A la marge,celle qui relie les pages

samedi 30 août 2025

REF 2025 : Manuel Bompard survole le débat organisé par le MEDEF

 Jeudi 28 août 2025, à l’occasion de la Rencontre des Entrepreneurs de France (REF 2025) organisée par le MEDEF à Roland-Garros, Manuel Bompard a débattu face aux différents chefs de partis politiques. Tandis que Gabriel Attal, Bruno Retailleau et Jordan Bardella rivalisaient pour promettre toujours plus d’austérité et de sacrifices à la population, le coordinateur national de la France insoumise s’est imposé en portant un projet clair et cohérent : un budget pour le peuple, de bifurcation écologique et de justice sociale. Retour sur les meilleurs moments. 

Le chaos, c’est Macron : un rappel des chiffres nécessaire face aux éléments de langage macronistes

La France a atteint un record historique de pauvreté, le plus haut depuis trente ans, tandis que les inégalités dépassent désormais la moyenne européenne. Les coupables : la droite et les macronistes qui ont gouverné le pays sur la même période. Huit années de macronisme ont été une véritable saignée sociale : en 2023, 650 000 personnes ont basculé dans la pauvreté, pendant que les plus riches continuaient de s’enrichir. Le budget de 2024 a divisé par deux la croissance du pays.

Tout ceci est la preuve éclatante de l’échec d’une politique de l’offre poursuivie coûte que coûte, qui étrangle le peuple au profit d’une minorité privilégiée. Face à ce naufrage, Manuel Bompard a rappelé la position de la France insoumise : ses députés refusent de voter la confiance au gouvernement Bayrou le 8 septembre, et défendent une alternative claire — une politique de relance sociale et écologique, de la reprise des investissements publics, au service du plus grand nombre.

Manuel Bompard recadre Bardella sur les prix de l’électricité 

Alors que Jordan Bardella se lamente sur les prix de l’électricité, Manuel Bompard lui rappelle sa part de responsabilité dans le coût de l’énergie en France. Le Rassemblement National s’est abstenu l’année dernière concernant la réforme du marché européen de l’électricité, empêchant tout projet d’un marché français souverain.  

Les effets de ce vote se font désormais ressentir pour tous les particuliers et entreprises du pays. Les prix de l’énergie sont en hausse et fluctuent en permanence, au gré du marché. Même face au MEDEF, Bardella semble indéfendable ; et ses bredouillements n’y ont rien changé.

Au contraire, la France insoumise soutient la prédictibilité, avec la mise en place d’un marché contrôlé, qui assure des prix réglementés. En plus de garantir une économie plus stable, cette solution favorise les investissements. La planification écologique pourrait donc plaire même aux patrons ! 

26 chômeurs pour un emploi disponible : devant les grands patrons, Bompard démonte le mythe des Français qui ne veulent pas travailler 

Les macronistes, la droite et l’extrême droite voudraient faire croire que le chômage serait la faute des chômeurs, que des millions de personnes refuseraient simplement de travailler. La réalité est toute autre : il n’existe qu’un emploi non pourvu pour 26 personnes qui en recherchent un.

Manuel Bompard a rappelé que la solution ne résidait pas dans une énième réforme de l’assurance chômage et la culpabilisation des chômeurs, comme le propose notamment Gabriel Attal, mais bien dans des politiques de création d’emplois fondées sur la planification. La bifurcation écologique offre justement l’opportunité de créer massivement des emplois utiles. Rien que dans le secteur des énergies renouvelables, cela représente 250 000 emplois d’ici à 2028 et 900 000 en 2050.
























Manuel Bompard a également cité la mer, l’espace et le numérique, ces nouvelles filières dont nous avons besoin pour porter de nouveaux horizons de progrès écologiques. Il s’agit d’organiser la société pour donner à chacun et chacune une place dans l’économie de demain. 

Face au chaos du marché, LFI défend la planification

En résumé, le coordinateur national de la France insoumise s’est montré comme le seul dirigeant capable d’apporter des réponses concrètes et un projet sérieux pour relever les défis de notre siècle. Manuel Bompard a prouvé, comme le disait l’ancien président du MEDEF en 2022, Geoffroy Roux-de-Bézieux, à Jean-Luc Mélenchon, que la France insoumise « est prête à gouverner. (…) Ça ne va pas être le chaos comme certains le disent ». 

Manuel Bompard conclut, un sourire en coin, que 77 % des chefs d’entreprise se prononcent pour la démission du président de la République. Un second point d’accord des patrons avec la France insoumise.

Sources:linsoumission.fr




Share:

mardi 26 août 2025

Succès des AMFIS 2025 – LFI en ordre de bataille pour faire chuter Bayrou et Macron

Pour leur huitième édition des « AMFIS » – leurs universités d’été – les insoumis ont réalisé une nouvelle démonstration de force à Châteauneuf-sur-Isère, près de Valence. Avec plus 5000 participants, 135 évènements différents et 232 intervenant•es à parité femme-homme, LFI a marqué le coup de la rentrée politique. Pour l’occasion, LFI avait mobilisé des centaines de bénévoles pour réaliser ce défi organisationnel et technique. Logistique, service d’ordre, médecins, communication, transports, cantiniers, garderies, autant d’équipes mobilisées pour assurer l’évènement incontournable de la rentrée politique et sa programmation exceptionnelle.

Soutien actif au mouvement du 10 septembre, appel aux insoumis pour rejoindre les assemblées citoyennes de ce mouvement et lui donner une puissance, annonce de la motion de censure insoumise le 23 septembre, mise à l’honneur de syndicalistes appelant à la grève générale et reconductible le 10 septembre, autant d’actions et de positions politiques ayant accentué la pression sur le gouvernement illégitime de François Bayrou. Ce dernier a annoncé précipitamment un vote de confiance le 8 septembre. Une première depuis 5 ans, comme l’a rappelé Jean-Luc Mélenchon ce matin. Le leader insoumis a exigé le départ d’Emmanuel Macron, responsable du blocage politique du pays tout en soulignant que les insoumis étaient prêts à gouverner. L’Insoumission fait le récit à ses lecteurs du meeting de clôture des AMFIS 2025.

Emma Fourreau comme porte-voix de la lutte contre le génocide à Gaza

Emma Fourreau, députée européenne de La France Insoumise a pu rappeler que ce vendredi 22 août, l’ONU a déclaré l’état de famine dans la bande de Gaza, une première au Moyen-Orient. Une famine qui aurait pu être évitée sans l’obstruction d’Israël. Des dizaines de bateaux partiront dimanche prochain en direction de Gaza. Et à elle de rappeler que si la France Insoumise avait alors gouverné, les Insoumis auraient soutenu le Handala, bateau visant à briser le blocus illégal mis en place par Israël. Mieux encore, un Gouvernement Insoumis aurait fait escorter le Handala par la Marine française ! 

Amal Bentounsi, la défense de l’Amour face aux violences policières et au génocide

Amal Bentounsi, fondatrice du collectif Urgence notre police assassine a pu rappeler que 80% des jeunes hommes perçus comme noirs ou arabes disent avoir été contrôlés par la police au moins une fois en cinq ans et qu’il ont ainsi vingt fois plus de risques d’être contrôlés. Il est plus que jamais nécessaire de détruire ce système qui brise la confiance entre citoyens et institutions : le racisme structurel.

