A la marge,celle qui relie les pages

lundi 28 octobre 2024

Le RN et les retraites : récit d’une grande arnaque.

  L’arnaque sociale du RN sur la retraite, toute      une histoire

La proposition du RN devait être « un piège » qui créerait un « embarras » aux dires de
certains commentateurs politiques et médiatiques L’élément de langage de « l’embarras pour la gauche » a saturé toutes les salles de rédaction reprenant, comme à l’habitude, le même réflexe de classe les ayant amené à gonfler à l’hélium le RN lors des précédentes campagnes électorales. Alors, il y a t-il eu embarras ? Bien au contraire. Par un travail d’archéologie préventive, de veille sur les votes du RN, et de fouille méticuleuse sur la proposition du RN, les députés insoumis auront réussi à faire toute la lumière sur l’arnaque en bande organisée de Marine Le Pen et Jordan Bardella.

Dès ce mardi 22 octobre, la veille de l’examen de leur proposition en commission des affaires sociales, les turbulences ont commencé pour les troupes de Marine Le Pen et Jordan Bardella. Leurs députés ont voté en cadence contre…l’abrogation de la réforme des retraites . Première clarification. Le lendemain, jour de l’examen de leur propre texte, ces mêmes députés ont réussi à l’exploit à… votre contre la proposition d’abrogation de la réforme en commission des finances, et ce, à la même heure ! Deuxième clarification.

Lire la video
Les raisons ? Il existe deux clés de compréhensions principales. La première est que le RN n’a jamais eu l’intention d’abroger réellement la réforme des retraites conformément à son programme économique libérale. Ce dernier n’a jamais été un secret. Le 3 mars 2017, lors d’une « conférence présidentielle », Marine Le Pen déclarait ainsi : « Le marché, la concurrence, l’entreprise, le capital, l’impôt même, peuvent être les moyens du bonheur français s’ils sont au service de l’intérêt national« . Macron et Le Pen, bonnets blancs, blancs bonnets.

L’autre preuve de taille dans l’absence d’intentionnalité d’abroger la réforme des retraites sort de la bouche même de Jordan Bardella. En juin 2024, se sentant pousser des ailes par les sondages et s’imaginant déjà franchir le seuil de Matignon, le chef du parti lepéniste a fait machine arrière toute sur un ensemble de mesures sociales destinées à convaincre des bases populaires de voter pour eux. Aux portes du pouvoir, le RN n’en a alors plus besoin et se concentre à donner des gages à ses amis détenteurs de capitaux. Ainsi, en juin 2024, interrogé par le Parisien quant à l’abrogation de la réforme des retraites, Jordan Bardella répondait un « Nous verrons ». La messe est dite. Plus flagrant encore, quelques semaines plus tôt, il n’hésitait pas à défendre la retraite à 66 ans lors d’un débat entre têtes de listes pour les élections européennes.

Le revirement de juin 2024 ne date pas d’hier. Ils sont fréquents chez les lepénistes redoublant de toujours plus de mensonges et d’hypocrisie pour parvenir à leurs fins. En 2007, Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen se prononçaient pour la retraite à 65 ans avant de passer à leur fausse proposition de retraite à 60 ans, « en entretenant, tant sur le nombre d’annuités que sur l’âge réel de départ, un flou artistique » a précisé la députée LFI Gabrielle Cathala qui intervenait ce mercredi pour répondre au RN en commission des affaires sociales. Le RN n’en est pas à sa première improvisation, finissant en catastrophe s’agissant des retraites. 

Déjà, le vernis social du parti s’était craquelé lors de la dernière campagne présidentielle. Marine Le Pen avait alors abandonné sa promesse de retour à la retraite à 60 ans pour tous pour la réserver à ceux qui ont commencé à travailler tôt, entre 17 et 20 ans. Pour tous les autres, la retraite à taux plein ne serait accessible qu’entre 62 et 67 ans, au bout de 42 ou 43 annuités.

Lors des mobilisations contre la réforme des retraites à 64 ans et le vol de deux ans de vie décidé par Emmanuel Macron, là aussi, le mensonge du RN sur le volet soi-disant « social » de son programme avait volé en éclats. Alors que la plus grande mobilisation depuis mai 68 enflammait les rues de France, avec 93 % des actifs opposés à la réforme, que faisait Marine Le Pen ? Elle donnait instruction à ses troupes de tenir une ligne précise visant à fustiger les syndicats. Et bien sûr, les lepénistes se gardaient bien de descendre dans la rue. 

