 2023, plus de 30 000 Palestiniens ont été déplacés de force en Cisjordanie (OHCHR). Des villages entiers ont été vidés, des communautés pastorales détruites, des terres confisquées pour être annexées de facto par les colonies.

Les démolitions dites « administratives », fondées sur l’absence de permis de construire – permis que les autorités israéliennes refusent quasi systématiquement aux Palestiniens – servent de prétexte légal à une politique de déplacement. Rien que ces 15 derniers jours, des dizaines de structures ont encore été rasées en zone C et à Jérusalem-Est, laissant des familles, souvent avec enfants, sans abri, en plein hiver.

« C’est une forme particulièrement sévère de discrimination raciale et de ségrégation, qui ressemble au type de système d’apartheid que nous avons vu auparavant ».

Volker Türk, responsable des droits de l’homme de l’ONU (8 janvier 2026)

En 2025, Israël a validé la construction d’un total de 28163 logements illégaux, selon l’ONG israélienne PEACENOW, soit autant que les six années précédentes. Ces autorisations se font désormais toutes les semaines de façon à accélérer cette colonisation illégale.

Déplacements forcés et démolitions depuis octobre 2023 (sources OHCHR, OCHA)

  • Expropriation de dizaines de milliers d’hectares de terres palestiniennes
  • Création de 69 nouvelles colonies illégales
  • Construction d’un total de 28163 logements illégaux, soit autant que les six années précédentes
  • > 30 000 personnes déplacées depuis octobre 2023, dont 45-50 % d’enfants
  • Des communautés entières vidées (nord de la Cisjordanie, vallée du Jourdain)
  • 35 % des cliniques médicales mobiles détruites ou bloquées privant plus de 200 000 Palestiniens d’accès à la santé
  • des dizaines de structures démolies chaque mois

Ce processus s’inscrit dans une stratégie de fragmentation territoriale et de remplacement démographique, visant à rendre toute continuité palestinienne impossible et créer un système d’apartheid.

Les colons : le bras armé et impuni du terrorisme de l’État israélien contre le peuple de Cisjordanie

L’OCHA (Update 350) a répertorié plus de 1 800 attaques menées par des colons en 2025 dans près de 280 communautés de Cisjordanie, soit une moyenne d’environ cinq attaques par jour.

Au delà des agressions physiques et armées, l’OHCHR et l’OCHA documentent de façon précise que ces violences des colons organisées par l’état israélien visent au sabotage économique et agricole de la Cisjordanie et à induire un harcèlement continu psychologique des Palestiniens

  • Destruction d’oliviers : Plus de 55 000 arbres (essentiellement des oliviers centenaires) ont été brûlés, coupés ou déracinés.
  • Appropriation des ressources d’eau, destruction des réservoirs, des canalisations privant plus de 300000 Palestiniens de Cisjordanie d’eau et les forçant à se déplacer vers la vallée centrale du Jourdain:
  • Destruction de 35 % des cliniques médicales mobiles privant plus de 200 000 Palestiniens d’accès à la santé, destruction de panneaux solaires, de tentes de stockage
  • Vols de bétail : Des centaines de têtes de bétail ont été saisies, privant les communautés bédouines de leur unique moyen de subsistance.
  • Barrages, obstacles routiers, fermetures de routes et contrôles militaires compliquent l’accès aux soins, au travail, aux écoles et aux marchés.
  • Harcèlement des enfants sur le chemin de l’école (facteur majeur de déscolarisation)

Ces entraves sont pour beaucoup des facteurs clés d’une contraction économique sévère – estimée à près de 25–28 % pour l’ensemble du territoire – aggravée par une réduction des permis de travail et des interruptions fréquentes des activités commerciales et agricoles. 

En outre, les barrières physiques comme la barrière de séparation entraînent des blessures ou des décès parmi les Palestiniens qui tentent de franchir ces obstacles pour travailler ou rejoindre des services essentiels. 

Cette violence quotidienne vise à terroriser en permanence le peuple de Cisjordanie.

« Les déplacements forcés et les attaques répétées des colons ont des conséquences profondes sur les communautés palestiniennes. Les violences perpétrées par les colons et les militaires engendrent un climat de peur généralisée et de stress chronique. Elles affectent gravement le bien-être mental des familles, en particulier des enfants, et provoque des symptômes traumatiques tels que cauchemars, crises de panique et anxiété sévère. »

OCHA (Update 350)

Un cas emblématique résumant toute cette violence organisée et impunie 

L’assassinat de Awdah Hathaleen qui avait collaboré à la réalisation du documentaire oscarisé No Other Land.