La militante antiraciste a alors porté un message d’amour, contre la violence : « Choisir l’amour, c’est refuser que certaines vies valent moins que d’autres, refuser la peur comme principe d’organisation. Les mêmes logiques de domination traversent les continents, en Palestine, au Congo, en Kanaky, ce sont encore les héritages du colonialisme. » avant de donner rendez-vous le 10 septembre pour une mobilisation d’ampleur, ainsi que le 16 novembre, pour faire peuple contre la guerre et l’état de guerre, à la date des vingt ans des émeutes, et des sept ans des gilets jaunes. 

Elle a enfin lu un poème , dédié à la Palestine : 

« Palestine, essuie tes larmes, tu peux être fière et digne,

On le sait, ce n’est pas une guerre de religion, 

Mais une guerre de colonisation et d’extermination. 

Ton peuple, tes racines, ta terre, tes oliviers, ta culture, c’est ta vie, ta passion.

Continue à rester debout sans compromission. 

Palestine, le monde a vu le visage de tes geôliers. 

Les peuples dotés d’humanités sont à tes côtés. 

Palestine, tu as révélé le cœur des hommes, 

D’un côté la noirceur et la barbarie de tes bourreaux, 

Et de l’autre, l’amour de l’humanité. 

Tu n’es pas dans une posture, mais dans une droiture. 

Palestine, la perte de tes anges ne sera pas un frein à te relever et rayonner. 

Tu te relèveras, tu deviendras la Palestine d’autrefois, tu nous montreras la voie. 

Palestine, nous te faisons une promesse de continuer à te narrer, 

Avec admiration et sagesse, 

D’éduquer notre descendance en racontant ton histoire immense : 

La tragédie et l’espoir. 

Palestine vivra. Palestine vaincra. »

Pour leur huitième édition des « AMFIS » – leurs universités d’été – les insoumis ont réalisé une nouvelle démonstration de force à Châteauneuf-sur-Isère, près de Valence. Avec plus 5000 participants, 135 évènements différents et 232 intervenant•es à parité femme-homme, LFI a marqué le coup de la rentrée politique. Pour l’occasion, LFI avait mobilisé des centaines de bénévoles pour réaliser ce défi organisationnel et technique. Logistique, service d’ordre, médecins, communication, transports, cantiniers, garderies, autant d’équipes mobilisées pour assurer l’évènement incontournable de la rentrée politique et sa programmation exceptionnelle.

Soutien actif au mouvement du 10 septembre, appel aux insoumis pour rejoindre les assemblées citoyennes de ce mouvement et lui donner une puissance, annonce de la motion de censure insoumise le 23 septembre, mise à l’honneur de syndicalistes appelant à la grève générale et reconductible le 10 septembre, autant d’actions et de positions politiques ayant accentué la pression sur le gouvernement illégitime de François Bayrou. Ce dernier a annoncé précipitamment un vote de confiance le 8 septembre. Une première depuis 5 ans, comme l’a rappelé Jean-Luc Mélenchon ce matin. Le leader insoumis a exigé le départ d’Emmanuel Macron, responsable du blocage politique du pays tout en soulignant que les insoumis étaient prêts à gouverner. L’Insoumission fait le récit à ses lecteurs du meeting de clôture des AMFIS 2025. Notre article.

Emma Fourreau comme porte-voix de la lutte contre le génocide à Gaza

Emma Fourreau, députée européenne de La France Insoumise a pu rappeler que ce vendredi 22 août, l’ONU a déclaré l’état de famine dans la bande de Gaza, une première au Moyen-Orient. Une famine qui aurait pu être évitée sans l’obstruction d’Israël. Des dizaines de bateaux partiront dimanche prochain en direction de Gaza. Et à elle de rappeler que si la France Insoumise avait alors gouverné, les Insoumis auraient soutenu le Handala, bateau visant à briser le blocus illégal mis en place par Israël. Mieux encore, un Gouvernement Insoumis aurait fait escorter le Handala par la Marine française ! 

Amal Bentounsi, la défense de l’Amour face aux violences policières et au génocide

Amal Bentounsi, fondatrice du collectif Urgence notre police assassine a pu rappeler que 80% des jeunes hommes perçus comme noirs ou arabes disent avoir été contrôlés par la police au moins une fois en cinq ans et qu’il ont ainsi vingt fois plus de risques d’être contrôlés. Il est plus que jamais nécessaire de détruire ce système qui brise la confiance entre citoyens et institutions : le racisme structurel.

La militante antiraciste a alors porté un message d’amour, contre la violence : « Choisir l’amour, c’est refuser que certaines vies valent moins que d’autres, refuser la peur comme principe d’organisation. Les mêmes logiques de domination traversent les continents, en Palestine, au Congo, en Kanaky, ce sont encore les héritages du colonialisme. » avant de donner rendez-vous le 10 septembre pour une mobilisation d’ampleur, ainsi que le 16 novembre, pour faire peuple contre la guerre et l’état de guerre, à la date des vingt ans des émeutes, et des sept ans des gilets jaunes. 

Elle a enfin lu un poème , dédié à la Palestine : 

« Palestine, essuie tes larmes, tu peux être fière et digne,

On le sait, ce n’est pas une guerre de religion, 

Mais une guerre de colonisation et d’extermination. 

Ton peuple, tes racines, ta terre, tes oliviers, ta culture, c’est ta vie, ta passion.

Continue à rester debout sans compromission. 

Palestine, le monde a vu le visage de tes geôliers. 

Les peuples dotés d’humanités sont à tes côtés. 

Palestine, tu as révélé le cœur des hommes, 

D’un côté la noirceur et la barbarie de tes bourreaux, 

Et de l’autre, l’amour de l’humanité. 

Tu n’es pas dans une posture, mais dans une droiture. 

Palestine, la perte de tes anges ne sera pas un frein à te relever et rayonner. 

Tu te relèveras, tu deviendras la Palestine d’autrefois, tu nous montreras la voie. 

Palestine, nous te faisons une promesse de continuer à te narrer, 

Avec admiration et sagesse, 

D’éduquer notre descendance en racontant ton histoire immense : 

La tragédie et l’espoir. 

Palestine vivra. Palestine vaincra. »

Dans la métallurgie ou le ferroviaire, le 10 septembre, toutes et tous en grève !

Gaëtan Lecocq, secrétaire général CGT d’Arcelor Mittal Dunkerque a ensuite pris la parole. Premiers Amfis pour lui, il a souligné l’accueil chaleureux qu’il avait reçu. Il a remercié le mouvement Insoumis pour son implication dans la lutte contre la liquidation d’Arcelor Mittal par les financiers et l’État français depuis septembre 2024.

Comme il l’explique, tous les projets de décarbonation de l’acier ont été mis en pause à partir de juin 2024 par l’État français : « Moi, je représente des familles, pas des travailleurs. Parce que si demain, le travailleur ou la travailleuse perd son travail, c’est l’ensemble de sa famille qui va en subir les conséquences. Qui fabrique les richesses dans le monde du travail ? C’est les travailleurs et travailleuses ! ».

