A la marge,celle qui relie les pages

lundi 14 avril 2025

Antisémitisme et haine raciale : les vrais coupables sont à l’extrême droite

 Antisémitisme et haine raciale. Le succès populaire des marches antiracistes du 22 mars semble avoir fait peur aux tenants du seul antiracisme autorisé, celui qui ne voit dans le racisme que des actes individuels, isolés, un problème moral en somme. Or la réalité du racisme est le contraire de cette vision « libérale » du racisme : ces discriminations sont soutenues par un appareil idéologique, médiatique, politique.

Et le discours médiatico-politique dominant se frotte les mains à l’idée de mettre le racisme (pourtant le fruit selon eux de comportements individuels) sur le dos d’un camp politique, la gauche, et un mouvement en particulier : La France Insoumise. En oubliant en conscience que la discrimination raciale est avant tout l’apanage de la droite et de l’extrême droite.

L’histoire profonde et ancienne de ces familles politiques, mais aussi l’actualité récente le démontrent. Ceux qui provoquent et bénéficient du racisme sont surtout et avant tout à l’extrême droite. Un petit rappel des faits s’impose face aux discours confus qui étouffent le débat public.

Racisme, antisémitisme : les armes politiques de l’extrême droite

Chaque fois que l’extrême droite se retrouve devant un tribunal, c’est soit pour de sombres affaires d’escroquerie et d’emplois fictifs, soit pour avoir attisé la haine, des femmes, des personnes LGBT+… et des minorités racisées.

Ce 26 mars, le maître à penser de tous les racistes de ce pays, Eric Zemmour, a été condamné pour injure raciale. Comme d’autres fascistes de son type, il avait instrumentalisé le meurtre du jeune Thomas à Crépol, opposant « la France des Thomas [des blancs] et des Chahid [des non-blancs] ».

En 2021, le groupuscule néonazi « La famille Gallicane », soutien du même Zemmour, était affiché en train de s’entraîner au tir sur des caricatures de personnes noires, musulmanes, juives.

Il ne faut pas oublier le Rassemblement National (RN), qui depuis quelques semaines, tente de se faire passer pour le « bouclier » des juifs en France, et de pointer LFI comme le seul parti raciste et antisémite, soi-disant. Ces mensonges sont loin de la réalité : LFI a au contraire pleinement intégré les questions antiracistes dans son programme, comme en témoigne son livret thématique sur le sujet. D’un autre côté, le RN compte de nombreux antisémites assumés dans ses rangs, et les met même souvent en avant.

Comme Frédéric Boccaletti, député du Var, qui avant son élection tenait une librairie aux ouvrages antisémites et négationnistes. Ou bien Ludivine Daoudi, candidate aux législatives face à l’eurodéputée LFI Emma Fourreau. La candidate RN trouvait amusant de prendre la pose avec une casquette nazie.

D’une manière générale, chaque élection locale (départementale…) est l’occasion de débusquer des candidats RN aux convictions racistes et antisémites bien ancrées : les élections de 2024 avaient été un beau musée des horreurs. La défense du parti est toujours la même : il ne s’agit que de « brebis galeuses », d’erreurs de casting, selon les mots de Jordan Badella.

Pourtant, de nombreux articles mettent en cause de nombreux cadres du RN, responsables de sections ou assistants de députés, au racisme assumé et théorisé. Ces parcours individuels illustrent une tendance de fond du RN, car son programme et son idéologie reflètent les aspirations de ses militants et électeurs, même les plus violentes.

Les votes des députés RN contre les minorités racisées sont nombreuses. On pense notamment à l’ignoble « loi immigration » de décembre 2023, votée avec les troupes macronistes en pleine radicalisation. Mais d’autres votes sont éloquents : discussions sur la suppression du droit du sol (qui renforce une vision ethno-raciale, et non politique, de la citoyenneté), stigmatisation des français de confession musulmane, plus particulièrement les femmes voilées…

Et loin des sourires des plateaux TV et des cravates, le programme du RN reste extrêmement violent vis-à-vis des immigrés, clandestins, personnes de couleur… Tout y passe, de la suppression de l’Aide Médicale d’État (AME), à la « priorité nationale », qui réserve les aides sociales aux seuls « français de souche ». Le but est clair : faire comprendre aux immigrés et aux non-blancs qu’ils ne sont pas les bienvenus. Aux antipodes du programme humaniste porté par les Insoumis.

Cette violence raciale, même si les cadres du RN s’en défendent, est très bien comprise de l’opinion publique. D’abord par les électeurs du RN : les travaux de Félicien Faury, sociologue, ont par exemple démontré que le dénominateur commun à tous les électeurs RN, riche ou pauvre, d’Amiens ou de Toulon, reste le biais raciste. Cette conviction que stigmatiser les non-blancs permettrait à ces électeurs de tirer leur épingle du jeu néolibéral est le moteur de ces classes moyennes et populaires qui votent RN (sans être majoritaires).