Awdah Hathaleen, âgé de 31 ans et père de trois enfants, a été abattu de sang froid par le colon israélien Yinon Levi le 28 juillet 2025 à Umm al-Khair, dans les collines du sud d’Hébron. Les vidéos montrent clairement qu’Awdah et les Palestiniens présents ne représentaient aucune menace.

Pourtant, malgré la mort d’un civil, malgré les vidéos relayées dans le monde entier, Yinon Levi demeure libre à ce jour, tandis que 21 Palestiniens présents ont été arrêtés pour avoir tenté de porter secours ou filmé la scène. Les autorités israéliennes ont invoqué la légitime défense – une justification régulièrement utilisée pour exonérer les colons de toute responsabilité pénale. Dans n’importe quelle démocratie digne de ce nom, un tel acte vaudrait des années, voire des décennies de prison. En Cisjordanie occupée, il ne vaut rien.

Une « Asphyxie systématique » des droits fondamentaux des Palestiniens (OHCHR, 7 janvier 2026)

Selon l’OHCHR, les lois, politiques et pratiques israéliennes créent une discrimination profonde et multidimensionnelle touchant presque tous les aspects de la vie quotidienne – de l’accès à l’eau à l’éducation, du droit de circuler à la possibilité de cultiver ou de vivre sur ses terres. 

L’OHCHR souligne que :

  • les autorités traitent les colons israéliens et les Palestiniens selon deux corps de lois distincts, générant une inégalité structurelle en matière d’accès à la justice, de mouvement, d’accès aux ressources et d’utilisation des terres, de manière systémique et durable. 
  • de nombreux droits fondamentaux – droit à l’éducation, à la santé, à l’eau, à la liberté de mouvement et à la vie familiale – sont quotidiennement restreints par des pratiques légales et administratives discriminatoires. 
  • ces pratiques, lorsqu’elles sont examinées à la lumière des normes internationales, notamment l’article 3 de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, peuvent être interprétées comme relevant d’une violence raciale structurelle ou d’une forme d’apartheid, un terme explicitement utilisé pour qualifier la ségrégation et la subordination structurelle des Palestiniens dans le cadre de ce rapport. 

Éducation et conditions de vie en crise

La violence et les restrictions affectent gravement l’éducation. Plus de 80 000 élèves et près de 5 000 enseignants sont privés d’école par des incidents liés à la violence ou à des obstacles à l’éducation au cours de l’année scolaire 2024–2025, selon l’OCHA. Certaines écoles dans des camps de réfugiés restent fermées ou sont utilisées comme abris temporaires, contraignant les enfants à des formes d’enseignement précaires ou à distance. 

À cela s’ajoutent les effets des conditions météorologiques extrêmes – comme des tempêtes de fin d’année ayant endommagé des tentes et abris de communautés vulnérables déjà fragilisées – rendant encore plus difficile la vie quotidienne des populations déjà en situation précaire. 

Restrictions israéliennes à l’action des ONG et de l’UNRWA, et rappel des injonctions de la Cour internationale de Justice

Depuis 2024, et de manière renforcée en 2025–2026, les autorités israéliennes ont adopté ou annoncé une série de mesures restreignant sévèrement l’action des organisations humanitaires internationales opérant dans les territoires palestiniens occupés, en particulier à Gaza, mais avec des effets indirects sur l’ensemble du dispositif humanitaire régional, y compris en Cisjordanie.

Plusieurs ONG internationales ont fait état de suspensions de visas, de restrictions d’accès, de retards administratifs délibérés et de tentatives de conditionnement politique de l’aide, compromettant la fourniture de services essentiels à la population civile.

L’UNRWA – l’organisme créé par les Nations Unis pour fournir éducation, de soins de santé primaires et d’aide humanitaire aux réfugiés palestiniens – a été particulièrement ciblée, Israël contestant publiquement sa légitimité et cherchant à limiter ou empêcher ses opérations à Gaza.

Ces restrictions interviennent malgré le réquisitoire extrémement sévère de la Cour internationale de Justice (CIJ) contre les allégations d’Israël (22 octobre 2025).