« Depuis septembre 2024, LFI nous aide, on a monté une mobilisation qui est en train de monter crescendo, et on s’est rendu compte que nationaliser, c’était possible. On peut faire du métal sans Mittal. Monsieur Mittal est un banquier, Monsieur Mittal n’est pas un industriel. Qu’il dégage, qu’il nous rende notre travail, notre savoir-faire. Il est venu en France tout simplement pour piller notre savoir-faire, le délocaliser en Inde, au Brésil. On n’a pas besoin de lui pour faire de l’acier : qu’il dégage ! » Avec les salariés d’Arcelor Mittal, LFI sera présent à Dunkerque pour la grande mobilisation du 10 septembre, et à la grève reconductible !

Fabien Villedieu, secrétaire fédéral SUD Rail a ensuite enchaîné : « La grève générale n’est pas un gros mot. Il faut faire cette grève générale contre cette purge sociale, qui va bloquer nos salaires, bloquer nos pensions, qui va matraquer les chômeurs, s’attaquer à la sécurité sociale ». Il a rappelé que le service public était le seul bien qu’avaient les pauvres, avant de lancer un message d’espoir : « Si vous pensez que vous pouvez gagner, vous êtes inarrêtables ! »

Pour la France Insoumise : le succès des Amfis 2025, et une rentrée politique pleine d’espoir

Manuel Bompard, coordinateur national de la France Insoumise a relaté les débats et formations donnés lors des Amfis, les plus de 230 intervenantes et intervenants, 70 universitaires et chercheurs, 80 syndicalistes et militants associatifs qui, pour la plupart, ne sont pas de la France Insoumise. L’occasion de souligner l’ouverture de notre mouvement à la contradiction, au débat : « Il n’y a pas une université d’été en France où il y a autant de diversité de points de vue, d’apports, de diversité de profils ». Il a enfin souligné le succès des Amfis jeunes, qui ont réuni cette année près de 600 jeunes Insoumis !

Pour la rentrée, c’est bien une année noire pour le pouvoir d’achat, pour les services publics, pour l’écologie qu’a annoncée Bayrou. Manuel Bompard le rappelle : « Le plan Bayrou repose trois fois plus sur les 5% les plus pauvres plutôt que sur les plus riches, c’est 120€ de moins pour les retraités, 100€ en moins pour les allocataires du RSA, 150€ en moins pour les allocataires de l’allocation adulte handicapé ». Ajout de jours de carences, augmentation de la franchise médicale, suppression de deux jours fériés : les politiques des macronistes vont encore une fois accentuer la pauvreté dans le pays. Et en effet, face à l’indigne péroraison de Bayrou, « le réel en France, c’est un record de pauvreté depuis trente ans, c’est 650 000 personnes qui ont basculé dans la pauvreté en 2023, c’est 30% des français et français qui ont renoncé à des soins à cause de difficultés financières, c’est un record d’inégalités jamais atteint depuis les années 70, c’est la France qui brûle sous l’effet du changement climatique » comme l’a souligné Manuel Bompard.

En parallèle, l’idéologie, « c’est celle d’un pouvoir en place, qui maintient une même politique économique alors qu’elle nous mène dans le mur, contre des millions de manifestants qui refusent la réforme des retraites, contre des milliers et des milliers d’électrices et d’électeurs qui veulent les chasser du pouvoir ». Bompard annonce d’emblée : « Il y aura une confrontation entre le réel et l’idéologie de Bayrou. On la mènera pour les faire tomber, pour les faire chuter ». Le rendez-vous est ainsi pris, le 10 septembre prochain ! Et même plus tôt encore, le 8 septembre après le discours de Bayrou devant l’Assemblée : la France Insoumise votera bien évidemment la censure et non pas la confiance demandée par ce Gouvernement illégitime à la rentrée.

Enfin, Manuel Bompard a pu constater le silence complice du Rassemblement national face au Gouvernement : « Madame Le Pen et Monsieur Bardella sont toujours en vacances. Dans la bataille contre la réforme des retraites, ils ne sont jamais là pour défendre les intérêts du peuple, les salariés, quand il faut empêcher le gouvernement de maltraiter le peuple français ». 

Face à l’extrême droite et aux macronistes, la bataille aura également lieu en mars 2026, pour les élections municipales ! Marc disait déjà de la Commune de Paris de 1871 qu’elle était « la forme politique enfin trouvée qui permet de réaliser l’émancipation économique du travail ». Manuel Bompard a pu rappeler les initiatives des mairies qui ont permis de véritables avancées sociales : les bibliothèques municipales, les cantines scolaires, les politiques de solidarités nées d’initiatives ouvrières, ou communales. 

Partout où il le pourra, le mouvement insoumis cherchera ainsi à Instaurer le référendum d’initiative citoyenne, faire la planification écologique, garantir le droit au logement pour toutes et tous, interdire l’épandage des pesticides, mettre en place des politiques de lutte contre le racisme, faire vivre la solidarité internationale… Tout cela dans la continuité du programme de la France Insoumise : l’Avenir en commun. 

Dès septembre, les Insoumis mèneront la bataille à l’Assemblée

Mathilde Panot, présidente du groupe LFI-NFP à l’Assemblée nationale a enfin pu réitérer les faits : « le pouvoir a peur de nous ! Ils ont peur d’un mouvement politique qui tient bon sur ses principes et qui ne recule jamais ! » Et alors que LFI soutenait dès le premier jour le mouvement des Gilets jaunes le 17 novembre 2018, ça le sera encore une fois pour le 10 septembre, et d’autant plus cette année ! Contre le chaos des macronistes, qu’ils osent appeler « stabilité ». Alors que Mathilde Panot l’a bien rappelé : « La stabilité, c’était le même refrain que les libéraux allemands en 1932, alors qu’ils avaient été lourdement défaits aux élections et qu’ils s’accrochaient au pouvoir avant de faire la courte-échelle aux nazis ».

Elle a également pu rappeler l’un des grands chantiers de la France Insoumise et de l’Institut La Boétie pour cette rentrée politique : la lutte contre les maladies politiques : « Le cancer, comme le diabète, comme les maladies respiratoires chroniques, les allergies, sont des maladies politiques. Leur société nous rend malades ! À chaque fois ils savaient, et pourtant ils ont donné des permis de tuer aux multinationales ». Ainsi ces maladies trouvent des responsables, les industriels, les riches. Et c’est pour cela que le groupe parlementaire de la France insoumise déposera dans sa niche parlementaire une loi d’abrogation totale de la loi Duplomb !

Elle a rappelé la honte de la politique française et la complaisance des macronistes envers Netanyahou : « Macron nous fait honte, quand face au premier génocide filmé en direct de toute l’histoire de l’humanité, il laisse par trois fois un criminel de guerre recherché par la CPI survoler l’espace aérien français. Il nous fait honte, quand depuis 22 mois, il n’a jamais cessé de livrer des armes à un gouvernement génocidaire ». En France, c’est bien la France Insoumise, par ses députées Gabrielle Cathala, Emma Fourreau, Rima Hassan que la lutte politique pour les droits des Palestiniens a pu continuer ! L’occasion de rappeler, encore et toujours qu’il ne s’agit pas d’une guerre de civilisation ou de religion en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, mais bien d’un génocide et de politiques de colonisation ! Enfin, elle a rappelé le sort adressé au Kanak en Nouvelle-Calédonie Kanaky et la fierté d’avoir pu accueillir Christian Tein, à la tête du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) lors de ses Amfis 2025 pour porter haut et fort la voix des Kanaks !