Sources:linsoumission.fr


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mardi 22 octobre 2024

Censure, destitution, budget – Comment le RN multiplie les opérations de sauvetage de Macron

 N. « On ne veut pas tout casser ». Le 9 octobre, Sébastien Chenu résumait la ligne du Rassemblement national vis-à-vis de la politique d’Emmanuel Macron et de Michel Barnier. En refusant de voter la destitution d’Emmanuel Macron, la censure contre Michel Barnier, et en validant la saignée austéritaire du Premier ministre en commission des finances, le RN fait la démonstration constante de son rôle de sauveur suprême d’une politique macroniste minoritaire, en lambeaux et ayant endetté le pays de plus de 1 000 milliards d’euros de dette en 7 ans, tout en décuplant la fortune des 500 familles les plus riches de France. Notre article.

Le gouvernement Barnier : l’alliance Macron-Le Pen qui ne se cache plus

Dès septembre, nous dénoncions le pacte entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen que constituait la nomination de Michel Barnier au poste de premier ministre. Réactionnaire, homophobe, opportuniste, l’homme représente l’expression la plus franche du macrono-lepénisme.

Déjà pendant la primaire de LR en 2021, le Premier ministre s’était employé à courtiser les électeurs du Rassemblement National en singeant son programme. Il proposait ainsi, entre autres, la suppression de l’Aide Médicale d’État. En septembre, c’est donc lui qui fait le pont entre Macron et Le Pen, installant un gouvernement très droitier à la tête d’un pays où le NFP a gagné les élections législatives.

C’est donc très logiquement que le rassemblement national refuse la censure. Pourquoi censurer un gouvernement qui applique leur programme et qui empêche la gauche de rompre avec l’ordre établi ?

Guillaume Bigot, député d’extrême droite du Territoire de Belfort, se félicite du poids de son parti dans la vie politique. Pour lui, pas besoin de menacer le gouvernement de censure, puisque ce dernier écoute les élus RN. Il explique : « On ne censure pas, car un seul tweet de Marine Le Pen suffit à infléchir la position du Premier ministre sur la désindexation des salaires ! Nos déclarations ont plus de poids sur le gouvernement que votre censure épouvantail ».

Jean-Philippe Tanguy, président délégué du groupe d’extrême droite à l’Assemblée nationale, va encore plus loin. Il déclare : « Pourquoi voulez-vous que l’on refuse cette main tendue à détruire le barrage républicain ? ». Les élus ne se cachent plus : leur but fièrement revendiqué est l’instauration d’une politique néolibérale-autoritaire, consensuelle entre Macron et Le Pen.

Quand l’extrême droite refuse la destitution de Macron

Malgré cette alliance, impossible d’affirmer que la gauche n’a pas gagné les élections. Face au coup de force de Macron, les députés de la France insoumise lancent une procédure de destitution. Il s’agit de porter la voix des urnes qui avaient mis en déroute le président ; plus d’un français sur deux soutient la démarche. Ce n’est que « désordre » pour le Rassemblement national, mécontent de voir que certains respectent encore la démocratie.

Pour Sébastien Chenu, la destitution d’Emmanuel Macron  « n’a aucun sens ». Forcément, pour le parti fondé par Jean-Marie Le Pen, la destitution de son allié néolibéral et raciste n’a pas de sens. Le député ajoute qu’elle « est techniquement totalement impossible ». Une fois de plus, elle ne le serait pas si le Rassemblement national ne volait pas systématiquement à la rescousse de l’épave macroniste.

Le RN et le budget : main dans la main avec Macron pour la saignée des services publics

Belote et rebelote sur le budget : le parti de Marine Le Pen sauve la mise à Macron. Alors que le Premier ministre avait proposé un budget austéritaire de casse des services publics, la commission des finances, présidée par Éric Coquerel, en décida autrement. Les victoires insoumises accumulées permettent de dégager 60 milliards d’euros de recettes dans le budget 2025, notamment par la taxation des superprofits et l’augmentation des contributions des ultra-riches.

Une nouvelle fois, le Rassemblement National trahit les Français et sauve la macronie. Les députés du partoi lepéniste refusent de voter le budget amendé par le Nouveau Front Populaire et préfèrent faire les poches aux Français. Tant pis pour les deux millions de seniors sous le seuil de pauvreté ; pour l’indexation de leur pension retraite sur l’inflation, ils attendront juillet. 

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dimanche 20 octobre 2024

Contre l'antisemitisme et ses instrumentalisations.