Mais les personnes qui risquent de subir ces politiques racistes mortifères ont aussi bien compris le danger que représenterait l’arrivée du RN au pouvoir : binationaux, français musulmans, issus de l’immigration, tant de catégories prêtes à faire leurs valises pour se prémunir des politiques racistes de l’extrême droite.

L’extrême droite, un passé indigeste

Soutien du génocide à Gaza, Jordan Bardella s’est rendu en Israël sur invitation du criminel de guerre Benyamin Nétanyahou, Premier ministre israélien. Le vice-président du RN, Sébastien Chenu, a osé affirmer, à cette occasion que le RN était devenu le « bouclier de la communauté juive ». Curieuse prétention quand on pense aux multiples et unanimes hommages des membres du RN à la mort de Jean-Marie Le Pen, négationniste et antisémite convaincu et multicondamné pour cela.

Il y a quelques semaines encore, Bardella niait l’antisémitisme de son prédécesseur, et en dépit des six condamnations : on pense par exemple à l’affaire du « point de détail ». Dans un récent documentaire sur Le Pen-père, un de ses anciens proches et ex-membre du FN, à la question « était-il vraiment antisémite ? », a sans hésiter répondu par l’affirmative : « il voyait des juifs partout ».

Il faut dire que les origines du « bouclier » des français de confession ou d’origine juive sont sans équivoques. Entre un ancien milicien sous Vichy, un terroriste de l’OAS, et même un ancien Waffen-SS (la branche la plus fanatisée de l’armée nazie), sans compter les financements d’un parti néofasciste italien, la liste est longue. Et les idéologies qui ont motivé la création du FN sont les mêmes que celles qui ont propulsé le RN à 30 % des suffrages l’été dernier.

Pour aller plus loin : RN-FN, historique d’un parti fondé par des Waffen-SS que certains veulent réhabiliter

Le rapport de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH), sorti en juin 2024, apporte un éclairage sur le racisme et l’antisémitisme bien différent des inepties entendues sur les plateaux TV.

À la grande surprise des gens qui ignorent tout des mécanismes du racisme comme fait social, l’antisémitisme est et demeure l’apanage de… l’extrême droite. « De manière générale, les sympathisants d’extrême droite restent les plus enclins à se montrer d’accord avec ces préjugés antisémites traditionnels », nous apprend ce rapport (p.221).

Autre éclairage important de ce rapport : là où la droite et l’extrême droite attribuent à tort l’antisémitisme aux « musulmans » ou à « l’immigration extra-européenne », la CNCDH pointe « les opinions antisémites restent largement structurées par les vieux stéréotypes associant les Juifs au pouvoir et à l’argent ». Précisément les clichés véhiculés par l’extrême droite depuis le XXe siècle, et qui circulent encore sur des boucles de discussion néonazies.

La nécessité d’une lutte contre l’antisémitisme reste avant tout une valeur… de gauche ! Idem pour la lutte contre l’islamophobie et le racisme en général. Et plus on se décale vers la droite de l’échiquier politique, moins ces luttes sont considérées nécessaires.

Une mise au point s’imposait : le racisme est une réalité qui touche une large partie de la société française, et il prolifère sur la montée de l’extrême droite, et la banalisation de ses idées. Cette normalisation du racisme s’appuie aussi sur des discours médiatiques qui, non seulement rendent acceptables les discriminations raciales et religieuses, mais retournent aussi le stigmate. Qui n’a jamais entendu dans la bouche d’un éditocrate quelconque que « les antiracistes sont les vrais racistes » ?

Cet élément de langage fait son chemin jusqu’au RN qui tente de faire de LFI le moteur du racisme en France, aidé de ses complices macronistes. Jean-Marie Le Pen s’en retourne dans sa tombe.

Sources:linsoumission  (Alexis Poyard)









Share:

vendredi 11 avril 2025

Lettre ouverte d’organisations juives en défense de La France insoumise

 Dans une lettre ouverte publiée sur Informations ouvrières, cinq organisations juives dénoncent les accusations infamantes d’antisémitisme, et sans fondement, portées contre la France insoumise par des campagnes médiatico-politiques. « Ces fausses allégations détournent l’attention de l’horrible génocide et dissimulent les politiques racistes et génocidaires de l’establishment français. » écrivent les organisations. L’Insoumission relaye dans ses colonnes leur tribune. 


De fausses accusations d’antisémitisme contre la France insoumise

Depuis plusieurs années, La France insoumise est la cible de fausses accusations d’antisémitisme. Cette campagne de diffamation est promue par l’ensemble de l’establishment français, y compris le Parti socialiste.

Une coalition de l’élite politique française et des médias grand public a répandu des mensonges sur LFI en réponse à son soutien constant et intègre aux droits des Palestiniens, dans le contexte d’une attaque génocidaire menée par le partenariat criminel israélo-américain.

Pour l’élite française, cette position constitue une raison suffisante pour affirmer que LFI et son leader Jean-Luc Mélenchon seraient antisémites.