Enfin, Mathilde Panot a porté l’espoir des mobilisations, de notre mouvement : « Rappelez-vous toujours quand le découragement guette un peu, de cette sensation de force lorsque nous sommes tous ensemble, rappelez-vous toujours que vous n’êtes pas seul, et rappelez-vous toujours que nous avons la force d’inventer un autre avenir ». Avant de citer Rosa Luxemburg, grande figure révolutionnaire de l’Internationale ouvrière : « Être dans ce monde de violence et de guerre, de haine et de répression, il est de notre devoir de ne jamais céder au désespoir, mais de faire jaillir de notre propre souffrance, la force et l’espérance de demain ».

Sources:linsoumission.fr        (Alain Bloyé)

Share:

jeudi 21 août 2025

Les « AMFIS 2025 » – Une programmation exceptionnelle pour l’évènement phare de la rentrée politique

 Après l’immense succès des AMFIS jeunes, les universités d’été de la France insoumise, les AMFIS, ont débuté ce jeudi 21 jusqu’au 24 août à Chateauneuf-sur-Isère, près de Valence ! Comme tous les ans, ce moment de retrouvailles, de formation intellectuelle et pratique et d’ouverture du mouvement insoumis s’annonce déjà comme un succès marquant la rentrée politique.

Les AMFIS 2025 c’est environ135 évènement différents – conférences, formations, évènements culturels, ateliers, meeting ou débats – en présence de 232 intervenant•es à parité femme-homme. Parlementaires, intellectuelles, représentants, tant associatifs, représentants de formations politiques internationales, ONG… Toutes et tous seront présentes et présents pour animer et enrichir l’évènement politique de cette fin d’été aux côtés de milliers de millitant·es et sympathisant·es du mouvement insoumise.

Découvrez avec L’Insoumission l’essentiel du programme de ces AMFIS 2025.

Les temps forts des AMFIS 2025

Les AMFIS 2025 annoncent avec eux leur lot de temps forts. Jeudi à 15 h 30, vous retrouverez Denis Benoît et Sylvie Poulain, membres du collectif de Soutien aux victimes des pesticides de l’ouest ; Lucien Mercier, fondateur de Karayib rassemblement, collectif populaire mobilisé pour la justice des peuples karayibéens ; Sandrine Rousseau, députée Les Écologistes et Mathilde Panot pour le temps fort « Pesticides, alimentation, environnement : l’ère des maladies politiques ? ».

Le vendredi 22 août, le temps fort « Nouveau peuple, nouvelle Gauche » sera l’occasion de présenter le nouveau livre de l’Institut La Boétie avec José Lopes, chercheur en Science politique, spécialiste des Gauches de rupture en Europe ; Julien Talpin, sociologue spécialiste des quartiers populaires et coordinateur du nouveau livre de l’Institut La Boétie, et Clémence Guetté, Vice-présidente insoumise de l’Assemblée nationale et co-présidente de l’Institut La Boétie. À 15h30, Charles Consigny et Manuel Bompard débattront autour d’un débat : « C’est Nicolas qui paie ou c’est Vincent qui pille ? » au sein de l’Amphithéâtre Louise Michel. 

Le samedi 23 août, Béatrice Pinat animera une table ronde intitulée « Violences en milieu scolaire : la fabrique du silence, retour sur la Commission d’enquête “Bétharram” » avec Éric Arassus, ancien élève de Bétharram ; Marie-Pierre Hacquard, lanceuse d’alerte ; le député LFI Paul Vannier et la députée EPR Violette Spillebout, tous deux co-rapporteurs de la commission d’enquête sur les modalités du contrôle par l’État et de la prévention des violences dans les établissements scolaires.

À 15h30, Manon Aubry, co-présidente du groupe de La Gauche au Parlement européen ; Martin Schirdewan, député européen de Die Linke (Allemagne) ; Malin Björk, ancienne députée européenne du Vänsterpartiet (Suède) et Marc Botenga, député européen du Parti du Travail de Belgique se réuniront pour penser et organiser la riposte face à l’internationale réactionnaire et à la montée de l’extrême droite partout en Europe.

À 17h30 le même jour, vous retrouverez François Ecalle, ancien rapporteur général à la Cour des comptes, président de l’association Fipeco et Éric Coquerel, Président insoumis de la commission des finances de l’Assemblée nationale autour du débat suivant : « Guerre commerciale, changement climatique : la France a-t-elle les moyens d’un budget à la hauteur ? » animé par Audrey Fisné-Koch, journaliste à Alternatives économiques.

Les grands entretiens de cette édition 2025

Le premier jour des AMFIS sera aussi l’occasion de suivre le grand entretien de Christian Tein, président du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), qui s’entretiendra avec le député insoumis Bastien Lachaud à partir de 15h30. 

Vendredi 22 août, Claire Lejeune, députée insoumise et co-animatrice du département de planification écologique de l’Institut La Boétie s’entretiendra avec Cédric Durand, économiste et auteur de « Faut-il se passer du numérique pour sauver la planète ? », livre de l’Institut La Boétie à partir de 13h30.

Enfin, samedi 23 août, Rokhaya Diallo, chercheuse associée à l’Université de Georgetown et militante féministe et antiraciste, sera accompagnée de Nadège Abomangoli, vice-présidente insoumise de l’Assemblée nationale, dans un entretien d’une heure et demi. À 17h30 le même jour commencera un grand entretien avec Clément Sénéchal, spécialiste des questions écologiques et auteur de « Pourquoi l’écologie perd toujours ». Il s’entretiendra avec Clémence Guetté.

Image                                                                                                                                                                        Les grands meeting de ces AMFIS 2025 !                                                                                                                                                                                             Vendredi 22 août à 17h30 en grande scène, Jean-Luc Mélenchon interviendra pour une conférence sur le moment politique, conférence visant à faire le point de l’action et de la position de la France insoumise dans la situation politique du moment et pour les luttes à venir. Le dimanche 24 août, comme pour chaque édition des AMFIS se tiendra un grand meeting de la France insoumise, de 10h00 à midi, avec Mathilde Panot, Manuel Bompard et des figures de l’Union populairePour aller plus loin : « L’été Duplomb-Handala » – L’analyse de Jean-Luc Mélencho
                                                                                   La Culture au rendez-vous des AMFIS 2025.Comme chaque année, musique et théâtre s’invitent aux AMFIS ! Jeudi, Vidala et ses chants de lutteet mélodies andines se produiront sur la petite scène tandis que l’amphithéâtre Louise Michel accueillera All’arrabiata, le cabaret satirique de 20h30 à 22h00. Vendredi 22 août, Ly et sa parole libre et politique chantera sur la petite scène de 20h00 à 21h, tandis que L’histoire de Souleymane, film de Boris Lojkine mettant en scène un jeune sans-papiers guinéen cherchant à survivre dans un Paris en tant que livreur à vélo, sera diffusé dans l’amphithéâtre Louise Michel. Enfin, la journéeterminera avec Radio Tutti et une fête de village-monde avec un concert jusqu’à 23h00.Samedi, de nombreuses performances artistiques auront lieu pour la Palestine alors que le film No Other Land, réalisé par Basel Adra, Hamdan Ballal et Yuval Abraham retraçant l’histoire d’un activiste palestinien en Cisjordanie et l’expulsion de sa communauté sous l’occupation israélienne sera diffusé en amphithéâtre Louise Michel. Ce samedi se terminera par deux DJ sets en grande scène : Habibitch et Dubanko enflammeront et clôtureront les AMFIS en musique avant le meeting de ce dimanche.

