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mercredi 4 février 2026

« Des chiffres jamais atteints depuis 30 ans » : les conclusions alarmantes du dernier rapport sur la crise du logement en France.

 Le 31ᵉ rapport de la Fondation pour le logement des défavorisés est paru le 3 février 2026. « Des chiffres jamais atteints depuis 30 ans », alerte Mathilde Panot ce matin, en conférence de presse du groupe parlementaire LFI. Le rapport dénonce une nouvelle année de dégradation des conditions de logement des Françaises et Français les moins riches, et leur appauvrissement continuel. Alors que les élections municipales des 15 et 22 mars approchent, les candidats et candidats insoumis se sont déjà engagés à lutter pied à pied contre le sans-abrisme et et le mal-logement. Notre article.

Le dramatique nombre de personnes sans domicile

Plus d’un million de personnes n’ont pas de logement personnel :

  • 350 000 personnes sans domicile, hébergées en centre d’hébergement ou à l’hôtel (143 000 en 2012) ;
  • 40 000 sans abri ;
  • 590 000 personnes hébergées chez des tiers (hors parents).

2 367 enfants sont restés sans solution d’hébergement malgré l’appel au 115, le 11 novembre 2025, un chiffre sous-estimé compte tenu des personnes qui n’appellent pas le 115.

Le 6 janvier 2026, Mathilde Panot lance un appel à la réquisition des bâtiments vides : « J’appelle à la fois à ouvrir les bâtiments publics et à faire respecter la loi de réquisition qui date de 1946 et qui a été utilisée la dernière fois en 1999. (…) Il y a une responsabilité de ce gouvernement et de l’ensemble des pouvoirs publics de mettre tout le monde à l’abri ». Candidat LFI à la mairie de Marseille, Sébastien Delogu défend aussi la réquisition des habitations vides compte tenu des 8,2 % du parc immobilier marseillais non habités (en hausse de 26 % entre 2009 et 2020).

Pour aller plus loin : « Nous ne laisserons pas mourir de froid, il faut réquisitionner les logements vides » – Tribune de candidats LFI pour les municipales, prêts à lutter contre le sans-abrisme

La réponse du gouvernement : le recours à la force

Près de 3 millions de ménages sont en attente d’un logement social en 2025 (2,1 millions en 2017), mais on agrée près de 40 000 logements sociaux de moins qu’en 2016 (auxquels il faut soustraire les logements démolis). Et le nombre de logements mis en chantier a baissé de 37 % depuis 10 ans.

Le choix fait par le gouvernement est d’expulser les personnes qui n’arrivent plus à payer leur loyer et leurs charges : 24 556 expulsions locatives ont eu lieu, un record historique, en hausse de 29 % en un an et de 223 % en 20 ans. La loi Kasbarian-Bergé facilite les expulsions : délais de paiement et délais pour quitter les lieux plus compliqués, instaurant une chasse aux pauvres. On expulse et on manque de logement, fatalement le nombre de personnes sans domicile s’aggrave.

Le rapport estime que plus de 4 millions de personnes sont mal logées : absence de confort minimal, surpeuplement accentué, foyers vétustes, habitat mobile dans de mauvaises conditions. 12,3 millions de personnes sont fragilisées par rapport au logement : surpeuplement « modéré », situation d’impayés de loyers ou de charges exposant à l’expulsion, précarité énergétique, niveaux de loyers insoutenables.

Et les difficultés sont accentuées pour les personnes en situation de handicap : logements inadaptés, accès au logement plus difficile, etc., ce que le rapport 2025 documente de manière étayée.

Pauvreté et mal-logement

Le rapport montre le lien entre mal logement et pauvreté, les deux étant en aggravation constante, « il en est un catalyseur et un multiplicateur ». En 35 ans, la part des loyers dans les revenus des locataires a doublé. La pauvreté touche d’abord les locataires, car la faiblesse des revenus limite l’accession à la propriété.

Ce phénomène reconduit les inégalités : les 25 % les plus modestes consacrent deux fois plus de leurs revenus aux dépenses de logement que les 25 % les plus aisés. Pour 5 millions de personnes, c’est plus de 35 % des revenus qui sont dévolus au logement, et toutes ces personnes n’accumulent pas de patrimoine.

