jeudi 10 octobre 2024
Budget – Michel Barnier prépare ses 60 milliards de saignée austéritaire dans les services publics.
mercredi 9 octobre 2024
Le week-end très anti-NFP de Bernard Cazeneuve.
« Cette présence est un message ». Devant Bernard Cazeneuve présent aux universités du Modem ce week-end, François Bayrou n’a pas tari d’éloge pour l’ancien premier ministre socialiste. Très applaudi par les « centristes », l’ancien collègue d’Emmanuel Macron sous le gouvernement Hollande s’est prêté à l’exercice où il excelle : tirer à boulets rouges sur le Nouveau Front Populaire et tout particulièrement contre Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise. Il a rappelé son souhait d’une « coalition large » et assumer son souhait de « trouver des compromis » avec la droite.
Un week-end en rose et noir. La veille, il s’était mis sur son 31, habillé en tenue de chasse autrichienne, pour déguster un cassoulet avec François Hollande, Raphaël Glucksmann et Carole Delga à l’initiative des « rencontres de la gauche ». Mais pas n’importe quelle « gauche », celle qui « travaille et aime l’entreprise » dit Delga. Celle aussi ayant recueilli 1,7 % des suffrages à la dernière élection présidentielle. Pour Delga, cette gauche est aussi celle « du courage ». À géométrie variable bien sûr. Les anti-NFP ont observé un silence radio total sur le génocide à Gaza et les massacres de masse au Liban, et pas un mot non plus pour dénoncer le vol des élections législatives par Macron.
La candidate commune du Nouveau Front Populaire pour Matignon, Lucie Castets, n’était donc pas convié à ces « rencontres de la gauche ». Et pour cause, à Brame, était présente toute la brochette des anti NFP, viscéraux. Quelques jours plus tôt, Carole Delga fissurait une nouvelle fois le NFP en se félicitant pour la construction de l’A69, passant à la trappe la proposition de moratoire inscrite dans le programme partagé du NFP. Un acte anti-NFP qui ne fut ni son premier, ni son dernier, dans la droite ligne de Bernard Cazeneuve.
mardi 8 octobre 2024
Enquête. Qu’est ce que l’accord UE-Israel qui finance le génocide de Netanyahu ? (part3)
Un accord durable, une association voulue
Mais alors s’il suffit de six mois pour informer Israël que nous mettons fin à cet accord, pourquoi ne pas le faire ? Il a été plus que prouvé, durant toute l’année qui vient de s’écouler, que Netanyahu perpétue des crimes de guerre, un génocide, et bafoue les droits humains. Qu’attend l’Europe pour rompre ses accords ? Pour mettre enfin en arrêt l’économie israélienne et sa machine de guerre génocidaire, plutôt que financer le massacre ?
L’Europe est en réalité un allié de longue date d’Israël. Comme l’explique la chercheuse post doctorale Caroline du Plessix, « Israël dispose aujourd’hui d’un des statuts les plus avancés parmi les États non-membres dans ses relations contractuelles avec l’UE ». Et cela ne date pas d’hier.
Le premier accord de libre-échange entre l’UE et Israël date de 1975 ; il visait alors à réduire les droits de douanes. En 1994, on peut lire dans les déclarations du Conseil Européens d’Essen « qu’il convient de donner à Israël un statut privilégié vis-à-vis de l’UE sur la base de la réciprocité et de l’intérêt mutuel ». Par ailleurs, Israël est le premier non-membre de l’UE à signer, en 1996, un accord permettant de prendre part au programme-cadre de recherche européen. Ainsi, l’Accord d’Association signé en 1995 n’est qu’un chainon d’une coopération plus durable ; qui fait de l’UE un allié clé d’Israël.
Cela s’est manifesté récemment, à travers le programme Horizon Europe, un programme de financement dédié à la recherche et à l’innovation. Israël en est le plus gros bénéficiaire hors UE, avec 126 millions d’euros reçus depuis octobre 2023. L’université de Tel Aviv à elle seule a reçu 28 millions d’euros, alors qu’elle a mené plus de 5030 projets de recherche conjoints avec l’armée israélienne. En tout, les financements d’Horizon Europe ont servi le développement de 130 projets israéliens.Parmi ces projets, on retrouve des technologies de guerre, notamment les drones des Industries Aérospatiales Israéliennes, utilisés dans le génocide des gazaouis. Il est pourtant inscrit dans les réglementations européennes qu’aucun financement de l’UE ne peut être utilisé à des fins de guerre ou dans le cadre de violation des droits humains. The Left, le groupe de gauche européen, a donc porté réclamation auprès de la commission européenne pour que cela cesse. Pour l’instant, pas de résultat.