Dans son avis rendu en février 2025 dans le cadre de la procédure engagée par l’Afrique du Sud, la CIJ a rappelé qu’Israël, en tant que puissance occupante, a l’obligation :

  • de permettre l’acheminement sans entrave de l’aide humanitaire,
  • de faciliter le fonctionnement des organisations humanitaires, y compris l’UNRWA,
  • et de prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir des atteintes graves aux droits fondamentaux des civils palestiniens.

Le non-respect de ces obligations soulève de sérieuses questions quant à la conformité des politiques israéliennes avec le droit international humanitaire, en particulier les Conventions de Genève, et accentue le risque d’un effondrement durable des capacités de survie des populations civiles, y compris au-delà de Gaza.

Colonies israéliennes, commerce international et responsabilités des États et acteurs privés

Le droit international humanitaire est sans ambiguïté concernant les colonies israéliennes en Cisjordanie. L’article 49(6) de la Quatrième Convention de Genève interdit à une puissance occupante de transférer sa population civile dans le territoire qu’elle occupe. Cette illégalité a été réaffirmée à de multiples reprises par le Conseil de sécurité des Nations unies, notamment dans la résolution 2334 (2016).

Sur le plan économique et financier, les normes internationales, rappelées par les Nations unies, établissent que :

  • les États tiers ont l’obligation de ne pas reconnaître comme licite une situation résultant d’une violation grave du droit international ;
  • ils doivent s’abstenir de toute aide ou assistance contribuant au maintien de cette situation.

Cela inclut, selon le Haut-Commissariat aux droits de l’homme, les activités commerciales, financières et d’investissement liées aux colonies, qu’il s’agisse de commerce de biens produits dans les colonies, de services, d’infrastructures, ou de financements directs ou indirects.

Or, depuis le 7 octobre 2023, plusieurs rapports de l’ONU et d’ONG indiquent que :

  • l’activité économique dans certaines colonies s’est maintenue, voire renforcée,
  • de nouvelles infrastructures, routes et avant-postes ont été soutenues par des fonds publics israéliens,
  • et que l’absence de mesures contraignantes de la part de nombreux États tiers a permis la poursuite de relations commerciales impliquant, directement ou indirectement, les colonies.

Cette situation alimente un système économique qui contribue matériellement à la consolidation d’une occupation jugée illégale par la communauté internationale, tout en exposant les entreprises concernées à des risques juridiques croissants.

Les gouvernements européens sont complices de ce nettoyage ethnique organisé, violent, qualifié d’apartheid par l’ONU

Depuis 2000, l’Europe a signé avec Israël un accord de libre-échange pour les produits industriels et agricoles, ainsi qu’une coopération politique, économique et culturelle entre les deux parties. L’Union européenne est le premier partenaire commercial d’Israël, avec environ un tiers des exportations israéliennes destinées à l’UE et 40 % de ses importations en provenance de l’Union.

Dans son article 2, cet accord de libre échange stipule :

« Les relations entre les Parties, ainsi que toutes les dispositions de l’accord lui-même, sont fondées sur le respect des droits de l’homme et des principes démocratiques, qui guident leur politique intérieure et internationale et constituent un élément essentiel du présent accord. »

Accord de libre-échange UE-Israël

Étant donné les graves violations du droit humanitaire et international documentées à de nombreuses reprises par les organisations de l’ONU, la Cour Internationale de Justice et la Cour Pénale internationale, l’aggravation dramatique de la situation tant à Gaza et en Cisjordanie, l’UE et les gouvernements européens peuvent suspendre immédiatement cet accord de libre échange dont la survie économique d’Israël dépend.

Mais au-delà de quelques condamnations verbales, mis à part l’Espagne, L’Irlande et la Norvège, aucun gouvernement n’a pris des sanctions.

Bien au contraire,

De la capacité des peuples à stopper l’extermination du peuple Palestinien dépend l’avenir du monde !

L’accélération brutale en ce début d’année 2026 de la désorganisation mondiale par l’impérialisme américain et ses satellites (Israël, pays occidentaux) en Amérique latine, en Ukraine, au moyen orient montre plus que jamais aux peuples du monde entier que l’avenir de l’humanité et du monde vivant dépend de leur capacité à dénoncer leurs dirigeants qui, sous les ordres d’une oligarchie de milliardaires, entraînent le monde entier dans une folie coloniale et guerrière. La puissance des armes létales, nucléaires, numériques, économiques est gigantesque et une lutte entre ces oligarchies de milliardaires peut entraîner très vite notre planète dans un processus de destruction massive.

Sources:linsoumission.fr   (Bernard K. Les Insoumis du Pic Saint Loup (Héraul)





































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