Ne ratez pas la « Nuit des Étoiles » ce vendredi !

Grande nouveauté de ces AMFIS 2025 : « La Nuit des Étoiles » ! Avec Faustine Cantalloube, astrophysicienne au CNRS et spécialisée dans la détection d’exoplanètes ; Margu Debruycker, doctorante en cosmochimie à l’Institut de Physique du Globe de Paris ; Éric Lagadec, astrophysicien ainsi qu’Arnaud Saint-Martin, chercheur et député insoumis spécialistes des questions spatiales et auteur de « Les Astrocapitalistes« , les AMFIS 2025 se placent sous le signe des astres et de leur observation, de 21h00 à 23h45.

Tous ces événements seront jalonnés par des conférences et des débats sur les sujets qui touchent directement les luttes défendues par la France Insoumise : lutte contre toutes les formes de racisme, lutte contre les violences sexistes et sexuelles, laïcité, engagement pour la paix, défense des droits des travailleurs, et tant d’autres. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le programme de ces AMFIS en cliquant ici !

Venez observer le ciel ! Cette année, lors des AMFIS, nous organisons la Nuit des étoiles avec le député @ArSaint_Martin, l’astrophysicien @EricLagadec et Margot Debruycker, doctorante en cosmochimie. Une soirée unique pour échanger sous les étoiles, loin de la pollution Voir plus
Sources:linsoumission.fr. (Par Alain Bloyé)









Share:

lundi 18 août 2025

Plastique, l’escroquerie du recyclage.

 Mardi 5 Août 2025.Pollution plastique : s’en indigner vivement – mais sans agir. L’ouverture ce lundi à Genève d’une session extraordinaire de négociations pour mettre d’accord 175 pays sur un traité juridiquement contraignant rendra-t-elle caduc ce lieu commun des relations internationales ? Six mois plutôt, à Busan (Corée du Sud), les pays producteurs de pétrole et leurs lobbyistes avaient torpillé les pourparlers. De leur côté, les industriels promeuvent déjà le grand changement qui permettra de ne rien changer : plutôt que d’interdire la production du plastique, il s’agirait de le recycler. « Après quatre décennies de propagande, moins de 10 % des 6,3 milliards de tonnes de plastique produit et jeté entre 1950 et 2017 a fait l’objet d’un recyclage », écrivait Mohamed Larbi Bouguerra en novembre 2024. Retour sur une grande escroquerie.

Plastique, l’escroquerie du recyclage

Daniel Firman:''Color Safe''2003
  La fin de l’âge du fer ? Au début des années 1960,       scientifiques et plasturgistes prédisent que les progrès   fulgurants dans la fabrication des polymères permettront aux   plastiques de détrôner métaux, verres et bois sur le podium   des matériaux dominants. Chacun s’extasie. Le sémiologue   Roland Barthes qualifie en 1957 le produit de la distillation du   pétrole de « substance alchimique », de « matière   miraculeuse ». Un an plus tard, le poète Raymond Queneau       succombe au chant du styrène et à l’esthétique   des  « innombrables objets au but utilitaire » appelés à surgir   du naphta, ce liquide provenant du raffinage à partir duquel se   fabriquent l’essentiel des plastiques (1). Au XXIe siècle, les   plastiques écrasent effectivement la concurrence. Entre 1950   et  2015, le secteur pétrochimique en a produit plus de   8 milliards de tonnes, surtout au cours des vingt dernières   années, et l’accélération se poursuit (2).


Après l’extase, l’effroi : soixante-dix ans plus tard, 350 millions de tonnes de déchets plastiques se déversent chaque année sur le monde. La pollution qu’ils engendrent fait peser sur les vivants et non-vivants une menace aussi lourde que documentée (3). On boit, on mange, on respire du plastique. Pour faire face à ce cataclysme synthétique, les industries pétrochimiques promeuvent sans relâche une solution selon elles miraculeuse : le recyclage, avec son ruban de Möbius — une flèche circulaire conçue par les lobbies à la fin des années 1980 —, symbole d’une économie où rien ne se perd et tout se transforme. Une économie qui continue donc à produire ce poison environnemental, mais sous une forme partiellement réutilisable.

Célébré comme plus intelligent et respectueux de la nature que l’incinération ou la mise en décharge, ce procédé a fini par s’imposer au nombre des priorités politiques mondiales. Le résultat laisse perplexe : après quatre décennies de propagande, moins de 10 % des 6,3 milliards de tonnes de plastique produit et jeté entre 1950 et 2017 a fait l’objet d’un recyclage (4). Pourtant, l’Europe et, singulièrement, la France ont adopté ce mot d’ordre avec un enthousiasme déconcertant.

En 2019, Matignon fixe un objectif stratosphérique : 100 % des déchets plastiques nationaux recyclés en 2025. La méthode ? Rendre les industriels responsables du destin des objets polymères qu’ils produisent. L’approche française s’inscrit dans la droite ligne de celle impulsée par la Commission européenne : obligation faite aux États membres depuis 2021 d’interdire les plastiques à usage unique et d’utiliser au moins 30 % de matériaux recyclés dans les bouteilles plastifiées ; recyclage en 2030 de 55 % des déchets d’emballages plastiques (5).

Alléchés, les industriels européens ne tardent pas à communiquer sur des technologies « novatrices » ajustées à la nouvelle législation européenne. En 2022, les chimistes BASF et Borealis, l’emballeur Südpack et le laitier bavarois Zott claironnaient la mise au point d’un prototype d’emballage multicouche de mozzarella entièrement réalisé en nylon et polyéthylène recyclés. Mais ces « projets-pilotes » largement médiatisés représentent une goutte d’eau dans l’océan des ambitions politiques. D’autant qu’en période d’austérité les investissements d’infrastructure  nécessaires à la collecte et au tri des déchets plastiques se trouvent rarement en tête des priorités, tant en Europe qu’aux États-Unis. D’où ces révélations aussi spectaculaires que banales, comme celle qui épouvanta l’été dernier Mme Brandy Deason, habitante de Houston, au Texas : quelques jours après avoir placé un traceur dans ses déchets plastiques destinés au conteneur recyclage, elle les géolocalisa non pas dans un centre de traitement dernier cri, mais dans une décharge géante à ciel ouvert (6).

Ce cas extrême met en évidence le poids des considérations économiques dans l’échec du recyclage. Du fait d’une production surabondante d’éthylène, produit à partir du pétrole ou du gaz, le prix du plastique « vierge » s’effondre et mine la rentabilité des recycleurs européens, dont l’activité consiste en grande partie à retraiter le polyéthylène (polymère de l’éthylène). Dans un monde guidé par la boussole du calcul coût-avantage, pourquoi les industriels et les distributeurs européens privilégieraient-ils des produits recyclés plus chers que le neuf ? En Allemagne, l’usine Veolia de Rostock recyclait annuellement environ 36 000 tonnes de polyéthylène téréphtalate usagé (PET). Elle a fermé ses portes car, selon la  direction, l’industrie agroalimentaire rechignait à soutenir ce produit plus vert mais plus cher. Non loin de là, un tribunal néerlandais a déclaré en faillite l’usine de recyclage de plastique d’Umincorp, à Amsterdam (7). À moins que l’Union européenne n’édicte de nouvelles réglementations plus contraignantes, le recyclage occidental ne pourra concurrencer l’orgie d’éthylène. D’autant que de nouveaux sites de production de ce composé chimique s’apprêtent à sortir de terre en Chine, aux États-Unis et en Arabie saoudite, ce qui, à demande constante, orienterait les prix à la baisse.