LFI soutient les droits des Palestiniens contre le régime d’apartheid colonial israélien. Cela signifie qu’elle soutient le droit international, notamment de nombreuses résolutions de l’Onu, ainsi que les décisions de la CPI et de la CIJ. Pour avoir soutenu la loi, LFI a été attaquée par l’élite politique française qui, comme tout l’Occident impérial, viole la loi en soutenant le génocide politiquement et militairement.

Ces fausses allégations détournent l’attention de l’horrible génocide et dissimulent les politiques racistes et génocidaires de l’establishment français.

Les allégations contre LFI manquent de preuves. Le Monde Diplomatique rapportait l’année dernière : « À l’exception de quelques idéologues convaincus que soutenir la Palestine équivaut à de l’antisémitisme, la plupart des colporteurs de rumeurs savent que Mélenchon n’est pas antisémite et l’admettent même parfois. Nous assistons à un cas exceptionnel de fausses nouvelles sponsorisées par l’État, propagées par réflexe par des journalistes qui n’y croient pas, mais qui connaissent et partagent l’objectif politique qui les sous-tend. »

Il pourrait y avoir un motif supplémentaire à ces allégations persistantes : en janvier 2025, LFI a rejoint la campagne BDS pour plusieurs raisons : le régime d’apartheid israélien, son génocide contre les Palestiniens et ses 76 ans de « politiques coloniales et discriminatoires ».

Ces fausses allégations détournent l’attention de l’horrible génocide et dissimulent les politiques racistes et génocidaires de l’establishment français. Cette campagne de diffamation a propagé un stéréotype raciste sur les Juifs, les associant aux crimes d’Israël et aggravant ainsi l’antisémitisme. Nous soutenons fermement LFI contre les fausses allégations racistes d’antisémitisme portées par les élites politiques et médiatiques françaises. »

Union juive française pour la paix (UJFP)

Jewish Network for Palestine, Angleterre

International Jewish Antizionist Network (IJAN), Angleterre

Jews Against the Occupation ’48, Australie et Nouvelle-Zélande

Judíes x Palestina, Argentine






Share:

jeudi 10 avril 2025

Vencorex bradé, 400 emplois supprimés : Macron et Bayrou bradent la souveraineté industrielle de la France

credits:Claire Jacquin
 L’usine chimique Vencorex, près de Grenoble, a été bradée au groupe chinois Wanhua ce 10 avril 2025. Malgré la mobilisation exemplaire des salariés, voilà le résultat : 400 employés laissés sur le carreau, 50 seulement seront gardés. L’entreprise comptait 300 employés, contre 450 en septembre 2024, au moment où a été décidé son placement en redressement judiciaire. Les salariés, eux, se sont mis en grève en décembre 2024 pour dénoncer l’abandon de leur usine. Ils défendaient devant le tribunal de commerce la création d’une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). Cela aurait permis la protection des emplois de cette usine stratégique. L’offre a pourtant été jugée « irrecevable ».

L’usine Vencorex produit pourtant des matériaux stratégiques pour la souveraineté spatiale et la sécurité nucléaire. Par exemple, l’usine permet de produire le carburant de la fusée Ariane. « Terrible symbole du démantèlement de notre industrie et du renoncement de Macron ! », écrit Jean-Luc Mélenchon sur son compte Twitter. Face à la mobilisation des salariés et malgré les enjeux industriels et de souverainetés importants, François Bayrou et ses ministres n’ont rien fait. Les mêmes, pourtant si prompts à déclamer des pseudo-discours sur la souveraineté nationale et la nécessaire réindustrialisation du pays, n’ont même pas daigné prononcer une nationalisation temporaire de l’entreprise. Une proposition défendue par les insoumis de longue date.

Depuis le début de la mobilisation, les travailleurs et travailleuses de Vencorex ont pu compter sur le soutien de LFI. Questions au gouvernement, audition du président de l’entreprise, déplacement de députés insoumis et de Jean-Luc Mélenchon auprès des salariés… Le 12 mars, le leader insoumis était justement à Vencorex avec la députée LFI Anaïs Belouassa Cherifi. « Les macronistes refusent les nationalisations car ils ne comprennent rien à la production industrielle. Ils croient dans la main invisible du marché qui a conduit à de nombreuses fermetures d’entreprises stratégiques », dénonçait-il alors.

Pour aller plus loin : Inflation, PGE et faillites : ces études qui démontrent la responsabilité de Macron dans le chaos économique

« À Vencorex [….], le Gouvernement montre son ignorance et son incompétence. Il méprise les gens, abandonne l’industrie, nie la souveraineté nationale », Jean-Luc Mélenchon



Sources:linsoumission.fr


Share:

lundi 7 avril 2025

Rendre le train moins cher, accélérer la bifurcation écologique des mobilités : la proposition de loi du député LFI Bérenger Cernon

  En France, le prix du train est un frein réel pour de nombreux usagers : 54 % des Français jugent son coût dissuasif. Pour lever cet obstacle à l’usage du ferroviaire, le député LFI Bérenger Cernon, cheminot, a déposé une proposition de loi visant à abaisser la TVA sur les transports collectifs ferroviaires à 5,5 %. Une mesure simple et immédiatement applicable, qui articule justice sociale et bifurcation écologique du secteur.