Ainsi, la coopération UE-Israël n’est pas durable par hasard, mais par collusion d’intérêt et par volonté des deux parties de se lier. Pour justifier son inaction, l’UE avance que l’absence de position commune rend impossible une intervention sur l’accord de 1995. Elle se cache derrière la soi-disant impossibilité de trouver l’unanimité parmi les vingt-sept États membres – rappelons qu’il s’agit simplement de condamner un génocide. Cela masque mal le soutien manifestement inconditionnel qui a été témoigné à Israël. Complices d’un génocide qui change le cours du siècle, les Etats européens achèvent de discréditer l’Union européenne, comme soi-disant « union de la paix ». Partenaire commerciale, partenaire de crime, l’Union européenne est complice des tueries de masse perpétués par Benjamin Netanyahu.
Sources:l'insoumission.fr
lundi 7 octobre 2024
Enquête. Qu’est ce que l’accord UE-Israel qui finance le génocide de Netanyahu ? (part2)
Le commerce que mène l’Europe avec Israël, via l’accord commercial de 1995, est un des moyens de financement du génocide en cours en Palestine. Les enjeux sont très concrets : les échanges commerciaux permettent au régime de Netanyahu de se procurer le matériel et les armes utilisés dans les massacres perpétués : munitions, bombes, chars, des armes qui tuent chaque jour des dizaines de civils. Les plus 200 000 morts gazaouis (estimations via chiffres The Lancet) ont été tués par des armes financées par l’Europe.
Une entente politique entre l’Union européenne et Israël
Si l’Accord d’Association UE – Israël est de nature économique, il est aussi politique. Parmi ses objectifs, le texte officiel compte « fournir un cadre approprié au dialogue politique ». Il s’agit de la mise en place d’un échange qui doit susciter « une meilleure compréhension réciproque et une convergence croissante des positions sur les questions internationales ». Ce dialogue doit avoir lieu via le Conseil d’association, censé se tenir une fois par an.
C’est lors de ce conseil que l’une des deux parties peut rompre l’accord, notamment si ses conditions ne sont pas respectées. Parmi celles-ci, l’article deux indique que « les relations entre les parties, de même que toutes les dispositions du présent accord, se fondent sur le respect des droits de l’homme et des principes démocratiques ». Ainsi, le non-respect des droits de l’homme est suffisant pour rompre l’accord.
Selon l’article 82, il suffit de le déclarer ; l’accord cesse d’être applicable six mois après la notification. Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies a conclu que de graves violations des droits humains sont commises par Israël – et ce, bien avant 2023. Il est donc incompréhensible que l’accord d’association soit encore en vigueur, éthiquement et selon ses propres règles.
Suite à l’établissement illégal de colonies en Cisjordanie, l’accord d’association est contesté dans l’UE. En 2012, il n’est pas rompu, mais le dialogue politique cesse. Il ne reprend qu’en 2022.
Josep Borrell, Haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, déclare à cette occasion « Il a été important de relancer ce canal de dialogue de haut niveau entre l’UE et Israël. Nous sommes proches à bien des égards et coopérons dans de nombreux domaines. Dans le même temps, cette session a également été l’occasion de débattre de questions sur lesquelles nous ne sommes pas d’accord, telles que le processus de paix et la situation dans les territoires palestiniens. Ces deux approches constituent la raison d’être de la diplomatie et d’un bon partenariat. ».
Pourtant, aucun progrès n’avait été constaté sur le respect des droits humains, et Israël n’avait pas abandonné ses colonies illégales – loin de là !