Mais la grande escroquerie du recyclage réside ailleurs : le procédé n’a jamais été viable, ni techniquement ni économiquement ; les industriels le savent de longue date, mais jouent avec succès sur la corruptibilité des pouvoirs et la crédulité du public. Un rapport du Center for Climate Integrity (CCI) publié en février 2024 a détaillé un secret que nul au fond ne voulait exhumer (8). Pendant des décennies, les grandes compagnies pétrochimiques ont sciemment provoqué la crise des déchets plastiques. « Ils ont menti, affirme M. Richard Wiles, un responsable du CCI. Voici venu le temps de rendre des comptes pour les dégâts qu’ils ont commis. »

Sur les milliers de variétés produites, seules deux présentent des propriétés qui rendent le recyclage viable à ce jour : les PET et les polyéthylènes à haute densité (PEHD). Le procédé nécessite donc un tri méticuleux qui renchérit le coût et conduit à écarter les éléments composés d’alliages de plastiques ou de plusieurs matériaux que l’on trouve dans de nombreux objets jetables. Un flacon et un bocal tous deux en PET devront être séparés s’ils comportent des additifs ou des colorants différents, de même que les bouteilles en PET vertes et transparentes. Autre  difficulté de taille : les plastiques se dégradent à chaque réutilisation et ne peuvent donc être réemployés qu’une fois ou, plus rarement, deux fois. Faute de quoi non seulement leurs propriétés se dénaturent, mais leur toxicité peut s’accroître.

La filière pétrochimique n’a jamais rien ignoré de ces obstacles structurels. Pour désarmer la mobilisation qui enfle contre les décharges à ciel ouvert ou la mode du jetable, et éviter le risque d’une réglementation trop contraignante, elle adopte au milieu des années 1980 l’idée du recyclage. En 1984 naît une fondation réunissant la pétrochimie et les embouteilleurs axée sur un engagement en faveur de ce procédé. L’année suivante, le secteur lance en grande pompe un centre de recherche à l’université Rutgers, dans le New Jersey, puis un projet-pilote de recyclage à Saint Paul, dans le Minnesota, alors que le conseil municipal de la ville venait juste d’interdire le polystyrène. Derrière les portes closes, personne n’y croit. « Il se peut qu’un jour cela puisse devenir une réalité, observait en 1994 un représentant d’Eastman Chemical lors d’une conférence sur le sujet. Il est plus probable que nous nous réveillerons et comprendrons que nous n’allons pas nous sortir de la question du recyclage des déchets solides. » Peu importait au fond puisque, comme le déclarait un employé d’Exxon au personnel de l’American Plastics Council (APC) : « Nous sommes engagés dans les activités de recyclage des plastiques, mais nous ne sommes pas tenus à des résultats. »

Depuis quarante ans, l’« engagement » consiste en une série de campagnes de désinformation et d’enfumage sur les mirages du recyclage. Elles mobilisent tantôt les multinationales de la pétrochimie, leurs associations professionnelles, leurs fondations, tantôt leurs multiples groupes de façade. À la fin de la décennie 1990, l’interdiction du polystyrène et du polychlorure de vinyle (PVC) dans plusieurs États accélère le mouvement. « Nous devons agir à la base et mener une guerre de guérilla comme nos adversaires », note un participant lors d’une réunion de l’Association européenne des producteurs de plastiques (Plastics Europe) le 2 janvier 1994. Des millions de dollars gonflent les caisses des agences de communication pour vendre la « solution » et riveter dans les consciences les mots : « modernité », « innovation technologique », « efficacité », « engagement », « approche intégrée pour la gestion des plastiques », « avantage économique », etc. L’industrie chante désormais les vertus du « recyclage avancé », un procédé d’incinération ou de dégradation chimique, plus  polluant que la méthode classique, et qui ne produit que 1 à 14 % de matière réutilisable.

Les pétrochimistes ont gagné leur bataille : en 2021, les États-Unis ne recyclaient que 5 à 6 % de leurs déchets plastiques (9) ; et l’industrie produisait toujours plus de polymères. En 2022, le procureur général de Californie a lancé, sur la base du rapport du CCI, une enquête ciblant les fabricants « pour leur rôle dans la crise globale de la pollution plastique ». Mais quel tribunal international mettra l’humanité à l’abri de leur conduite criminelle ?

Mohamed Larbi Bouguerra

Universitaire, membre de l’Académie des sciences, des lettres et des arts Beit Al-Hikma (Carthage).       

Sources:Le monde diplomatique (Novembre 2024)


(1Roland Barthes, Mythologies, Seuil, Paris, 2010 (1re éd. : 1957) ; Raymond Queneau dans Le Chant du styrène, 1958, film commandé à Alain Resnais par le groupe de pétrochimie Péchiney.

(2Roland Geyer, Jenna R. Jambeck et Kara Lavender Law, « Production, use, and fate of all plastics ever made », Science Advances, vol. 3, n° 7, 2017.

(3Lire Mickaël Correia, « Le plastique, c’est fantastique », Le Monde diplomatique, février 2022.

(4Atlas du plastique. Faits et chiffres sur le monde des polymères synthétiques, Fondation Heinrich Böll - La Fabrique écologique - Break Free From Plastic, 2020.

(5Alex Scott, « Europe hardens stance on plastic recycling », Chemical and Engineering News, vol. 97, n° 29, Washington, DC, 2019.

(6Rachel Dobkin, « Woman drops AirTag in recycling to see if plastics are actually recycled », Newsweek, New York, 2 septembre 2024.

rendre des comptes pour les dégâts qu’ils ont commis. »

Sur les milliers de variétés produites, seules deux présentent des propriétés qui rendent le recyclage viable à ce jour : les PET et les polyéthylènes à haute densité (PEHD). Le procédé nécessite donc un tri méticuleux qui renchérit le coût et conduit à écarter les éléments composés d’alliages de plastiques ou de plusieurs matériaux que l’on trouve dans de nombreux objets jetables. Un flacon et un bocal tous deux en PET devront être séparés s’ils comportent des additifs ou des colorants différents, de même que les bouteilles en PET vertes et transparentes. Autre difficulté de taille : les plastiques se dégradent à chaque réutilisation et ne peuvent donc être réemployés qu’une fois ou, plus rarement, deux fois. Faute de quoi non seulement leurs propriétés se dénaturent, mais leur toxicité peut s’accroître.