Décomposition d’un prix injuste

Derrière le prix élevé des transports, il y a des arbitrages budgétaires et fiscaux qui pèsent directement sur les usagers, à cela s’est rajoutée l’inflation des dernières années qui frappe particulièrement les plus précaires. En France, les 10 % les plus précaires y consacrent plus de 20 % de leur revenu disponible (Insee). Chaque trajet devient un révélateur des inégalités d’accès à un service public essentiel.

Depuis plusieurs années, les hausses de tarifs s’enchaînent. En janvier 2025, SNCF Voyageurs a annoncé une augmentation moyenne de 1,5 % des billets TGV Inoui. Les Intercités subissent une hausse de 1,9 %. En 2024, les prix avaient déjà progressé de 5 %, après une hausse identique en 2023. Dans plusieurs régions, les tarifs des TER ont augmenté de 8 à 10 %. Mais que paie-t-on exactement lorsqu’on achète un billet de train ?

Prenons un billet de TGV à 100 € hors taxe. En moyenne, 30 € sont consacrés aux péages versés à SNCF Réseau pour l’utilisation des infrastructures. L’amortissement du matériel roulant représente environ 25 €. Viennent ensuite les coûts de maintenance (10 €), d’énergie (5 €), de gestion des gares (5 €), de distribution (5 €) et de personnel (5 €). Enfin, 15 € couvrent les autres dépenses liées à la structure ou à la communication. À ce total s’ajoute la TVA à 10 %, soit 10 € supplémentaires. Le prix final payé atteint donc 110 €. Cette TVA s’applique de manière uniforme à tous les billets ferroviaires : TGV, TER, Intercités. Elle est proportionnelle, donc injuste socialement : elle pèse de la même manière sur tous les usagers, quel que soit leur revenu.

Alors que le train est un levier central de la transition écologique, il reste fiscalement pénalisé. Le transport urbain, par exemple, bénéficie d’un taux de TVA réduit à 5,5 %.


Agir sur la TVA : un levier immédiat pour rendre les prix du train plus accessibles

C’est précisément pour corriger cette injustice que le député LFI propose, par cette proposition de loi, d’abaisser la TVA sur les transports ferroviaires à 5,5 %. Ce taux correspond à celui appliqué aux transports urbains, aux biens et services essentiels comme l’eau ou l’électricité.

Reconnaître le droit à la mobilité, c’est affirmer qu’il doit être accessible à toutes et tous. La TVA, impôt proportionnel, frappe plus lourdement les ménages modestes. La réduire, c’est agir sans délai et sans condition, en ciblant directement le prix payé par l’usager. La proposition prévoit que cette baisse soit obligatoirement répercutée sur les tarifs, empêchant ainsi les opérateurs et autorités organisatrices (SNCF, Régions) de percevoir la part supplémentaire. Un comité de suivi en assurerait l’application effective, et un rapport annuel au Parlement permettrait d’évaluer ses effets sur les prix, la fréquentation et les émissions de gaz à effet de serre.

Une mesure qui dessine un cercle vertueux

En favorisant une baisse des prix, la mesure encouragerait également un report modal vers le ferroviaire. Une fréquentation accrue renforcerait les recettes des opérateurs publics, permettant d’améliorer l’offre. Ce mécanisme vertueux — plus d’usagers, plus de moyens, meilleure desserte — est un levier concret contre le recul du service public ferroviaire.

Cette proposition de loi prolonge aussi un travail de long terme mené par les parlementaires insoumis. Elle s’inscrit dans la continuité des propositions issues de la Convention citoyenne pour le climat, et reprend une mesure que les députés LFI ont défendue à plusieurs reprises, sans succès, face à un camp macroniste qui s’est systématiquement opposé à la baisse de la TVA sur le rail.

Une mesure pour enclencher la bifurcation écologique des mobilités

Rendre le train plus accessible n’est pas seulement une mesure sociale. C’est aussi un choix structurant, à l’heure où les transports représentent le premier poste d’émissions de gaz à effet de serre en France (31 %). À trajet équivalent, un voyage en train est en moyenne 30 fois moins polluant qu’en voiture.

En baissant les tarifs, la proposition permettrait d’enclencher un basculement vers un mode de transport moins polluant, sans culpabilisation ni contrainte. Elle s’inscrit dans une écologie populaire, à rebours des politiques libérales qui ont démantelé le ferroviaire public, fermé des lignes et affaibli la desserte de nombreux endroits en France.

La bifurcation écologique ne peut être technocratique. Elle doit s’ancrer dans le quotidien, répondre aux besoins concrets, construire un modèle de mobilité fondé sur l’intérêt général. Cette proposition met le droit à la mobilité au cœur de la bifurcation écologique. Elle répond à un besoin social et dessine un horizon politique réaliste : un service public ferroviaire accessible, écologique et équitable.