La lutte contre l’antisémitisme serait le parent pauvre de la gauche. Reprise comme une évidence, cette affirmation est pourtant rarement étayée ni accompagnée d’une tentative d’explication sérieuse. Plus grave, elle est aujourd’hui devenue l’étendard d’une offensive réactionnaire qui instrumentalise l’antisémitisme contre les forces politiques anticapitalistes et anti-impérialistes en se faisant passer pour progressiste. Dans la séquence dramatique qui s’est ouverte le 7 octobre, toute expression de solidarité avec le peuple palestinien a été ainsi ciblée et criminalisée.

Ce livre(Contre l’antisémitisme et ses instrumentalisations) réunit des voix juives et non juives qui s’alarment du procédé autant que de ses conséquences et produisent une réflexion riche sur les liens entre sionisme, antisémitisme et racisme colonial.

L'auteur du livre Maxime Benatouil est membre du Collectif juifset juives décoloniaux:TSEDEK.

Tsedek ! est un collectif de juifs et juives décoloniaux·ales luttant contre le racisme d’État en France et pour la fin de l’apartheid et de l’occupation en Israël-Palestine. Nous sommes en rupture avec les discourspromulgués par les institutions juives censées nous représenter et par la majeure partie des collectifs juifs antiracistes français.

Dans la video du MEDIA ci-dessous c'est avec l'historien Julien Théry qu'il déconstruit les accusations d'antisémitisme portée contre des hommes ou des femmes de gauche qui n'ont de cesse de s'opposer à un état colonisateur non respectueux des résolutions de l'ONU.



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vendredi 18 octobre 2024

Victoires sur le Budget(Commission des finances)

Depuis une semaine, le budget 2025 est étudié en commission des Finances à l'Assemblée nationale : l'occasion de transformer ce budget aux allures de scandale d'État en un budget au plus proche des besoins des Français·es !

Alors que Macron et Barnier, aidés par le Rassemblement national, prévoient une nouvelle saignée budgétaire, les député·es de la France insoumise bataillent sans relâche pour reprendre l'argent aux multinationales et aux ultra-riches afin de répondre aux besoins urgents du peuple. 

Et nous accumulons les victoires, notamment en récupérant 40 milliards de recettes fiscales !

➤ Suppression de la hausse des taxes sur l'électricité
➤ TVA réduite à 5,5% pour les premiers kW indispensables à une vie digne
➤ Taxe sur les hauts revenus pérennisée
➤ Relèvement du taux de la flat tax
➤ Taxe sur les super-dividendes
➤ Rétablissement de l'exit tax
➤ Impôt universel ciblé
➤ Reconduction et renforcement de la taxation sur les superprofits des énergéticiens
➤ Taxe kilométrique sur les produits importés
➤ Taxation des multinationales sur leurs bénéfices réellement réalisés en France
➤ Taxe sur les superprofits

Un autre budget est possible ! Nous pouvons réparer les dégâts de Macron. L'austérité n'est pas une fatalité quand on sait où chercher !




 

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jeudi 17 octobre 2024

Barnier prépare une hausse des factures d’électricité et de gaz, le RN refuse de le censurer


  Électricité. En deux ans, elles ont bondi de 45 % et le bout du tunnel est encore loin… Les factures d’électricité vont de nouveau flamber. L’association de consommateurs UFC-Que Choisir a tiré la sonnette d’alarme. Le Gouvernement pose les principes d’une hausse de plus de 124 % de la taxe intérieure sur la consommation finale d’électricité (TICFE). Concrètement, les abonnés à offre fixe vont devoir se serrer la ceinture. Un ménage qui paye actuellement 2 200 euros en paiera 2 512, soit une hausse de plus de 14 %. Soit, 312 euros de racket supplémentaire. 6 millions de foyers sont concernés.

Pour de nombreuses familles, la lumière est déjà coupée. En 2023, plus d’un million d’interventions pour impayés de factures de gaz et d’électricité se sont déroulées. Pour les insoumis, la nouvelle ne fait que conforter l’une de leurs propositions phares portées depuis des années : le blocage des prix de l’énergie. Proposition que le groupe parlementaire LFI a mise à l’ordre du jour de sa future niche parlementaire. À l’autre bout de l’échiquier politique, le parti de Marine Le Pen a dénoncé les hausses… 24 heures après avoir refusé de censurer le Gouvernement Barnier à l’Assemblée nationale. Des paroles… sans les actes. Notre article.