La filière pétrochimique n’a jamais rien ignoré de ces obstacles structurels. Pour désarmer la mobilisation qui enfle contre les décharges à ciel ouvert ou la mode du jetable, et éviter le risque d’une réglementation trop contraignante, elle adopte au milieu des années 1980 l’idée du recyclage. En 1984 naît une fondation réunissant la pétrochimie et les embouteilleurs axée sur un engagement en faveur de ce procédé. L’année suivante, le secteur lance en grande pompe un centre de recherche à l’université Rutgers, dans le New Jersey, puis un projet-pilote de recyclage à Saint Paul, dans le Minnesota, alors que le conseil municipal de la ville venait juste d’interdire le polystyrène. Derrière les portes closes, personne n’y croit. « Il se peut qu’un jour cela puisse devenir une réalité, observait en 1994 un représentant d’Eastman Chemical lors d’une conférence sur le sujet. Il est plus probable que nous nous réveillerons et comprendrons que nous n’allons pas nous sortir de la question du recyclage des déchets solides. » Peu importait au fond puisque, comme le déclarait un employé d’Exxon au personnel de l’American Plastics Council (APC) : « Nous sommes engagés dans les activités de recyclage des plastiques, mais nous ne sommes pas tenus à des résultats. »

Depuis quarante ans, l’« engagement » consiste en une série de campagnes de désinformation et d’enfumage sur les mirages du recyclage. Elles mobilisent tantôt les multinationales de la pétrochimie, leurs associations professionnelles, leurs fondations, tantôt leurs multiples groupes de façade. À la fin de la décennie 1990, l’interdiction du polystyrène et du polychlorure de vinyle (PVC) dans plusieurs États accélère le mouvement. « Nous devons agir à la base et mener une guerre de guérilla comme nos adversaires », note un participant lors d’une réunion de l’Association européenne des producteurs de plastiques (Plastics Europe) le 2 janvier 1994. Des millions de dollars gonflent les caisses des agences de communication pour vendre la « solution » et riveter dans les consciences les mots : « modernité », « innovation technologique », « efficacité », « engagement », « approche intégrée pour la gestion des plastiques », « avantage économique », etc. L’industrie chante désormais les vertus du « recyclage avancé », un procédé d’incinération ou de dégradation chimique, plus polluant que la méthode classique, et qui ne produit que 1 à 14 % de matière réutilisable.

Les pétrochimistes ont gagné leur bataille : en 2021, les États-Unis ne recyclaient que 5 à 6 % de leurs déchets plastiques (9) ; et l’industrie produisait toujours plus de polymères. En 2022, le procureur général de Californie a lancé, sur la base du rapport du CCI, une enquête ciblant les fabricants « pour leur rôle dans la crise globale de la pollution plastique ». Mais quel tribunal international mettra l’humanité à l’abri de leur conduite criminelle ?

Mohamed Larbi Bouguerra

Universitaire, membre de l’Académie des sciences, des lettres et des arts Beit Al-Hikma (Carthage).

On s'arrête, on réfléchit

« Le Monde diplomatique » ambitionne de faire vivre un journalisme affranchi des pouvoirs et des pressions. Une liberté qu'il doit essentiellement à ses acheteurs et abonnés.

(1Roland Barthes, Mythologies, Seuil, Paris, 2010 (1re éd. : 1957) ; Raymond Queneau dans Le Chant du styrène, 1958, film commandé à Alain Resnais par le groupe de pétrochimie Péchiney.

(2Roland Geyer, Jenna R. Jambeck et Kara Lavender Law, « Production, use, and fate of all plastics ever made », Science Advances, vol. 3, n° 7, 2017.

(3Lire Mickaël Correia, « Le plastique, c’est fantastique », Le Monde diplomatique, février 2022.

(4Atlas du plastique. Faits et chiffres sur le monde des polymères synthétiques, Fondation Heinrich Böll - La Fabrique écologique - Break Free From Plastic, 2020.

(5Alex Scott, « Europe hardens stance on plastic recycling », Chemical and Engineering News, vol. 97, n° 29, Washington, DC, 2019.

(6Rachel Dobkin, « Woman drops AirTag in recycling to see if plastics are actually recycled », Newsweek, New York, 2 septembre 2024.

(7Alex Scott, « Global plastics glut and weak regulations hurt European recyclers », Chemical and Engineering News, vol. 102, n° 4, 2024.

(8Davis Allen, Alyssa Johl, Chelsea Linsley et Naomi Spoelman, « The fraud of plastic recycling. How big oil and the plastics industry deceived the public for decades and caused the plastic waste crisis » (PDF), Center for Climate Integrity, février 2024, dont sont tirées les citations suivantes. Cf. également Dharma Noor, « “They lied” : Plastics producers deceived public about recycling report reveals », The Guardian, Londres, 15 février 2024.

(9« The real truth about US plastic recycling rate », Beyond plastics, mai 2022.












Share:

mercredi 13 août 2025

Génocide à Gaza – 150 000 enfants en état de malnutrition aiguë, avec un risque élevé de mortalité.

 Le jeudi 7 août, Benjamin Netanyahu a annoncé l’occupation totale de la bande de Gaza dans lesquels sont confinés et massacrés 2 millions de Gazaouis. Et en premier lieu d’expulser un million de Palestiniens de la ville de Gaza vers les deux minuscules enclaves au centre de Gaza (prés de Deir al Balah) et à El Mawasi au sud. Un plan programmé et annoncé depuis des mois (voir notre article), visant à massacrer ou expulser hors de Gaza toute la population.

IPC ALERT: Worst-case scenario of Famine unfolding in the Gaza Strip


















Et qui conduit à l’assassinat de centaines de milliers de Palestiniens par la famine, par tirs directs, par épidémies, par épuisement et non traitement des personnes malades, des personnes âgées, des personnes handicapées, des femmes enceintes. Un assassinat à grande échelle sous nos yeux que Jean Luc Mélenchon qualifie comme un tournant de l’histoire, similaire aux bombardements massifs des populations civiles par les armées fascistes à Guernica le lundi 26 avril 1937.

Ces 7 derniers jours, l’armée génocidaire a assassiné 730 Palestiniens par tirs directs et blessé 4 479 personnes. Le bilan total s’élève désormais à 61 158 décès et 151 442 blessés par tirs directs depuis le 7 octobre 2023, avec une moyenne de plus de 200 morts par jour. Parmi les décès cumulés, 18 430 (31 %) sont des enfants, 9 735 (16 %) des femmes, 27 605 (46 %) des hommes, et 4 429 (7 %) des personnes âgées .

Comme nous le soulignons régulièrement, les études publiées dans les meilleurs journaux médicaux montrent qu’il faut multiplier par un facteur 4 à 5 la mortalité par balles ou bombes pour estimer la mortalité indirecte due aux maladies infectieuses en raison du manque d’hygiène, à l’absence de traitement des maladies chroniques (diabètes, pathologies cardiaques, cancer, …), à l’épuisement des personnes vulnérables devant se déplacer constamment. D’après l’UNRWA, 1,9 millions de Gazaouis (90 % de la population) ont été déplacés depuis le 7 octobre 2023, 783000 depuis le 18 mars 2025, certains plus de 10 fois.

Soit au 6 août 2025, entre 245000 et 306000 Gazaouis ont été exterminés, 10,7 % à 13,3 % de la population de Gaza. Ces études publiées début 2025 n’ont pas pris en compte la famine qui était limitée.

Une famine généralisée, la population épuisée, sans force, un assassinat de masse planifié et organisé

Si toute la population de Gaza est en état de famine, 500 000 Gazouis sont au dernier stade de la famine (stade 5 IPC), les plus fragiles étant les jeunes enfants, les personnes âgées ou malades, les personnes handicapées par les tirs, les 17000 femmes enceintes ou allaitantes.