Les politiques des gouvernements successifs depuis 15 ans, et en particulier de ceux de Macron, ont accentué cet appauvrissement et les inégalités. Les loyers et les charges (électricité notamment) ne cessent d’augmenter tandis que les aides aux dépenses liées à son habitation sont en baisse.

En décembre 2024, François Piquemal dépose une proposition de loi (PPL) visant l’encadrement des loyers. Il entend mettre en place cette mesure à Toulouse s’il est élu maire. Pour lui, il faut aussi changer la perception du logement public, auquel 70 % des Français sont éligibles : « Il faut que le logement public soit tout aussi désirable. C’est un choix politique : le logement public peut être en pointe, notamment sur la transition écologique ».

De la responsabilité de la Spéculation

Le rapport de la Fondation souligne également que « le patrimoine est beaucoup plus inégalement réparti que les revenus » : les 10 % les plus fortunés possèdent 48 % de l’ensemble du patrimoine. En vingt ans, les prix des biens immobiliers ont augmenté quatre fois plus vite que les revenus bruts des ménages. L’État se désengage et fait place à des acteurs privés qui ne cherchent que la rentabilité. Oxfam a par exemple calculé que trois niches fiscales relatives au secteur du logement ont coûté près de 11 milliards aux finances publiques en 12 ans, de quoi financer plus de 70 000 logements sociaux.

À l’instar de collectifs citoyens (comme Stop démolitions), François Piquemal interroge la politique de démolition-reconstruction menée par l’ANRU sans véritable consultation des cinq millions d’habitantes et d’habitants concerné.es. Les opérations ANRU 1 ont démoli 164 400 habitations, l’équivalent de l’habitat d’une ville comme Nice.

Une mission d’information sur le bilan de l’ANRU du groupe parlementaire LFI a conclu à une dérive du dispositif dans une logique de démolition-reconstruction-gentrification avec un coût social, écologique et financier considérable.

Le député LFI Abdekader Lahmar, candidat à la mairie de Vaulx-en-Velin, indique ainsi : « La rénovation urbaine a consisté à chasser les pauvres de nos quartiers populaires, avec des logements sociaux volontairement insuffisants, au nom d’une mixité sociale qui insulte celles et ceux qui ont fait l’histoire de la ville ». Il dépose la semaine prochaine un projet de loi visant à faire cesser les démolitions inutiles.

La France insoumise a dans les bases du programme pour les élections municipales de garantir le droit à un logement digne par les priorités suivantes :

  • Mettre sous contrôle le marché du logement en augmentant la part de logement public, en appliquant partout où c’est possible l’encadrement des loyers et en développant l’accession à la propriété non spéculative.
  • Lutter contre les expulsions locatives.
  • Fixer l’objectif de communes zéro sans-abri, zéro passoire thermique, zéro habitat insalubre.
  • La mise en place de Brigades dédiées au mal-logement

Sources:linsoumission.fr (Par Sandrine Cheikh


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mardi 3 février 2026

Suicides de lycéens/Parcoursup : une marchandisation de l’école et de l’enseignement toujours plus vorace.

 

Chaque année en France, des dizaines de lycéens se suicident. Les syndicats pointent notamment les pressions que subissent les élèves à cause de Parcoursup. Les candidatures sur cette plateforme sont ouvertes depuis ce lundi 19 janvier. Depuis plusieurs années, les témoignages de lycéens et d’étudiants déçus par leur passage dans les écoles privées se multiplient : formations promises comme « d’excellence », frais de scolarité exorbitants et, à l’arrivée, des diplômes à la valeur contestée ou des certifications pas toujours reconnues.

Derrière Parcoursup et les vies brisées, c’est une logique ultra-libérale qui s’installe. L’école n’est plus pensée comme un service public ou un lieu d’émancipation, mais comme un simple marché. Dans ce marché, Parcoursup est une fabrique d’échecs, de morts et de mensonges. 