Électricité – Quand l’injustice frappe les plus pauvres

Avec cette hausse, les taxes représenteront 35 % de la facture d’électricité, une proportion historique et jamais atteinte. Or, les plus pauvres sont ceux qui dépensent proportionnellement le plus dans l’énergie ; ils seront donc les plus violemment touchés. Les Français payent les cadeaux offerts aux patrons depuis le début des quinquennats Macron !

Pour aller plus loin : Budget – Michel Barnier prépare ses 60 milliards de saignée austéritaire dans les services publics

Les tarifs de l’électricité sont 45 % plus élevés qu’il y a deux ans, il est inadmissible que le pouvoir d’achat des Français soit une nouvelle fois attaqué par une hausse de la facture !

Sources:linsoumission.fr

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mercredi 16 octobre 2024

Retraités : comment Barnier se prépare à leur voler leurs pensions

Jerc dessinateur

Retraite. Le budget 2025 est sorti avec à la clé, une saignée budgétaire jamais vue : 60 milliards d’euros. Au programme : saignée des services publics et vol des retraités. La justification ? « Redresser les comptes » pour satisfaire aux injonctions européennes sur le déficit. Sauf que le déficit a explosé en raison des quelques 69 milliards d’euros donnés en cadeau chaque année, depuis 2017, aux riches et aux multinationales.

Quant à l’évolution des chiffres du déficit, elle interroge en haut lieu. Le député LFI Eric Coquerel a prévu de transformer la commission des finances en commission d’enquête pour faire toute la lumière sur ces variabilités. Qui a menti ou a été incompétent ? Les comptes ont-ils été truqués par Emmanuel Macron par l’intermédiaire de son ministre des Finances, Bruno Le Maire ? Les réponses arriveront vite. Et les retraités les attendent… Le budget acte 150 euros en moins pour chaque retraité en raison du report de l’indexation des pensions sur l’inflation. Notre brève.

Report de l’indexation des pensions de retraites : le coût de canif dans le pouvoir d’achat des seniors

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025 prévoit une large diminution des dépenses de la « branche vieillesse ». Son déficit est estimé à 6,3 milliards d’euros en 2024 ; il devra être réduit à 3,1 milliards en 2025. Le problème des personnes âgées, vous comprenez, c’est qu’elles nous font perdre de l’argent…

Pour aller plus loin : Budget – Michel Barnier prépare ses 60 milliards de saignée austéritaire dans les services publics

Le gouvernement propose donc de reporter l’indexation des pensions retraites sur l’inflation du 1ᵉʳ janvier au 1ᵉʳ juillet. Ce décalage lui permettra certes d’économiser 4 milliards d’euros. Mais cette coupure représente 200 à 300 euros en moins pour chaque retraité. Cette décision prend place dans une France où deux millions de seniors vivent sous le seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 1 216 euros par mois.

En cinq ans, le taux de pauvreté est passé de 7,5 % à 10,6 % chez les 65-74 ans. Les femmes en sont les premières victimes : elles subissent plus souvent le sous-emploi, le temps partiel et les ruptures de carrière. Or, pour ces personnes, 300 euros est une somme décisive : il s’agit de pouvoir manger, se loger, s’habiller. Ce n’est pas à elles de se serrer la ceinture alors que les dividendes des patrons explosent.

Sources:l'insoumission.fr




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mardi 15 octobre 2024

Doliprane – La France en pillage

 « Après l’énorme scandale de la vente et du rachat d’Alsthom, […] voilà celui du Doliprane dont Sanofi vient de vendre 50 % à un fonds américain »

Après l’énorme scandale de la vente et du rachat d’Alsthom vendu puis racheté deux fois plus cher au même General Electric, voici celui de Doliprane dont Sanofi vient de vendre 50 % à un fonds américain, CD&R… Ce fonds CD&R récompensera la Directrice Générale de Doliprane par une rémunération de 200m€. Sanofi s’engage à vendre les 50 % restants dans un délai de 3 à 5 ans. C’est donc un actif stratégique français qui disparaît du champ de la souveraineté nationale.

Le Ministre de l’Économie, Antoine Armand, se dit d’accord pour cette opération si le fonds de pension garantit la production en France du médicament. Il est mignon ! Mais cette précaution purement verbale ne vaut pas cher. D’abord, il est curieux de voir un Ministre de l’Économie faire campagne pour un fonds d’investissement américain, de surcroit sur un actif de souveraineté. En effet, il est sans précédent de lire en pareil cas dans un communiqué de presse officiel du Ministère de l’Économie que CD&R, le fonds en question, est « un fonds d’investissement sérieux qui présente des perspectives positives ». C’est d’autant plus curieux qu’Antoine Armand n’est pas un homme sans savoir ni sagacité.