Sources:linsoumission.fr (MB)












Share:

vendredi 4 avril 2025

Bardella et ses emplois fictifs : la fin de l’impunité ?

 

Jordan Bardella a perdu son procès contre Libération, le 21 mars dernier. Suite à un article paru en septembre 2024 l’accusant d’être un “assistant parlementaire fantôme”, il avait porté plainte pour diffamation sur le titre et non sur le fond. Absent le jour de l’audience, Bardella n’a fait que confirmer sa réputation fantomatique. 

La même semaine, deuxième mauvaise nouvelle pour le jeune prodige, à son tour visé par une plainte. Alors qu’il avait jusqu’ici échappé à la justice dans l’affaire des assistants parlementaires fictifs, le parquet a été saisi par l’association anticorruption Adelibe le 25 mars, suite aux révélations publiées par Libération &de faux et usage de faux.

La troisième nouvelle est arrivée ce lundi, puisque le résultat du procès de Marine Le Pen et d’autres cadres du RN a été rendu. La France Insoumise a d’ailleurs réagi à cette condamnation hier.

Pour rappel, la candidate d’extrême droite aux dernières présidentielles a été condamnée à 4 ans de prison dont 2 fermes, 100 000 euros d’amende et 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. Cela pourrait constituer un véritable tournant pour le parti d’extrême droite.

Un fantôme devant la justice : Bardella perd son procès et se ridiculise

Jordan Bardella espérait faire condamner Libération, il n’a réussi qu’à prouver son inconsistance. Après un article du journal publié en septembre 2024, il a porté plainte pour diffamation, non pas sur le fond, mais sur son titre : « assistant parlementaire fantôme passé entre les gouttes de la justice ». Comme si changer les mots pouvait effacer la réalité.

Le jour de l’audience, fidèle à sa réputation, Bardella n’a même pas daigné se montrer. Son avocat, livré à lui-même, s’est lancé dans une plaidoirie lunaire : selon lui, le mot fantôme évoquait « l’inexistant, l’irréel », tandis que passer entre les gouttes serait offensant, car « la pluie, de par ses gouttes, mouille ».

Un argument qui n’a convaincu personne, pas même la météo.

Résultat ce 21 mars : relaxe pour Libération, ridicule pour Bardella. En cherchant à faire taire les critiques, il a surtout confirmé son absence. Une fois encore, l’homme qui prétend diriger la France a préféré fuir plutôt que d’affronter la réalité.

Emplois fictifs et faux documents : Bardella rattrapé par la justice

Après des années à passer entre les gouttes de la justice, Jordan Bardella est visé par une plainte. L’association anticorruption Adelibe a saisi le parquet le 25 mars pour détournement de fonds publics, recel, faux et usage de faux, escroquerie et tentative d’escroquerie.

En cause : son emploi fictif présumé d’assistant parlementaire en 2015. Officiellement salarié par l’eurodéputé Jean-François Jalkh, il était également chargé de mission auprès du vice-président du FN de l’époque, Florian Philippot.

Alors qu’il n’a laissé aucune trace de travail effectif pour le Parlement européen, Jordan Bardella a pourtant perçu 1 200 euros net par mois pendant quatre mois et demi, soit un total de 10 444 euros d’argent public.

Mais le protégé de Marine Le Pen ne s’est pas contenté d’empocher le salaire. En 2017 et 2018, il aurait participé à la fabrication de faux documents pour maquiller son absence d’activité. Une revue de presse, censée prouver son travail, a en réalité été créée deux ans après les faits et annotée de sa main. Autre manipulation : un agenda 2015, acheté en 2018, rempli a posteriori pour simuler un emploi du temps.

La plainte vise aussi Jean-François Jalkh, son pseudo-employeur, qui avait fourni une clé USB censée contenir des preuves de travail. Toujours sous scellé, son contenu pourrait constituer une tentative d’escroquerie au jugement si les faux de Bardella y figurent.

Cette affaire tombe au pire moment pour le Rassemblement national. Lundi, le tribunal rendra son verdict dans le procès des assistants parlementaires fictifs du parti, qui implique douze cadres et ex-députés européens. La somme totale des fonds détournés est estimée à plus de 4,5 millions d’euros.

Une condamnation fragiliserait son avenir politique et plomberait le RN, un parti qui, jadis, se posait en chevalier blanc de la moralisation politique, fustigeant les « tous pourris » et prônant l’« inéligibilité à vie » pour les élus condamnés par la justice. Extrême droite mais pas extrême droiture, visiblement.

Sources:linsoumission.fr (Camille Karlin)










Share:

jeudi 3 avril 2025

Des délinquants multirécidivistes:La SARL Lepen et associés.