D’après l’UNRWA, 18,5 % des enfants (soit 100 000 enfants) de la ville de Gaza sont en malnutrition aiguë, un taux qui a triplé en quelques semaines. 10 % dans les enclaves Central et de El Mawasi, soit 50 000 enfants.

















aux de malnutrition (UNRWA Situation Report #182, 1er août)

Ces jeunes enfants nécessitent de la nourriture riche pour survivre, à base de protéines, de vitamines, de produits frais, ce qui n’est pas apporté par le peu de nourriture qui rentre à Gaza, essentiellement de la farine, du riz, des légumineuses. Pire, du fait des blocages de l’aide alimentaire, l’aide n’arrive qu’à 3 % de ces enfants (OCHA, 6 août). Comme l’indique le Dr Loubani, médecin urgentiste canadien en mission à Gaza, une partie de ces enfants est condamnée si un cessez-le-feu immédiat n’est pas imposé, avec une entrée massive d’aide alimentaire, de kits de réalimentation alimentaire, du personnel médical, de kits de perfusion, de sondes gastriques. Plusieurs études ont en effet montré des taux de mortalité de 10-30 % des enfants en malnutrition aiguë dans des pays óu sévit la famine et soumis à des conditions dramatiques similaires à celles de Gaza. Et c’est maintenant le pire scénario que met en place Israël avec l’occupation totale de la bande de Gaza.

Dans le même temps, se poursuit la mascarade médiatisée de largages aériens organisés par les pays occidentaux et arabes .Quelques dizaines de tonnes de largages aériens alors que 700 000 tonnes de nourriture sont bloquées aux portes de Gaza et qu’un assassinat à grande échelle planifié et organisé méthodiquement se déroule devant nos yeux.

Destruction systématique de l’approvisionnement en eau, des terres agricoles, élevages, pêcheries.

Sans eau pas de vie. Notre corps est composé de 60 % d’eau. En l’absence d’abris en dur et sous des températures extrêmes dépassant les 40°C à Gaza en août 2025, un adulte moyen a besoin d’au moins 5 litres d’eau par jour pour compenser les pertes dues à la chaleur, à la transpiration et à la respiration. Sans ce minimum, une déshydratation sévère peut entraîner la mort en moins de 48 heures, en particulier pour les enfants, les personnes âgées et les malades.

C’est pourquoi Israël a détruit ou mis hors service 90 % des structures d’alimentation d’eau potable (puits, réservoirs, usines de dessalinisation) (OCHA, 6 août). En pleine chaleur, les Gazaouis ne disposent que de 2 à 5 L d’eau par jour et par personne, eau souvent souillée, contre 80 L/jour avant le 7 octobre 2023. L’OMS indique que le minimum vital est de 15 L/jour/personne.

Avant le 7 octobre, Gaza était largement autosuffisante en légumes, produits laitiers, volaille et poissons, et produisait aussi une grande part de la viande rouge et des fruits consommés localement. Les terres agricoles qui répresentaient 44 % de la superficie, les élevages, les bateaux de pêche ont été systématiquement détruits à 98,5 % par Israël.

Israël a ainsi rendu les Gazouis complétement dépendants pour leur survie d’une aide alimentaire qu’elle bloque aux portes de Gaza. Rappelons que les organisations de l’ONU, les ONGs disposent de larges stocks à quelques dizaines de km des Gazaouis, qui permettraient d’assurer les besoins de toute la population pendant trois mois.

La destruction du système de santé continue, les kits d’hygiène sont bloqués, les épidémies s’emballent

Les 40 % des hôpitaux encore partiellement fonctionnels sont saturés (200-300 %) et manquent cruellement de moyens et de fuel. Durant la semaine du 31 juillet au 6 août 2025, plusieurs hôpitaux (Al Aqsa Hospital, Kuwaiti Specialized Field Hospital à Al Mawasi, à Khan Younis) ont du fermer leurs blocs opératoires du fait d’un trop grand nombre de bléssés, de manque de personnel et de matériel médical. Au moins 1581 professionnels de santé à Gaza ont été assassinés, plus de 400 sont emprisonnés depuis le 7 octobre 2023.

Alors que que cent mille kits d’hygiène sont bloqués par Israël (de quoi fournir un tiers des Gazaouis), 40 % de la population n’a plus plus aucun moyen d’hygiène élémentaire, en particulier de savon. Alors que les toilettes, les structures sanitaires et d’épuration sont détruites ou hors service et ceci en grande période de chaleur favorisant la prolifération des bactéries et des parasites.

Cette destruction et cette déprivation organisée des produits et structures d’hygiène élémentaire, combinées à l’absence d’eau saine, à la déprivation de nourriture qui diminue les défenses immunitaires, a pour objectif de favoriser l’explosion des maladies infectieuses et de décimer la population. Plusieurs centaines de milliers de personnes à Gaza souffrent actuellement de diarrhées. Les infections cutanées (gale, impétigo, folliculite), intestinales (parasites, bactéries, virus) et respiratoires ont augmenté de 15 à 30 % au cours du dernier mois. Les cas d’hépatite A très contagieuse, de méningites et d’atteintes virales du système nerveux (syndrome de Guillain-Barré) connaissent une forte recrudescence, sans possibilité de traitement adéquat (OCHA, 6 août).

60 % de la population sans abri sous une chaleur extrême alors que plus d’un million de tentes sont bloquées aux portes de Gaza par Israël

L’OCHA indique qu’au 6 août 2025, 1,4 millions de Gazaouis vivants dans des zones surpeuplées, dangereuses, indignes ont besoin en toute urgence d’abris. Cette situation est créée de toute pièce par Israël par les bombardements, les déplacements constants, l’insécurité qui non seulement obligent les populations à se déplacer constamment mais limitent les actions des organisations humanitaires.

L’absence d’abris est d’autant plus criminelle que plus d’un million de tentes et de bâches sont bloquées aux portes de Gaza par Israël (OCHA, 6 août).

Un génocide planifié depuis des mois, organisé de façon méthodique qui se déroule sous nos yeux avec la pleine complicité des gouvernements occidentaux

Cette extermination planifiée du peuple palestinien est dénoncée tous les jours par les organisations de l’ONU, les ONG et les rares journalistes de Gaza encore en vie. Cette extermination ne pourrait pas se dérouler sans la complicité des gouvernements occidentaux, Etats-Unis et Europe en tête.

Que font le gouvernement français, les gouvernements européens ? Rien. Mise à part des largages aériens de miettes alimentaires, des déclarations verbales sans conséquence, la suspension par l’Allemagne des livraisons officielles de ventes d’armes, supension déjà proclamée par la France qui a pourtant continué de façon cachée les livraisons d’armes.

Face à ce génocide se déroulant devant nos yeux, les gouvernements européens doivent :

  • Suspendre immédiatement l’accord de libre échange entre l’Europe et Israël pour violation de la clause obligatoire de respect des droits de l’homme,
  • Cesser toute importation de produits israéliens, les coopérations militaires, économiques , technologiques et académiques,
  • Faire respecter le droit international et les arrêts de la Cour Pénale Internationale en arrêtant les génocidaires quand ils survolent le sol européen, en arrêtant les citoyens israéliens présents sur le sol européen si ils ont fait l’apologie ou participé à ce génocide, à l’exemple de la Belgique.

Sources:linsoumission:      (Les Insoumis du Pic Saint Loup (34))























Share:

Liberté de la Presse

La video du Jour

Calendrier

Vivre les Cultures du Monde

Cultures du Monde Arabe

Cinéma

Transparence Internationale

NEGAWATT

Wikipedia

Résultats de recherche