Un paysage concurrentiel dopé par Parcoursup et MonMaster

L’introduction de plateformes comme Parcoursup (2018, plateforme nationale qui centralise et gère les candidatures et admissions en première année de l’enseignement supérieur) et MonMaster (2023, plateforme nationale permettant aux étudiants titulaires d’une licence de consulter l’intégralité de l’offre de formations de master et de déposer leurs candidatures en première année) a accéléré la sélection dans l’enseignement supérieur, tout en créant de nouvelles angoisses pour les lycéens, les étudiants ainsi que leurs familles. Un marché florissant s’est même développé autour de l’accompagnement individuel. De plus en plus de familles font même appel à des coachs spécialisés parfois à des tarifs atteignant 700 €) dans l’espoir d’optimiser les chances de leurs enfants.

Paroursup et MonMaster, en laissant chaque université organiser sa propre sélection, ferment à de nombreux bacheliers et licenciés l’accès au public et les poussent à se rabattre vers des écoles privées, souvent très onéreuses. Le coût de l’enseignement privé supérieur connaît d’ailleurs, une hausse constante depuis 2019.

Pour aller plus loin : Classes de Défense et Sécurité/Service National Volontaire : face à ses échecs, Macron envoie les élèves dans les bras de l’armée

Pour les acteurs privés, Parcoursup et MonMaster servent désormais d’argument marketing : « Si vous n’êtes pas pris dans le public, achetez votre avenir chez nous ». Les écoles privées rivalisent de promesses et de communication agressive pour attirer ces « recalés du système » et transformer l’angoisse sociale en opportunité commerciale. Certains lycéens et lycéennes renoncent même à s’inscrire sur Parcoursup afin d’éviter l’intense tension émotionnelle générée par la longue attente et l’incertitude de la période d’admission, qui s’étend de juin à septembre.

De nombreuses écoles privées supérieures mettent en avant l’existence de bourses d’étude, qu’elles présentent comme des dispositifs destinés à favoriser l’égalité des chances et à répondre à l’exclusion potentielle que crée le coût élevé de leur formation. Pourtant, dans la réalité, ces aides servent aussi d’élément de communication visant à redorer leur image et à répondre aux accusations de sélection sociale ou d’élitisme. Cette démarche offre ainsi à ces écoles une forme de bonne conscience institutionnelle, sans remettre en cause le modèle économique global fondé sur la marchandisation de l’enseignement supérieur.




















Suicides, dépressions, mal-être : Parcoursup, une pression intenable sur la santé mentale des jeunes

Les témoignages publiés récemment sont révélateurs : absence de suivi, enseignants non-payés ou démissionnaires, stages invisibles, valeurs des diplômes floues, enseignement dématérialisé à outrance, modalités d’évaluation bâclées, niveau d’expertise des enseignants pas systématiquement assuré. Beaucoup d’étudiants découvrent trop tard que, derrière des tarifs prohibitifs, ils se sont engagés dans un parcours sans garantie réelle d’insertion professionnelle ou de reconnaissance académique. De plus, la pression financière amène parfois certains établissements à dévoyer le principe du redoublement pour percevoir à nouveau des frais d’inscription.

Parcoursup et MonMaster, censés améliorer l’organisation des parcours, n’ont fait qu’accentuer la pression, enfermer la formation dans une logique de concurrence et d’achat de places, au détriment du projet éducatif et collectif et de la santé mentale des jeunes. Ainsi les syndicats, à commencer par la Fédération des Conseils de Parents d’Elèves (FCPE), pointent la responsabilité de Parcoursup et de la pression qu’il implique dans les nombreux drames qui touchent chaque années des centaines de lycéens. En 2024, une étude de Santé Publique France révélait par exemple que près d’un lycéen sur dix déclarait avoir déjà fait une tentative de suicide. La même année, le député LFI Louis Boyard lançait une grande enquête nationale dans laquelle les lycéens étaient près de 81 % à affirmer que Parcoursup était une source d’angoisse.