 Lepen et Associés des délinquants multirécidivistes.
  la Cour de cassation a confirmé, mercredi 19 juin 2024, le jugement d’appel condamnant le Rassemblement national (RN) dans l’affaire « Jeanne-Riwal », dite aussi « affaire des kits de campagne », à une amende de 250 000 euros.Le parti de Marine Le Pen était accusé d’avoir eu recours à un montage complexe destiné, selon l’enquête conduite par les magistrats instructeurs Aude Buresi et Renaud Van Ruymbeke – décédé le 10 mai –, à détourner au profit du microparti Jeanne les remboursements de frais de campagne accordés à ses candidats aux élections législatives de 2012 afin de constituer un « trésor de guerre » pour les campagnes futures, en favorisant au passage des entrepreneurs proches du Front national.

Depuis la condamnation de Marine Le Pen et de cadres du RN, ses fidèles nervis se précipitent pour défendre les condamnés, jugés et condamnés pour détournement de fonds publics. Parmi eux, on trouve bien sûr des élus et cadres du RN, dont certains usent de comparaison renouant aux origines de leur parti : les Waffen SS.

Derniers exemples en date : le dirigeant du parti dans l’Aveyron qui a osé comparer ses chefs aux victimes des crimes nazis ! Un autre s’est réjoui des menaces subies par les juges, comparés à des fascistes. Un état d’esprit courant à l’extrême droite. « Nous combattons et condamnons les hordes de voyous d’extrême droite qui sont allés menacer la juge du procès de Marine Le Pen à son domicile », a déclaré hier Jean-Luc Mélenchon, en appelant à un 1er mai « de masse et de classe, contre l’extrême droite et la guerre sociale, pour la paix ! ». Notre brève.

Une étrange victimisation

Tandis que des organisations comme LFI proposent l’inéligibilité des personnalités politiques condamnées pour corruption, et porte aussi des mesures anticorruption dans son programme municipal, l’extrême droite ment et s’installe dans la victimisation.

Contre la « justice gangrenée par l’extrême gauche », les soutiens du RN se lâchent. Ainsi, le représentant du parti dans l’Aveyron, Jean-Philippe Chartier, estime que les juges ont appliqué une « solution finale » contre Marine Le Pen, une référence directe au génocide des Juifs et Gens du Voyage par les nazis. Un parallèle qui compare Le Pen avec les 6 millions de morts de la Shoah et les juges à des nazis, d’autant plus honteux qu’il vient d’un parti fondé et encore habité par des défenseurs de cette même « Solution Finale ».

Une tendance au RN se confirme : celle de se victimiser en se comparant aux victimes des crimes nazis. En 2024, un élu régional de Besançon (Doubs), Thomas Lutz, a ainsi employé le terme « Untermensch » (« sous-homme » dans le vocabulaire nazi) en plein conseil régional. L’intéressé s’était défendu, prétendant avoir dit « qu’on nous traite comme des untermensch », sur une banale histoire de micro coupé au conseil régional.

En réaction, le maire de Rodez (Aveyron) a saisi le Procureur de la République. De quoi ralentir la carrière locale de Chartier, ancien candidat aux législatives et candidat déclaré aux municipales ? Rien n’est moins sûr quand on voit le laxisme du RN envers ces « dérapages ».


On peut d’ailleurs saluer la fine analyse de la presse mainstream comme Le Parisien, pour qui ces propos révoltants ne sont qu’un « dérapage ». Alors qu’il s’agit d’une stratégie consciente, au moins parmi les cadres locaux lepénistes.

Les menaces contre les magistrats légitimées

Un autre cadre du RN, en Nouvelle-Calédonie-Kanaky, a volontiers approuvé les menaces subies par les magistrats ayant jugé Marine Le Pen et ses amis, les qualifiant de « saine révolte contre le fascisme gauchisant ». D’une part, s’en prendre à la Justice comme contre-pouvoir est un classique de tout processus fascisant : pourquoi s’encombrer d’un État de droit quand des petits nervis d’extrême droite sont disponibles ?

Pour aller plus loin : Condamnation de Marine Le Pen : la France insoumise rappelle ses principes face à l’hypocrisie du RN

Ensuite, la pirouette est courante au RN : retourner le qualificatif de « fasciste » contre la gauche pour la disqualifier. Parvenir à prôner la mise au pas de la Justice tout en dénonçant le « fascisme » est ainsi un trésor de contradiction.

Or quiconque lit le programme et écoute les discours du RN y verra des idées racistes, xénophobes, antisociales, autoritaires. À l’inverse, quiconque s’intéresse aux propositions des Insoumis verra l’urgence de passer à une Sixième République, sociale, antiraciste et féministe, débarrassée de la corruption et de la peste brune.

Les Insoumis n’ont d’ailleurs pas hésité à soutenir les juges menacés par les soutiens de l’extrême droite. La présidente du groupe parlementaire LFI, Mathilde Panot a ainsi dénoncé ces violences et menaces. Le message est clair : la violence contre la Justice sera toujours du côté de l’extrême droite, tandis que les Insoumis se tiendront toujours du côté de l’État de droit.

Sources:linsoumission.fr (Alexis Poyard)













Share:

mercredi 2 avril 2025

la loi Sapin II, dont tout le monde parle, a-t-elle vraiment été utilisée pour juger Marine Le Pen ?