En février dernier, alors que le génocide avait déjà débuté et qu’Israël préparait son offensive sur Rafah, Pedro Sánchez et Leo Varadkar, les premiers ministres espagnols et irlandais, demandent à la Commission un « examen urgent pour déterminer si Israël respecte ses obligations, y compris dans le cadre de l’accord d’association UE-Israël ». Cela reste sans réponse. En France, ce sont les insoumis qui luttent pour la fin de cet accord meurtrier.
En avril, Rima Hassan lance une pétition pour suspendre l’Accord d’Association UE – Israël, qui recueille presque 100 000 signatures. On peut aussi évoquer les 195 organisations de la société civile européenne qui ont interpellé nos dirigeants pour mettre fin à l’accord, parmi lesquelles La Cimade et la Ligue des Droits de l’Homme.
A suivre: Enquête. Qu’est ce que l’accord UE-Israel qui finance le génocide de Netanyahu ?(part3)
samedi 5 octobre 2024
DE ALLENDE AU NFP : LE SYSTÈME FAIT TOUJOURS BARRAGE À LA GAUCHE.
C'est étrange, l'espoir, c'est fragile. A la victoire du Nouveau Front populaire, j'ai ressenti ça, la surprise d'y croire depuis des décennies. On vote par réflexe pour le moins pire. J'avais jamais vraiment ressenti de la joie en me rendant dans l'isoloir. Ça fait bizarre. Ça fait peur aussi parce qu'on anticipe la déception. On sait qu'elle arrivera. On sait que le président voudra reprendre la main. Pour cette nouvelle saison de Doc doc doc, on a eu envie de vous montrer trois films qui racontent les rivières lorsqu'elles quittent leur nid, le peuple quand il prend conscience de sa force, quand il s'éduque et qu'il prend son destin en main." Nouvel épisode de Doc doc doc, par Nicolas Houguet.
La bataille du Chili de Patricio Guzman(1979) disponible jusqu’au 16/08/2026 sur ARTE
Dans les mois qui précèdent le coup d'Etat militaire au Chili, les partisans du président socialiste Allende tentent de créer un "État dans l'État" par des actions politiques et caritatives - pour contrebalancer les forces anti-réformes du pays, soutenues entre autres par le gouvernement Nixon aux États-Unis.
Suite à la grève séditieuse entamée par les transporteurs, les patrons, ingénieurs et cadres supérieurs abandonnent des usines que les ouvriers décident de continuer à faire tourner seuls. Des "comités de vigilance" s'organisent pour surveiller les bâtiments chaque nuit et chaque week-end. En parallèle, la création de "cordons industriels", un système d'échanges local de ressources, permet de contrer la grève des camionneurs qui met à mal l’approvisionnement de la population. Des initiatives qui préfigurent l'amorce d'un véritable pouvoir populaire. Au début de l'été 1973, 31 "cordons" maillent le pays, dont huit dans la seule capitale, Santiago. Des "commandos communaux", réunissant étudiants, ménagères, ouvriers et paysans, se constituent sur la base d'actions concrètes, notamment les occupations d'usines. Dans chaque quartier, des magasins populaires réunissent les biens de consommation, sous la houlette de collectifs d'habitants. Les aliments sont fournis par la seule entreprise de distribution nationale contrôlée par le gouvernement, qui réussit à subvenir aux besoins les plus urgents de la population.
3 films qui racontent les événements qui ont amenés la dictature sanglante de Pinochet et la destruction d’un idéal populaire.Regarder Hier pour comprendre aujourd’hui, comment la bourgeoisie,l’oligarchie,la presse les médias, la police,l’armée et la lâcheté de certains perpétuent une domination sans partage des peuples.
La Bataille du Chili (1/3) :L’insurrection de la bourgeoisie. (97mn)
La bataille du Chili (2/3):Le coup d’état militaire.(89 mn)
La bataille du Chili (3/3): Le pouvoir populaire (79 mn)
vendredi 4 octobre 2024
Enquête. Qu’est ce que l’accord UE-Israel qui finance le génocide de Netanyahu ? (part1)
Cet accord n’est qu’un chainon parmi d’autres dans les financements européens vers l’Etat d’Israel. Un programme de financement de l’UE, baptisé Horizon Europe, a déversé près de 126 millions d’euros à l’Etat Israël depuis octobre 2023. L’université de Tel Aviv à elle seule a reçu 28 millions d’euros, alors qu’elle a mené plus de 5030 projets de recherche conjoints avec l’armée israélienne
L’Insoumission décrypte pour ses lecteurs les fondements et les conséquences de cet accord d’association assassin, dont la suspension est demandée par la France insoumise et de nombreuses associations de défense des droits humains depuis bientôt un an. Notre article.