Parcoursup est devenu un outil de tri social qui broie des vies plutôt qu’un dispositif d’orientation au service de l’émancipation. Il met les lycéens en concurrence, avec des critères opaques, et leur fait porter individuellement la responsabilité d’un système organisé pour sélectionner, exclure et hiérarchiser les parcours, au risque de mener à des drames. Ces logiques pèsent lourdement sur la santé mentale : angoisses, troubles du sommeil, perte d’estime de soi et sentiment d’échec définitif se multiplient, particulièrement dans les milieux populaires et les territoires déjà fragilisés. Pour certains, cette incertitude radicale sur l’avenir, combinée au manque de soutien psychologique (psychologues, infirmières et infirmiers, assistants et assistantes sociales en nombre insuffisant et sous-payé·es), devient une violence institutionnelle insoutenable et amplifie un mal‑être préexistant.

La logique de marché, racine du problème

Ce nouveau marché du diplôme suscite de multiples dérives : recherche du profit, baisse de la qualité, chasse aux certifications RNCP, multiplication de cursus « de niche » pour répondre à toutes les anxiétés d’orientation. Les écoles privées occupent le vide laissé par la massification de l’enseignement supérieur public, qui se veut sélectif sans offrir d’alternatives crédibles à tous.

La déception ressentie par de nombreux étudiants ne relève pas simplement d’une expérience individuelle, mais révèle l’envers d’une marchandisation généralisée de l’éducation : au lieu de s’engager dans un projet pédagogique choisi, l’étudiant se trouve souvent contraint de « financer » un espoir de diplôme, alimentant ainsi un système où le prestige d’une formation dépend avant tout de son coût et du pouvoir séducteur de son discours commercial. La non-sélection, attribuée à un classement technique, se transforme en blessure personnelle alors qu’elle est, en réalité, la conséquence mécanique d’un modèle systémique structuré autour de la rareté, de la compétition et du tri social.

Un ascenseur social en panne depuis les années 1990, désormais proche de l’effondrement

L’ascenseur social, historiquement présenté comme la promesse d’une progression sociale grâce à l’éducation, est aujourd’hui pratiquement détruit. En France, Parcoursup et MonMaster n’ont fait qu’aggraver ce phénomène. Alors que l’accès aux études supérieures devrait permettre aux jeunes issus de milieux modestes de s’élever, la logique de marchandisation du secteur privé et la sélection accrue via ces plateformes renforcent la reproduction des inégalités : pour beaucoup, le passage à l’enseignement supérieur devient un parcours d’obstacles financier, organisationnel et psychologique, alimenté par la concurrence pour des places trop rares dans le secteur public et le marketing d’acteurs privés.

Des études et des témoignages récents montrent que la mobilité sociale stagne, voire régresse depuis les années 2000, malgré les promesses d’équité et de pluralisme portées par ces réformes. Il faut désormais six générations pour accéder à la classe moyenne en venant d’un milieu défavorisé, contre deux dans certains pays nordiques. Le capital économique, culturel, informationnel et symbolique joue un rôle décisif au moment des choix d’orientation et les jeunes issus de l’aide sociale à l’enfance ou de territoires défavorisés cumulent les obstacles vers les diplômes qualifiés et les emplois stables. Parcoursup et MonMaster, en accentuant la concurrence, en précarisant l’accès, contribuent à figer les barrières, rendant plus difficile, voire inaccessible, la promesse de l’émancipation par l’école.

Pour restaurer l’idéal d’une éducation accessible à tous, il faudrait sortir d’une logique de marché et d’orientation exclusivement concurrentielle : cela passerait par une augmentation significative des capacités d’accueil dans le public, une redistribution volontaire des moyens, mais aussi une simplification et une humanisation des modalités de candidature. À long terme, il s’agirait d’affirmer à nouveau l’école et l’université comme espaces de service public, de mixité sociale, et d’émancipation collective, au lieu d’en faire des marchés de diplômes et des lieux de sélection sociale. Cette réorientation exigerait un débat politique de fond sur le sens et la finalité de l’éducation dans la société à venir.