 Après le choc, la réplique. Marine Le Pen était lundi soir sur le plateau de TF1, quelques heures après sa condamnation pour détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants des députés européens de l’ex-FN. Si la députée du Pas-de-Calais a décidé d’interjeter appel, une partie de sa peine s’applique déjà, en l’occurrence les 5 ans d’inéligibilité prononcés contre elle, assortis d’une exécution provisoire. « La présidente [du tribunal] dit : je vais rendre votre inéligibilité immédiate, contrairement à l’état de droit, parce qu’en France, quand vous faites appel, l’appel est suspensif. L’appel annule en réalité le jugement de première instance, vous remet dans la situation d’être présumé innocent et l’affaire est rejugée », a dénoncé Marine Le Pen. « L’état de droit a été totalement violé par la décision rendue, parce qu’il empêche un recours effectif garanti par la Cour européenne des droits de l’homme ».

Dans cette affaire, une législation de 2016, la loi dite « Sapin II », est régulièrement citée pour expliquer la peine d’inéligibilité prononcée contre la triple candidate à la présidentielle. Il s’agit de l’un des principaux textes de moralisation de la vie publique votée sous le quinquennat de François Hollande. Avec cette loi, tout élu condamné pour détournement de fonds publics est obligatoirement déclaré inéligible pour une durée de cinq ans. Si la peine complémentaire d’inéligibilité existait déjà avant, « cette loi inverse la logique habituelle », comme nous l’explique Mathieu Carpentier, professeur de droit public.

En effet, obligatoire ne veut pas dire automatique : « Les juges conservent leur pouvoir d’appréciation, ils ont donc toujours la possibilité de ne pas retenir cette inéligibilité, mais ils doivent désormais motiver leur décision le cas échéant. »

Une loi entrée en vigueur après les faits incriminés

Or, Marine Le Pen a assuré sur TF1 que « la loi Sapin II ne s’applique pas dans cette affaire ». « La loi Sapin II qui entraîne l’application automatique de l’exécution provisoire à l’inéligibilité a été écartée par la magistrate, car cette loi est postérieure aux faits qui nous sont reprochés », a-t-elle déclaré face à Gilles Bouleau. Le journaliste évoquait notamment « une vingtaine de jours de recouvrement » pour lesquels les faits reprochés à Marine Le Pen tomberaient sous le coup de cette loi.

Sur ce point, la cheffe de file des députés RN dit vrai. Ce texte est entré en vigueur le 11 décembre 2016. Dans le délibéré, mis en ligne par le site Les Jours, la période couvrant les faits qui lui sont reprochés s’arrête au 14 février 2016. Elle est donc antérieure à cette législation. « Les dispositions de l’article 432-17 en vigueur à partir du 11 décembre 2016 qui rendent obligatoire le prononcé de la peine complémentaire d’inéligibilité, à l’encontre notamment de toute personne coupable de détournement de fonds publics, ne sont en l’espèce pas applicables », explique le tribunal.

Le tribunal est-il allé au-delà du cadre législatif applicable à Marine Le Pen ?

Toujours sur TF1, Marine Le Pen assure encore que le tribunal a finalement appliqué à son égard « l’esprit d’une loi postérieure plus dure, c’est encore une violation de l’état de droit ». Mais la fille de Jean-Marie Le Pen ne précise pas de quel texte il s’agit.

Le délibéré insiste sur le durcissement législatif qui s’est opéré ces dernières années à l’égard des responsables publics. « Les lois postérieures illustrent la volonté du législateur de mieux sanctionner les manquements à la probité pour restaurer la confiance des citoyens envers les responsables publics. Elles méritent à ce titre d’être évoquées. » Tenant compte des dernières évolutions pénales, le tribunal cite longuement la loi Sapin II, mais aussi la loi du 15 septembre 2017 « pour la confiance dans la vie politique », qui élargit la liste des délits pour lesquels une peine d’inégalité est obligatoirement prononcée. C’est peut-être à ce texte que fait référence Marine Le Pen.

L’avocat pénaliste Jean-Yves Le Borgne rappelle auprès de Public Sénat « qu’il est juridiquement impossible d’appliquer à des faits une législation qui n’était pas en vigueur au moment où ils ont été commis ». En l’occurrence, la peine d’inéligibilité prononcée par le tribunal n’outrepasse pas le cadre légal applicable au moment des faits incriminés, puisqu’elle figurait déjà dans l’arsenal juridique depuis 1992.

« Le jugement est sévère. Il est à peu près au maximum de la sévérité, avec 5 ans d’inéligibilité. Il ne l’est pas sur la peine de prison, qui pouvait atteindre 10 ans [Marine Le Pen a également été condamnée à une peine d’emprisonnement de quatre ans dont deux ferme aménagés sous bracelet électronique, et une amende de 100 000 euros, ndlr]. C’est un jugement sévère qui, dans l’esprit des juges, traduit la gravité des faits reprochés », a commenté Michel Sapin, ancien ministre et auteur du texte de loi cité plus haut, dans les colonnes du Parisien.