Lorsque les accords économiques financent les massacres de masse
L’accord d’association signé entre l’Union européenne et Israël en 1995 et entré en vigueur en 2000 contient deux axes principaux : un dialogue politique et une libéralisation des échanges commerciaux entre les parties. Les échanges commerciaux en question permettent à l’UE de se maintenir comme premier partenaire commercial d’Israël, représentant 28,8 % de ses échanges de marchandises en 2022.
L’UE est le principal fournisseur d’Israël, avec 31 % de ses importations ; mais aussi son deuxième plus gros client, avec 24 % de ses exportations. C’est presque autant que les États-Unis, qui reçoivent 25,5 % des exportations israéliennes. La France à elle seule est le 10ᵉ fournisseur et le 11ᵉ client d’Israël.
Tous ces échanges sont rendus possibles par l’accord de 1995, qui rend très avantageux le commerce UE-Israël, notamment en supprimant les droits de douane, par son article 8. Par ailleurs, les restrictions quantitatives sont interdites par les articles 16 et 17, ce qui fait de l’Europe un marché illimité pour Israël.
Or, l’économie d’Israël, et par voie de conséquences sa machine de guerre, dépend en grande partie de ces accords. Au dernier trimestre de 2023, l’économie israélienne a enregistré une chute de 21 % du produit intérieur brut (PIB). Pourtant, ce trimestre, sa balance commerciale reste excédentaire de 5,1 %, en grande partie grâce au flux d’exportations vers l’Europe. Ces échanges se sont poursuivis au cours du premier trimestre de 2024, avec 4,27 milliards d’exportations d’Israël vers l’Europe, ce qui est peu ou prou identique aux autres années.
Enfin, les institutions financières se sont engagées pour sauver Israël de la déroute, avec la vente de 7,5 milliards d’euro-obligations organisée par des banques, dont notamment BNP Paribas. Tout cela permet à Orient XXI de qualifier l’Europe de « bouée de sauvetage » de l’économie israélienne.
L’accord d’association signé entre l’Union européenne et Israël en 1995 et entré en vigueur en 2000 contient deux axes principaux : un dialogue politique et une libéralisation des échanges commerciaux entre les parties. Les échanges commerciaux en question permettent à l’UE de se maintenir comme premier partenaire commercial d’Israël, représentant 28,8 % de ses échanges de marchandises en 2022.
L’UE est le principal fournisseur d’Israël, avec 31 % de ses importations ; mais aussi son deuxième plus gros client, avec 24 % de ses exportations. C’est presque autant que les États-Unis, qui reçoivent 25,5 % des exportations israéliennes. La France à elle seule est le 10ᵉ fournisseur et le 11ᵉ client d’Israël.
Tous ces échanges sont rendus possibles par l’accord de 1995, qui rend très avantageux le commerce UE-Israël, notamment en supprimant les droits de douane, par son article 8. Par ailleurs, les restrictions quantitatives sont interdites par les articles 16 et 17, ce qui fait de l’Europe un marché illimité pour Israël.
Or, l’économie d’Israël, et par voie de conséquences sa machine de guerre, dépend en grande partie de ces accords. Au dernier trimestre de 2023, l’économie israélienne a enregistré une chute de 21 % du produit intérieur brut (PIB). Pourtant, ce trimestre, sa balance commerciale reste excédentaire de 5,1 %, en grande partie grâce au flux d’exportations vers l’Europe. Ces échanges se sont poursuivis au cours du premier trimestre de 2024, avec 4,27 milliards d’exportations d’Israël vers l’Europe, ce qui est peu ou prou identique aux autres années.
Enfin, les institutions financières se sont engagées pour sauver Israël de la déroute, avec la vente de 7,5 milliards d’euro-obligations organisée par des banques, dont notamment BNP Paribas. Tout cela permet à Orient XXI de qualifier l’Europe de « bouée de sauvetage » de l’économie israélienne.