Sources:linsoumission.fr (Par Stéphane Renouf, professeur agrégé, doctorant en Sciences de l’éducation et de la formation & Sabrina Sailly, professeure des école


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lundi 2 février 2026

Stop au mitage de la Sécurité sociale ! – Le billet d’humeur de Christophe Prudhomme

 Sécurité sociale. Dans les colonnes de L’insoumission, le docteur Christophe Prudhomme revient sur les conclusions récentes du Haut Conseil pour le financement de la protection sociale (HCFIPS). En résumé : le « trou » de la Sécurité sociale est dû aux exonérations ou aux exemptions de cotisations sociales qui se sont multipliées ces dernières années, notamment sous l’ère macroniste. Autre enjeu abordé : comment le Gouvernement, épaulé par son allié le PS, projette d’affecter une part de la CSG (constituant une part significative de la Sécu’) aux collectivités, pour compenser la baisse budgétaire qu’il leur impose. Son billet d’humeur de la semaine.

Sécurité sociale : le HCFIPS donne raison à tous ceux qui alertent sur la baisse de recettes depuis des années

Une structure gouvernementale, le Haut Conseil pour le financement de la protection sociale (HCFIPS), écrit que le « trou » de la Sécu ne peut s’expliquer par une crise sanitaire ou économique, mais est en relation directe avec les exonérations ou les exemptions de cotisations sociales qui se sont multipliées ces dernières années. C’est bien ce que nous répétons depuis des années et que cela soit confirmé par cet organisme nous conforte dans notre exigence de supprimer au moins en partie ces largesses octroyées aux entreprises, qui n’ont jamais créé réellement d’emplois, mais ont permis d’augmenter leurs bénéfices, notamment pour les plus grosses d’entre elles.

Pour aller plus loin : La maltraitance des étudiants en médecine – Le billet d’humeur du médecin urgentiste Christophe Prudhomme

Car il ne faut pas mettre dans le même panier les PME-PMI et les entreprises du CAC 40 qui ont versé un montant record de 107,5 milliards d’euros aux actionnaires en 2025. Il faut le répéter, pour équilibrer les comptes de la Sécu en 2026, il aurait suffi que les députés votent une suppression de seulement 25 % des exonérations de cotisations sociales dont le total atteint aujourd’hui la somme faramineuse de 80 milliards. Ceci a été souligné par le HCFIPS, je cite : « Globalement ce sont les entreprises de grande taille qui utilisent le plus largement ces dispositifs ».

L’autre élément très inquiétant pointé dans le même rapport est l’arnaque qui se profile autour de la CSG qui, il faut le souligner, n’est pas une cotisation sociale mais un impôt. Or si les cotisations sociales ne peuvent financer que la Sécu, ce n’est pas le cas d’un impôt dont l’affectation dépend du bon vouloir du gouvernement. Or ce dernier projette d’affecter une part de la CSG aux collectivités pour compenser la baisse budgétaire qu’il leur impose par ailleurs. Là aussi, le HCFIPS souligne que la CSG est au cœur du financement de la Sécurité sociale depuis plus de 30 ans à côté des cotisations et que toute perte de ressources apparaît totalement inappropriée. 


Qu’un organisme d’État critique la politique du gouvernement est plutôt salutaire dans une démocratie. Ce qui l’est moins est la servilité d’un certain nombre de députés dits de gauche pour avaler la couleuvre d’un budget de la Sécu’ amputé d’une partie de ses ressources.

Aujourd’hui, les cotisations sociales ne représentent plus que 48 % des ressources de la Sécu, ce qui constitue un danger majeur. En effet, le reste ce sont des impôts et des taxes dont l’affectation dépend du bon vouloir du gouvernement en place. L’enjeu politique actuel est donc de supprimer la CSG en tant qu’impôt et de rétablir un financement de la Sécu par des cotisations sociales prélevées sur les salaires, mais dont l’assiette doit être élargie pour que les autres revenus cotisent également au même niveau. Ne laissons pas ce débat à des spécialistes car la Sécu est notre bien commun qu’il s’agit de préserver. Car l’actuel est capable de tout, y compris d’utiliser une part de la CSG pour financer l’armée, qui est devenue la seule et unique priorité budgétaire au détriment des autres !

Sources:linsoumission.fr. (Par  le Dr Christophe Prudhomme)

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