Il était le Rapporteur de la Commission d’enquête de l’Assemblée Nationale sur la perte de souveraineté en France, en mars 2023. Il avait fort justement souligné explicitement « le pillage d’Alstom par GE ». Ce travail nous permet de savoir combien l’expérience récente montre que les garanties données n’ont aucune valeur. En effet, lors de la cession d’Alstom Energie à General Electric (GE) en 2014, GE s’était engagé auprès du Gouvernement et du Ministre de l’Économie de l’époque (Emmanuel Macron) à créer 1 000 emplois en France. General Electric en a finalement créé seulement 25 ! 

Trois ans après, aucun des engagements pris par le groupe américain n’avait été tenu. Autre exemple. Lors de la cession d’Alcatel à Nokia en 2016, Nokia avait pris 11 engagements auprès du Ministre de l’Économie de l’époque, Emmanuel Macron. Quasiment aucun n’a été tenu… C’est d’autant plus inquiétant s’agissant d’un fonds de pension comme celui-ci. En Effet ? La gestion par CD&R de ses actifs européens, présentée par le Ministre de l’Économie comme « présentant des perspectives positives », au contraire a toujours eu un impact très négatif sur l’emploi et l’investissement. À cela une raison de fond : une politique financière très agressive et un endettement de ses actifs trop important.

Sachez-le : CD&R est le propriétaire de But Conforama depuis 2020. Il y a détruit depuis cette date près de 3 000 emplois en France. Au Royaume-Uni, CD&R est le propriétaire du distributeur Morrisons. Il y a détruit près de 9 000 emplois en 2023, soit près de 10 % des effectifs totaux. Et tout cela malgré les engagements pris lors de l’acquisition en 2021 et les déclarations faites sur l’importance de la dimension sociale de ces entreprises…

Je ne m’use pas ici à reprendre la démonstration de l’importance de garder la maitrise de la production du médicament. Mais la nouvelle sur le Doliprane est spécialement affligeante. C’est sur la question du médicament que s’est concentré ces temps derniers la compréhension du danger que représente l’incapacité à produire ici même et sous notre contrôle ce dont la population ne peut se passer. C’est la démonstration faite par l’épisode COVID. Tout est oublié ?

Sources:l'insoumission.fr











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lundi 14 octobre 2024

L'opposition en carton-pâte.

Marine Le Pen empêche la destitution d’Emmanuel Macron et refuse de censurer Michel Barnier

La nouvelle va donner des vertiges aux 70 % électeurs du RN se déclarant favorables à la destitution d’Emmanuel Macron. Ce 8 octobre 2024, Marine Le Pen a empêché la motion déposée par LFI de poursuivre son parcours jusqu’au départ du forcené de l’Élysée. Ce matin-là, il revenait à la « conférence des présidents » – instance de l’Assemblée nationale – de voter pour l’inscription ou non de la motion de destitution du président de la République au programme de l’hémicycle.

Lors de cette « conférence des présidents », tous les groupes du Nouveau Front Populaire (NFP) ont voté pour. Les autres groupes ont voté contre. Le Rassemblement national a opté pour la politique de la chaise vide en s’abstenant. Ce vote marque une nouvelle preuve, s’il en fallait une, de l’alliance entre Emmanuel et Marine Le Pen, comme contrôleuse générale du Gouvernement Barnier. Pour Mathilde Panot, présidente du groupe parlementaire, le constat est clair : « Marine Le Pen a sauvé Emmanuel Macron ». Quelques heures plus tard, le diagnostic fut confirmé : le RN a refusé de voter la motion de censure du Gouvernement Barnier, dévoilant toute l’imposture du parti lepéniste. Critiquer Barnier dans les tweets, mais refuser de censurer son Gouvernement dans les actes !

Déjà, en commission des lois de l’Assemblée nationale, le RN avait servi de bouée de sauvetage en se prononçant contre la destitution d’Emmanuel Macron par la voix de Philippe Schreck, député du parti lepéniste. Pour les insoumis, à l’initiative de la motion de destitution soutenue par plus d’un Français sur deux, et fort de près de 360 000 signataires de la pétition pour la soutenir, la bataille est loin d’être terminée. Leur coordinateur, Manuel Bompard, a d’ores et déjà annoncé qu’une nouvelle motion de destitution serait déposée « jusqu’à ce que la destitution soit discutée à l’Assemblée nationale ». Notre brève.

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