A suivre:Enquête. Qu’est ce que l’accord UE-Israel qui finance le génocide de Netanyahu ? (part 2)
jeudi 3 octobre 2024
« Coup d’État », « pacte avec le diable » – Emmanuel Macron décrypté par la presse internationale
Depuis la victoire du Nouveau Front Populaire en juillet dernier, la presse internationale a les yeux scrutés sur la France. Au lendemain de la victoire du NFP, nous vous avions parlé, dans nos colonnes, du regard et du traitement de la presse internationale des élections législatives françaises, notamment en énumérant les unes consacrées à la victoire historique de la gauche de rupture.
Depuis, en France, Emmanuel Macron a refusé de reconnaitre le résultat des urnes, puis il a installé l’extrême droite en arbitre du pouvoir, en nommant Michel Barnier à Matignon, chargé de conserver la bienveillance du RN par tous les moyens possibles. Preuve du pacte passé entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen pour le maintien de ce gouvernement : le refus pour le RN de voter une motion de censure, ainsi que leur opposition à la procédure de destitution du chef de l’État enclenchée par LFI. Un récit dont la presse internationale se scandalise. L’Insoumission vous livre un tour d’horizon des principaux titres de presses internationaux.
Macron : un président autoritaire
Le New York Times s’étonnait, déjà en juillet, des façons de faire d’Emmanuel Macron. Pour les journalistes nord américains, la convocation d’élections sans consultation du Premier ministre (Attal, à l’époque) était symptomatique du « style de gouvernement centralisateur et descendant » propre à Macron. Par la suite, le quotidien affirmait que le refus des résultats électoraux « contenait les germes d’une dérive ». Le 21 septembre, le journal réitère, qualifiant le président de « leader descendant et directif, rôle qu’il a tendance à jouer depuis son entrée en fonction en 2017 ».
Pour Dei Zeit, en Allemagne, « Macron se comporte comme un puissant vainqueur des élections », ce qui n’a pas de sens, puisque qu’il fait ainsi « fi de toutes les coutumes démocratiques ». Un seul commentaire : « Choquant vu d’Allemagne. » avant d’ajouter « La France est politiquement décapitée ». L’attaque de la démocratie est un des thèmes les plus récurrents dans les articles internationaux.
Le gouvernement Barnier : la démocratie écrasée
La nomination de Barnier comme Premier ministre est la décision de Macron qui a le plus choqué dans le monde. Dans un premier temps, la presse internationale s’était étonnée de la longévité du gouvernement démissionnaire de Gabriel Attal. Le 30 juillet, on pouvait lire dans Dei Zeit « Mais qui commande désormais […] ? C’est l’ancien gouvernement. La faction qui a reçu le moins de voix parmi les trois principaux blocs politiques au premier et au deuxième tour des élections législatives ». Si la démocratie française semblait déjà bien attaquée, la nomination de Barnier est un coup de grâce, « les événements prennent là un tour dramatique », affirme Le Washington Post le 9 septembre.
À la suite de cette nomination, The Telegraph n’hésite pas : « Le coup d’État de Macron est un affront éhonté à la démocratie ». The Hindu est du même avis : « La décision de Macron est un grave coup porté à la démocratie française. Ses décisions inconsidérées […] sont indignes d’un dirigeant d’une démocratie mature ». Dans les jours qui suivent, le gouvernement entier est nommé.
El Pais explique : la liste des ministres a été lue, « 75 jours après avoir appris le résultat d’une élection législative extravagante. Il n’y avait pas de questions, pas d’explications ». Ce gouvernement apparait comme dénué de sens, et personne à Matignon ne semble vouloir donner d’explications. L’Expresso titre, non sans ironie, « La France a déjà un nouveau gouvernement (de droite) ».
Pour Die Zeit, la nomination d’un tel gouvernement « rappelle les temps politiques du passé ». Le quotidien rappelle que, si Macron accuse le Nouveau Front Populaire de ne pas disposer de majorité, cela ne l’a pas empêché de gouverner pendant deux ans. Décidément, la nomination de Barnier ne fait pas sens, il semble ubuesque de « désigner le candidat arrivé en quatrième position au poste de chef du gouvernement », et ce serait « impensable en Allemagne, malgré toutes les différences dans le système politique ».