Peut-on imaginer que les magistrats aient voulu placer les curseurs le plus haut possible pour se rapprocher des textes aujourd’hui en vigueur ? « Vouloir prononcer une peine exemplaire, à seule fin de se rapprocher de ce que prévoit aujourd’hui la législation peut trouver une justification psychologique, mais pas du point de vue du droit », balaye Jean-Yves Le Borgne. « Mais il est vrai qu’à partir du moment où Marine Le Pen se trouve sous le coup d’une loi moins sévère que la loi Sapin II, la décision du tribunal apparaît d’autant plus dure même si, in fine, la différence entre les deux législations ne concerne que l’obligation, en fin de compte assez relative, d’assortir la condamnation d’une peine d’inéligibilité ».

Pas d’automaticité sur l’exécution provisoire

En revanche, Marine Le Pen commet une erreur lorsqu’elle déclare que la loi Sapin II a rendu « automatique » l’exécution provisoire des peines d’inéligibilité. L’exécution provisoire est antérieure à ce texte, et n’a rien d’automatique. Son prononcé rend une décision de justice immédiatement applicable, en dehors d’un éventuel recours.

Dans un arrêt de 2017, la Cour de cassation rappelle qu’elle vise « à prévenir la récidive ». Ce risque a bien été invoqué par la présidente de la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris, qui a pointé la défense des prévenus, ceux-ci ayant rejeté en bloc les faits qui leur étaient reprochés, « niant jusqu’aux évidences ». 

Sources: Public Sénat: Par Romain David. (01/04/2025 à 17:51)

Share:

mardi 1 avril 2025

Groupuscules d’extrême droite : LFI demande une commission d’enquête parlementaire.

 Extrême droite. Saluts nazis, défilés et agressions fascistes, cyberharcèlement, c’est dans ce contexte de fascisation, à la veille de la manifestation du 22 mars contre l’extrême-droite et le racisme que Thomas Portes député de Seine-Saint-Denis a déposé avec Mathilde Panot, une proposition de résolution visant à la création d’une commission d’enquête sur les groupuscules d’extrême-droite. 

Contre l’extrême droite, une commission d’enquête antifasciste d’utilité publique 

Cette commission d’enquête sur les groupuscules d’extrême-droite sera axée sur 3 questions essentielles : quelle composition, quel fonctionnement et quel financement à ces milices ? Le but de cette commission d’enquête est clairement affiché par Thomas Portes : LFI veut informer le grand public de la violence de ces groupuscules fascistes tout en y apportant des réponses politiques. Thomas Portes, par ailleurs membre de l’observatoire national de l’extrême-droite, dépose cette proposition pour la troisième fois depuis qu’il a été élu député. Cette proposition avait également été déposée dès 2019 par LFI. 

Le député justifie le dépôt de cette proposition dans un contexte de bascule où l’extrême droite multiplie les violences, étend son implantation en dehors de ces bastions historiques et se renforce par l’actualité et ses liens avec certains partis politiques. 

Récemment, une attaque a été menée par un commando d’extrême-droite à Paris aux cris de « Paris est nazi ». Un militant CGT a été grièvement blessé lors d’une attaque au couteau. Retailleau a honteusement renvoyé dos à dos les agresseurs racistes et les victimes antifascistes. 

Pour aller plus loin : Zemmour condamné pour racisme : les médias complices par leur silence

Une menace terroriste très sérieuse existe, provenant de la mouvance accélérationniste, qui prône la guerre civile raciale. Elle s’appuie notamment sur la dévotion clandestine d’anciens militaires et policiers et sur un équipement de combat dangereux et ultra-violent issu du trafic d’armes.  

Thomas Portes affirme que même si cette proposition émane du groupe insoumis, elle sera proposée à la signature des groupes parlementaires, notamment de gauche. Cette commission permettra à ses futurs membres de bénéficier de pouvoir étendus comme la convocation de services et personnalités étatiques ou interétatiques. C’est le cas d’Europol qui pourrait nous informer d’éléments précieux relatifs à l’internationale fasciste européenne. 

Une fois cette commission enquête terminée, il sera du devoir des députés de rédiger un rapport dont les conclusions seront portées à la connaissance du public tout en permettant d’élaborer de nouveaux outils législatifs au service de la Justice. 

L’action de LFI dans la lutte antifasciste de ne date pas d’aujourd’hui. À noter que, le 18 juin 2024, LFI a mis en place son réseau antifasciste, à la suite d’une tribune publiée par les Jeunes insoumis de Villeurbanne et signée par près de 40 groupes d’actions de la France entière. Allan Brunon, le porte-parole de cette nouvelle initiative la qualifie d’« Un outil politique pour battre les racistes ». 

Sources:linsoumission.fr (Virginio Cestaro)







Share:

Liberté de la Presse

La video du Jour

Calendrier

Vivre les Cultures du Monde

Cultures du Monde Arabe

Cinéma

Transparence Internationale

NEGAWATT

Wikipedia

Résultats de recherche