Dans Sidwaya, un quotidien burkinabé, on affirme : « le chef de l’État français a joué comme dans un casino et il a perdu. » mais « de toute évidence, le président français a du mal à intégrer la notion de cohabitation, ce qui est de rigueur en de pareilles circonstances et de surcroît dans une démocratie établie ».
Le monde inquiet de la montée de l’extrême droite en France
Ce qui inquiète le plus à l’international, ce n’est pas le gouvernement Barnier en soi, mais la porte ouverte qu’il constitue pour l’extrême droite. Le Washington Post résume en titrant « Qui a laissé entrer l’extrême droite française ? Macron. ». El Pais conçoit le gouvernement Barnier comme « un clin d’œil à Le Pen » ; en particulier en ce qui concerne Bruno Retailleau, qui incarne « l’aile dure de la droite classique et devra apaiser les velléités de l’extrême droite ». C’est pour le Washington Post « un pacte avec le diable […] de très mauvaise augure pour la France ».
La banalisation de l’extrême droite est internationalement dénoncée : The Hindu rappelle qu’en « rejetant les vainqueurs du scrutin et en désignant un Premier ministre acceptable par l’extrême droite, Emmanuel Macron bafoue non seulement la volonté du peuple, mais il banalise un parti d’extrême droite aux racines néonazies. ». Ce rappel des origines du Rassemblement National est important, car c’est à ce parti que Macron confie « « de facto » les clés de l’Assemblée », avec le choix « du conservateur Barnier au poste de premier ministre », comme l’explique El Pais.
The Telegraph est très explicite également, en affirmant que « Marine Le Pen a finalement remporté les élections françaises. ». Si ce résultat est introuvable dans les urnes, il faut reconnaitre que le gouvernement Barnier le construit et l’impose au peuple français, contre sa volonté. Rien d’étonnant pour un président qui a « bombardé la démocratie française pendant sept ans. ».
Pour finir, La Libre nous rappelle cette époque pas si lointaine « où les responsables politiques au pouvoir tiraient à boulets rouges sur l’extrême droite dans l’espoir de gagner des voix au prochain scrutin. ». Époque pas si lointaine, mais manifestement révolue, puisque désormais, « les ministres sont priés de faire patte de velours à son égard s’ils veulent se maintenir en poste!''
Sources:l'insoumission.fr
mercredi 2 octobre 2024
POLÉMIQUES, PROCÈS, ETC : BLAST (RE)FAIT LE PORTRAIT DU NOUVEAU GOUVERNEMENT
Face à la paresse journalistique et la courtisanerie de bon nombre d'éditorialistes et de'' journalistes'',face aux 9 miliardaires qui détiennent 90% des médias certains ont décidé de résister et de ne pas laisser passer sous silence les intrigues de ''La Cour Macron''.
Le 13 septembre dernier, Le Média déposait un recours en référé et un recours au fond devant le Conseil d'État suite à la décision de l'ARCOM de nous écarter de la TNT. Non seulement le régulateur rejetait notre candidature – voulant réduire à néant l’espoir d'une chaîne d'info indépendante et alternative sur la TNT – mais en prime, il offrait 15 fréquences publiques à seulement 4 milliardaires ! En clair, l'ARCOM ne fait rien pour garantir le pluralisme de l'information ! C’est à nous de mener ce combat.
Mais la semaine dernière, le Conseil d'État nous a réservé une surprise ! Il a choisi de rejeter notre référé, non par indifférence comme espéraient nos détracteurs, mais pour traiter l'affaire au fond de manière accélérée. Aussitôt les médias des milliardaires se sont empressés de titrer sur ce rejet, oubliant - volontairement, ou non - de mentionner l'essentiel : si le référé-suspension a été écarté, c’est parce que le Conseil d'État a décidé de juger notre recours “au fond” avant la fin novembre. Un délai ultra-rapide quand on sait que ces procédures durent habituellement plus d’un an ! Cela montre à quel point les questions soulevées par notre coopérative sont cruciales ! On peut soutenir le Média ICI
Blast nous parle des ministres du chef du gouvernement Michel Barnier



















